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Agenda colloques, conférences et séminaires de philosophie

28 / 02 / 2016 | Maryse Emel webmestre, photos
    Suite au Plan Vigipirate, munissez-vous de votre pièce d’identité. A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué.


    Vincent van Gogh
    Le Semeur © Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

    Au Musée d’Orsay : Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky. 14 mars-25 juin 2017. Entrer en contact avec un ordre situé au-delà des apparences physiques, dépasser les réalités matérielles pour approcher les mystères de l’existence, expérimenter l’oubli de soi-même dans l’unité parfaite avec le cosmos : toutes ces quêtes caractérisent le mysticisme, phénomène spirituel présent en parallèle de toutes les religions, sur tous les continents. Pourquoi ne pas en reconnaître la présence dans la peinture symboliste occidentale qui, au crépuscule du XIXe siècle, cherche précisément à élever l’art au rang de médium de l’ineffable, et l’artiste au grade d’initié ? Préparée en collaboration avec l’Art Gallery of Ontario de Toronto, l’exposition se propose d’enquêter sur la part mystique du paysage symboliste. En Occident, le paysage est reconnu depuis la Renaissance, et plus encore depuis l’époque romantique, comme le genre pictural réputé rendre possible la traduction formelle de sentiments intérieurs et introduire le spectateur à des expériences spirituelles immédiates non formulables par le langage, tout en prenant pour base la représentation d’un environnement naturel stable, mesurable et familier. L’élévation vers l’infini, l’épreuve de la nuit, la quête de lumière, la recherche de fusion de l’individu dans le tout, l’expérience des forces transcendantes de la nature : ces situations, à la fois sensibles et spirituelles, recherchées ou éprouvées tant par le peintre de paysage symboliste que par le spectateur de ses oeuvres, s’apparentent aux étapes du cheminement mystique. La sélection d’oeuvres comprend des paysages de Gauguin, Denis, Monet, Hodler, Klimt, Munch, Van Gogh, mais aussi des principaux représentants de l’école canadienne des années 1920-1930, tels Lawren Harris, Tom Thomson ou Emily Carr. Traditions mystiques laïques, catholiques et protestantes entreront ainsi en dialogue, tout comme le rapport à la nature avant et après le cataclysme de la Première Guerre mondiale. Commissaires Guy Cogeval, Président des musées d’Orsay et de l’Orangerie, Katharine Lochnan, Senior Curator and The R. Fraser Elliott Curator of Prints and Drawings at the Art Gallery of Ontario, Isabelle Morin Loutrel, conservateur au musée d’Orsay, Beatrice Avanzi, conservateur au musée d’Orsay.

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    Samedi 18 février 2017

    - Samedi 18 février 2017
    de 10 h 30 à 12 h 30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Philosophie & Psychanalyse Animé par Guy-Félix Duportail
    À une époque où la philosophie - continentale ou analytique - pense
    pouvoir faire l’économie de la psychanalyse, le séminaire Philosophie
    & Psychanalyse s’efforce de maintenir un lien vivant entre les deux
    disciplines. Certes, c’est un lien exigeant, mais il s’avère fécond,
    comme l’expérience en témoigne. Ce lien, chaque intervenant(e) le
    tisse à sa manière, selon le rapport conceptuel à l’inconscient qu’il
    ou elle met en jeu. Cette année nous aurons le plaisir d’entendre :
    Raoul Moati, University of Chicago
    « Le mystère en pleine lumière. La psychanalyse de la conscience chez Sartre »
    lieu : salle Cavaillès

    Lundi 20 février 2017

    - Lundi 20 février 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017
    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    2017 Série Philosophie politique
    Marcel Gauchet (EHESS)
    Pour un diagnostic du présent

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 20 février 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 20 février 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    - Autour de Kosmos de von Humboldt
    Séance organisée par Agathe Keller 5CNRS, SPHERE) et Yvahn Smadja (Univ. Paris Diderot, SPHERE)

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 20 février 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section IV, chap. 9 « Taux et masse de la survaleur » et section IV, chap. 10 « Le taux de survaleur relative » (Tristan Auvray)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    - Lundi 20 février 2017
    11h30-13h
    Markus Gabriel, Professeur à l’université de Bonn, est probablement
    le représentant le plus connu au niveau international de la nouvelle
    philosophie allemande. Il défend une forme de « nouveau réalisme » à
    la croisée des différentes traditions de la philosophie contemporaine.

    Boursier de la Fondation Humboldt et Professeur invité à Paris 1,
    il sera parmi nous en février-mars-avril.

    Durant son séjour, il interviendra :

    - dans le séminaire de master de Jocelyn Benoist sur « la métaphysique
     », Salle Lalande (Sorbonne)

    - Lundi 20 février 2017
    18h30-20h30
    Séminaire de recherche et d’enseignement du Collège international de philosophie (février-avril 2017)

    Les épistémologies subalternes et la critique postcoloniale
    sous la direction d’Orazio IRRERA

    Sonia Dayan-Herzbrun (Université Paris Diderot) – Adieux au subalternisme ?

    Patrice Yengo (EHESS, CEAf) – Entre ancestralité et colonialité. La figure du "blanc" dans l’imaginaire colonial du Bassin du Congo

    Lycée Louis-le-Grand (123 rue Saint-Jacques, 75005 Paris), salle VH 233

    NB : Inscriptions obligatoires

    Ouvertes à tous, destinées à un large public, les activités du CIPh sont gratuites, en accès libre ou sur inscription (dans la limite des places disponibles). Une pièce d’identité (carte d’identité et passeport unique ment) pourra vous être demandée à l’entrée de chacun des lieux accueillant nos activités. L’accès à chaque lieu peut, en outre, être soumis à une inspection visuelle des sacs et à l’ouverture des manteaux.

    Une inscription préalable est nécessaire pour chaque séance de séminaire. Les inscriptions sont ouvertes deux jours avant la date de la séance concernée et sont closes le jour de celle-ci à 10h selon les modalités suivantes :

    – sur le site http://www.ciph.org, rubrique « INSCRIPTIONS Modifications de programme »

    – par téléphone au 01 44 41 46 82 uniquement (laisser un message sur le répondeur en épelant vos nom, prénom et en précisant vos coordonnées téléphoniques, ainsi que le nom du responsable et la date de l’activité).

    Lors de votre participation à une séance, vous aurez la possibilité de vous inscrire à la séance suivante (et uniquement celle-ci) auprès du responsable du séminaire. Toute personne non inscrite selon ces modalités se verra refuser l’accès aux salles où se déroulent les séminaires.

    blog : https://decolonisationsavoir s.wordpress.com/
    plan d’accès : https://decolonisationsavoir s.wordpress.com/about/
    contact : decolonisation.savoirs@gmail .com

    Mardi 21 février 2017


    - Mardi 21 février 2017

    Séminaire Dialogues philosophiques
    Rencontres philosophiques entre chercheurs d’Amérique latine et d’Europe

    19h-20h30

    - Andréa Soto Calderón (Université de Valparaíso) « L’image et la fiction dans la pensée de Jacques Rancière »
    Avec, en qualité de répondants, Patrick Vauday (Université Paris VIII) Inés Molina Navea (Universidad de Chile – Université Paris VIII)


    Les déplacements théoriques que Jacques Rancière met dans ce que nous appelons « l’image » ouvrent une perspective épistémologique qui ressaisit le travail de la fiction et l’infrastructure essentielle de l’apparence. Ces deux concepts ont leur propre histoire de déplacement : la « fiction » n’est pas comprise seulement comme « faire semblant » ; et l’apparence n’est pas comprise comme une illusion qui s’oppose à la réalité, mais comme l’introduction d’un visible sur le terrain de l’expérience qui modifie le régime de visibilité. À partir de ce cadre théorique, je réfléchis au pouvoir politique de la fiction comme questionnement des réalités établies et ouverture à d’autres mondes possibles. La fiction est non seulement comprise comme la fabrication de personnages, des situations imaginaires et de simples représentations de la réalité, mais aussi comme l’institution du lieu, comme un travail de création d’un autre sens du commun.

    Andrea Soto Calderón est diplômée en philosophie de l’Université de Valparaíso au Chili. Elle a mené ses études de master et de doctorat au sein du département d’Esthétique de l’Université Autonome de Barcelone. Actuellement, elle mène des recherches postdoctorales dans le Département de Philosophie de l’Université Paris VIII. Elle est professeure d’esthétique et de théorie de l’art. Chercheuse au sein du Groupe de Recherche artistique “Topografías de la discrepancia urbana” au Centre de l’Image La Virreina à Barcelone, elle consacre ses travaux de recherche aux transformations de l’expérience esthétique dans la culture contemporaine, la recherche artistique, l’étude de l’image et des médias, ainsi qu’à la relation entre esthétique et politique.

    L’équipe du séminaire des Dialogues Philosophiques
    Direction scientifique : Stéphane Douailler, Eric Lecerf, Georges Navet, Bertrand Ogilvie, Patrick Vauday et Patrice Vermeren (Université Paris 8), Marie Cuillerai, Martine Leibovici et Etienne Tassin (Université Paris 7), Nelson Vallejo-Gomez (FMSH).

    Maison de l’Amérique latine (217, Boulevard Saint Germain, 75007 Paris)

    - Mardi 21 février 2017
    12h-14h
    Séminaire de master « Figures de la philosophie juive moderne », Organisé par le Département d’Études Hébraïques (EA 2303, Études Juives et Hébraïques), animé par Ilan MORADI, Lecteur, Docteur en philosophie.

    - Conférence de Dominique Bourel

    Dominique Bourel présentera une des œuvres majeures du philosophe Moses Mendelssohn (1729-1786), Jérusalem ou pouvoir religieux et judaïsme (Berlin, 1783), dans le contexte de l’Aufklärung allemande, de son équivalent juif, la Haskalah, et des débats philosophiques de son époque. Bibliographie : Moses Mendelssohn. Jérusalem ou pouvoir religieux et judaïsme, traduction, introduction et notes par Dominique Bourel, préface par Emmanuel Levinas, Paris, Gallimard, 2004.

    Dominique BOUREL, Directeur de recherches au CNRS (Centre Roland Mousnier – Institut de recherches sur les civilisations de l’Occident moderne, UMR 8596), est historien, spécialiste du judaïsme allemand du XVIIIe et du XIXe siècle. Il a aussi dirigé le Centre de recherches français de Jérusalem entre 1996 et 2004. Il est auteur de nombreux ouvrages et articles, dont Martin Buber, sentinelle de l’humanité, Paris, Albin Michel, 2015 ; De Könisgberg à Paris. La réception de Kant en France (1788-1804), avec F. Azouvi, Paris, Vrin, 1991.

    Paris8, bâtiment D, salle D 328.
    02, rue de la Liberté, SAINT-DENIS (Métro ligne 13, « Saint-Denis Université »)

    Entrée libre
    Se munir d’une pièce d’identité à présenter à l’entrée sur le campus

    Mercredi 22 février 2017
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    Vermeer et les maîtres de la peinture de genre Du 22 février au 22 mai, hall Napoléon, Louvre Réunissant pour la première fois à Paris, depuis 1966, douze tableaux de Vermeer (soit un tiers de son œuvre), l’exposition explore le réseau fascinant des relations qu’il a entretenues avec les autres grands peintres du Siècle d’or hollandais. Des prêts exceptionnels permettent de montrer Vermeer comme jamais auparavant.

    - Mercredi 22 février 2017
    16h00-18h
    Markus Gabriel, Professeur à l’université de Bonn, est probablement
    le représentant le plus connu au niveau international de la nouvelle
    philosophie allemande. Il défend une forme de « nouveau réalisme » à
    la croisée des différentes traditions de la philosophie contemporaine.

    Boursier de la Fondation Humboldt et Professeur invité à Paris 1,
    il sera parmi nous en février-mars-avril.

    Durant son séjour, il interviendra :
    - dans le cours d’agrégation d’André Charrak sur « le monde », mardi
    Amphi I (centre Panthéon)

    - Mercredi 22 février 2017
    17h-19h
    Séminaire Ethique et finance
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
    ​​Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
    Chaire Ethique et finance
    COLLEGE D’ETUDES MONDIALES, FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME, INSTITUT DES SCIENCES JURIDIQUES ET PHILOSOPHIQUES DE LA SORBONNE (UMR 8103)

    Régis de La Roullière,
    Délégué général de l’Institut des actuaires
    et
    Jocelyn Benoist,
    Professeur des universités [philosophie], Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne Faculté de philosophie (UFR 10), équipe « Philosophies contemporaines »

    Traiteront du thème suivant :
    Ecriture symbolique du probable et modèles de risque

    La crise financière a montré les limites des modèles mathématiques de risque sur les marchés financiers. Le régulateur intègre désormais des modèles dans ses prérogatives et s’efforce d’en maîtriser les mécanismes (la directive Solvabilité II en constituant un exemple canonique). L’écriture et la compréhension du probable s’inscrivent alors dans ce cadre. En effet, l’usage de modèles qui « écrivent le probable » amène aujourd’hui les professionnels du risque à se trouver – malgré eux – au carrefour d’enjeux épistémologiques, ontologiques et symboliques. Il convient dès lors d’examiner avec quelle représentation symbolique s’effectue la modélisation du risque et dans quelle mesure cette dernière impacte les pratiques professionnelles. Au croisement de la théorie et des pratiques, la question de l’écriture symbolique du probable permettra aussi d’introduire la notion de « risque de régulation. »


    Fondation Maison des Sciences de l’homme
    190 avenue de France, 75013 Paris.
    Salle 1

    - Mercredi 22 février 2017
    19h30-21h
    Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (CHSPM)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    GROUPE DE RECHERCHE SUR LEIBNIZ
    Séminaire de recherche animé par Paul Rateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Anne-Lise Rey (Lille 1)
    - Luca Basso (université de Padoue) : « Le statut de la politique chez Leibniz »
    lieu : Les séances auront lieu en salle Lalande 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris escalier C, 1er étage

    - Mercredi 22 février 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. – B. Ogilvie

    « Bataille, une autre psychologie des foules » – Aurore Jacquard
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - mercredi22 février 2017
    18h30-20h30
    Séminaire organisé dans le cadre des activités du Collège International de Philosophie. « Révoltes, Révolutions : les enjeux d’une frontière incertaine »
    Organisé par Marie Goupy (CIPH) et Alice Canabat (LCSP)

    - Paolo Napoli et Liora Israël : "Le droit, la norme comme outil de qualification et de disqualification."

    Ce séminaire s’intéresse aux discours, aux acteurs, aux efforts de qualification d’évènements qui, par leur radicalité et le bouleversement qu’ils induisent, peuvent être appelés, selon les acteurs et les points de vue, révolte ou révolution – la première étant elle-même l’objet de multiples qualifications depuis la légitime défense jusqu’à l’émeute ou l’acte criminel. Pour aborder cette question, le séminaire vise à développer une double approche, à la fois disciplinaire (sociologie / philosophie du droit et philosophie politique) et en termes de point de vue (celui des mouvements sociaux / celui du droit et de l’Etat). Il vise spécifiquement à réinterroger les enjeux liés à la distinction entre formes de protestations et de violences politiques légitimes et violences criminelles, ainsi qu’entre action démocratique instituante et activisme illégal.

    Inscription obligatoire (http://www.ciph.org)
    lieu : Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris. Salle PrM-1.03.

    - mercredi 22 février 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    Programme

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.
    Voir le programme détaillé en ligne (à noter, la séance annoncée pour le mercredi 8 mars est remplacée par le vendredi 3 mars au Maltais Rouge, 40 rue de Malte, 75011) et ci-dessous :

    - Alexis Cukier (CIPH) :
    « Critique démocratique du travail »

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Jeudi 23 février 2017

    16h-19h
    Monique Sicard, Jean-Bernard Ouedraogo, Aurèle Crasson et leurs invités présentent le séminaire 2016-2017
    Que nous apprenez-vous du monde ?
    Contacts : Monique Sicard (sicard.monique@gmail.com), Jean-Bernard Ouedraogo (jberno@yahoo.com), Aurèle Crasson (Aurele.Crasson@ens.fr),


    La question semble s’adresser à des photojournalistes, plus qu’à des auteurs photographes. Et cependant, l’art n’est-il pas oeuvre de connaissance ? Ne s’agit-il jamais pour le photographe d’apprendre, de transmettre, d’éduquer, d’enseigner, de montrer, de démontrer, de révéler, voire de constituer une mémoire à destination d’autres générations ? Peut-être rien de tout cela… l’auteur n’aurait-il pas simplement le droit de prendre plaisir à photographier, comme le font tant d’amateurs ? Que nous montrerait-il d’ailleur que nous n’aurions pas su voir ?
    Et si ce qu’apprend un photographe à ses contemporains, est avant tout la photographie et son histoire ? A moins qu’une oeuvre photographique ne nous en apprenne beaucoup sur ses auteurs même, leur regard, leurs relations aux autres, à l’environnement, …. et finalement sur l’époque elle même ? La question dès lors s’inverse : comment pourrait-elle ne pas nous dire tout cela ?
    Nous devons bien reconnaître que la distinction entre photographie documentaire et photographie d’auteur n’a plus court aujourd’hui…et nous devons nous interroger sur ce que serait une photographie, une oeuvre photographique qui nous apprendrait du monde autre chose qu’une simplicité de surface, qui nous dirait ce que nous ne savions pas, nous orientant, dès lors, vers d’autres chemins, d’autres directions…

    Le séminaire se propose d’inviter une série d’auteurs photographes auxquels sera posée la question suivante : “Que nous apprenez-vous du monde ?” Certains seront des auteurs “engagés” ; d’autres, des artistes a priori plus éloignés des réalités sociales ou environnementales… Nous leur demanderons, tout en répondant à la question posée, de nous décrire leurs processus de création. Nous délaisserons donc temporairement le statut d’"image dans lequel la photographie est aisément reléguée pour promouvoir celui d’objet fabriqué. Il ne s’agit pas de "chasser les herméneutes" comme le suggère avec humour le philosophe François Dagognet mais bien de prendre en compte la dynamique, les processus et le temps long d’une création photographique trop souvent réduite à l’instantané et la non durée. Les échanges avec les participants seront sollicités, notamment pour les débats relatifs à l’actualité photographique.


    Max Armengaud et Niall Mc Diarmid (sous réserve) « Socio-logies »

    Lieu : Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris. (Salle à confirmer)

    - Jeudi 23 février 2017
    16h30h-18h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    SÉMINAIRE NOSOPHI
    (NORMES, SOCIÉTÉS, PHILOSOPHIES)

    Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne – Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Organisé par Isabelle Aubert, Marie Garrau, Sophie Guérard de Latour
    PROGRAMME 2016-2017
    - Txetxu Ausín (Université de Madrid) « To care, or not to care. That is the question for justice ». Répondante : Marie Garrau (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    lieu : salle de formation Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne

    - Jeudi 23 février 2017
    16h00 à 18h00,
    "La vulnérabilité :au croisement des approches phénoménologiques, cliniques et éthiques"
    Archives Husserl de Paris (UMR 8547, CNRS-ENS)
    Marie Sklodowska Curie Actions "BETAPEV"
    Séminaire coordonné par Elodie Boublil (Archives Husserl, Marie Curie Actions), 2016-2017
    Elo.boublil@gmail.com
    - "Vulnérabilité et visibilité "
    (Paula Galhardo Cepil, Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    lieu : salle 235 C, Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Jeudi 23 février 2017
    19h30
    Rencontre autour du livre :
    "Simone Weil ou l’expérience de la nécessité"

    Crgansation : Fredérique Giacomoni Editions le Passager Clandestin
    giacomonifred@free.fr
    Ce livre a été écrit par Geneviève Azam et Françoise Valon, dans la collection "les précurseurs de la décroissance" aux éditions le passager clandestin.
    nous avons le plaisir de vous informer de la rencontre suivante, autour de l’anniversaire de sa mort :
    Simone Weil et la décroissance

    Françoise Valon, qui a co-écrit l’ouvrage "Simone Weil ou l’expérience de la nécessité" dans la collection "les précurseurs de la décroissance" avec Geneviève Azam, aux éditions le passager clandestin, viendra parler de Simone Weil et de son apport à la pensée de la décroissance. Lanceuse d’alerte dont la voix fut recouverte en son temps, visionnaire, Simone Weil est la contemporaine de tous ceux qui résistent à la globalisation et aux figures du déracinement présent, et elle a signalé dès les années 30 que l’humanité était « devenue une force géologique », en quoi elle anticipe les débats actuels sur l’anthropocène.

    la librairie Atout Livre, 203 bis, avenue Daumesnil Paris 12e

    - Jeudi 23 février 2017
    14h-20h
    Séminaire :Pensée diagrammatique et philosophie de l’espace ou de l’ars inveniendi des formes

    Luciano Boi, maître de conférences de l’EHESS (CAMS) Cet enseignant est référent pour cette UE
    Carlos Lobo, directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris) (Hors EHESS)

    Argument : On poursuivra cette année la réflexion entamée il y a trois ans sur le rôle des diagrammes en sciences, notamment en mathématiques et en physique. Leur fonction perceptive et esthétique sera aussi considérée, ce qui devrait permettre de dégager quelques différences et affinités significatives entre le travail mathématique et celui artistique. On abordera la question du rôle des diagrammes comme outil de découverte et de preuve en se référant notamment aux approches phénoménologique, intuitionniste et géométrisante de la pensée mathématique en particulier, et plus généralement de la pensée scientifique (Husserl, Poincaré, Weyl, Penrose, Thom, Thurston). Le lien avec le travail artistique sera fait en dégageant l’importance des desseins, des figures, des gestes et du mouvement dans la compréhension de l’aspect créateur qui est commun aux deux types de connaissance. On parlera ainsi de l’emploi des diagrammes comme mode d’accès à un engendrement possible de formes nouvelles et de propriétés relationnelles signifiantes.

