La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Le numérique. Réflexions philosophiques
L’usage du numérique dans l’enseignement de la philosophie et réflexions philosophiques sur l’internet
logo imprimer

Cette page est un espace de réflexion philosophique sur la question de l’usage des outils numériques dans le cadre du cours de philosophie.

Introduction

Du réseau ARPANET à Internet

L’origine d’internet vient d’une initiative d’une agence du département américain de la défense à la fin des années 1960, la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency, soit Agence pour les projets de recherche avancée de défense) visant à réaliser un réseau de transmission de données (transfert de paquets) à grande distance entre différents centres de recherche sous contrat. Il s’agit de l’ARPANET (Advanced Research Projects Agency Network) qui verra le jour en 1969. Le premier nœud de raccordement relie alors l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et l’Institut de recherche de Stanford, suivis de peu par les universités de Californie à Santa Barbara et de l’Utah puis s’étend progressivement jusqu’à connecter une quarantaine de sites en 1972.
La connexion entre tous les réseaux existants, c’est-à-dire "l’internet" proprement dit, n’est devenue possible qu’avec la définition de normes communes.
En 1970, a été créé un premier protocole de communication, le NCP (Network Communication Protocol). En 1974, les Américains Vint Cerf et Robert Kahn publient un ouvrage dans lequel ils décrivent le protocole TCP/IP qui permet à des réseaux hétérogènes de communiquer entre eux. Dans ce document le terme internet apparaît pour désigner l’interconnexion de plusieurs réseaux. Ce langage commun permet de relier tous les ordinateurs et tous les réseaux existants. En 1983, ARPANET est divisée en deux branches, MILNET étant la partie militaire et ARPANET devenant civil, mais principalement destiné à la communication entre les établissements scientifiques. ARPANET adopte alors officiellement la norme TCP/IP au détriment du NCP. C’est le démarrage d’internet, avec à l’époque environ un millier de postes utilisateurs. La même année, le système de noms de domaines (DNS) est mis au point. Il permet la correspondance entre une adresse IP et un nom de domaine et plus généralement de trouver une information à partir d’un nom de domaine. La National Science Foundation (NSF) lance, en 1986, le réseau NSFNET en réponse à l’afflux des nouveaux arrivants sur ARPANET qui provoque un phénomène de surcharge. En 1989, les particuliers et les entreprises privées accèdent au réseau. En 1990, ARPANET est intégré au réseau de la NSF qui en finance le développement jusqu’en 1995. En 1992, alors qu’un million de machines sont interconnectées, l’Internet Society (ISOC), association de droit américain à but non lucratif, voit le jour. Elle a pour rôle de promouvoir et de coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde. Elle intègre l’Internet Activities Board (IAB), organisme chargé d’élaborer les normes et standards d’internet.
La création du World Wide Web
Internet s’ouvre véritablement au grand public avec la création, lors du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN), en 1991, du World Wide Web, par Tim Berners-Lee. Il s’agit d’un système d’interface graphique, très ergonomique et très facile d’utilisation, qui permet de passer d’une page ou d’un site à un autre en "cliquant" sur un lien dit "hypertexte". La navigation sur la "Toile" devient ainsi extrêmement aisée. Le web ouvre donc le réseau à de nouveaux utilisateurs peu familiarisés avec l’informatique. En quelques mois, les sites web se multiplient. Phénomène technique et social de grande ampleur, le World Wide Web a dû se doter, en 1994, d’un consortium pour gérer son évolution afin que ce puissant instrument de publication demeure ouvert, fidèle en ceci à l’esprit d’internet. Le World Wide Web Consortium ou W3C s’est placé sous la responsabilité du Massachussets Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis et de l’Institut national de recherche d’informatique et d’automatique (INRIA) en France.
L’essor d’internet
Depuis lors, internet a connu une expansion planétaire et a permis, grâce à la convergence de l’informatique, de l’audiovisuel et des télécommunications, la multiplication de services de toute nature sur le World Wide Web comme la messagerie électronique, les groupes et forums de discussion, le commerce électronique, la consultation d’informations, la diffusion d’images fixes, de fichiers audio et vidéo…
Et les outils et techniques continuent d’évoluer, avec le développement des réseaux haut débit filaires (ADSL) ou sans fil (WIFI et Bluetooth) ou de l’internet mobile (WAP), ou encore avec les technologies et produits du web 2.0 qui renouvellent les modes d’usages et d’appropriation des services internet par les utilisateurs (RSS, blogs, wikis, outils de partage de photos, de videos, réseaux sociaux tels facebook ou LinkedIn...).
Lire la suite sur La documentation française, dossier

