Introduction : Le miroir et la conscience de soi

 Les questions posées par ce film

  • Ce film évoque diverses figures du moi. Lesquelles ?
  • Le miroir produit une image autonome. Pourquoi ne copie-t-elle pas le réel ? Elle produit un double qui n’est pas une copie. De la même façon la pellicule du film suppose une médiation technique pour se révéler. Que révèle ici l’image ?
  • L’image dissimule et trompe par une inversion ici des chapeaux et des personnages. Qui est l’original ? L’image se substitue au réel ; expliquer.
  • Par quel procédé le film met-il en scène le refoulement ?

 Le mythe de Narcisse

Ovide Les métamorphoses Livre III
Texte et questions Format PDF interactif

- Questions :

  • Narcisse a-t-il intérêt à se connaître ?
  • En quoi est-il le contraire de Socrate ?
  • Pourquoi selon l’analyse suivante Narcisse ne comprend pas l’utilité du miroir ? Que lui manque-t-il pour se connaître ?
  • Pourquoi Echo ne peut-elle l’aider ?
  • Expliquer comment Narcisse et Echo sont pris au piège de l’identité au sens de l’identique à soi. Comment la première scène du film au-dessus met-elle cela en scène ? Que produit l’absence de recul ?

    D’où l’utilité du miroir, à condition de savoir s’en servir. Je ne reprendrai pas ici la collection des citations des propos socratiques concernant l’utilité du miroir pour la connaissance de soi. Apulée suffira.
    Apologie, 15 : « Socrate le philosophe n’allait-il pas, dit-on, jusqu’à engager ses disciples à se regarder fréquemment dans un miroir ? ceux qui se complaisaient dans leur beauté, pour veiller à ne pas déshonorer la noblesse de leurs traits par une mauvaise conduite ; ceux qui s’estimaient peu doués d’agréments extérieurs, pour s’appliquer avec soin à faire oublier leur laideur par leurs qualités morales. C’est ainsi que le plus sage de tous les hommes se servait d’un miroir même pour former aux bonnes mœurs. »
    Le miroir, donc, est l’instrument de la connaissance de soi. On ne peut se connaître que médiatement. Le miroir permet l’analogie, sans laquelle on ne se peut connaître ; il est l’instrument de la scission. Se connaître, c’est se voir deux, se comparer entre deux, et s’apprécier. J’allais oublier cette chose essentielle, qu’il faut reconnaître le miroir et sa fonction. Or le miroir ne fonctionne pas pour Narcisse. »
    PIGEAUD, Jackie. Ouverture. Le miroir, la conscience et la connaissance de soi In : Miroirs : XVes Entretiens de la Garenne Lemot [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, url : http://books.openedition.org/pur/38067. ISBN : 9782753547346. DOI : https://doi.org/10.4000/books.pur.38067.