    - Séance de clôture : après-midi d’études (4 intervenant(e)s à préciser,
    EHESS, 105 Bd Raspail, Paris 75005, Salle 9

    - Jeudi 23 février 2017

    Vendredi 24 février 2017


    - 10h-13h
    Projet LabEx-TransferS : Genèse et transferts de savoirs linguistiques
    Contacts : Irene.Fenoglio@ens.fr, Giuseppe.Dottavi@ens.fr
    L’axe « Génétique du texte et théories linguistiques » propose un séminaire qui a pour objectif d’actualiser la connaissance que nous avons des fonds d’archives et des manuscrits de linguistes et de développer un réseau de spécialistes intéressés à saisir, à travers l’observation et l’étude de documents, d’archives, de témoignages et de manuscrits, les processus d’écriture linguistique et la conceptualisation théorique.
    Ce séminaire mensuel est ouvert à tout chercheur ou doctorant intéressé. Il se tient certains vendredis matins à l’ENS.
    Tomáš KOBLÍŽEK, (post-doc., Institut de Philosophie, Académie tchèque des sciences) « Cercle linguistique de Prague : les documents et les idées »
    Lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, salle IHMC, esc C, 3ème ét.

    - Vendredi 24 février 2017
    14h-17h30
    Le cycle de conférences Léon Robin pour l’année 2016-2017 aura pour thème
    Aristote, L’Éthique à Eudème

    - Invité et titre à préciser
    lieu : Maison de la recherche, salle D116

    - Vendredi 24 février 2017
    de 17h à 20h
    Atelier de traduction « Husserl - Les Manuscrits du groupe C » / 2016-2017
    Pays Germaniques
    Organisation : Dominique Pradelle et Claudia Serban
    Participants : Natalie Depraz, Julien Farges, Vincent Gérard, Maria Gyemant, Carlos Lobo, Dominique Pradelle, Claudia Serban

    Les Manuscrits du groupe C de Husserl, rédigés entre 1929 et 1934 et édités par Dieter Lohmar en 2006 sous le titre Späte Texte über Zeitkonstitution (Textes tardifs sur la constitution du temps), représentent la dernière étape de la pensée husserlienne de la temporalité, qui commence à s’élaborer dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps en 1905 à Göttingen et se poursuit, en 1917-1918, dans les fameux Manuscrits de Bernau (édités en 2001 et traduits en français en 2010). En même temps, par une variété et une richesse thématique qui peuvent parfois surprendre par leur éclectisme, les Manuscrits du groupe C offrent un aperçu particulièrement saisissant de la philosophie tardive de Husserl. Notre atelier, dont les travaux ont commencé en 2014-2015 et qui reprend cet automne, se propose de fournir une traduction collective intégrale de ce volume. Les séances donneront l’occasion à chaque participant de présenter sa traduction d’un texte précis et de la soumettre à la discussion. Elles sont ouvertes à tout chercheur s’intéressant à l’œuvre de Husserl comme à tout germaniste.


    Programme
    - Vincent Gérard, présentation du texte C 8
    lieu : salle de réunion 1er étage pavillon Pasteur, ENS, 45 rue d’Ulm 75005

    - Vendredi 24 février 2017
    9h30-12h30
    Séminaire Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Empire ottoman et Europe centrale : contacts linguistiques
    -  Branka Ivusic, Halle : A manuscript as a locus of multiple language contact

    The presentation will focus on the manuscript A.F. 437 in the Austrian National Library. It is an Ottoman multiple-text manuscript, a so called mecmua, and contains more than 300 individual texts not only in Ottoman-Turkish, Arabic and Persian but also in German, Hungarian, Latin and a variety of Central South Slavonic. Moreover the “European” language samples consist for the most part of Lutheran religious texts. All of them were written in Arabic characters and by one hand only, supposedly by the anonymous compiler, who was very likely a convert to Islam. As will be shown by the examination of its linguistic and codicological features the mecmua was most probably produced in the late 16th century borderlands of the Ottoman and Hapsburg Empires, i.e. Hungary or the Western Balkans. Although it is a quite exceptional case of scripts, languages and manuscript cultures in contact, being “European” and “Oriental” at the same time, the examination of its genesis and function can shed some light on intellectual and cultural exchange in one of the most interesting contact areas of the Early Modern Period.

    - David do Paço, Paris : Quelle(s) langue(s) pour les relations austro-ottomanes ? L’exemple de Vienne au XVIIIe siècle

    Si les relations austro-ottomanes au dix-huitième siècle se révèlent être un terrain fertile pour l’étude de la commensurabilité entre mondes chrétien et musulman, la question de la langue ne saurait s’y limiter à considérer la construction d’un savoir orientaliste et à mesurer la qualité des interprètes et de leur formation. Malgré leur volonté de paraître omniprésents, les interprètes ne régulent qu’une petite partie des échanges entre sujets de l’Empereur et du Sultan. Une étude des papiers des administrations du commerce, de la diplomatie et de l’Académie orientale laisse apparaître un monde dans lequel l’intermédiation n’est pas toujours nécessaire ou souhaitée. Cette présentation tachera de présenter les différentes formes d’interaction linguistique entre Impériaux et Ottomans, de formuler une hypothèse expliquant le choix d’une langue plutôt qu’une autre ou celui de passer par un interprète alors que les interlocuteurs peuvent se comprendre dans une même langue. Enfin, nous nous interrogerons sur la spécificité dcaractère polyglotte des relations austro-ottomanes dans le contexte de sociétés impériales par elles-mêmes déjà marquées par le plurilinguisme.

    lieu : Salle Pasteur (salle de philosophie), 1er étage du Pavillon Pasteur, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Vendredi 24 février 2017
    14h –17:30,
    Histoire des sciences, histoire du texte
    ResponsablesFlorence Bretelle-Establet, Stéphane Schmitt,
    (CNRS, SPHERE)
    ontact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr
    Présentation


    Comme les années précédentes, nous y étudierons :
    - comment des sources portent la marque des milieux dans lesquels elles ont été produites,
    - nous poserons la question de la manière dont les documents attestent des savoirs,
    nous nous intéresserons à l’histoire de l’écriture par compilation,
    - nous mènerons des recherches sur l’organisation que les acteurs ont donnée aux savoirs consignés, en nous penchant sur les parties en lesquelles ils ont structuré leurs textes.

    Séance commune avec le seminaire « Expérience des techniques »
    Techniques d’écriture et collections

    Isabelle Charmantier (Freshwater Biological Association) : Researching and writing up natural history collections : from Linnaeus to the Freshwater Biological Association.
    Fan Fa-Ti (State University of New York at Binghamton) : Classification and catalogues of marine animals in China.

    lieu : salle Mondrian, 646A Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Vendredi 24 février2017
    13h-17h
    Pouvoirs de l’imagination. Approches historiques
    Séminaire EHESS / CNRS organisé par Elizabeth Claire (CNRS), Béatrice Delaurenti (EHESS), Roberto Poma (Université Paris Est-Créteil) et Koen Vermeir (CNRS).

    - Contacts : Koen Vermeir courriel : koen [dot] vermeir [at] paris7 [dot] jussieu [dot] fr
    Nad Fachard courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    Argumentaire
    La notion d’imagination est aujourd’hui considérée comme un objet d’étude à part entière, après avoir longtemps été discréditée par la recherche scientifique. Néanmoins, dans la littérature moderne et contemporaine, l’imagination est généralement présentée de manière négative, comme une faculté mentale susceptible de provoquer l’erreur, l’illusion ou le péché. Nous voudrions aller à l’encontre de cette conception en étudiant une tradition intellectuelle et pratique alternative et méconnue : depuis les XIIe-XIIIe siècles jusqu’au début du XIXe siècle, des penseurs et des praticiens appartenant à des diverses disciplines, s’exprimant depuis des positions institutionnelles variées, ont soutenu l’idée que l’imagination possède de grands pouvoirs.

    Comme l’année précédente, le séminaire fonctionnera autour de ces textes à la manière d’un atelier, et s’attachera à mettre en œuvre un travail collectif de discussion, d’analyse et de confrontation des sources sur la longue durée.

    13:00–15:00 Guido Giglioni (Londres, Warburg Institute) : Le pouvoir de l’imagination dans le Marteau contre les sorcières.
    15:00–17:00 Béatrice Delaurenti (EHESS) : Le pouvoir de l’imagination à distance : réception et transformations de la doctrine d’Avicenne sur la fascination.

    EHESS, en salle 5, 105 bd Raspail, Paris 6e

    - Vendredi 24 février2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Céline Spector (Université Paris-Sorbonne) : « Pourquoi l’Europe a-t-elle besoin d’une généalogie ? »
    Répondante : Mathilde Unger (Université Paris 1).

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    Samedi 25 février 2017


    - Samedi 25 février 2017
    Séminaire Intentionalité et réalité 2016-2017
    10h30-12h30
    Coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Véronique Decaix (Paris 1, Gramata)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    UMR 8103 – Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Composante « Expérience & Connaissance » (EXeCO)
    Intentionalité et réalité (I) : La réalité de l’intentionalité

    Cette première année de séminaire sera consacrée à la logique et la métaphysique de l’intentionalité ; la seconde à la logique et à la métaphysique de l’intentionnel.

    On s’interrogera cette année, sur un mode tant historique que systématique, quant au fait de savoir quel type de réalité est l’intentionalité, si c’en est une. Faut-il faire droit, dans la réalité, à l’intervention de quoi que ce soit comme des « actes », des « attitudes » ou des prestations intentionnels ? Leur qualification comme intentionnels tient-elle alors à certaines propriétés logiques qu’ils auraient dans leur rapport avec d’autres aspects de la réalité, ou bien faut-il reconnaître à leur principe l’existence d’un ingrédient réel sui generis, qu’on appellerait « intentionalité » ? Dans quelle mesure l’intentionalité doit-elle avoir une inscription réelle (dans l’esprit, dans les actes, dans les institutions… ?), et ce qui est une question différente, quel rôle joue-t-elle dans l’économie d’ensemble de la réalité ? Qu’est-ce qu’une intentionalité dans un monde réel ? Et qu’est-ce qu’un monde réel dans lequel il y a de l’intentionalité ? Le réalisme a-t-il à prendre en compte et, dans l’affirmative, en quel sens, la « réalité de l’intentionalité » ?

    Valérie Aucouturier (Université Saint-Louis, Bruxelles) : La grammaire de l’intentionalité pratique
    lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite
    Salle Lalande

    - Samedi 25 février 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

    - Hadi RIZK
    Docteur en philosophie, professeur de Chaire supérieure au Lycée Henri IV (Paris)
    Le Flaubert de Sartre : la bourgeoisie du second Empire et la haine de l’homme.
    L’Idiot de la famille, tome 3 : l’œuvre d’art comme expression de l’échec historique

    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    - Samedi 25 février 2017
    14h30-17h00
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    EA3562 PhiCo - Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Axe CEPA
    http://phico.univ-paris1.fr
    http://cepa.hypotheses.org/
    Le séminaire "Les arts au XVIIe siècle" organisé par Catherine
    Fricheau et Daniel Dauvois reprendra en novembre prochain autour du
    thème "Naissance de la critique".

    http://cepa.hypotheses.org/

    Le séminaire est consacré à la façon dont se construit de
    la fin du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle une critique des
    œuvres qui, invalidant peu à peu la formule ut pictura poesis,
    desserre l’emprise des belles-lettres sur la critique d’art.
    Cette autonomisation du « peindre » est, dans un premier
    temps, d’ordre poiètique, et se veut fondée sur une connaissance des
    pratiques artistiques, autorisée entre autres par la réédition des
    grands traités renaissants (Alberti, Vinci). Entre la consécration par
    Vasari des arte del disegno et l’élaboration académique de la notion
    de Beaux-arts, on assiste à l’approfondissement du vocabulaire
    technique des arts. La spécification des savoirs caractérise cette
    critique, due non seulement à la différence des métiers de l’art mais
    aussi des caractères nationaux, en fonction des politiques de cours
    européennes soucieuses d’élaborer leur propre mode d’expression
    artistique.
    Le point de vue critique suppose un spectateur des
    œuvres, dont le statut devient au tournant des XVIIème et XVIIIème
    siècle celui d’un public averti. Les cartes se trouvent alors
    rebattues. Le connaisseur laisse la place à l’homme sensible et
    cosmopolite des Lumières, tandis que se tissent de nouveaux liens des
    arts avec la littérature.
    « Un tableau exposé est un livre mis au jour de l’impression ». La
    Font de Saint-Yenne poursuit en prononçant que chacun a le droit d’en
    porter son jugement. Ces quelques mots permettent de circonscrire
    notre champ de réflexion présent : dans quelle mesure la critique
    picturale doit-elle se revendiquer d’une critique littéraire qui l’a
    précédée ? Sa position devant les œuvres est-elle d’une semblable
    nature, et si oui, pourquoi n’apparaît-elle que vers le milieu du
    XVIIIe siècle ? Dans quelle mesure, en outre, cette apparition
    peut-elle se revendiquer de constituer un droit ? et que signifie
    l’universalité d’un tel droit ? Que change ce nouveau droit de juger à
    la structure des œuvres d’art désormais vouées à un public, dont la
    définition reste malaisée. Si le critique prétend cependant incarner
    le public, quelle sera la qualité de son organe de jugement, qui
    s’appelle sentiment chez La Font de Saint-Yenne ? Comment ce sentiment
    sera-t-il une spontanéité qui juge toujours bien, a contrario de toute
    expertise, en même temps qu’un foyer d’autorité apte à guider le
    jugement de tous et à constituer un goût assuré voire démonstratif ?
    La coutume a rendu évidente la fonction de la critique,
    dont l’origination exprime en revanche toutes les incertitudes et les
    aspects contestables voire immotivés. C’est donc cette difficile
    naissance, que les principes de la critique littéraire ont peut-être
    conduite à quelque fin fonctionnelle, dont il s’agira de réfléchir les
    divers aspects, sous une désirable multiplicité des angles d’incidence.

    - Addison par Jean -Pierre Cléro - L’« Espace Public » au début
    du XVIIème siècle par Hélène Merlin
    lieu : Salle Cavaillès

    - Samedi 25 février 2017
    9h30-13h
    Séminaire DESCARTES
    Mathésis Une composante de la République des Savoirs


    Le Séminaire Descartes, fondé en 2008 par André Charrak, Frédéric de Buzon, Denis Kambouchner et Martine Pécharman, a lieu une fois par mois. Chaque séance consiste à présenter et à discuter un ou plusieurs ouvrages récemment publiés en histoire de la philosophie moderne. L’histoire de la philosophie y est entendue de manière large, aussi bien d’un point de vue historique que d’un point de vue disciplinaire, comme le montrent les programmes des années précédentes (http://mathesis.hypotheses.org/semi...). Pour la première fois en 2015-2016, le Séminaire Descartes est validable sur l’ensemble de l’année, l’objectif étant de permettre aux auditeurs d’acquérir une connaissance approfondie des questions qui sont aujourd’hui débattues en histoire de la philosophie moderne.

    AUTOUR DU CAMBRIDGE DESCARTES LEXICON ÉDITÉ PAR LAWRENCE NOLAN (CAMBRIDGE U. P., 2016).
    Interventions de Lilli ALANEN (Uppsala),
    Jean-Christophe BARDOUT (Rennes 1),
    Martine PECHARMAN (CNRS-CRAL).
    Réponses de Lawrence NOLAN (California State University).
    Modérateur : Denis KAMBOUCHNER.

    lieu : Salle de conférence (29 rue d’Ulm)

    Lundi 27 février 2017

    - Lundi 27 février 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - Séance sur David Harvey

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    - Lundi 27 février 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017
    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Agnès Gayraud (Centre V. Basch- Paris Sorbonne)
    La catégorie esthétique de musique populaire

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 27 février 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 27 février 2017
    Le mystère de la musique

    Conférence illustrée musicalement, dans l’éclairage des récentes avancées des neurosciences et le témoignage de grandes figures de la musique de notre temps

    Par Michel Vaudey, conseiller en pédagogie fondamentale à l’Ariam et ancien directeur pédagogique du conservatoire d’Evry, avec la participation d’Emmanuelle Huart

    « La question du sens de la musique, de sa présence, de ses effets sur notre corps et sur nos pulsions [...] me semblent les plus grands défis pour la pensée actuellement. Je crois que nous sommes encore très loin de comprendre quoi que ce soit à l’expérience de la musique, à sa présence, à ses façons d’agir » George Steiner

    Salle des Actes, 45 rue d’Ulm 75005

    Mardi 28 février 2017


    - Mardi 28 février 2017
    18h-20h
    Lectures lévinassiennes : Ethique et esthétique
    « Les philosophies de l’histoire et les philosophies du monde »
    Séminaire doctoral 2016-2017 Organisé par L’école doctorale V, « Concepts et langage », de l’Université Paris-Sorbonne et le Collège des études juives et de philosophie contemporaine de l’Université Paris IV Sorbonne-Centre Emmanuel Levinas
    Responsable : Danielle Cohen-Levinas

    La philosophie d’Emmanuel Levinas aborde la question de l’éthique de manière radicalement différente à la tradition philosophique. Loin de considérer que l’éthique doit se rattacher comme chez Kant à un principe rationnel et à une valeur morale, Levinas part de l’idée que l’éthique surgit dans le rapport à autrui, et non pas en référence à l’universalité de la loi. Là résiderait précisément le rapport à l’autre homme comme être unique et incomparable, comme absolument autre. Là résiderait la véritable signifiance du sensé, le fait que l’autre homme est comme dépouillé de tout rôle social et qu’il s’expose à notre responsabilité dans sa nudité, sa vulnérabilité, sa mortalité.

    Nous étudierons cette année le rapport que Levinas entretient avec les philosophies de l’histoire et nous interrogerons la place qu’occupe la question du « monde ». Si, comme le dit Levinas, nous ne sommes jamais seuls au monde, moi et l’autre, si le tiers est aussi mon prochain, si le sujet se pose d’emblée pour l’autre, comme la seule qui soit à même de répondre et de porter la responsabilité, qu’en est-il alors de la structure éthique de la subjectivité face aux grandeurs et misères de l’Histoire ?

