musique

30 / 01 / 2015 | Maryse Emel webmestre, photos

La musique

- Plusieurs extraits de Jankélévitch

- Problèmes de sémantique musicale parFrancis Wolff (ENS) 11 février 2011. Audio ENS

- Un cours d’Eric Dufour sur Nietzsche et la musique

Les séminaires " Mathématiques, musique et philosophie " Journée Wittgenstein et la musique 2013 :

- François Nicolas : Théoriser (musicalement) la musique à l’ombre (antiphilosophique) de Wittgenstein ? - Vidéo sur le site Innovaxiom
- Moreno Andreatta : Sur l’influence de Wittgenstein au sein de la Music Theory américaine Vidéo sur le site Innovaxiom
- Horacio Vaggione : L’opératoire : dualité et contenu formel en composition musicale - Vidéo sur le site Innovaxiom
- Antonia Soulez : De la fonction anti-analytique de la musique chez Wittgenstein à l’objectivation des qualia : quelle philosophie devant les recherches sur la structure interne du son ? - Vidéo sur le site Innovaxiom
- Hourya Sinaceur : Philosophie sans système - Vidéo sur le site Innovaxiom
- Vidéo/audio : Écoutez Parsifal ! — François Nicolas (IRCAM)
2006
- Conférence donnée par Francis Wolff dans le cadre des Lundis de la philosophie :
Entendre une musique comme une musique, c’est forcément la comprendre.
Non pas la comprendre conceptuellement (savoir l’expliquer ou la commenter), mais la comprendre perceptivement, c’est-à-dire tout simplement savoir l’entendre. Cela peut se dire en trois sens. Selon la compréhension sémantique, on comprend une musique comme on comprend un discours dont on connaît la langue. La compréhension intellective consiste à saisir un élément comment appartenant à une totalité plus large. Mais c’est un troisième sens qui nous retiendra : la compréhension « herméneutique » d’une musique. Car la musique est dynamique, elle se déroule dans le temps ; elle est mouvement, elle est processus. Comprendre ce processus, c’est comprendre à chaque instant pourquoi ce qui arrive arrive. Car il n’y a musique que lorsque les sons entendus ne semblent plus déterminés par leur cause réelle (la chose qui les produit) mais par une causalité imaginaire.
Comprendre une musique, c’est tout simplement entendre — rien de plus, rien de moins — cette causalité imaginaire. Cette causalité est de quatre sortes, comme toute réponse à la question « pourquoi » : la cause matérielle (le substrat sous-jacent à tout passage musical, par exemple le son-maître), la cause formelle (obéissant aux principes de
proximité et de similarité) ; la cause efficiente (loi de la répétition d’une forme qui la met en mouvement, sur un modèle physique ; loi de la bonne continuation, sur un modèle biologique) et la cause finale (attentes et tensions rythmiques, mélodiques, ou harmoniques).
Ces diverses causalités seront illustrées par quelques passages musicaux. Leur saisie est au fondement de toute émotion musicale.

- 10 minutes avec Francis Wolff
Francis Wolff 14/04/2015
Entretien avec le philosohe Francis Wolff à l’occasion de la sortie de son livre « Pourquoi la musique ? » en 2015, aux éditions fayard.

 
Dernière mise à jour :
19 / 09 / 2017