Selon Patrice Flichy, professeur à l’Université de Marne la Vallée (Regards sur l’actualité n°327) :


"Pendant près d’un quart de siècle, de la naissance d’Arpanet (1969) au démarrage du web dans le grand public (1994), internet s’est développé sur ces principes d’échange et de coopération, les grands choix technologiques du réseau ont été fait dans ce sens, de nombreuses expériences d’usages ont également été menées dans ce cadre. Alors que les réseaux de télévision diffusent la même information du centre vers les usagers, que les réseaux de télécommunications, s’ils permettent une communication de point à point, ont une architecture centralisée, internet, au contraire, est un réseau totalement décentralisé où chaque intervenant a le même pouvoir que les autres. […] Les créateurs de cette architecture ont été les premiers à mettre en place des usages expérimentaux axés sur la messagerie, les forums, des bases de données hypertextuelles. Autant de services dans lesquels l’usager est directement impliqué, dans lesquels il peut structurer l’information comme il le souhaite. […] Ainsi, internet n’est pas seulement un nouveau média, mais un nouveau dispositif de traitement de l’information et de communication présent aussi bien dans la vie privée, dans la vie professionnelle que dans la sphère publique. Ces différentes filiations d’internet expliquent que les pouvoirs politiques aient souvent associé cette technique d’information et de communication à un ensemble multiple de projets appelés démocratie électronique, gouvernement électronique, administration électronique, voire gouvernance électronique. […]. Ce qui apparaît incontestable c’est la volonté de faire coopérer les décideurs politiques, l’administration et les citoyens à travers toute une série de dispositifs qui touchent à la préparation de la décision publique, au vote, à la gestion de l’administration et aux services que l’administration fournit aux citoyens. Toutes ces activités peuvent potentiellement être réalisées avec internet."

Philosophes et numérique : autour de la technique

- La culture numérique va-t-elle nous faire perdre le fil de l’histoire ? - Mardis des Bernardins
La révolution numérique restera-t-elle dans l’histoire comme un changement de paradigme radical pour l’humanité ?
« Avons-nous passé cet instant singulier où les machines sont devenues si puissantes qu’elles agissent profondément sur le cours de l’histoire humaine, sans retour possible ? »
Gilles Babinet, L’ère numérique, un nouvel âge de l’humanité, Cinq mutations qui vont bouleverser notre vie, Le Passeur, 2014

- Jean-Hugues Barthélémy, docteur en épistémologie
Simondon aujourd’hui : genèse, histoire et normativité technique conférence en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l’Université de Caen Normandie
Date : 06/08/2013
Lieu : CCIC Cerisy la Salle Durée : 47:23

Cette conférence a été donnée dans le cadre du colloque intitulé "Gilbert Simondon et l’invention du futur" qui s’est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 5 au 15 août 2013, sous la direction de Jean-Hugues BARTHÉLÉMY et Vincent BONTEMS.

Qu’est-ce qu’un livre ?
Chartier Roger, « Qu’est-ce qu’un livre ? Métaphores anciennes, concepts des lumières et réalités numériques », Le français aujourd’hui, 2012/3 (n°178), p. 11-26. DOI : 10.3917/lfa.178.0011.

Qu’est-ce qu’un livre ? La question n’est pas neuve. Kant la formule explicitement en 1798 dans les Principes métaphysiques de la Doctrine du droit 

Ontologie et numérique
- Paul Mathias Y a-t-il place, dans les études consacrées à l’Internet, pour un examen et une interprétation de l’être même du Réseau ?