    Avec la participation de : Philippe Capelle-Dumont (8 novembre), Dan Arbib (31 janvier), Jérome de Gramont (24 janvier), Perrine Simon-Nahum (6 décembre), Dominique Pradelle (3 janvier), Alexander Schnell (14 mars), Jean-Claude Monod (7 mars), Karel Novotny (28 mars), Serge Margel (28 février), Michael Loriaux (22 novembre, à confirmer), Giuseppe Pintus (10 janvier), Carmelo Meazza (17 janvier)


    - Serge Margel (Fonds national suisse de la recherche scientifique ; Université de Neuchâtel) – « Historia est fabula. Levinas et la question du monde »
    lieu : Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, salle Langevin

    MARS 2017
    Mercredi 1 mars 2017

    17h30-19h
    « Lakanal et les mondes possibles »
    2015|2017 – Les sciences humaines : homme, langage, société
    Cycle de conférences de philosophie organisé par Dominique Weber (Khâgne classique)
    « Sur l’histoire », par Patrick Bouchero (Collège de France)
    lieu : au Parloir du Lycée Lakanal de Sceaux 3, Avenue Franklin Roosevelt |92330 Sceaux RER B : Bourg-la-Reine
    Conférences ouvertes à toutes et tous

    - Mercredi 1 mars 2017
    de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

    Séminaire du CEPA :Le primitif - Les arts et la mythologie de l’originaire
    XIXe-XXe siècles

    En 1907, Victor Segalen imagine, dans la nouvelle intitulée « Dans un
    monde sonore », une chambre acoustique où chaque son serait repris par
    résonance et amplifié en un concert merveilleux. Il développe à cette
    occasion une poétique de l’orphisme. Le primitivisme de Segalen n’est
    pas un retour à la perception archéenne, dans laquelle la vue et le
    toucher seraient les sens cardinaux, mais un retour au monde sonore
    élémentaire, vibratoire, que les résonateurs de Helmholtz donnent à
    entendre au narrateur. Ces pages nous dirigent vers Debussy, avec qui
    il conçoit le livret d’un opéra sur le thème d’Orphée, mais aussi vers
    Varèse, dont il préfigure les déclarations sur le matériau sonore et
    l’expérimentation scientifique. Le monde sonore de Segalen nous permet
    ainsi de penser une certaine conception du primitivisme musical, dont
    nous tenterons de penser les enjeux et les échos philosophiques - chez
    Mikel Dufrenne, notamment, et son esthétique du sauvage.

    Organisation scientifique : Pauline Nadrigny,
    Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Frédéric
    Fruteau de Laclos, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch...

    Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet
    75006 Paris
    Salle 101
    (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 - Vavin)

    - Mercredi 1 mars 2017
    "Puissance et acte chez Averroès : le Grand commentaire à Métaphysique Θ"
    organisé par le groupe de philosophie arabe du Centre Jean Pépin (UMR 8230) et le Centre CHSPAM du laboratoire SPHERE (UMR 7219)
    lieu : l’École normale supérieure, salle Aimé Césaire (ECLA), 45 Rue d’Ulm, Paris

    Jeudi 2 mars 2017


    - Jeudi 2 mars 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - L’université de Genève, 1895-1920 : lieu de questionnement et d’enseignement des « nouvelles hypothèses psychoanalytiques » – Thibaud TROCHU, Postdoc LabEx HASTEC, Centre Alexandre Koyré

    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 2 mars 2017
    12h-15h
    Séminaire de recherche « Déprovincialiser l’histoire, réorienter la philosophie », février-avril 2017, Paris 8

    Séminaire de recherche (2ème année) sous la direction de Paul Guillibert (Université Paris Ouest, Sophiapol) et Matthieu Renault (Université Paris 8, LLCP).

    Contacts :
    paulguillibert@gmail.com matthieu.renault@gmail.com

    - Daniel Hartley – La personne, la philosophie de l’histoire et la littérature-mondiale ; Guillaume Sibertin-Blanc – De la topique à la géophilosophie : les géographies de Marx selon Jacques Rancière

    Les séances auront lieu à l’Université Paris 8, 2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro : ligne 13, station Saint-Denis Université), Modulaire J104 (derrière bât A). L’entrée est libre, sans préinscription.

    Vendredi 3 mars 2017


    - Vendredi 3 mars 2017
    17h-19h
    Séminaire : Art, technique, production
    PHIL- RE- ARTECPROD-AA
    sous la direction de Pierre CAYE (ED 540-Centre Jean Pépin UMR 8230)


    Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif.


    lieu : salle Weil ENS Ulm

    - Vendredi 3 mars 2017
    15h30 à 18h
    Séminaire Kant 2016-2017


    Consacré à l’actualité des études kantiennes, ce séminaire de recherche est co-animé par François CALORI (Université de Rennes 1), Antoine GRANDJEAN (Université de Nantes) et Dominique PRADELLE (Université Paris-Sorbonne). Il est ouvert à tous.


    - à confirmer
    lieu : École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle des Résistants

    - Vendredi 3 mars 2017
    17h30-19h30
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - John Milbank (University of Nottingham, Royaume-Uni), « Questioning the Earthly God : Sovereignty, Democracy and Mixed Government »
    Répondants :Masoud Sinaeian (Université Paris I), Mohamed Amer-Meziane (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    Salle Cavaillès : UFR de Philosophie, 17 rue de la Sorbonne (escalier C, 1er étage, droite).

    - mercredi 3 mars 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Alexis Cukier (CIPH, Sophiapol, Université Paris Ouest) :
    « Le néolibéralisme contre le travail démocratique »

    (Maltais Rouge, 40 rue de Malte, 75011. Pas d’inscription)

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)

    Samedi 4 mars 2017


    - Samedi 4 mars 2017
    9h-18h
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier
    Journée d’étude « Philosophie du langage ordinaire, actes de langage
    et droit »

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?


    avec : Bruno AMBROISE (CNRS, CURAPP Univ. Picardie), Gregory BLIGH
    (Paris II Panthéon Assas), Philippe BÜTTGEN (Paris 1
    Panthéon-Sorbonne), Antoine CAMBY (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Ronan
    DE CALAN (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Sandra LAUGIER (Paris 1
    Panthéon-Sorbonne), Nicolas NAYFELD (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    lieu : Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande

    - Samedi 4 mars 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

    - Bernard FRIOT
    Sociologue et économiste, professeur émérite, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
    Sécurité sociale, valeur, révolution

    Les institutions de 1946 sont révolutionnaires parce qu’elles inaugurent à grande échelle un autre mode de production. Comment nous appuyer sur elles et retrouver la dynamique qui les a portées ?
    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    - Samedi 4 mars 2017
    La 26ème Journée du Livre Politique, aura lieu le samedi 4 mars 2017 de 9h30 à 17h30, à l’Assemblée nationale. Nous serions heureux de vous y accueillir, vous et vos étudiants, autour du thème « S’engager : La Démocratie à l’épreuve des passions ».
    Cette journée permet de réunir des hommes et femmes politiques, des journalistes, des universitaires, et des intellectuels, qui débattront sur les thématiques suivantes :
      
     -Les démocraties à l’épreuve de la violence
     -Emotions et décisions politique
     -L’engagement politique : indifférence ou nouvelles formes
     -Démagogie, populisme, nationalisme : comment s’en défendre ?

     De plus, vos étudiants pourront visiter notre librairie éphémère, qui est un espace d’échange, de dédicace et de rencontre avec les auteurs des ouvrages politiques du moment. Ils auront la possibilité de participer au concours de commentaire Génération + de Politique. 
     Pour participer à cette journée, il est impératif de s’inscrire : Merci de bien vouloir indiquer aux personnes intéressées qu’elles doivent nous transmettre leur nom, prénom, date et lieu de naissance. 
    Elles peuvent également s’inscrire via le lien suivant : 
    https://goo.gl/forms/w7xuDV213k54h1c93

     
     Si les étudiants souhaitent de plus amples informations concernant la 26ème Journée du Livre Politique, qu’ils n’hésitent pas à me contacter.
    Cordialement et respectueusement,
    Alexandre Segretain
    Lire la Société
    livrepolitique5@assemblee-nationale.fr
    01 40 63 77 84
     
    Vous pouvez consulter le site de l’Assemblée nationale à 
    l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr

    Lundi 6 mars 2017


    - Lundi 6 mars 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 6 mars 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Métaphysique
    Alexandre Guay (Univ. catholique de Louvain)
    Les métaphysiques des lois de la nature

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 6 mars 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.


    - [lecture du Capital] Section IV, chap. 11 « Coopération »

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 7 mars 2017


    - Mardi 7 mars 2017
    18h30-20h30
    PHILOSOPHIES ALLEMANDES Séminaire organisé par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne SEMESTRE 2
    Ilya Dementev (Université Fédérale de la Baltique Emmanuel Kant, Kaliningrad)
    « La vie intellectuelle à Königsberg à l’époque de Kant. »
    lieu : Salle CavaillèsParis 1 Panthéon-SorbonneLa Sorbonne - 17 rue de la Sorbonne UFR de Philosophie, esc. C - 1er étage

    - Mardi 7 mars 2017
    18h-20h
    Lectures lévinassiennes : Ethique et esthétique
    « Les philosophies de l’histoire et les philosophies du monde »
    Séminaire doctoral 2016-2017 Organisé par L’école doctorale V, « Concepts et langage », de l’Université Paris-Sorbonne et le Collège des études juives et de philosophie contemporaine de l’Université Paris IV Sorbonne-Centre Emmanuel Levinas
    Responsable : Danielle Cohen-Levinas

    La philosophie d’Emmanuel Levinas aborde la question de l’éthique de manière radicalement différente à la tradition philosophique. Loin de considérer que l’éthique doit se rattacher comme chez Kant à un principe rationnel et à une valeur morale, Levinas part de l’idée que l’éthique surgit dans le rapport à autrui, et non pas en référence à l’universalité de la loi. Là résiderait précisément le rapport à l’autre homme comme être unique et incomparable, comme absolument autre. Là résiderait la véritable signifiance du sensé, le fait que l’autre homme est comme dépouillé de tout rôle social et qu’il s’expose à notre responsabilité dans sa nudité, sa vulnérabilité, sa mortalité.

    Nous étudierons cette année le rapport que Levinas entretient avec les philosophies de l’histoire et nous interrogerons la place qu’occupe la question du « monde ». Si, comme le dit Levinas, nous ne sommes jamais seuls au monde, moi et l’autre, si le tiers est aussi mon prochain, si le sujet se pose d’emblée pour l’autre, comme la seule qui soit à même de répondre et de porter la responsabilité, qu’en est-il alors de la structure éthique de la subjectivité face aux grandeurs et misères de l’Histoire ?

    Avec la participation de : Philippe Capelle-Dumont (8 novembre), Dan Arbib (31 janvier), Jérome de Gramont (24 janvier), Perrine Simon-Nahum (6 décembre), Dominique Pradelle (3 janvier), Alexander Schnell (14 mars), Jean-Claude Monod (7 mars), Karel Novotny (28 mars), Serge Margel (28 février), Michael Loriaux (22 novembre, à confirmer), Giuseppe Pintus (10 janvier), Carmelo Meazza (17 janvier)


    - Jean-Claude Monod (Archives Husserl CNRS/ENS de Paris) – « Histoire et anthropologie »
    lieu : Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, salle Langevin

    Mercredi 8 mars 2017


    - Mercredi 8 mars 2017
    Séminaire Santé médecine décision
    Animé par Daniel Andler, François Athané et Gérard Lamber
    Laboratoire Sciences, normes, décision
    CNRS & université Paris-Sorbonne 28 rue Serpente 75006 Paris
    http://snd-sorbonne.fr/
    Programme pour l’année 2016-17

    Enjeux épistémologiques de la médecine personnalisée.
    Elodie Giroux, maître de Conférences en philosophie des sciences, université Jean-Moulin Lyon 3.

    lieu : Maison de la recherche de Paris-Sorbonne, en salle D040
    28 rue Serpente, 75006 Paris (métro Odéon ou Saint-Michel)

    - Mercredi 8 mars 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « Le traquenard du cas en psychanalyse » – Guy Le Gaufey
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Jeudi 9 mars 2017


    - 16h-18h
    Séminaire Le corps capacitaire
    IIe séminaire d’émersiologie : corps vivant / corps vécu Sous la direction de Bernard Andrieu

    Argumentaire

    Au cours de la 1er année du séminaire d’Emersiologie, nous avons pu démontrer combien sentir son corps vivant supposait une activation inconsciente par une immersion expérientielle et un éveil de sensations inédites. A l’occasion de la publication de notre ouvrage Le corps capacitaire (Presses Univ de l’Ouest, 2016-2017), nous l’étudierons cette année.

    Performer le vivant de son corps, la maladie ou le handicap l’engage sans notre volonté en éveillant des nouvelles potentialités qui demeuraient jusque là seulement possibles. Si le handicap peut « m’incapaciter complètement »(West, 1995, 15), elle est aussi le moyen de découvrir ce qui m’appartient « en propre, un vécu impossible à congédier ou à écarter d’un haussement d’épaule »(West, 1995, 18).

    Ainsi le corps du handi-capable possède des capacités inédites : le vivant affirme là sa vitalité par l’émersion de son intensité dans le vécu conscient : le vivant traverse la frontière du vécu pour le renouveler indéfiniment par l’effet de son écologisation. La vivacité corporelle est cette répartie, cette auto-organisation par émersion somatechnique du vivant dans la conscience du handicapant, et plus seulement du handicapé, pour revendiquer dans le récit un mode de subjectivation plus que de libération.


    Brain Interface Machine et Hybridation des paraplégiques
    Judith Nicogossian : Normes du corps hybride
    Lieu : 3eme étage, salle de l’EA3625 TEC - 1 rue de Lacretelle Paris, France (75015)

    - Jeudi 9 mars 2017
    16h00 à 18h00,
    "La vulnérabilité :au croisement des approches phénoménologiques, cliniques et éthiques"
    Archives Husserl de Paris (UMR 8547, CNRS-ENS)
    Marie Sklodowska Curie Actions "BETAPEV"
    Séminaire coordonné par Elodie Boublil (Archives Husserl, Marie Curie Actions), 2016-2017
    Elo.boublil@gmail.com
    - "L’imaginaire de la vulnérabilité sociale"
    (Délia Popa, Université Catholique de Louvain-la-Neuve)
    lieu : salle 235 C, Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Jeudi 9 mars 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Barbara Carnevali, « Contre la Theory ». Répondant Jean-Louis Fabiani.
    salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris

    Vendredi 10 mars 2017


    - Vendredi 10 mars 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par : Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Paul Carillion (Paris 1) – Relire Marx avec Hegel : les limites de la critique de la valeur (Postone, Jappe)
    - Discussion autour d’un fragment de Philosophie de l’esprit de Hegel
    ,
    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Vendredi 10 mars 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Alexandre Escudier (Sciences-Po), « Diagnostics de crise et modernité : entre sémantique historique et analyse systémique »
    Répondantes : Clotilde Nouët (Université Paris I), Claudia Cimmarusti (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    Samedi 11 mars 2017


    - Samedi 11 mars 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

    - Stephen CHO [et Saenal JEONG]
    Consultants sur les questions relatives à la région Asie-Pacifique
    Le Marxisme au XXIe siècle et la question du parti, en Asie et ailleurs

    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    - Samedi 11 mars 2017
    10h45-12h45
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
    Séminaire Hegel. Agenda 2016-2017
    Le séminaire est animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers).
    Il relève de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique allemande et philosophie pratique » de l’université de Poitiers (EA 2626).
    - Susanna LINDBERG (Université de Tempere, Finlande), « Nature comme chute, nature comme chance »

    lieu : salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

    Lundi 13 mars 2017

    - Lundi 13 mars 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Philosophie de l’art et esthétique
    Justine Balibar (Univ. de Rennes 1)
    Du paysage représenté au paysage réel

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 13 mars 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 13 mars 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    - Séries de problèmes et petites variations
    Séance organisée par Charlotte De Varent

    9:30 – 11:00 Alain Bernard (UPEC-ESPE & Centre Koyré) Variations choisies dans les problèmes des Arithmétiques de Diophante.
    11:30 – 13:00 Charlotte de Varent (Univ. Paris Diderot, SPHERE & LDAR) Variations numériques l’évaluation de surfaces - école des scribes de Nippur (période Paléo-Babylonienne).
    14:00 – 15:30 Katalin Gosztonyi (Université Eötvös Loránd, Budapest) Séries de problèmes de combinatoire dans les manuels scolaires et livres de professeur hongrois de T. Varga (1978).
    Répondant : P. Crozet (SPHERE), M.-J. Perrin et/ou C. Chambris (à confirmer)

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 13 mars 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - Sur Jacques Ellul (Vincent Berthelier)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    - Lundi 13 mars 2017
    19h30
    Semaine du Cerveau Du 13 au 17 mars 2017

    Dans le cadre de la Semaine du Cerveau, programme des conférences organisées par le département d’Etudes cognitives de l’ENS

    - Sharon Peperkamp (Directeur de recherche CNRS, Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, DEC, ENS) : L’acquisition du langage chez le bébé


    Les nourrissons et les jeunes enfants apprennent à comprendre et à parler leur langue maternelle avec une rapidité surprenante et sans effort apparent. Ainsi, vers l’âge de trois ou quatre ans le vocabulaire des enfants est encore restreint et leur prononciation doit encore s’améliorer, mais ils produisent des phrases bien formées et leur compétence en compréhension du langage est déjà comparable à celle des adultes. Cet apprentissage tient à une prédisposition humaine et se fait de façon informelle et sans instruction, par simple immersion dans un environnement linguistique donné. Depuis une trentaine d’années, des recherches en sciences cognitives ont documenté les différents étapes du développement linguistique à partir de la naissance et étudié les mécanismes qui permettent aux bébés et jeunes enfants d’apprendre leur langue maternelle. Nous verrons quelques-uns de ces résultats concernant l’apprentissage des sons, des mots, et de la structure des phrases.

    Amphi Jaurès, 29 rue d’Ulm 75005

    Mardi 14 mars 2017


    - Mardi 14 mars 2017
    17h-19h
    Histoire et philosophie de la physique (2016/2017)
    Séminaire d’histoire et philosophie de la physique 2016 - 2017, Laboratoire SPHERE –UMR 7219
    Responsables : Nadine de Courtenay, Olivier Darrigol, Sara Franceschelli, Jan Lacki
    Contacts Olivier Darrigol
    courriel : darrigol [at] paris7 [dot] jussieu [dot] fr
    - Page du séminaire Histoire et philosophie de la physique, site du laboratoire SPHERE –UMR 7219
    Site du laboratoire SPHERE, UMR 7219

    Ce séminaire est conçu comme un lieu d’échange entre historiens de la physique, philosophes de la physique, physiciens et étudiants dans les disciplines concernées. Bien que le programme de cette année n’ait pas de thème précis, il reflète l’intérêt des organisateurs pour les questions qui nous poussent à traverser les frontières interdisciplinaires : entre physique et philosophie, entre histoire et philosophie, entre construction théorique et expérience, entre physique et autres sciences.


    Tilman Sauer (Université Johannes Gutenberg, Mayence)

    lieu : en salle Malevitch, 483A, dans les locaux de SPHERE (UMR7219), bâtiment Condorcet, Université Paris Diderot, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Mardi 14 mars 2017
    18h-20h
    Lectures lévinassiennes : Ethique et esthétique
    « Les philosophies de l’histoire et les philosophies du monde »
    Séminaire doctoral 2016-2017 Organisé par L’école doctorale V, « Concepts et langage », de l’Université Paris-Sorbonne et le Collège des études juives et de philosophie contemporaine de l’Université Paris IV Sorbonne-Centre Emmanuel Levinas
    Responsable : Danielle Cohen-Levinas

    La philosophie d’Emmanuel Levinas aborde la question de l’éthique de manière radicalement différente à la tradition philosophique. Loin de considérer que l’éthique doit se rattacher comme chez Kant à un principe rationnel et à une valeur morale, Levinas part de l’idée que l’éthique surgit dans le rapport à autrui, et non pas en référence à l’universalité de la loi. Là résiderait précisément le rapport à l’autre homme comme être unique et incomparable, comme absolument autre. Là résiderait la véritable signifiance du sensé, le fait que l’autre homme est comme dépouillé de tout rôle social et qu’il s’expose à notre responsabilité dans sa nudité, sa vulnérabilité, sa mortalité.

    Nous étudierons cette année le rapport que Levinas entretient avec les philosophies de l’histoire et nous interrogerons la place qu’occupe la question du « monde ». Si, comme le dit Levinas, nous ne sommes jamais seuls au monde, moi et l’autre, si le tiers est aussi mon prochain, si le sujet se pose d’emblée pour l’autre, comme la seule qui soit à même de répondre et de porter la responsabilité, qu’en est-il alors de la structure éthique de la subjectivité face aux grandeurs et misères de l’Histoire ?

    Avec la participation de : Philippe Capelle-Dumont (8 novembre), Dan Arbib (31 janvier), Jérome de Gramont (24 janvier), Perrine Simon-Nahum (6 décembre), Dominique Pradelle (3 janvier), Alexander Schnell (14 mars), Jean-Claude Monod (7 mars), Karel Novotny (28 mars), Serge Margel (28 février), Michael Loriaux (22 novembre, à confirmer), Giuseppe Pintus (10 janvier), Carmelo Meazza (17 janvier)


    - Alexander Schnell (Université de Wuppertal) – « La ’nouvelle ontologie’ de la phénoménologie selon Emmanuel Levinas »
    lieu : Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, salle Langevin

    - Mardi 14 mars 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Christine Baron (PU, université de Poitiers) Patrik Mardellat (PU, IEP Lille), Christophe Reffait (MCF, Université Picardie Jules Verne) Réflexions en vue du colloque sur les valeurs

    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 17, rue de la Sorbonne Paris, France (75005)

    - Mardi 14 mars 2017
    SÉMINAIRE OBJETS/PROJETS - ACTUALITÉS DE LA RECHERCHE
    IREPH Nanterre
    17h30-19h30
    Pascal ENGEL, Directeur d’études à l’EHESS. Présentation d’un article en cours sur "l’épistémologie sociale de Foucault".

    Lieu : Bâtiment L salle L311 Université Paris Ouest – Nanterre La Défense
    200, avenue de la République, Nanterre RER A / SNCF : station Nanterre-Université

    - Mardi 14 mars 2017
    19h30
    Semaine du Cerveau Du 13 au 17 mars 2017

    Dans le cadre de la Semaine du Cerveau, programme des conférences organisées par le département d’Etudes cognitives de l’ENS

    - Valentin Wyart (Chercheur INSERM, Laboratoire de Neurosciences Cognitives, DEC, ENS) : Comprendre l’origine de la variabilité des décisions humaines en situation d’incertitude


    Prendre une décision nécessite bien souvent de combiner plusieurs sources d’information ambiguës voire même conflictuelles. Dans ces conditions d’incertitude, les décisions humaines présentent une variabilité sous-optimale, et donc source d’erreurs, dont l’origine reste aujourd’hui mal comprise. Les théoriques psychologiques existantes attribuent le plus souvent cette variabilité aux périphéries du processus de décision : soit à une perception imparfaite des sources d’information, soit à un compromis entre exploration et exploitation lors du choix. Je montrerai comment des travaux de recherche récents, dont les miens, remettent en question l’idée d’une origine périphérique des erreurs de décision à la lumière de la neurobiologie de la prise de décision. Les résultats obtenus révèlent des contraintes biologiques sous-estimées qui conditionnent chacune de nos décisions


    .
    Amphi Jaurès, 29 rue d’Ulm 75005

    mercredi 15 mars 2017


    - Mercredi 15 mars 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « La naissance de la psychanalyse à l’âge d’or du libéralisme et l’anthropologie de l’individu moderne. Remarques sur la Zwangsneurose » – P.-H. Castel
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Mercredi 15 mars 2017
    19h30
    Semaine du Cerveau Du 13 au 17 mars 2017

    Dans le cadre de la Semaine du Cerveau, programme des conférences organisées par le département d’Etudes cognitives de l’ENS

    - David Holcman (Directeur de recherche CNRS, Institut de Biologie de l’ENS)
    Modélisation mathématique du Cerveau à différentes échelle

    Le but de cet exposé est de présenter les avancées dans la compréhension du cerveau basées sur les méthodes de modélisation mathématiques de la molécule aux réseaux de neurones : point sur les récents succès et échecs.

    .
    Amphi Jaurès, 29 rue d’Ulm 75005

    - Mercredi 15 mars 2017
    18h-19h30
    "Les bases neurales de la tolérance" : dans le cadre de la 19ème édition de la Semaine du Cerveau, l’IEA de Paris accueillera Alain Berthoz, Professeur Honoraire au Collège de France, pour une conférence axée sur l’apport des neurosciences quant à la compréhension de l’élaboration de cette faculté au cours de l’enfance et de l’adolescence.
    S’inscrire impérativement sur le site de l’IEA
    Émail du responsable :
    information@paris-iea.fr

    Institut d’études avancées de Paris Hôtel de Lauzun 17 quai d’Anjou 75004 Paris

    Jeudi 16 mars 2017


    - Jeudi 16 mars 2017
    SÉMINAIRE PHILOSOPHIES DU SENS
    17h-19h
    IREPH Université Nanterre
    Contacts :
    Charlotte Morel
    Christian Berner


    Le séminaire se proposera de réfléchir sur l’émergence de la notion de sens comme catégorie directrice de la philosophie, et non plus seulement comme objet de l’herméneutique, à partir de Kant et jusqu’à l’émergence de la pensée contemporaine. Les corpus étudiés privilégieront la philosophie allemande sans exclure d’autres apports.
    Il s’agit donc de s’intéresser à la notion de sens et de signification (Sinn, Bedeutung) hors de leurs usages directement sémiotiques – soit la perspective que « quelque chose ait un sens ». Dans une telle expression, il ne semble pas en effet que nous faisions pour autant de ces « choses » des signes. La structure d’un « sens » dont seraient porteuses soit les choses, soit surtout la façon dont nous les vivons et en faisons des pièces de notre expérience (ce qui rend en fait cette acception du terme très commune), pourrait être décrite plutôt comme le renvoi d’une réalité donnée à l’horizon d’une réalité (ou d’une idéalité) cette fois simplement postulée, que l’on peut certes nommer, mais pas directement connaître. C’est pourquoi on peut penser que c’est notamment avec Kant que s’ouvre la possibilité philosophique de penser cette structure : c’est en effet aussi celle qui lie l’expérience aux « idées de la raison », notamment les idées de la raison pratique. Si en effet, un objet tel que « Dieu », les diverses instances divines, a de tout temps été capable d’aimanter la réalité humaine en la projetant vers un autre ordre que celui qui paraît émaner du donné, Kant pose le geste de rupture par lequel la philosophie ne posera plus Dieu comme être (dont l’attribut est alors la perfection ; objet de la connaissance métaphysique), mais comme idée orientant l’agir pratique, à partir de ce qu’on ne peut pourtant que « penser » (donc cette fois comme simple limite de la connaissance métaphysique).
    Autrement dit, nous sommes désormais renvoyés à ce qui rend pour nous possible l’exercice de la liberté non pas comme à une réalité dont l’effectivité serait certaine en tant qu’antérieure à la nôtre – mais comme à l’objet d’une fin/« telos ». Ce qui fait que quelque chose « fait sens » dans l’existence aurait donc le mode d’effectivité de la cause finale : ce pourquoi on est aussi en droit de penser qu’il agit sur nous, selon la formule aristotélicienne cette fois, « ὣς ἐρώμενος », comme objet d’un/du désir.


    - Lotze par Charlotte Morel, Chercheur CNRS, membre de l’UMR 8547 - Pays germaniques
    lieu : ’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Bâtiment L, salle L311

    - Jeudi 16 mars 2017
    18h-20h
    Séminaire Spinoza 2016-2017 : "Sur la Préface des Opera Posthuma"

    Présentation du Séminaire
    La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes.
    L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les champs du savoir, de la connaissance et de la création


    .
    .Membres du Comité du Pilotage, Responsables du Séminaire :
    Pr. Charles RAMOND, E : ramond.charles(at)univ-paris8(dot)fr
    M. Jack STETTER, E : jckstetter(at)gmail(dot)com
    Avec le soutien de la Commission de la Recherche de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP

    Henri Laux - "Spinoza peut-il intéresser la théologie d’aujour’hui ?"
    Lieu : salle C008 (RDC bât. C).
    Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
    2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis, France
    Métro ligne 13, "Saint-Denis Université"

    - Jeudi 16 mars 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Psychiatry, Psychoanalysis and the Rhetorical Tradition – Yvonne WÜBBEN, Prof., Ruhr-Universität Bochum

    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 16 mars 2017
    18h00-20h
    Markus Gabriel, Professeur à l’université de Bonn, est probablement
    le représentant le plus connu au niveau international de la nouvelle
    philosophie allemande. Il défend une forme de « nouveau réalisme » à
    la croisée des différentes traditions de la philosophie contemporaine.

    Boursier de la Fondation Humboldt et Professeur invité à Paris 1,
    il sera parmi nous en février-mars-avril.

    Durant son séjour, il interviendra :

    dans le séminaire sur « le pouvoir des liens faibles » d’Alexandre
    Gefen et Sandra Laugier, : « L’ontologie sociale de Seinfeld »
    Bibliothèque Ascoli (Sorbonne, esc. C, 2e ét.)

    Vendredi 17 mars 2017


    - Vendredi 17 mars 2017
    9h30-12h30
    Séminaire Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Ethique et traduction
    -  Alexander Nebrig, Berlin/Paris : Die Moralität des Moraltransfers. Die Übertragungen von Spinozas Ethik durch Berthold Auerbach und Émile Saisset um 1840


    Dem Aufstieg der deutschen idealistischen Philosophie nach 1800 entspricht eine Krise der Theologie, von welcher Baruch de Spinoza profitierte. Die Ideen des niederländischen Philosophen, der bis Ende des achtzehnten Jahrhunderts als Atheist gebrandmarkt worden war, wurden vom Hauptumschlagplatz des Idealismus auch nach Frankreich exportiert. Allerdings erfolgte dieser gefilterte Transfer nicht ohne Rechtfertigung : nunmehr weniger aus theologischer, sondern mehr aus moralischer Perspektive. Das Projekt der ersten französischen Übersetzung von Émile Saisset (1842) zeigt dies exemplarisch. Von der Faszination Berthold Auerbachs, dessen Übersetzung 1841 erschien, ist bei dem Schüler Victor Cousins nichts zu spüren. Ein typologischer Vergleich der beiden Ethica-Übersetzungen möchte die jeweiligen Rahmenbedingungen des Moraltransfers sowohl auf institutioneller als auch auf diskursiverEbene vorstellen.

    - Ralph Winter, Sarrebruck : Der Gesandte - Maurice Betz als Übersetzer von Rilkes „Malte Laurids Brigge“

    Angeregt durch André Gides Übersetzung einer Passage aus Rilkes „Malte Laurids Brigge“, die bereits 1911 in der N.R.F. erschienen war, unternimmt der elsässische Autor und Übersetzer Maurice Betz 1923 eine eigene Teilübersetzung des „Malte“. Nicht zuletzt auf Rilkes Wunsch hin beginnt er dann mit der vollständigen Übertragung, für die er am Schluss eng mit Rilke zusammenarbeitet und die im Juli 1926 bei Émile Paul Frères erscheint. Ein punktueller Vergleich der drei genannten „Malte“-Übersetzungen ermöglicht einen spannenden Einblick in einen Transfer, dessen Besonderheit die zuletzt aktive Mitarbeit des Original-Verfassers ist und dessen Objekt durch seine Modernität besondere Herausforderungen mit sich brachte – und dies nicht nur in formaler, sondern auch thematischer und ethischer Hinsicht, insofern mittels der Malte-Figur auch

    lieu : Salle Pasteur (salle de philosophie), 1er étage du Pavillon Pasteur, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Mercredi 15 mars 2017
    19h30
    Semaine du Cerveau Du 13 au 17 mars 2017

    Dans le cadre de la Semaine du Cerveau, programme des conférences organisées par le département d’Etudes cognitives de l’ENS

    - Tiziana Zalla (Chercheur CNRS, Institut Jean Nicod, DEC, ENS) : L’autisme vu par les sciences cognitives

    Amphi Jaurès, 29 rue d’Ulm 75005

    Samedi 18 mars 2017


    - Samedi 18 mars 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

    - Franck FISCHBACH
    Professeur à la Faculté de philosophie de l’Université de Strasbourg
    Comment parler encore de socialisme ?

    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    - Samedi 18 mars 2017
    de 10h30 à 12h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Foucault 2016-2017
    AUTOUR DE L’ARCHÉOLOGIE DU SAVOIR

    Animé par Jean-François Braunstein et Daniele Lorenzini
    Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire pour pénétrer en Sorbonne. Merci d’envoyer un mail, avant le vendredi 14 octobre, à l’adresse suivante : seminairefoucault@gmail.com. Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée du bâtiment de la Sorbonne.

    - Matteo VAGELLI (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    « L’archéologie aux États-Unis. Remarques pour une relecture du
    "Foucault américain" »
    lieu : Université Paris 1, UFR de Philosophie, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, salle Lalande

    - Samedi 18 mars 2017
    de 10h00 à 13h00
    Centre Léon Robin
    Séminaire "Présocratiques" organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée
    Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

    Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

    - Michele Corradi (Aix-Marseille), « Le Peri theôn de Protagoras et sa tradition »
    lieu : Bibliothèque Léon Robin Université Paris Sorbonne, 1, rue Victor Cousin, escalier E, 2ème étage, salle F371

    - Samedi 18 mars 2017
    9h30-13h
    Séminaire DESCARTES
    Mathésis Une composante de la République des Savoirs


    Le Séminaire Descartes, fondé en 2008 par André Charrak, Frédéric de Buzon, Denis Kambouchner et Martine Pécharman, a lieu une fois par mois. Chaque séance consiste à présenter et à discuter un ou plusieurs ouvrages récemment publiés en histoire de la philosophie moderne. L’histoire de la philosophie y est entendue de manière large, aussi bien d’un point de vue historique que d’un point de vue disciplinaire, comme le montrent les programmes des années précédentes (http://mathesis.hypotheses.org/semi...). Pour la première fois en 2015-2016, le Séminaire Descartes est validable sur l’ensemble de l’année, l’objectif étant de permettre aux auditeurs d’acquérir une connaissance approfondie des questions qui sont aujourd’hui débattues en histoire de la philosophie moderne.

    AUTOUR DE L’OUVRAGE DE TAD M. SCHMALTZ : EARLY MODERN CARTESIANISMS. DUTCH AND FRENCH CONSTRUCTIONS, OXFORD U. P., 2016.
    Présentation par Lucian PETRESCU (Gand).
    Interventions de Delphine ANTOINE-MAHUT (ENS Lyon),
    Antonella DEL PRETE (Univ. della Tuscia),
    Sophie ROUX (ENS).
    Réponse de Tad SCHMALTZ (U. of Michigan)
    Modérateur : Jean-Pascal ANFRAY.

    lieu : Salle de conférence (29 rue d’Ulm)

    - Samedi 18 mars 2017
    14h-17h
    Technique, imaginaire et société
    Technology, the imagination and society


    Ce séminaire de recherche piloté par Anne-Françoise Garçon, professeure émérite en Histoire des techniques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’adresse aux chercheurs intéressés par les études sur la technique et la technologie en Sciences Humaines et Sociales et désireux d’appréhender les méthodes et outils de pensée spécifiques à l’histoire des Techniques. Il se tient en présentiel et par webconférence.

    Nous étudierons les relations entre la technique et les imaginaires et l’impact de cette relation sur la conception des techniques par les diverses sociétés. L’accent sera mis sur une approche conceptuelle des régimes de la pensée opératoire : pratique, technique et technologie, en posant la question de leur historicité. Pour ce faire, nous déborderons des périodes historiques canoniques de manière à appréhender les moments de cristallisation du fait technique. Nous interrogerons le poids de l’imaginaire dans la construction du fait technique ; nous analyserons la manière dont chacun de ces régimes se construit en conjuguant l’aptitude à symboliser et la capacité à élaborer des normes d’efficacité. Enfin nous tenterons d’appréhender ce que représente l’efficacité technique dans les diverses contextes sociaux.

    Bibliographie indicative

    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie , L’Homme et l’outil. L’invention technique durant la Préhistoire, Paris, CNRS Éditions, coll. Biblis [1re éd. 2008]. 2015
    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie ( dir),L’esthétique du geste technique, Gradhiva. Revue d’anthropologie et d’histoire des arts, vol. 17., 2013
    BERTHOUD, Gérald , Vers une anthropologie générale. Modernité et altérité, Genève ; Paris, Librairie Droz, 1992
    FLICHY, Patrice, L’innovation technique , collection Sciences et sociétés, Paris, La Découverte, 2003
    GARÇON Anne-Françoise, L’Imaginaire et la pensée technique. Approches historiques, XVIe-XVIIIe siècle, éditions Classiques Garnier, Paris, 2012
    GARÇON Anne-Françoise "Techniques : une histoire entre acteurs, idées et territoires" in J.-F. Belhoste et al., Autour de l’industrie : Histoire et patrimoine.
    GARÇON Anne-Françoise « Des modes d’existence du geste technique » in e-Phaïstos – vol.III n°1 – juin 2014 pp. 84-92
    GRAS, Alain, POIROT-DELPECH, Sophie, l’Imaginaires des techniques de pointe, Paris, L’Harmattan 1990
    GRAS Alain, Les imaginaires de l’innovation techniques, Paris, édition Manucius, 2014,
    GUCHET, Xavier ,Pour un humanisme technologique. Culture, technique et société dans la philosophie de Gilbert Simondon, collection Pratiques théoriques, Paris, P.U.F 2010
    MUSSO Pierre, L’imaginaire industriel, Paris, édition Manucius, 2015
    PICON Antoine, « Imaginaires de l’efficacité, pensée technique et rationalisation », Réseaux 5/2001 (no 109) , p. 18-50

    Esthétique du geste technique : le cas des bifaces préhistoriques

    Sophie A. de Beaune, Université Jean Moulin Lyon III et UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité (Université Paris 10 - Paris Ouest Nanterre La Défense)

    À partir du cas du biface, outil préhistorique en pierre taillée comportant un axe et deux plans de symétrie, nous nous interrogerons sur la question du lien entre esthétique et fonction : la symétrie des bifaces était-elle liée à leur fonction ou au contraire répondait-elle à une recherche esthétique ? La question revient à se demander quelle part le souci d’efficacité technique laissait aux préoccupations esthétiques. Nous posons l’hypothèse que l’image mentale de la forme que l’artisan cherchait à obtenir ainsi que l’enchaînement des gestes techniques – la chaîne opératoire – l’ont tout naturellement porté à la production de cette symétrie.

    lieu : Centre Malher-Sorbonne, 9 rue Malher, Paris 4° (Métro Saint-Paul).

    Lundi 20 mars 2017

    - Lundi 20 mars 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Métaphysique
    Isabelle Thomas-Fogiel (Univ. d’Ottawa)
    Visages de la vérité : universalité et hospitalité

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 20 mars 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 20 mars 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section IV, chap. 12 « Division du travail et manufacture » (Marion Leclair)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 21 mars 2017


    - Mardi 21 mars 2017
    17h-19h
    Histoire et philosophie de la physique (2016/2017)
    Séminaire d’histoire et philosophie de la physique 2016 - 2017, Laboratoire SPHERE –UMR 7219
    Responsables : Nadine de Courtenay, Olivier Darrigol, Sara Franceschelli, Jan Lacki
    Contacts Olivier Darrigol
    courriel : darrigol [at] paris7 [dot] jussieu [dot] fr
    - Page du séminaire Histoire et philosophie de la physique, site du laboratoire SPHERE –UMR 7219
    Site du laboratoire SPHERE, UMR 7219

    Ce séminaire est conçu comme un lieu d’échange entre historiens de la physique, philosophes de la physique, physiciens et étudiants dans les disciplines concernées. Bien que le programme de cette année n’ait pas de thème précis, il reflète l’intérêt des organisateurs pour les questions qui nous poussent à traverser les frontières interdisciplinaires : entre physique et philosophie, entre histoire et philosophie, entre construction théorique et expérience, entre physique et autres sciences.