- Conférence de M. Paul MATHIAS, Inspecteur général de philosophie
PENSER LE NUMÉRIQUE : UNE QUESTION DE PHILOSOPHIE ?,
diffusée en visioconférence interactive le 01 décembre 2016 : http://melies.ac-versailles.fr/projet-europe/visio/ dans le cadre du Projet P.É.N.I.A. et en partenariat avec le Programme Europe, Éducation, École :
I. Penser le numérique : une question philosophique ?
II.Penser le numérique : une question philosophique ?

- Recension Voir selon les écrans, penser selon les écrans de Mauro Carbone Jacopo Bodini (dir.)
Mimesis , 150 pages


« Je vois selon ou avec le tableau plutôt que je ne le vois », écrivait encore Maurice Merleau-Ponty dans son dernier livre, L’Oeil et l’esprit (1960). Livré ainsi dans sa formulation la plus condensée, le leg de cette pensée du penseur incontournable de la perception est aussi le fil conducteur qui a conduit à la publication de Voir selon les écrans, penser selon les écrans, un travail collectif réalisé sous la direction du jeune philosophe Jacopo Bodini et de son maître Mauro Carbone. Partant des réflexions sur la perspective menées à la Renaissance par Alberti, pour aboutir aux écrans numériques, en passant par le cinéma, cet ouvrage démonte certains lieux communs qui donnent lieu à des contresens sur les divers dispositifs de l’image. Tout l’enjeu de cette réflexion collective est de se libérer du regard « égocentré » que la « révolution copernicienne » semble avoir enraciné dans la tradition occidentale, et à partir duquel cristallise une conception inadéquate du rapport du sujet au monde.

- Les grandes conférences Del Duca - 19 novembre 2014 - Bibliothèque nationale de France Ce que le numérique fait aux humanités
Par Bruno Latour, sociologue et philosophe des sciences, Prix Holberg 2013.

- LES DÉBATS DU NUMÉRIQUE
Maryse Carmes et Jean-Max Noyer (dir.)

Le « plissement numérique » du monde est en cours et ce processus affecte les socles anthropologiques de nos sociétés. Le tissage continu, des écritures, des flux et des données, des êtres et des objets, de leurs pratiques, bref l’écologie de ces relations, de ces nouveaux territoires, ne cesse de croître sous ces conditions. Ces transformations sont loin d’être consensuelles et elles mettent en tension les agencements socio-techniques, cognitifs, économiques, environnementaux, culturels, ...
Éditeur : Presses des Mines Collection : Territoires numériques Lieu d’édition : Paris Année d’édition : 2013 Publication sur OpenEdition Books : 22 mai 2014 ISBN : 9782356710550 ISBN électronique : 9782356711038 DOI : 10.4000/books.pressesmines.1654 Nombre de pages : 280 p

- La fracture numérique : les inégalités d’accès Charlotte Trilha
"C’est dans la Déclaration d’indépendance du cyberespace de 1996 que John Perry Barlow, poète et militant libertaire, affirme la chose suivante : « nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. Nous créons un monde où chacun, où qu’il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être réduit au silence ou à une norme. »
La fracture numérique désigne ainsi les inégalités d’accès aux technologies numériques, c’est-à-dire, tout ce qui touche à l’informatique et aux télécommunications2. Il est alors aussi possible d’entendre l’expression de « fossé numérique », puisque celle de fracture numérique était calquée sur la fameuse « fracture sociale », expression utilisée lors de la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995, dénonçant le gouffre séparant une certaine tranche socialement intégrée de la population d’une autre composée d’exclus."

-  Marie-France Hazebroucq
Professeure de philosophie LYCÉE LA-BRUYÈRE, VERSAILLES.

Un article qui fait le point sur les sites payants et analyse le contenu de certains sites.
Une offre plus ou moins sérieuse, structurée, intéressée, disséminée, pour les élèves ou les enseignants.