    Daniel Jon Mitchell (Université d’Aix-la- Chapelle), "The etherealisation of common sense" ? J.D. Everett, James Thomson and nineteenth-century mathematics of measurement.

    lieu : en salle Malevitch, 483A, dans les locaux de SPHERE (UMR7219), bâtiment Condorcet, Université Paris Diderot, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    Mercredi 22 mars 2017


    - Mercredi 22 mars 2017
    19h30-21h
    Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (CHSPM)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    GROUPE DE RECHERCHE SUR LEIBNIZ
    Séminaire de recherche animé par Paul Rateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Anne-Lise Rey (Lille 1)
    - Ansgar Lyssy (université de Munich) : « Leibniz on Final Causes and the Realm of Grace »
    lieu : Les séances auront lieu en salle Lalande 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris escalier C, 1er étage

    - Mercredi 22 mars 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « Non pas une, mais deux analytiques du sexe » – Jean Allouch
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Jeudi 23 mars 2017


    - Jeudi 23 mars 2017
    14h30-18h30
    Centre Léon Robin
    Séminaire Ousia : essence ou substance ?
    Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

    L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
    - Clara Auvray-Assayas (Univ. de Rouen) : Les enjeux de la traduction latine de l’ousia (titre à préciser)
    - Renato de filippis (Univ. de Salerne) : Essence and substance in Boethius : a matter of terminology
    lieu : Sorbonne, Salle J636, esc G, IIIe étage

    - Jeudi 23 mars 2017
    16h00 à 18h00,
    "La vulnérabilité :au croisement des approches phénoménologiques, cliniques et éthiques"
    Archives Husserl de Paris (UMR 8547, CNRS-ENS)
    Marie Sklodowska Curie Actions "BETAPEV"
    Séminaire coordonné par Elodie Boublil (Archives Husserl, Marie Curie Actions), 2016-2017
    Elo.boublil@gmail.com
    Conclusion
    (Elodie Boublil, Archives Husserl de Paris)
    lieu : salle 235 C, Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Jeudi 23 mars 2017
    12h-15h
    Séminaire de recherche « Déprovincialiser l’histoire, réorienter la philosophie », février-avril 2017, Paris 8

    Séminaire de recherche (2ème année) sous la direction de Paul Guillibert (Université Paris Ouest, Sophiapol) et Matthieu Renault (Université Paris 8, LLCP).

    Contacts :
    paulguillibert@gmail.com matthieu.renault@gmail.com

    - Antonia Birnbaum – Walter, Benjamin : Regarder le corps de l’histoire avec les yeux chargés du désir de la politique ; Frédéric Monferrand – Structure du Capital et histoire du capitalisme : au-delà de la dichotomie

    Les séances auront lieu à l’Université Paris 8, 2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro : ligne 13, station Saint-Denis Université), Modulaire J104 (derrière bât A). L’entrée est libre, sans préinscription.

    Vendredi 24 mars 2017


    - Vendredi 24 mars 2017
    - 10h-13h
    Projet LabEx-TransferS : Genèse et transferts de savoirs linguistiques
    Contacts : Irene.Fenoglio@ens.fr, Giuseppe.Dottavi@ens.fr
    L’axe « Génétique du texte et théories linguistiques » propose un séminaire qui a pour objectif d’actualiser la connaissance que nous avons des fonds d’archives et des manuscrits de linguistes et de développer un réseau de spécialistes intéressés à saisir, à travers l’observation et l’étude de documents, d’archives, de témoignages et de manuscrits, les processus d’écriture linguistique et la conceptualisation théorique.
    Ce séminaire mensuel est ouvert à tout chercheur ou doctorant intéressé. Il se tient certains vendredis matins à l’ENS. Le 24 mars 2017 (10h-13h)
    Giovanni MANETTI, (Professeur de Sémiotique à l’Université de Sienne) « La longue gestation de la notion d’énonciation chez Benveniste (1946-1970) et sa double configuration fondamentale »
    Lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, salle IHMC, esc C, 3ème ét.

    - Vendredi 24 mars 2017
    14h-17h30
    Le cycle de conférences Léon Robin pour l’année 2016-2017 aura pour thème
    Aristote, L’Éthique à Eudème

    - Charlotte Murgier (Université de Créteil) - Titre à préciser Répondant à préciser
    lieu : Maison de la recherche, salle D116

    - Vendredi 24mars 2017
    de 17h à 20h
    Atelier de traduction « Husserl - Les Manuscrits du groupe C » / 2016-2017
    Pays Germaniques
    Organisation : Dominique Pradelle et Claudia Serban
    Participants : Natalie Depraz, Julien Farges, Vincent Gérard, Maria Gyemant, Carlos Lobo, Dominique Pradelle, Claudia Serban

    Les Manuscrits du groupe C de Husserl, rédigés entre 1929 et 1934 et édités par Dieter Lohmar en 2006 sous le titre Späte Texte über Zeitkonstitution (Textes tardifs sur la constitution du temps), représentent la dernière étape de la pensée husserlienne de la temporalité, qui commence à s’élaborer dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps en 1905 à Göttingen et se poursuit, en 1917-1918, dans les fameux Manuscrits de Bernau (édités en 2001 et traduits en français en 2010). En même temps, par une variété et une richesse thématique qui peuvent parfois surprendre par leur éclectisme, les Manuscrits du groupe C offrent un aperçu particulièrement saisissant de la philosophie tardive de Husserl. Notre atelier, dont les travaux ont commencé en 2014-2015 et qui reprend cet automne, se propose de fournir une traduction collective intégrale de ce volume. Les séances donneront l’occasion à chaque participant de présenter sa traduction d’un texte précis et de la soumettre à la discussion. Elles sont ouvertes à tout chercheur s’intéressant à l’œuvre de Husserl comme à tout germaniste.


    Programme
    - Maria Gyemant, présentation des textes C 9 et C 10
    lieu : salle de réunion 1er étage pavillon Pasteur, ENS, 45 rue d’Ulm 75005

    - Vendredi 24 mars 2017
    15h
    La République des arts : lettres d’artistes et lettres sur l’art
    Hommage à Jacques Thuiller
    Collège de France République des Savoirs USR 3608
    (CNRS – École normale supérieure de Paris – PSL)

    Séminaire international de recherche 2017-2018

    Le séminaire international La République des arts : lettres d’artistes et lettres sur l’art 2017 – 2018 est dédié à la mémoire de deux grands maîtres de l’histoire de l’art : Paola Barocchi (Florence 1927 – 2016) et Jacques Thuillier (Vaucouleurs 1928 – Paris 2011). Ils nous ont appris à lire les lettres des artistes, les correspondances des amateurs et des écrivains d’art, celles des grands collectionneurs, dans le but de contribuer à l’histoire de la création artistique et à celle de sa réception.

    À l’âge de l’Humanisme, le nouveau statut social acquis par les artistes impliqua une certaine pratique de l’écriture. Les premières lettres connues traitent de leurs créations, de leurs besoins quotidiens, d’argent ou de santé. À partir de la moitié du XVe siècle, plusieurs architectes et maîtres orfèvres, peintres et sculpteurs écrivent – ou dictent – des lettres et entretiennent des correspondances. À la fin de ce siècle, la plupart des architectes et des orfèvres, comme beaucoup de peintres et de sculpteurs savaient lire et écrire. À Bruges comme à Florence, à Anvers et à Venise, à Rome et à Paris, à Milan, Bruxelles et Lyon, et dans la plupart des cours européennes, les artistes tenaient des journaux, composaient des traités techniques, écrivaient des lettres, des biographies, des poèmes et connaissaient parfois le latin.

    Pièces indispensables pour l‘étude de l’histoire et de l’histoire de l’art, rédigées principalement dans les langues vulgaires plutôt qu’en latin, les lettres des artistes représentent des documents essentiels pour connaître la vie et le caractère des créateurs, leurs œuvres, et jusqu’à leurs sentiments les plus intimes. Les missives des artistes du XVIe au XVIIIe siècle, nous ont permis de connaître mieux le contexte sociale dans lequel ils vivaient, de dévoiler leurs relations avec le pouvoir et les censures imposées sur leurs œuvres ; de découvrir les exigences et les goûts de leurs commanditaires. Ces documents nous renseignent aussi sur la valeur attribuée aux œuvres d’art et sur leur réception dans les différents centres européens.

    Dès la moitié du XVIe siècle, les recueils des lettres d’hommes illustres, manuscrites ou imprimées, en latin ou en langue vulgaire, se multiplient ; ils deviennent un genre littéraire transnational et servent de modèles pour les correspondances privées ou officielles. C’est dans ces recueils que les lettres des artistes ont étés conservées depuis le XVIe siècle ainsi que leurs journaux, traités manuscrits, poèmes et descriptions littéraires de leurs œuvres.

    Dans la première édition des Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes (Florence, Torrentino 1550) Giorgio Vasari (1511 – 1574) utilise méthodiquement les lettres d’artistes, des savants et des mécènes, pour construire ses biographies. Avec Vasari, les lettres deviennent des pièces essentielles dans la promotion sociale des artistes : le Roi de France écrit à Léonard de Vinci, à Andrea del Sarto et à Cellini, l’Empereur à Titien, et Raphael répond au Pape. Au début de l’âge moderne, après la mort de Michel-Ange (1475 – 1564), peintre, sculpteur, architecte et poète, auteur de centaines des lettres, l’institution des académies soutien le statut privilégié des artistes. Grâce à leur art et à leurs lettres patentes, les artistes sortent définitivement de leur condition d’artisans et de serviteurs des princes et sont parfois élevés au rang de la noblesse.

    Le séminaire international La République des arts : lettres d’artistes et lettres sur l’art est centré sur la période 1500 – 1800, il se déroulera au Collège de France sur dix séances. Il a pour objectif de retracer l’histoire des « correspondances artistiques », de présenter des recherches et des lectures critiques nouvelles, ainsi que des découvertes et des correspondances inédites. Notre approche transversale portera sur différents aspects de l’épistolographie artistique ; nous analyserons l’histoire des recueils de lettres, ainsi que les vicissitudes, les choix et les méthodes de l’édition de la fameuse Raccolta di lettere sulla pittura, scultura ed architettura composée par Giovanni Gaetano Bottari (1689 – 1775) et publiée à Rome entre 1754 et 1773.
    Le projet est mené en relation avec d’autres initiatives européennes comme les Lettere Artistiche del Settecento Veneziano de la Fondation Cini de Venise, les recherches de la Fondation Memofonte à Florence.

    Deux journées d’étude seront organisées en juin 2018 en collaboration avec le Département d’histoire de l’art de l’Université de Parme. Les textes des conférences seront publiés.

    - Alain Mérot, professeur à l’université de Paris IV – Sorbonne
    Nicolas Poussin épistolier : perspectives et problèmes

    Collège de France, salle 4

    - Vendredi 24 mars 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Blaise Bachofen (Université de Cergy-Pontoise), « La pensée politique de J.-J. Rousseau, un discours sur l’origine et les fondements de la guerre »
    Répondant : Lyess Bouderbala (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    - Vendredi 24 mars 2017
    17h-19h
    Markus Gabriel, Professeur à l’université de Bonn, est probablement
    le représentant le plus connu au niveau international de la nouvelle
    philosophie allemande. Il défend une forme de « nouveau réalisme » à
    la croisée des différentes traditions de la philosophie contemporaine.

    Boursier de la Fondation Humboldt et Professeur invité à Paris 1,
    il sera parmi nous en février-mars-avril.

    Durant son séjour, il interviendra :

    - au séminaire de l’Ecole Doctorale de philosophie organisé par
    Dominique Couzinet : « L’événement et les couches de la perception » (avec une
    réponse de Mathieu Frèrejouan)

    Salle Cuzin (Sorbonne)

    Samedi 25 mars 2017


    - Samedi 25 mars 2017
    Séminaire Intentionalité et réalité 2016-2017
    10h30-12h30
    Coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Véronique Decaix (Paris 1, Gramata)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    UMR 8103 – Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Composante « Expérience & Connaissance » (EXeCO)
    Intentionalité et réalité (I) : La réalité de l’intentionalité

    Cette première année de séminaire sera consacrée à la logique et la métaphysique de l’intentionalité ; la seconde à la logique et à la métaphysique de l’intentionnel.

    On s’interrogera cette année, sur un mode tant historique que systématique, quant au fait de savoir quel type de réalité est l’intentionalité, si c’en est une. Faut-il faire droit, dans la réalité, à l’intervention de quoi que ce soit comme des « actes », des « attitudes » ou des prestations intentionnels ? Leur qualification comme intentionnels tient-elle alors à certaines propriétés logiques qu’ils auraient dans leur rapport avec d’autres aspects de la réalité, ou bien faut-il reconnaître à leur principe l’existence d’un ingrédient réel sui generis, qu’on appellerait « intentionalité » ? Dans quelle mesure l’intentionalité doit-elle avoir une inscription réelle (dans l’esprit, dans les actes, dans les institutions… ?), et ce qui est une question différente, quel rôle joue-t-elle dans l’économie d’ensemble de la réalité ? Qu’est-ce qu’une intentionalité dans un monde réel ? Et qu’est-ce qu’un monde réel dans lequel il y a de l’intentionalité ? Le réalisme a-t-il à prendre en compte et, dans l’affirmative, en quel sens, la « réalité de l’intentionalité » ?

    Markus Gabriel (Université de Bonn) : Les réalités de l’intentionalité
    lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite
    Salle Lalande

    - Samedi 25 mars 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

    - Danièle JOLY
    Professeur émérite au Département de Sociologie de l’Université de Warwick (GB)
    Dernier ouvrage paru :
    Danièle Joly et Khursheed Wadia, Muslim Women and Power : Civic and Political Engagement in West European Societies, Basingstoke : Palgrave Macmillan.
    Femmes, religion, nation : Kurdistan, France, Grande-Bretagne

    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    - Samedi 25 mars 2017
    10h30-12h30
    Markus Gabriel, Professeur à l’université de Bonn, est probablement
    le représentant le plus connu au niveau international de la nouvelle
    philosophie allemande. Il défend une forme de « nouveau réalisme » à
    la croisée des différentes traditions de la philosophie contemporaine.

    Boursier de la Fondation Humboldt et Professeur invité à Paris 1,
    il sera parmi nous en février-mars-avril.

    Durant son séjour, il interviendra :

    - au séminaire « Intentionalité & réalité » organisé par Jocelyn
    Benoist et Véronique Decaix , « Les réalités de l’intentionalité »

    salle Lalande (Sorbonne)

    Lundi 27 mars 2017


    - Lundi 27 mars 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Philosophie politique
    Patrick Savidan (Univ. Paris-Est Créteil)
    Dérèglement démocratique et domination

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 27 mars 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 27 mars 2017
    9h30-18h
    Séminaire de Micro-phénoménologie 2016-2017
    Archives Husserl –ENS
    Animé par Claire Petitmengin et Michel Bitbol, en collaboration avec Natalie Depraz
    Organisation : Marcus Weisen


    La micro-phénoménologie est une méthode de phénoménologie descriptive nouvellement mise au point, permettant de recueillir, notamment par le biais
    d’entretiens, la description très précise d’expériences situées, et de comparer les
    descriptions obtenues afin d’y détecter d’éventuels invariants. Le but du séminaire est de consolider les fondements épistémologiques et philosophiques de cette approche. Grâce à un retour réflexif sur l’acte même de description, nous nous intéresserons notamment aux modes de validation d’une description, à l’effet des mots sur l’expérience, qu’il s’agisse des effets perlocutoires des questions et relances de l’enquêteur, du processus de "mise en mots" sur l’expérience du locuteur, ou de l’effet suscité par une description sur l’expérience du récepteur. Différentes recherches micro-phénoménologiques empiriques seront présentées et discutées.
    Chaque séminaire sera précédé d’un atelier d’entraînement à la pratique de la méthode micro-phénoménologique, destiné aux chercheurs formés à cette méthode et confrontés à son utilisation dans le cadre de projets de recherche.


    Contacts : Marcus Weisen marcus.weisen@ens.fr et Claire Petitmengin cp@clairepetitmengin.fr

    - 9h30-16h : Atelier de micro-phénoménologie animé par Frédéric Borde
    - 16h30-18h : Séminaire de micro-phénoménologie : Frédéric Borde
    Décrire la subjectivité dans son organisation : nouveaux développements de l’explicitation

    lieu : ENS, bâtiment Lhomond, 24 rue Lhomond, salle L361

    - Lundi 27 mars 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - à définir

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 28 mars 2017


    - Mardi 28 mars 2017
    18h-20h
    Lectures lévinassiennes : Ethique et esthétique
    « Les philosophies de l’histoire et les philosophies du monde »
    Séminaire doctoral 2016-2017 Organisé par L’école doctorale V, « Concepts et langage », de l’Université Paris-Sorbonne et le Collège des études juives et de philosophie contemporaine de l’Université Paris IV Sorbonne-Centre Emmanuel Levinas
    Responsable : Danielle Cohen-Levinas

    La philosophie d’Emmanuel Levinas aborde la question de l’éthique de manière radicalement différente à la tradition philosophique. Loin de considérer que l’éthique doit se rattacher comme chez Kant à un principe rationnel et à une valeur morale, Levinas part de l’idée que l’éthique surgit dans le rapport à autrui, et non pas en référence à l’universalité de la loi. Là résiderait précisément le rapport à l’autre homme comme être unique et incomparable, comme absolument autre. Là résiderait la véritable signifiance du sensé, le fait que l’autre homme est comme dépouillé de tout rôle social et qu’il s’expose à notre responsabilité dans sa nudité, sa vulnérabilité, sa mortalité.

    Nous étudierons cette année le rapport que Levinas entretient avec les philosophies de l’histoire et nous interrogerons la place qu’occupe la question du « monde ». Si, comme le dit Levinas, nous ne sommes jamais seuls au monde, moi et l’autre, si le tiers est aussi mon prochain, si le sujet se pose d’emblée pour l’autre, comme la seule qui soit à même de répondre et de porter la responsabilité, qu’en est-il alors de la structure éthique de la subjectivité face aux grandeurs et misères de l’Histoire ?

    Avec la participation de : Philippe Capelle-Dumont (8 novembre), Dan Arbib (31 janvier), Jérome de Gramont (24 janvier), Perrine Simon-Nahum (6 décembre), Dominique Pradelle (3 janvier), Alexander Schnell (14 mars), Jean-Claude Monod (7 mars), Karel Novotny (28 mars), Serge Margel (28 février), Michael Loriaux (22 novembre, à confirmer), Giuseppe Pintus (10 janvier), Carmelo Meazza (17 janvier)


    - Karel Novotny (Université de Prague) - « L’humain et le non humain. Les critiques lévinassiennes de Heidegger »
    lieu : Ecole Normale Supérieure, 29 rue d’Ulm, salle Langevin

    Mercredi 29 mars 2017


    - Mercredi 29 mars 2017
    9h30-18h
    Markus Gabriel, Professeur à l’université de Bonn, est probablement
    le représentant le plus connu au niveau international de la nouvelle
    philosophie allemande. Il défend une forme de « nouveau réalisme » à
    la croisée des différentes traditions de la philosophie contemporaine.

    Boursier de la Fondation Humboldt et Professeur invité à Paris 1,
    il sera parmi nous en février-mars-avril.

    Durant son séjour, il interviendra :
    - dans un workshop où il discutera son livre ’Fields of Sense’
    (Ediburgh University Press, 2015)
    à l’Institut des Sciences de la Communication, 20 rue Berbier-du-Mets,
    75013 Paris
    .

    - Mercredi 29 mars 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.


    - Alexis Cukier (CIPH, Sophiapol, Université Paris Ouest) :
    « Enjeux démocratiques du travail : transformer le droit du travail et le syndicalisme »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Jeudi 30 mars 2017

    16h-19h
    Monique Sicard, Jean-Bernard Ouedraogo, Aurèle Crasson et leurs invités présentent le séminaire 2016-2017
    Que nous apprenez-vous du monde ?
    Contacts : Monique Sicard (sicard.monique@gmail.com), Jean-Bernard Ouedraogo (jberno@yahoo.com), Aurèle Crasson (Aurele.Crasson@ens.fr),


    La question semble s’adresser à des photojournalistes, plus qu’à des auteurs photographes. Et cependant, l’art n’est-il pas oeuvre de connaissance ? Ne s’agit-il jamais pour le photographe d’apprendre, de transmettre, d’éduquer, d’enseigner, de montrer, de démontrer, de révéler, voire de constituer une mémoire à destination d’autres générations ? Peut-être rien de tout cela… l’auteur n’aurait-il pas simplement le droit de prendre plaisir à photographier, comme le font tant d’amateurs ? Que nous montrerait-il d’ailleur que nous n’aurions pas su voir ?
    Et si ce qu’apprend un photographe à ses contemporains, est avant tout la photographie et son histoire ? A moins qu’une oeuvre photographique ne nous en apprenne beaucoup sur ses auteurs même, leur regard, leurs relations aux autres, à l’environnement, …. et finalement sur l’époque elle même ? La question dès lors s’inverse : comment pourrait-elle ne pas nous dire tout cela ?
    Nous devons bien reconnaître que la distinction entre photographie documentaire et photographie d’auteur n’a plus court aujourd’hui…et nous devons nous interroger sur ce que serait une photographie, une oeuvre photographique qui nous apprendrait du monde autre chose qu’une simplicité de surface, qui nous dirait ce que nous ne savions pas, nous orientant, dès lors, vers d’autres chemins, d’autres directions…

    Le séminaire se propose d’inviter une série d’auteurs photographes auxquels sera posée la question suivante : “Que nous apprenez-vous du monde ?” Certains seront des auteurs “engagés” ; d’autres, des artistes a priori plus éloignés des réalités sociales ou environnementales… Nous leur demanderons, tout en répondant à la question posée, de nous décrire leurs processus de création. Nous délaisseron donc temporairement le statut d’"image dans lequel la photographie est aisément reléguée pour promouvoir celui d’objet fabriqué. Il ne s’agit pas de "chasser les herméneutes" comme le suggère avec humour le philosophe François Dagognet mais bien de prendre en compte la dynamique, les processus et le temps long d’une création photographique trop souvent réduite à l’instantané et la non durée. Les échanges avec les participants seront sollicités, notamment pour les débats relatifs à l’actualité photographique.


    Aurèle Crasson, Jean-Michel Fauquet et Bruno Dewaële « Résonnances biographiques »
    Lieu : Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris. (Salle à confirmer)

    - Jeudi 30 mars 2017
    16h30h-18h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    SÉMINAIRE NOSOPHI
    (NORMES, SOCIÉTÉS, PHILOSOPHIES)

    Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne – Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Organisé par Isabelle Aubert, Marie Garrau, Sophie Guérard de Latour
    PROGRAMME 2016-2017
    - Véronique Munoz Dardé (University College London / University of California, Berkeley) : « Entre personnes consentantes » Répondante : Sophie Guérard de Latour (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    lieu : salle de formation Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne

    Jeudi 30 mars 2017
    14h30-18h30
    Séminaire Aitia/aitiai Le lien causal dans le monde antique (et au delà)
    Centre de recherches sur la pensée antique
    UMR 8061 : CNRS - Univ. Paris-Sorbonne - ENS Ulm
    GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations. Dir. C. VIano
    Cause première et matière intelligible
    - Anca VASILIU (Centre Léon Robin) : L’aporie de la cause première selon la causalité de type néoplatonicien
    (Plotin, Porphyre, Victorinus, Saloustios, Proclus)
    - Angela LONGO (L’Aquila) : "Tout d’abord, il faut dire qu’on ne doit pas mépriser l’indéfini dans tous les cas" : le rapport entre la matière et l’intelligible dans Enn. II 4 de Plotin
    lieu : Salle des Conseils de l’Université Paris-Sorbonne (J 636, esc. G, 3ème ét.)

    - Jeudi 30 mars 2017
    9:30–17:30,
    Histoire des sciences, histoire du texte
    ResponsablesFlorence Bretelle-Establet, Stéphane Schmitt,
    (CNRS, SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr
    Présentation


    Comme les années précédentes, nous y étudierons :
    - comment des sources portent la marque des milieux dans lesquels elles ont été produites,
    - nous poserons la question de la manière dont les documents attestent des savoirs,
    nous nous intéresserons à l’histoire de l’écriture par compilation,
    - nous mènerons des recherches sur l’organisation que les acteurs ont donnée aux savoirs consignés, en nous penchant sur les parties en lesquelles ils ont structuré leurs textes.

    Valentin Phillipon (Univ. Paris Diderot, CRCAO) : Biographies de médecins dans les Histoires Dynastiques (Chine).
    ZHOU Xiaohan (Univ. Paris Diderot, SPHERE) : The compilation of Chouren Zhuan (Biographies of Astronomers and Mathematicians) and its continuation in the 19th century, China.
    Florence Bretelle Establet (CNRS, SPHERE) : L’écriture biographique des « médecins chinois » au 21e siècle » « Twenty-first century Biographies of « Chinese Physicians »

    lieu : salle Malevitch, 483A. Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Jeudi 30 mars 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Vers une histoire « concrète » de la psychanalyse
    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 30 mars 2017
    Le bonheur, une politique ?
    Organisateurs : Daniel Cohen, Marc Crépon et Marc Porée


    Le thème du bonheur fait l’objet d’une actualité académique nouvelle. Le Cepremap a construit, en partenariat avec l’Insee, un nouvel indicateur du Bonheur Interieur Brut. Ce sera sa première présentation publique. À l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif Le bonheur du plus grand nombre. Beccaria et les Lumières (Lyon, ENS Éditions, 2017), nous reviendrons sur cette étape italienne de la pensée du bonheur comme fruit de l’« art » législatif, entre Hutcheson et Bentham. Les fondements philosophiques de l’idée de bonheur, entre utilitarisme et pragmatisme, trouveront aussi leur place. Une enquête à grande échelle menée en partenariat avec le Cevipof a permis de suivre les déterminants du vote pour le FN. Le lien avec le mal-être français sera exploré. Nous reprendrons enfin les conclusions d’une étude menée avec la LSE concernant les enjeux pour la politique économique de la prise en compte du bien-être et débouchant sur la question du colloque : le bonheur : une politique ?

    12.30-13.15. Bonheur et bien-être : le cas français par Elizabeth Beasley (Cepremap) et Claudia Senik (Cepremap et PSE).

    13.15-14.00. Administrer le bonheur par la loi, par Pierre Musitelli (LILA)

    14.00-14.45. Mal-être et vote extrême, par Yann Algan (Sciences po)

    15.15-16.00 L’idée de bonheur, entre utilitarisme et pragmatisme, Par Mathias Girel (département de philosophie).

    16.00- 17.15 Le bonheur, un instrument de politique économique, par Andrew Clark (PSE)

    17.30-19.30 Actualité critique, le bonheur, une politique ?

    Reprise des enseignements de la journée par Daniel Cohen, Marc Crépon et Marc Porée
    48 boulevard Jourdan, 75014 Paris

    Vendredi 31 mars 2017


    - Vendredi 31 mars 2017
    9h30-12h30
    Séminaire Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Histoire de la pédagogie allemande
    - Alexandre Fontaine, Lausanne et Jean-François Goubet, Arras : La pédagogie allemande dans l’espace francophone
    L’Allemagne est considérée dans le XIXe siècle européen comme une terre classique de la pédagogie. C’est pourquoi les innovations théoriques et pratiques développées par les Basedow, Pestalozzi, Francke, Niemeyer, Herbart, Fröbel ou Kerschensteiner ont fait l’objet d’absorptions et de reconfigurations plurielles dans l’espace francophone. Pour autant, cette fascination pour la pédagogie germanique a également connu des résistances diverses et les emprunts ont été marqués par des mécanismes de sélection. Lors de cette séance, nous présenterons les résultats de recherches qui ont été publiés dans un numéro récent de la Revue germanique internationale
    consacré aux réceptions plurielles de la pédagogie allemande dans l’espace francophone.

    AVRIL 2017
    Samedi 1 avril 2017


    - Samedi 1 avril 2017
    9h-13h
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?


    « Forme de vie et pragmatisme », avec :
    Francis CHATEAURAYNAUD (CNRS, EHESS)
    Guillaume GARRETA (Univ. Paris Saclay)
    Sylvain LAVELLE (ICAM)
    Albert OGIEN (CNRS, EHESS, IMM)
    lieu : Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande

    - Samedi 1 avril 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.

    - Catherine MILLS
    Maître de conférences honoraire en Sciences économiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Une histoire marxiste de la pensée économique sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital

    Une présentation par Catherine Mills, d’après l’œuvre de Paul Boccara : Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalo­risation du capital, Delga, 1er vol. : 2013, 2e vol. : 2015.

    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    Lundi 3 avril 2017


    - Lundi 3 avril 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section IV, chap. 13 « La machinerie et la grande industrie » (Vincent Heimendinger)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 4 avril 2017


    - Mardi 4 avril 2017
    18h30-20h30
    PHILOSOPHIES ALLEMANDES Séminaire organisé par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne SEMESTRE 2
    Patrick Vignoles (Lycée du Parc, Lyon) "L’idéalisme paradoxal de Schopenhauer"
    lieu : Salle Cavaillès Paris 1 Panthéon-SorbonneLa Sorbonne - 17 rue de la Sorbonne UFR de Philosophie, esc. C - 1er étage

    Mercredi 5 avril 2017


    - Mercredi 5 avril 2017
    "Puissance et acte chez Averroès : le Grand commentaire à Métaphysique Θ"
    organisé par le groupe de philosophie arabe du Centre Jean Pépin (UMR 8230) et le Centre CHSPAM du laboratoire SPHERE (UMR 7219)
    lieu : l’École normale supérieure, salle Aimé Césaire (ECLA), 45 Rue d’Ulm, Paris

    - Mercredi 5 avril 2017
    de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

    Séminaire du CEPA :Le primitif - Les arts et la mythologie de l’originaire
    XIXe-XXe siècles

    En 1907, Victor Segalen imagine, dans la nouvelle intitulée « Dans un
    monde sonore », une chambre acoustique où chaque son serait repris par
    résonance et amplifié en un concert merveilleux. Il développe à cette
    occasion une poétique de l’orphisme. Le primitivisme de Segalen n’est
    pas un retour à la perception archéenne, dans laquelle la vue et le
    toucher seraient les sens cardinaux, mais un retour au monde sonore
    élémentaire, vibratoire, que les résonateurs de Helmholtz donnent à
    entendre au narrateur. Ces pages nous dirigent vers Debussy, avec qui
    il conçoit le livret d’un opéra sur le thème d’Orphée, mais aussi vers
    Varèse, dont il préfigure les déclarations sur le matériau sonore et
    l’expérimentation scientifique. Le monde sonore de Segalen nous permet
    ainsi de penser une certaine conception du primitivisme musical, dont
    nous tenterons de penser les enjeux et les échos philosophiques - chez
    Mikel Dufrenne, notamment, et son esthétique du sauvage.

    Organisation scientifique : Pauline Nadrigny,
    Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Frédéric
    Fruteau de Laclos, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch...

    Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet
    75006 Paris
    Salle 101
    (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 - Vavin)

    Jeudi 6 avril 2017


    - 16h-18h
    Séminaire Le corps capacitaire
    IIe séminaire d’émersiologie : corps vivant / corps vécu Sous la direction de Bernard Andrieu

    Argumentaire

    Au cours de la 1er année du séminaire d’Emersiologie, nous avons pu démontrer combien sentir son corps vivant supposait une activation inconsciente par une immersion expérientielle et un éveil de sensations inédites. A l’occasion de la publication de notre ouvrage Le corps capacitaire (Presses Univ de l’Ouest, 2016-2017), nous l’étudierons cette année.

    Performer le vivant de son corps, la maladie ou le handicap l’engage sans notre volonté en éveillant des nouvelles potentialités qui demeuraient jusque là seulement possibles. Si le handicap peut « m’incapaciter complètement »(West, 1995, 15), elle est aussi le moyen de découvrir ce qui m’appartient « en propre, un vécu impossible à congédier ou à écarter d’un haussement d’épaule »(West, 1995, 18).

    Ainsi le corps du handi-capable possède des capacités inédites : le vivant affirme là sa vitalité par l’émersion de son intensité dans le vécu conscient : le vivant traverse la frontière du vécu pour le renouveler indéfiniment par l’effet de son écologisation. La vivacité corporelle est cette répartie, cette auto-organisation par émersion somatechnique du vivant dans la conscience du handicapant, et plus seulement du handicapé, pour revendiquer dans le récit un mode de subjectivation plus que de libération.


    Quelle mémoire du corps vivant ?
    Fabienne Martin-Juchat (Univ Grenoble-Alpes), GRESEC) : Le corps anamnèseur
    Lieu : 3eme étage, salle de l’EA3625 TEC - 1 rue de Lacretelle Paris, France (75015)

    Vendredi 7 avril 2017


    - Vendredi 7 avril 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par : Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Paola Gentile (Bordeaux Montaigne) – Flirt, renversement, découverte : sur la dialectique chez Marx et certains malentendus
    Tadas Zaronskis (ENS) – Le Tout n’est pas le tout : dialectique sans totalité chez Adorno

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Samedi 8 avril 2017


    - Samedi 8 avril 2017
    de 14h à 16h
    Séminaires › Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre › Marx 2016-2017 S2
    Organisateur :Jean SALEM
    Philosophie, Histoire et Analyse des Représentations Économiques (PHARE), avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon)

    Ce séminaire hebdomadaire accueille chaque année à la Sorbonne une vingtaine de spécialistes de l’oeuvre de Marx et du mouvement ouvrier : historiens, philosophes, économistes, ‘politistes’, etc. Il est ouvert à tous et constitue un lieu original de débat, de découverte, de confrontation.
    Disséminés parmi 100 à 200 présents, 40 à 50 étudiant(e)s en Master de philosophie suivent, chaque semestre, les séances de ce séminaire qui, depuis bientôt 10 ans, est devenu « diplômant ». Les archives de ce séminaire sont consultables ici même. Nous avons constitué, en effet, une vidéothèque comportant quelque 150 vidéos, et cet ensemble occasionne plus de 30.000 téléchargements chaque semaine

    Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est bien la radicalité même de cette pensée qui en est la cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail poursuivi d’exploration et d’invention qui peut le montrer. C’est pourquoi ce séminaire entend constituer un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

    Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

    Il s’agit de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique, c’est un engagement critique qui, sans dogmatisme, définissent un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

    Il s’agit donc d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès et de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée. Bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, en économie, en histoire, en sciences sociales, dans les sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et sans timidité.


    - Rémy HERRERA
    Chercheur au CNRS (Centre d’économie de la Sorbonne)
    Auteur de La Maladie dégénérative de l’économie : le néoclacissisme (Delga, 2015)
    Économie chinoise : le socialisme ou… la crise ?

    lieu :Sorbonne amphithéâtre Lefebvre entrée : 14, rue Cujas, ou 17, rue de la Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage

    Lundi 10 avril 2017


    - Lundi 10 avril 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    Keynes et Marx (Ulysse Lojkine)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mercredi 19 avril 2017


    - Mercredi 19 avril 2017
    Séminaire Santé médecine décision
    Animé par Daniel Andler, François Athané et Gérard Lamber
    Laboratoire Sciences, normes, décision
    CNRS & université Paris-Sorbonne 28 rue Serpente 75006 Paris
    http://snd-sorbonne.fr/
    Programme pour l’année 2016-17

    Les croyances des patients sont-elles irrationnelles ?
    Daniel Andler, professeur de philosophie des sciences, université Paris-Sorbonne (émérite)

    lieu : Maison de la recherche de Paris-Sorbonne, en salle D040
    28 rue Serpente, 75006 Paris (métro Odéon ou Saint-Michel)

    - Mercredi 19 avril 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « Pistes pour un retravail du concept d’idéologie avec le symptôme » – Diane Scott
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Mercredi 19 avril 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Jean-Philippe Deranty (Macquarie University, Sydney) :
    « L’égalisation des métiers comme condition de l’égalité réelle : la proposition de Babeuf »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Jeudi 20 avril 2017


    - Jeudi 20avril 2017
    16h30h-18h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    SÉMINAIRE NOSOPHI
    (NORMES, SOCIÉTÉS, PHILOSOPHIES)

    Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne – Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Organisé par Isabelle Aubert, Marie Garrau, Sophie Guérard de Latour
    PROGRAMME 2016-2017
    - Véronique Munoz Dardé (University College London / University of California, Berkeley) : « Entre personnes consentantes » Répondante : Sophie Guérard de Latour (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    lieu : salle de formation Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne

    - Jeudi 20 avril 2017
    14h30-18h30
    Centre Léon Robin
    Séminaire Ousia : essence ou substance ?
    Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

    L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
    - Fabienne Baghdassarian (Centre Léon Robin, CNRS/Univ. Paris-Sorbonne,) : Matière-essence chez Aristote et après
    - Laurent Lavaud (Univ. Paris I Panthéon-Sorbonne) : La substance intelligible chez Plotin et Augustin
    lieu : Sorbonne, Salle J636, esc G, IIIe étage

    - Jeudi 20 avril 2017
    18h-20h
    Séminaire Spinoza 2016-2017 : "Sur la Préface des Opera Posthuma"

    Présentation du Séminaire
    La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes.
    L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les champs du savoir, de la connaissance et de la création


    .
    .Membres du Comité du Pilotage, Responsables du Séminaire :
    Pr. Charles RAMOND, E : ramond.charles(at)univ-paris8(dot)fr
    M. Jack STETTER, E : jckstetter(at)gmail(dot)com
    Avec le soutien de la Commission de la Recherche de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP

    - Kim Sang Ong Van Cung - "L’unité du collectif chez Spinoza et Sartre"
    Lieu : salle C008 (RDC bât. C).
    Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
    2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis, France
    Métro ligne 13, "Saint-Denis Université"

    - Jeudi 20 avril 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Mesures et dispositifs de l’énergie sexuelle. Le cas de Wilhelm Reich
    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    Vendredi 21 avril 2017


    - Vendredi 21 avril 2017
    17h-19h
    Séminaire : Art, technique, production
    PHIL- RE- ARTECPROD-AA
    sous la direction de Pierre CAYE (ED 540-Centre Jean Pépin UMR 8230)


    Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif.


    lieu : salle Weil ENS Ulm

    - Vendredi 21 avril 2017
    de 17h à 20h
    Atelier de traduction « Husserl - Les Manuscrits du groupe C » / 2016-2017
    Pays Germaniques
    Organisation : Dominique Pradelle et Claudia Serban
    Participants : Natalie Depraz, Julien Farges, Vincent Gérard, Maria Gyemant, Carlos Lobo, Dominique Pradelle, Claudia Serban

    Les Manuscrits du groupe C de Husserl, rédigés entre 1929 et 1934 et édités par Dieter Lohmar en 2006 sous le titre Späte Texte über Zeitkonstitution (Textes tardifs sur la constitution du temps), représentent la dernière étape de la pensée husserlienne de la temporalité, qui commence à s’élaborer dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps en 1905 à Göttingen et se poursuit, en 1917-1918, dans les fameux Manuscrits de Bernau (édités en 2001 et traduits en français en 2010). En même temps, par une variété et une richesse thématique qui peuvent parfois surprendre par leur éclectisme, les Manuscrits du groupe C offrent un aperçu particulièrement saisissant de la philosophie tardive de Husserl. Notre atelier, dont les travaux ont commencé en 2014-2015 et qui reprend cet automne, se propose de fournir une traduction collective intégrale de ce volume. Les séances donneront l’occasion à chaque participant de présenter sa traduction d’un texte précis et de la soumettre à la discussion. Elles sont ouvertes à tout chercheur s’intéressant à l’œuvre de Husserl comme à tout germaniste.


    Programme
    - Virginie Palette, présentation du texte C 11
    lieu : salle de réunion 1er étage pavillon Pasteur, ENS, 45 rue d’Ulm 75005

    - Vendredi 21 avril 2017
    15h
    La République des arts : lettres d’artistes et lettres sur l’art
    Hommage à Paola Barocchi

    Collège de France République des Savoirs USR 3608
    (CNRS – École normale supérieure de Paris – PSL)

    Séminaire international de recherche 2017-2018

    Le séminaire international La République des arts : lettres d’artistes et lettres sur l’art 2017 – 2018 est dédié à la mémoire de deux grands maîtres de l’histoire de l’art : Paola Barocchi (Florence 1927 – 2016) et Jacques Thuillier (Vaucouleurs 1928 – Paris 2011). Ils nous ont appris à lire les lettres des artistes, les correspondances des amateurs et des écrivains d’art, celles des grands collectionneurs, dans le but de contribuer à l’histoire de la création artistique et à celle de sa réception.

    À l’âge de l’Humanisme, le nouveau statut social acquis par les artistes impliqua une certaine pratique de l’écriture. Les premières lettres connues traitent de leurs créations, de leurs besoins quotidiens, d’argent ou de santé. À partir de la moitié du XVe siècle, plusieurs architectes et maîtres orfèvres, peintres et sculpteurs écrivent – ou dictent – des lettres et entretiennent des correspondances. À la fin de ce siècle, la plupart des architectes et des orfèvres, comme beaucoup de peintres et de sculpteurs savaient lire et écrire. À Bruges comme à Florence, à Anvers et à Venise, à Rome et à Paris, à Milan, Bruxelles et Lyon, et dans la plupart des cours européennes, les artistes tenaient des journaux, composaient des traités techniques, écrivaient des lettres, des biographies, des poèmes et connaissaient parfois le latin.