- Jean Louis Poirier, réfléchir avec l’Internet

- De l’espace du document numérique à l’espace d’Internet : projet d’une pensée (im)possible Xavier Sense
L’objectif de cet article est double. Il consiste, en premier lieu, à établir les principales caractéristiques propres aux différents espaces que sont le document numérique et le réseau Internet. D’autre part, à partir d’une déconstruction de certaines tentatives pour représenter Internet, il propose une réflexion sur la pensée afin que celle-ci puisse accueillir et réfléchir un objet fragmentaire et variable.

- "Le réel et le virtuel" - Rencontre avec Anne Cauquelin (30 novembre 2015)
- "Les réseaux et la communication" - Rencontre avec Pierre Musso (4 décembre 2015)
- "Le soi et l’identité numérique" - Rencontre avec Bernard Stiegler (3 décembre 2015)

Rue Descartes n° 55, 2007/1, Philosophies entoilées Corpus
- L’Internet et ses représentations
par Daniel Parrochia
- Pour une pragmatique des flux par Paul Mathias et Peter Lunenfeld
- Le principe d’inconnexion web par Geert Lovink et Paul Mathias
-  L’activisme contemporain : défection, expressivisme, expérimentation par Laurence Allard et Olivier Blondeau
- La démocratisation des savoirs par Mireille Delmas-Marty et Françoise Massit-Folléa
Rue Descartes n° 55, 2007/1, Philosophies entoilées Périphéries
- Esthétique du flux par Grégory Chatonsky

- Deléage Jean-Paul, « Le philosophe, la baleine et le reacteur », Ecologie & politique 1/ 2003 (N°27), p. 247-266
DOI : 10.3917/ecopo.027.0247
- Juanals Brigitte. L’arbre, le labyrinthe et l’océan. Les métaphores du savoir, des Lumières au numérique In : Communication et langages. N°139, 1er trimestre 2004. pp. 101-110.
doi : 10.3406/colan.2004.3260
- Toubiana Éric-Pierre, « La guerre est-elle un jeu ? », Topique 1/ 2008 (n° 102), p. 163-180
DOI : 10.3917/top.102.0163
Les bruits de la guerre rendent-ils sourds les humains. Freud fondait sa médication prescrite à la Société Des Nations sur l’importance de la culture comme ultime rempart contre la pulsion guerrière des hommes. L’analyse des avatars de la culture affaiblit l’espérance freudienne. L’architecture des beaux quartiers de la plus belle ville du monde, Paris, dénonce l’omniprésence d’une apologie et d’une nostalgie guerrière. Nous côtoyons ses ombres portées en voulant ignorer cette évidente construction culturelle. Les activités ludiques peuvent, elles aussi, être marquées par la même inscription pulsionnelle : une oscillation entre les mécanismes de liaison contribuant à la constitution de la psyché et les mécanismes de déliaison figurant la destruction de l’homme par l’homme, sont l’œuvre de la pulsion. Le jeu tout comme la guerre sont des représentants-représentations assujettissant l’humain. Du jeu des osselets aux jeux en ligne, la mort marque par son empreinte. De la distraction envisagée naît la destruction désirée. Le Jeu est une métaphore de l’affrontement guerrier. La compulsion répétitive qui signe et influe le jeu comme la guerre. La culture participe à son achèvement...(extrait)
- Robert Martine, « Le problème de la philosophie : une solution technique », Le Philosophoire 2/ 2003 (n° 20), p. 139-143
DOI : 10.3917/phoir.020.0139
- Zask Joëlle, « L’Internet, une invitation à repenser la distinction entre public et privé , Cahiers Sens public 3/ 2008 (n° 7-8), p. 145-158
-  Le Web ou l’utopie d’un espace documentaire
Dominique Boullier, Franck Ghitalla
COSTECH, Université de Technologie de Compiègne,
Centre Pierre Guillaumat – Royallieu rue du docteur Schweitzer, B.P. 60 319 Compiègne CEDEX.
L’exploitation raisonnée du web représente un défi pour nombre d’usagers tant s’y côtoient les modèles de documents mais aussi s’y exercent les difficultés techniques. C’est toute l’activité critique, et plus particulièrement la « lecture », qui se trouve alors remise en question étant donné l’incertitude native de cet espace de navigation.C’est ce qu’aura montré une enquête conduite sur près de deux ans ensuivant dans leur activité une quarantaine d’usagers.