    Pièces indispensables pour l‘étude de l’histoire et de l’histoire de l’art, rédigées principalement dans les langues vulgaires plutôt qu’en latin, les lettres des artistes représentent des documents essentiels pour connaître la vie et le caractère des créateurs, leurs œuvres, et jusqu’à leurs sentiments les plus intimes. Les missives des artistes du XVIe au XVIIIe siècle, nous ont permis de connaître mieux le contexte sociale dans lequel ils vivaient, de dévoiler leurs relations avec le pouvoir et les censures imposées sur leurs œuvres ; de découvrir les exigences et les goûts de leurs commanditaires. Ces documents nous renseignent aussi sur la valeur attribuée aux œuvres d’art et sur leur réception dans les différents centres européens.

    Dès la moitié du XVIe siècle, les recueils des lettres d’hommes illustres, manuscrites ou imprimées, en latin ou en langue vulgaire, se multiplient ; ils deviennent un genre littéraire transnational et servent de modèles pour les correspondances privées ou officielles. C’est dans ces recueils que les lettres des artistes ont étés conservées depuis le XVIe siècle ainsi que leurs journaux, traités manuscrits, poèmes et descriptions littéraires de leurs œuvres.

    Dans la première édition des Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes (Florence, Torrentino 1550) Giorgio Vasari (1511 – 1574) utilise méthodiquement les lettres d’artistes, des savants et des mécènes, pour construire ses biographies. Avec Vasari, les lettres deviennent des pièces essentielles dans la promotion sociale des artistes : le Roi de France écrit à Léonard de Vinci, à Andrea del Sarto et à Cellini, l’Empereur à Titien, et Raphael répond au Pape. Au début de l’âge moderne, après la mort de Michel-Ange (1475 – 1564), peintre, sculpteur, architecte et poète, auteur de centaines des lettres, l’institution des académies soutien le statut privilégié des artistes. Grâce à leur art et à leurs lettres patentes, les artistes sortent définitivement de leur condition d’artisans et de serviteurs des princes et sont parfois élevés au rang de la noblesse.

    Le séminaire international La République des arts : lettres d’artistes et lettres sur l’art est centré sur la période 1500 – 1800, il se déroulera au Collège de France sur dix séances. Il a pour objectif de retracer l’histoire des « correspondances artistiques », de présenter des recherches et des lectures critiques nouvelles, ainsi que des découvertes et des correspondances inédites. Notre approche transversale portera sur différents aspects de l’épistolographie artistique ; nous analyserons l’histoire des recueils de lettres, ainsi que les vicissitudes, les choix et les méthodes de l’édition de la fameuse Raccolta di lettere sulla pittura, scultura ed architettura composée par Giovanni Gaetano Bottari (1689 – 1775) et publiée à Rome entre 1754 et 1773.
    Le projet est mené en relation avec d’autres initiatives européennes comme les Lettere Artistiche del Settecento Veneziano de la Fondation Cini de Venise, les recherches de la Fondation Memofonte à Florence.

    Deux journées d’étude seront organisées en juin 2018 en collaboration avec le Département d’histoire de l’art de l’Université de Parme. Les textes des conférences seront publiés.



    Hommage à Paola Barocchi

    Donata Levi, professeur à l’université d’Udine, directeur de la fondation Memofonte, Florence
    Un projet inachevé : le lexique de la correspondance de Giorgio Vasari

    Carmelo Occhipinti, professeur à l’université de Rome II Tor Vergata
    Les arts à la cour de François I eret les correspondances diplomatiques : encore sur Rosso et Primaticcio

    Collège de France, salle 7

    Samedi 22 avril 2017


    - Samedi 22 avril 2017
    Séminaire Intentionalité et réalité 2016-2017
    10h30-12h30
    Coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Véronique Decaix (Paris 1, Gramata)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    UMR 8103 – Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Composante « Expérience & Connaissance » (EXeCO)
    Intentionalité et réalité (I) : La réalité de l’intentionalité

    Cette première année de séminaire sera consacrée à la logique et la métaphysique de l’intentionalité ; la seconde à la logique et à la métaphysique de l’intentionnel.

    On s’interrogera cette année, sur un mode tant historique que systématique, quant au fait de savoir quel type de réalité est l’intentionalité, si c’en est une. Faut-il faire droit, dans la réalité, à l’intervention de quoi que ce soit comme des « actes », des « attitudes » ou des prestations intentionnels ? Leur qualification comme intentionnels tient-elle alors à certaines propriétés logiques qu’ils auraient dans leur rapport avec d’autres aspects de la réalité, ou bien faut-il reconnaître à leur principe l’existence d’un ingrédient réel sui generis, qu’on appellerait « intentionalité » ? Dans quelle mesure l’intentionalité doit-elle avoir une inscription réelle (dans l’esprit, dans les actes, dans les institutions… ?), et ce qui est une question différente, quel rôle joue-t-elle dans l’économie d’ensemble de la réalité ? Qu’est-ce qu’une intentionalité dans un monde réel ? Et qu’est-ce qu’un monde réel dans lequel il y a de l’intentionalité ? Le réalisme a-t-il à prendre en compte et, dans l’affirmative, en quel sens, la « réalité de l’intentionalité » ?


    Ana María Mora-Márquez (Université de Göteborg) : Peut-on parler d’intentionalité dans la logique psychologique du 13e siècle ?

    lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite
    Salle Lalande

    - Samedi 22 avril 2017
    de 10h00 à 13h00
    Centre Léon Robin
    Séminaire "Présocratiques" organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée
    Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

    Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

    - Glenn Most (Pise), (sous réserve, titre à préciser)
    lieu : Bibliothèque Léon Robin Université Paris Sorbonne, 1, rue Victor Cousin, escalier E, 2ème étage, salle F371

    - Samedi 22 avril 2017
    14h30-17h00
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    EA3562 PhiCo - Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Axe CEPA
    http://phico.univ-paris1.fr
    http://cepa.hypotheses.org/
    Le séminaire "Les arts au XVIIe siècle" organisé par Catherine
    Fricheau et Daniel Dauvois reprendra en novembre prochain autour du
    thème "Naissance de la critique".

    http://cepa.hypotheses.org/

    Le séminaire est consacré à la façon dont se construit de
    la fin du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle une critique des
    œuvres qui, invalidant peu à peu la formule ut pictura poesis,
    desserre l’emprise des belles-lettres sur la critique d’art.
    Cette autonomisation du « peindre » est, dans un premier
    temps, d’ordre poiètique, et se veut fondée sur une connaissance des
    pratiques artistiques, autorisée entre autres par la réédition des
    grands traités renaissants (Alberti, Vinci). Entre la consécration par
    Vasari des arte del disegno et l’élaboration académique de la notion
    de Beaux-arts, on assiste à l’approfondissement du vocabulaire
    technique des arts. La spécification des savoirs caractérise cette
    critique, due non seulement à la différence des métiers de l’art mais
    aussi des caractères nationaux, en fonction des politiques de cours
    européennes soucieuses d’élaborer leur propre mode d’expression
    artistique.
    Le point de vue critique suppose un spectateur des
    œuvres, dont le statut devient au tournant des XVIIème et XVIIIème
    siècle celui d’un public averti. Les cartes se trouvent alors
    rebattues. Le connaisseur laisse la place à l’homme sensible et
    cosmopolite des Lumières, tandis que se tissent de nouveaux liens des
    arts avec la littérature.
    « Un tableau exposé est un livre mis au jour de l’impression ». La
    Font de Saint-Yenne poursuit en prononçant que chacun a le droit d’en
    porter son jugement. Ces quelques mots permettent de circonscrire
    notre champ de réflexion présent : dans quelle mesure la critique
    picturale doit-elle se revendiquer d’une critique littéraire qui l’a
    précédée ? Sa position devant les œuvres est-elle d’une semblable
    nature, et si oui, pourquoi n’apparaît-elle que vers le milieu du
    XVIIIe siècle ? Dans quelle mesure, en outre, cette apparition
    peut-elle se revendiquer de constituer un droit ? et que signifie
    l’universalité d’un tel droit ? Que change ce nouveau droit de juger à
    la structure des œuvres d’art désormais vouées à un public, dont la
    définition reste malaisée. Si le critique prétend cependant incarner
    le public, quelle sera la qualité de son organe de jugement, qui
    s’appelle sentiment chez La Font de Saint-Yenne ? Comment ce sentiment
    sera-t-il une spontanéité qui juge toujours bien, a contrario de toute
    expertise, en même temps qu’un foyer d’autorité apte à guider le
    jugement de tous et à constituer un goût assuré voire démonstratif ?
    La coutume a rendu évidente la fonction de la critique,
    dont l’origination exprime en revanche toutes les incertitudes et les
    aspects contestables voire immotivés. C’est donc cette difficile
    naissance, que les principes de la critique littéraire ont peut-être
    conduite à quelque fin fonctionnelle, dont il s’agira de réfléchir les
    divers aspects, sous une désirable multiplicité des angles d’incidence.

    - Roger de Piles par Thibault Barrier
    lieu : Salle Cavaillès

    - Samedi 22 avril 2017
    14h-17h
    Technique, imaginaire et société
    Technology, the imagination and society


    Ce séminaire de recherche piloté par Anne-Françoise Garçon, professeure émérite en Histoire des techniques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’adresse aux chercheurs intéressés par les études sur la technique et la technologie en Sciences Humaines et Sociales et désireux d’appréhender les méthodes et outils de pensée spécifiques à l’histoire des Techniques. Il se tient en présentiel et par webconférence.

    Nous étudierons les relations entre la technique et les imaginaires et l’impact de cette relation sur la conception des techniques par les diverses sociétés. L’accent sera mis sur une approche conceptuelle des régimes de la pensée opératoire : pratique, technique et technologie, en posant la question de leur historicité. Pour ce faire, nous déborderons des périodes historiques canoniques de manière à appréhender les moments de cristallisation du fait technique. Nous interrogerons le poids de l’imaginaire dans la construction du fait technique ; nous analyserons la manière dont chacun de ces régimes se construit en conjuguant l’aptitude à symboliser et la capacité à élaborer des normes d’efficacité. Enfin nous tenterons d’appréhender ce que représente l’efficacité technique dans les diverses contextes sociaux.

    Bibliographie indicative

    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie , L’Homme et l’outil. L’invention technique durant la Préhistoire, Paris, CNRS Éditions, coll. Biblis [1re éd. 2008]. 2015
    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie ( dir),L’esthétique du geste technique, Gradhiva. Revue d’anthropologie et d’histoire des arts, vol. 17., 2013
    BERTHOUD, Gérald , Vers une anthropologie générale. Modernité et altérité, Genève ; Paris, Librairie Droz, 1992
    FLICHY, Patrice, L’innovation technique , collection Sciences et sociétés, Paris, La Découverte, 2003
    GARÇON Anne-Françoise, L’Imaginaire et la pensée technique. Approches historiques, XVIe-XVIIIe siècle, éditions Classiques Garnier, Paris, 2012
    GARÇON Anne-Françoise "Techniques : une histoire entre acteurs, idées et territoires" in J.-F. Belhoste et al., Autour de l’industrie : Histoire et patrimoine.
    GARÇON Anne-Françoise « Des modes d’existence du geste technique » in e-Phaïstos – vol.III n°1 – juin 2014 pp. 84-92
    GRAS, Alain, POIROT-DELPECH, Sophie, l’Imaginaires des techniques de pointe, Paris, L’Harmattan 1990
    GRAS Alain, Les imaginaires de l’innovation techniques, Paris, édition Manucius, 2014,
    GUCHET, Xavier ,Pour un humanisme technologique. Culture, technique et société dans la philosophie de Gilbert Simondon, collection Pratiques théoriques, Paris, P.U.F 2010
    MUSSO Pierre, L’imaginaire industriel, Paris, édition Manucius, 2015
    PICON Antoine, « Imaginaires de l’efficacité, pensée technique et rationalisation », Réseaux 5/2001 (no 109) , p. 18-50

    Technique et imaginaire de l’accident de voiture Fabian Kroeger, Docteur en Histoire des techniques (Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne)

    La présentation interroge la relation entre les techniques de la sécurité automobile et l´imaginaire de l´accident de voiture dans les sources cinématographiques pendant la période des « Trentes Glorieuses » aux États-Unis et en France. Il s´agit alors de retracer à la fois le développement de l’histoire des savoirs sur l’accident et celui de l’histoire visuelle, et cela dans les deux sphères de la recherche et de la culture.

    lieu : Centre Malher-Sorbonne, 9 rue Malher, Paris 4° (Métro Saint-Paul).

    Lundi 24 avril 2017

    - Lundi 24 avril 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Philosophie politique
    Florent Guénard (Univ. de Nantes)
    Le désir d’égalité

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 24 avril 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 24 avril 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    - Liens entre arithmétique et géométrie à l’Âge Classique
    Séance organisée par Sébastien Maronne (IMT, univ. de Toulouse, & SPHERE)
    Invités :

    C. Goldstein (IMJ Jussieu-Paris Rive gauche) (à confirmer),
    D. Descotes (Université Blaise Pascal) (à confirmer),
    D. Rabouin (CNRS, SPHERE)

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 24 avril 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section V « La production de la survaleur absolue et relative »

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 25 avril 2017


    - Mardi 25 avril 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Agnieszka Komorowska (post-doc, université de Mannheim) La valeur économique du bonheur : Gaspar Melchor de Jovellanos et la théorie économique des Lumières en Espagne
    Annika Nickenig (post-doc, université Humboldt, Berlin) "Valeurs précieuses". Négociations de la valeur dans la première modernité d’Espagne

    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 17, rue de la Sorbonne Paris, France (75005)

    Mercredi 26 avril 2017


    - Mercredi 26 avril 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « Théorie critique et psychanalyse dans la périphérie du capitalisme : le cas du Brésil » – Fred Lyra. Conclusions
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Jeudi 27 avril 2017

    16h-19h
    Monique Sicard, Jean-Bernard Ouedraogo, Aurèle Crasson et leurs invités présentent le séminaire 2016-2017
    Que nous apprenez-vous du monde ?
    Contacts : Monique Sicard (sicard.monique@gmail.com), Jean-Bernard Ouedraogo (jberno@yahoo.com), Aurèle Crasson (Aurele.Crasson@ens.fr),


    La question semble s’adresser à des photojournalistes, plus qu’à des auteurs photographes. Et cependant, l’art n’est-il pas oeuvre de connaissance ? Ne s’agit-il jamais pour le photographe d’apprendre, de transmettre, d’éduquer, d’enseigner, de montrer, de démontrer, de révéler, voire de constituer une mémoire à destination d’autres générations ? Peut-être rien de tout cela… l’auteur n’aurait-il pas simplement le droit de prendre plaisir à photographier, comme le font tant d’amateurs ? Que nous montrerait-il d’ailleur que nous n’aurions pas su voir ?
    Et si ce qu’apprend un photographe à ses contemporains, est avant tout la photographie et son histoire ? A moins qu’une oeuvre photographique ne nous en apprenne beaucoup sur ses auteurs même, leur regard, leurs relations aux autres, à l’environnement, …. et finalement sur l’époque elle même ? La question dès lors s’inverse : comment pourrait-elle ne pas nous dire tout cela ?
    Nous devons bien reconnaître que la distinction entre photographie documentaire et photographie d’auteur n’a plus court aujourd’hui…et nous devons nous interroger sur ce que serait une photographie, une oeuvre photographique qui nous apprendrait du monde autre chose qu’une simplicité de surface, qui nous dirait ce que nous ne savions pas, nous orientant, dès lors, vers d’autres chemins, d’autres directions…

    Le séminaire se propose d’inviter une série d’auteurs photographes auxquels sera posée la question suivante : “Que nous apprenez-vous du monde ?” Certains seront des auteurs “engagés” ; d’autres, des artistes a priori plus éloignés des réalités sociales ou environnementales… Nous leur demanderons, tout en répondant à la question posée, de nous décrire leurs processus de création. Nous délaisseron donc temporairement le statut d’"image dans lequel la photographie est aisément reléguée pour promouvoir celui d’objet fabriqué. Il ne s’agit pas de "chasser les herméneutes" comme le suggère avec humour le philosophe François Dagognet mais bien de prendre en compte la dynamique, les processus et le temps long d’une création photographique trop souvent réduite à l’instantané et la non durée. Les échanges avec les participants seront sollicités, notamment pour les débats relatifs à l’actualité photographique.


    « Séminaire hors les murs avec Valérie Jouve (sous réserve) »
    Lieu : Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris. (Salle à confirmer)

    - Jeudi 27 avril 2017
    9:30–17:30,
    Histoire des sciences, histoire du texte
    ResponsablesFlorence Bretelle-Establet, Stéphane Schmitt,
    (CNRS, SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr
    Présentation


    Comme les années précédentes, nous y étudierons :
    - comment des sources portent la marque des milieux dans lesquels elles ont été produites,
    - nous poserons la question de la manière dont les documents attestent des savoirs,
    nous nous intéresserons à l’histoire de l’écriture par compilation,
    - nous mènerons des recherches sur l’organisation que les acteurs ont donnée aux savoirs consignés, en nous penchant sur les parties en lesquelles ils ont structuré leurs textes.

    Michella Bussotti (EFAO) : Généalogie d’un dictionnaire : le dictionnaire Chinois-Latin de Brollo (1648-1704) et ses adaptions ».
    Fabien Simon (Université Paris Diderot, ICT) : titre à venir.
    Stéphane Schmitt (CNRS, SPHERE) : La question de la nomenclature zoologique au 18e siècle.

    lieu : salleRothko, 412B. Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Jeudi 27 avril 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Frederick Neuhouser, « Durkheim et l’idée d’organisme social ». Répondant Bruno Karsenti.
    salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 27 avril 2017
    12h-15h
    Séminaire de recherche « Déprovincialiser l’histoire, réorienter la philosophie », février-avril 2017, Paris 8

    Séminaire de recherche (2ème année) sous la direction de Paul Guillibert (Université Paris Ouest, Sophiapol) et Matthieu Renault (Université Paris 8, LLCP).

    Contacts :
    paulguillibert@gmail.com matthieu.renault@gmail.com

    - Jocelyne Dakhlia – La Méditerranée à rebours ; Jairus Banaji (sous réserve) – Marxism and Merchant Capitalism

    Les séances auront lieu à l’Université Paris 8, 2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro : ligne 13, station Saint-Denis Université), Modulaire J104 (derrière bât A). L’entrée est libre, sans préinscription.

    Vendredi 28 avril 2017


    - Vendredi 28 avril 2017
    14h-17h30
    Le cycle de conférences Léon Robin pour l’année 2016-2017 aura pour thème
    Aristote, L’Éthique à Eudème

    - Terence Irwin (Oxford University), « Les livres aristotéliciens sur la justice »
    Répondant Jean-Louis Labarrière (CNRS, Centre Léon Robin)
    lieu : Maison de la recherche, salle D116

    - Vendredi 28 avril 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Philippe Crignon (Université de Bordeaux) : « Représentation actuelle et représentation virtuelle. Les enjeux d’une opposition conceptuelle »
    Répondant : Raphaël Pierres (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afin d’être inscrites sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    - Vendredi 28 avril 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Shlomo Sand (Tel Aviv University, Israël), « Idée nationale, réalité démocratique et souveraineté en tournant »
    Répondants : Bernard Bourdin (ICP, Paris), Eraldo Santos (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    - Jeudi 28 avril 2017
    18h30-20h30
    Séminaire organisé dans le cadre des activités du Collège International de Philosophie. « Révoltes, Révolutions : les enjeux d’une frontière incertaine »
    Organisé par Marie Goupy (CIPH) et Alice Canabat (LCSP)

    - Frédérico Tarragoni Révolte-Révolution. Le point de vue des mouvements sociaux..

    Ce séminaire s’intéresse aux discours, aux acteurs, aux efforts de qualification d’évènements qui, par leur radicalité et le bouleversement qu’ils induisent, peuvent être appelés, selon les acteurs et les points de vue, révolte ou révolution – la première étant elle-même l’objet de multiples qualifications depuis la légitime défense jusqu’à l’émeute ou l’acte criminel. Pour aborder cette question, le séminaire vise à développer une double approche, à la fois disciplinaire (sociologie / philosophie du droit et philosophie politique) et en termes de point de vue (celui des mouvements sociaux / celui du droit et de l’Etat). Il vise spécifiquement à réinterroger les enjeux liés à la distinction entre formes de protestations et de violences politiques légitimes et violences criminelles, ainsi qu’entre action démocratique instituante et activisme illégal.

    Inscription obligatoire (http://www.ciph.org)

    lieu : à l’American University of Paris, 6 rue Colonel Combes, 75007 Paris, en salle C 102.