- WIKIPÉDIA, OBJET SCIENTIFIQUE NON IDENTIFIÉ
Lionel Barbe, Louise Merzeau et Valérie Schafer (dir.)
Éditeur : Presses universitaires de Paris Ouest Collection : Sciences humaines et sociales Lieu d’édition : Nanterre Année d’édition : 2015 Publication sur OpenEdition Books : 23 novembre 2015 ISBN : 9782840162056 ISBN électronique : 9782821862326 DOI : 10.4000/books.pupo.4079 Nombre de pages : 216 p.

- Première partie de la conférence d’Alexandre MONNIN La philosophie du web 2017 EEE
- Deuxième partie :L’avenir du numérique 2017 EEE

- Trois textes philosophiques pour les classes de terminales

- Les enjeux du numérique concernant les ressources documentaires en SHS
2017-A01 Rapport

Ce rapport est la mise en œuvre d’une mesure du Plan d’action en faveur des sciences humaines et sociales du MESR. Il étudie l’évolution des dépenses documentaires en sciences humaines et sociales dans les bibliothèques universitaires entre 2007 et 2015. Il préconise une meilleure visibilité de l’offre, qui serait favorisée par une politique nationale de numérisation et par une mutualisation des services autour de ces ressources documentaires. Il analyse les évolutions des métiers de chercheur en SHS et de bibliothécaire, qui rendent la transformation numérique des ressources documentaires inéluctable et incitent à une ouverture des équipes de recherche à des compétences diversifiées pour développer des projets en humanités numériques.

Lire le rapport : Les enjeux du numérique concernant les ressources documentaires en SHS

II. Le langage du numérique

- Arnaud Laborderie, Samuel Szoniecky. Cultiver son jardin numérique : métaphore et dispositifs éditoriaux : Entretien avec Pascal Robert. Interfaces numériques, Lavoisier, 2015, Cultiver le numérique ?, 4 (3), pp.351-368.

- Les langages numériques Jean Vuillemin Ecole Normale Supérieure

Revue Sur Mesure : Ville, corps, numérique
Ido Dweck
20 janvier 2017
Dans la science-fiction la ville "haute" et la ville "basse" illustrent un paradoxe de l’esthétique urbaine contemporaine : la mise à distance de l’expérience du corps au profit d’une rationalité déployée moins dans la forme que dans la norme, faisant oublier un mode de connaissance via les sensations, à l’image d’une ville devenue numérisable. Notre architecte y substitue la ville "interactive".

- Nadia Eghbal, Sur quoi reposent nos infrastructures numériques ? Le travail invisible des faiseurs du web, OpenEdition Press et Framabook, 2017.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des logiciels couramment utilisés dépendent du code dit « open source ». Créé et maintenu par des communautés du web, il constitue la clé de voûte de nos infrastructures numériques. Ces fondations sont pourtant fragiles et, si les soutiens viennent à manquer, les conséquences seront lourdes. Mettant au jour les défis auxquels sont confrontées nos infrastructures numériques, l’auteur propose des solutions pour y remédier.
> http://books.openedition.org/oep/1797
Accès intégral web>

Louise Merzeau, « Les paradoxes de la mémoire numérique », InterCDI244, numéro spécial, 2013
Louise Merzeau, Frédéric Louzeau, entretien, Les défis anthropologiques du numérique, Collège des Bernardins, 20 janvier 2016
Antoinette Rouvroy, Bernard Stiegler, « Le régime de vérité numérique », Socio, 4 2015, 113-140
David Guez, http://guez.org/fr/


Téléchargements Fichier à télécharger :
  • 01.pdf
  • 715 ko / PDF

Calendrier

Évènements à venir

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30

18-01-2018 : PAF La bioéthique
19-01-2018 : PAF La bioéthique


Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.59