    Samedi 29 avril 2017


    - Samedi 29 avril 2017
    10h45-12h45
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
    Séminaire Hegel. Agenda 2016-2017
    Le séminaire est animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers).
    Il relève de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique allemande et philosophie pratique » de l’université de Poitiers (EA 2626).
    - Philippe BÜTTGEN (Université Paris I), Titre à définir chance »

    lieu : salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

    MAI 2017
    Mercredi 3 mai 2017


    - Mercredi 3 mai 2017
    "Puissance et acte chez Averroès : le Grand commentaire à Métaphysique Θ"
    organisé par le groupe de philosophie arabe du Centre Jean Pépin (UMR 8230) et le Centre CHSPAM du laboratoire SPHERE (UMR 7219)
    lieu : l’École normale supérieure, salle Aimé Césaire (ECLA), 45 Rue d’Ulm, Paris

    - Mercredi 3 mai 2017
    de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

    Séminaire du CEPA :Le primitif - Les arts et la mythologie de l’originaire
    XIXe-XXe siècles

    En 1907, Victor Segalen imagine, dans la nouvelle intitulée « Dans un
    monde sonore », une chambre acoustique où chaque son serait repris par
    résonance et amplifié en un concert merveilleux. Il développe à cette
    occasion une poétique de l’orphisme. Le primitivisme de Segalen n’est
    pas un retour à la perception archéenne, dans laquelle la vue et le
    toucher seraient les sens cardinaux, mais un retour au monde sonore
    élémentaire, vibratoire, que les résonateurs de Helmholtz donnent à
    entendre au narrateur. Ces pages nous dirigent vers Debussy, avec qui
    il conçoit le livret d’un opéra sur le thème d’Orphée, mais aussi vers
    Varèse, dont il préfigure les déclarations sur le matériau sonore et
    l’expérimentation scientifique. Le monde sonore de Segalen nous permet
    ainsi de penser une certaine conception du primitivisme musical, dont
    nous tenterons de penser les enjeux et les échos philosophiques - chez
    Mikel Dufrenne, notamment, et son esthétique du sauvage.

    Organisation scientifique : Pauline Nadrigny,
    Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Frédéric
    Fruteau de Laclos, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch...

    Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet
    75006 Paris
    Salle 101
    (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 - Vavin)

    - Mercredi 3 mai 2017
    15h
    Séminaire de Métaéthique
    Organisé conjointement par la République des Savoirs et l’IJN avec le soutien du labex TransferS,
    Organisateurs : Monique Canto-Sperber (CNRS/ENS/République des Savoirs), Uriah Kriegel (IJN/CNRS) et Stéphane Lemaire (Université de Rennes 1).

    - Bruno Gnassounou (Université de Nantes) Les raisons du Bien

    ENS, salle Cavaillès

    Jeudi 4 mai 2017


    - Jeudi 4 mai 2017
    - 16h-18h
    Séminaire Le corps capacitaire
    IIe séminaire d’émersiologie : corps vivant / corps vécu Sous la direction de Bernard Andrieu

    Argumentaire

    Au cours de la 1er année du séminaire d’Emersiologie, nous avons pu démontrer combien sentir son corps vivant supposait une activation inconsciente par une immersion expérientielle et un éveil de sensations inédites. A l’occasion de la publication de notre ouvrage Le corps capacitaire (Presses Univ de l’Ouest, 2016-2017), nous l’étudierons cette année.

    Performer le vivant de son corps, la maladie ou le handicap l’engage sans notre volonté en éveillant des nouvelles potentialités qui demeuraient jusque là seulement possibles. Si le handicap peut « m’incapaciter complètement »(West, 1995, 15), elle est aussi le moyen de découvrir ce qui m’appartient « en propre, un vécu impossible à congédier ou à écarter d’un haussement d’épaule »(West, 1995, 18).

    Ainsi le corps du handi-capable possède des capacités inédites : le vivant affirme là sa vitalité par l’émersion de son intensité dans le vécu conscient : le vivant traverse la frontière du vécu pour le renouveler indéfiniment par l’effet de son écologisation. La vivacité corporelle est cette répartie, cette auto-organisation par émersion somatechnique du vivant dans la conscience du handicapant, et plus seulement du handicapé, pour revendiquer dans le récit un mode de subjectivation plus que de libération.


    Nicolas Besombes Le Sport 2.0
    Emannuelle Jacques (Univ Montpellier) Jouer et rêver ensemble, Corps à corps des Interfaces ludiques de Copenhague Game Collectif
    Lieu : 3eme étage, salle de l’EA3625 TEC - 1 rue de Lacretelle Paris, France (75015)

    - Jeudi 4 mai 2017
    SÉMINAIRE PHILOSOPHIES DU SENS
    17h-19h
    IREPH Université Nanterre
    Contacts :
    Charlotte Morel
    Christian Berner


    Le séminaire se proposera de réfléchir sur l’émergence de la notion de sens comme catégorie directrice de la philosophie, et non plus seulement comme objet de l’herméneutique, à partir de Kant et jusqu’à l’émergence de la pensée contemporaine. Les corpus étudiés privilégieront la philosophie allemande sans exclure d’autres apports.
    Il s’agit donc de s’intéresser à la notion de sens et de signification (Sinn, Bedeutung) hors de leurs usages directement sémiotiques – soit la perspective que « quelque chose ait un sens ». Dans une telle expression, il ne semble pas en effet que nous faisions pour autant de ces « choses » des signes. La structure d’un « sens » dont seraient porteuses soit les choses, soit surtout la façon dont nous les vivons et en faisons des pièces de notre expérience (ce qui rend en fait cette acception du terme très commune), pourrait être décrite plutôt comme le renvoi d’une réalité donnée à l’horizon d’une réalité (ou d’une idéalité) cette fois simplement postulée, que l’on peut certes nommer, mais pas directement connaître. C’est pourquoi on peut penser que c’est notamment avec Kant que s’ouvre la possibilité philosophique de penser cette structure : c’est en effet aussi celle qui lie l’expérience aux « idées de la raison », notamment les idées de la raison pratique. Si en effet, un objet tel que « Dieu », les diverses instances divines, a de tout temps été capable d’aimanter la réalité humaine en la projetant vers un autre ordre que celui qui paraît émaner du donné, Kant pose le geste de rupture par lequel la philosophie ne posera plus Dieu comme être (dont l’attribut est alors la perfection ; objet de la connaissance métaphysique), mais comme idée orientant l’agir pratique, à partir de ce qu’on ne peut pourtant que « penser » (donc cette fois comme simple limite de la connaissance métaphysique).
    Autrement dit, nous sommes désormais renvoyés à ce qui rend pour nous possible l’exercice de la liberté non pas comme à une réalité dont l’effectivité serait certaine en tant qu’antérieure à la nôtre – mais comme à l’objet d’une fin/« telos ». Ce qui fait que quelque chose « fait sens » dans l’existence aurait donc le mode d’effectivité de la cause finale : ce pourquoi on est aussi en droit de penser qu’il agit sur nous, selon la formule aristotélicienne cette fois, « ὣς ἐρώμενος », comme objet d’un/du désir.


    Jean-Claude Gens, Professeur d’histoire de la philosophie allemande à l’Université de Bourgogne
    lieu : ’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Bâtiment L, salle L311

    - Jeudi 4 mai 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Georges Devereux et la méthode complémentariste dans les sciences de l’homme – Alessandra CEREA, Prof. adjoint, Università du Bologna

    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    Vendredi 5 mai 2017


    - Vendredi 5 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire : Art, technique, production
    PHIL- RE- ARTECPROD-AA
    sous la direction de Pierre CAYE (ED 540-Centre Jean Pépin UMR 8230)


    Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif.


    lieu : salle Weil ENS Ulm

    - Vendredi 5 mai 2017
    9h30-12h30
    Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Histoire des musées en Europe centrale
    - Daniel Baric, Tours : Musées et sociétés en Autriche-Hongrie : entre politiques scientifiques impériales et aspirations locales, l’exemple du Landesmuseum de Sarajevo


    Durant les dernières décennies de son existence, l’Empire austro-hongrois a favorisé l’émergence sur tout son territoire d’institutions scientifiques à vocation régionale. Ainsi, le Landesmuseum de Sarajevo, bâti et organisé sur le modèle d’établissements viennois, avait vocation à disséminer un savoir-faire élaboré à l’université de Vienne. En Bosnie-Herzégovine, province occupée en 1878, annexée en 1908, l’implantation et la réception de cette science de langue allemande revêtait un enjeu aussi bien scientifique que politique. La recherche d’une cohésion supranationale se heurtait cependant à des aspirations centrifuges. L’examen du musée fondé à Sarajevo en 1884 permet d’appréhender une réalité complexe, dans laquelle les transferts culturels sont soumis à des tutelles administratives dédoublées (à Vienne et Budapest), elles-mêmes en situation de concurrence, face à des acteurs scientifiques locaux sollicités par des puissances étrangères (en particulier la Serbie). À travers la figure exemplaire de Carl Patsch (1865-1945), premier archéologue en charge des antiquités bosniaques (dont l’autobiographie doit paraître en 2017), se dessine la cartographie d’une science qui s’élabore en étroite interaction avec les instructions de Vienne, mais aussi avec la population locale. La présentation replacera le musée de Sarajevo dans le contexte impérial à la veille et au-delà de la césure de la Première Guerre mondiale, en interrogeant la permanence d’une empreinte multinationale dans la science de l’Antiquité développée au sein des États successeurs de l’Autriche-Hongrie.


    - Matthew Rampley, Birmingham : Civic, National and Imperial : Museums and Cultural Politics in Austria-Hungary

    In the mid-19th century Austrian cultural officials looked with envy at what they regarded as the ordered state of the museum world in France. It was a symptom, they believed, of the advanced nature of French science as well a sign of the rational basis on which cultural policy was devised. When the Museum for Art and Industry was founded in 1864 in Vienna, one of its aims was to introduce a similar system in Austria, with a network of regional museums tied to the coordinating institution in the capital. Yet how successful was this policy ? Did it manage to overcome the cultural and political diversity of Austria-Hungary ? This lecture tries to answer that question by comparing the Museum for Art and Industry in Vienna with the design museums in regional cities elsewhere in the Empire.


    lieu : Salle Pasteur (salle de philosophie), 1er étage du Pavillon Pasteur, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Vendredi 5 mai 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par :Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Sara Minelli (EHESS) – Méthode et système : retour à une dialectique idéaliste avec Ernst Bloch ?
    - Johan Härnsten (Paris 8) – Walter Benjamin : la
    dialectique à l’arrêt

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Vendredi 5 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Catherine Colliot-Thélène (Université Rennes 1) : « La démocratie : une affaire de droits ? »
    Répondante : Clotilde Nouët (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    Lundi 8 mai 2017


    - Lundi 8 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VI « Le salaire »

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 9 mai 2017


    - Mardi 9 mai 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Élise Pavy-Guilbert (MCF, université Bordeaux Montaigne) La langue comme monnaie
    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon
    Sorbonne 17, rue de la Sorbonne Paris, France (75005)

    Mercredi 10 mai 2017


    - Mercredi 10 mai 2017
    Séminaire Santé médecine décision
    Animé par Daniel Andler, François Athané et Gérard Lamber
    Laboratoire Sciences, normes, décision
    CNRS & université Paris-Sorbonne 28 rue Serpente 75006 Paris
    http://snd-sorbonne.fr/
    Programme pour l’année 2016-17

    L’aide aux aidants. Retour sur une enquête ethnographique
    auprès de familles de patients atteints par la maladie d’Alzheimer.
    Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale, directrice de l’UTRPP, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité.
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    lieu : Maison de la recherche de Paris-Sorbonne, en salle D040
    28 rue Serpente, 75006 Paris (métro Odéon ou Saint-Michel)

    - Mercredi 10 mai 2017
    19h30-21h
    Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (CHSPM)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    GROUPE DE RECHERCHE SUR LEIBNIZ
    Séminaire de recherche animé par Paul Rateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Anne-Lise Rey (Lille 1)
    - Mathieu Gibier (Saint Quentin) « La signification métaphysique de la composition des mouvements chez Leibniz »
    lieu : Les séances auront lieu en salle Lalande 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris escalier C, 1er étage

    - Mercredi 10 mai 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Isabelle Ferreras (FNRS, Université de Louvain, Harvard Law School) :
    « D’une sociologie politique critique du travail à l’enjeu de la démocratisation de l’entreprise »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Jeudi 11 mai 2017


    - Jeudi 11 mail 2017
    16h30h-18h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    SÉMINAIRE NOSOPHI
    (NORMES, SOCIÉTÉS, PHILOSOPHIES)

    Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne – Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Organisé par Isabelle Aubert, Marie Garrau, Sophie Guérard de Latour
    PROGRAMME 2016-2017
    - Christian Lazzeri (Université Paris-Ouest Nanterre La Défense) : « Quelques prémisses pour une théorie de l’estime sociale » Répondante : Elodie Djordjevic (NoSoPhi / Institut Michel Villey)

    lieu : salle de formation Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne

    Jeudi 11 mai 2017
    9h30-18h30b
    Séminaire Aitia/aitiai Le lien causal dans le monde antique (et au delà)
    Centre de recherches sur la pensée antique
    UMR 8061 : CNRS - Univ. Paris-Sorbonne - ENS Ulm
    GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations. Dir. C. VIano
    Journée d’études : Expliquer les phénomènes
    - Marie-Noëlle RIBAS (ENS, Lyon) : Causes et explication de la Nature (Aristote/ Hobbes)
    - Rita COMPATANGELO SOUSSIGNAN (Univ. du Maine) : Expliquer marées et tsunamis dans l’antiquité
    - Frédéric LE BLAY (Nantes) : Expliquer le volcanisme dans l’antiquité ou la difficulté d’une définition
    - Pascal RICHET (Inst. de Physique du Globe de Paris) : sur le volcanisme (sujet à définir)

    lieu : Salle des Conseils de l’Université Paris-Sorbonne (J 636, esc. G, 3ème ét.)

    - Jeudi 11 mai 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Bruno Bernardi, « Le droit politique : une autre généalogie des droits de l’homme ». Répondant Frederick Neuhouser.

    salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris

    Vendredi 12 mai 2017


    - Vendredi 12 mai 2017
    14h-17h30
    Le cycle de conférences Léon Robin pour l’année 2016-2017 aura pour thème
    Aristote, L’Éthique à Eudème

    - Richard Bodéüs (Université de Montréal) - Titre à préciser Répondant : Jean-Baptiste Gourinat (CNRS, Centre Léon Robin)
    lieu : Maison de la recherche, salle D116

    - Vendredi 12 mai 2017
    15h30 à 18h
    Séminaire Kant 2016-2017


    Consacré à l’actualité des études kantiennes, ce séminaire de recherche est co-animé par François CALORI (Université de Rennes 1), Antoine GRANDJEAN (Université de Nantes) et Dominique PRADELLE (Université Paris-Sorbonne). Il est ouvert à tous.


    - à confirmer
    lieu : École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle des Résistants

    - Vendredi 12 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Nicolas Poirier (Université Paris Nanterre), « Canetti et la critique du pouvoir : une alternative au paradigme traditionnel de la souveraineté »
    Répondante : Ludmilla Lorrain (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    Lundi 15 mai 2017

    - Lundi 15 mai 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Métaphysique
    Denis Bonnay (Univ. Paris Nanterre)
    Les groupes ont-ils des opinions ?

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 15 mai 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme (à confirmer)
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 15 mai 2017
    9h30-18h
    Séminaire de Micro-phénoménologie 2016-2017
    Archives Husserl –ENS
    Animé par Claire Petitmengin et Michel Bitbol, en collaboration avec Natalie Depraz
    Organisation : Marcus Weisen


    La micro-phénoménologie est une méthode de phénoménologie descriptive nouvellement mise au point, permettant de recueillir, notamment par le biais
    d’entretiens, la description très précise d’expériences situées, et de comparer les
    descriptions obtenues afin d’y détecter d’éventuels invariants. Le but du séminaire est de consolider les fondements épistémologiques et philosophiques de cette approche. Grâce à un retour réflexif sur l’acte même de description, nous nous intéresserons notamment aux modes de validation d’une description, à l’effet des mots sur l’expérience, qu’il s’agisse des effets perlocutoires des questions et relances de l’enquêteur, du processus de "mise en mots" sur l’expérience du locuteur, ou de l’effet suscité par une description sur l’expérience du récepteur. Différentes recherches micro-phénoménologiques empiriques seront présentées et discutées.
    Chaque séminaire sera précédé d’un atelier d’entraînement à la pratique de la méthode micro-phénoménologique, destiné aux chercheurs formés à cette méthode et confrontés à son utilisation dans le cadre de projets de recherche.


    Contacts : Marcus Weisen marcus.weisen@ens.fr et Claire Petitmengin cp@clairepetitmengin.fr

    - 9h30-16h : Atelier de micro-phénoménologie animé par Frédéric Borde
    - 16h30-18h : Séminaire de micro-phénoménologie : titre à venir

    lieu : ENS, bâtiment Lhomond, 24 rue Lhomond, salle L361

    - Lundi 15 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - à définir

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 16 mai 2017


    - Mardi 16 mai 2017
    18h30-20h30
    Séminaire organisé dans le cadre des activités du Collège International de Philosophie. « Révoltes, Révolutions : les enjeux d’une frontière incertaine »
    Organisé par Marie Goupy (CIPH) et Alice Canabat (LCSP)

    - Frédérico Tarragoni Révolte-Révolution. Le point de vue des mouvements sociaux..

    Ce séminaire s’intéresse aux discours, aux acteurs, aux efforts de qualification d’évènements qui, par leur radicalité et le bouleversement qu’ils induisent, peuvent être appelés, selon les acteurs et les points de vue, révolte ou révolution – la première étant elle-même l’objet de multiples qualifications depuis la légitime défense jusqu’à l’émeute ou l’acte criminel. Pour aborder cette question, le séminaire vise à développer une double approche, à la fois disciplinaire (sociologie / philosophie du droit et philosophie politique) et en termes de point de vue (celui des mouvements sociaux / celui du droit et de l’Etat). Il vise spécifiquement à réinterroger les enjeux liés à la distinction entre formes de protestations et de violences politiques légitimes et violences criminelles, ainsi qu’entre action démocratique instituante et activisme illégal.

    Inscription obligatoire (http://www.ciph.org)

    lieu : à l’American University of Paris, 6 rue Colonel Combes, 75007 Paris, en salle C 102.

    Jeudi 18 mai 2017


    - Jeudi 18 mai 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Séance de clôture
    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 18 mai 2017
    14h30-18h30
    Centre Léon Robin
    Séminaire Ousia : essence ou substance ?
    Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

    L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
    - Riccardo Chiaradonna (Univ. Roma III) : L’ousia intelligible dans le traité 43 (VI, 2) de Plotin
    - Beatrice Bakhouche (Univ. de Montpellier III) : Substantia dans le Commentaire au Timée de Calcidius
    lieu : Sorbonne, Salle J636, esc G, IIIe étage

    - Jeudi 18 mai 2017
    SÉMINAIRE PHILOSOPHIES DU SENS
    15h-17h
    IREPH Université Nanterre
    Contacts :
    Charlotte Morel
    Christian Berner


    Le séminaire se proposera de réfléchir sur l’émergence de la notion de sens comme catégorie directrice de la philosophie, et non plus seulement comme objet de l’herméneutique, à partir de Kant et jusqu’à l’émergence de la pensée contemporaine. Les corpus étudiés privilégieront la philosophie allemande sans exclure d’autres apports.
    Il s’agit donc de s’intéresser à la notion de sens et de signification (Sinn, Bedeutung) hors de leurs usages directement sémiotiques – soit la perspective que « quelque chose ait un sens ». Dans une telle expression, il ne semble pas en effet que nous faisions pour autant de ces « choses » des signes. La structure d’un « sens » dont seraient porteuses soit les choses, soit surtout la façon dont nous les vivons et en faisons des pièces de notre expérience (ce qui rend en fait cette acception du terme très commune), pourrait être décrite plutôt comme le renvoi d’une réalité donnée à l’horizon d’une réalité (ou d’une idéalité) cette fois simplement postulée, que l’on peut certes nommer, mais pas directement connaître. C’est pourquoi on peut penser que c’est notamment avec Kant que s’ouvre la possibilité philosophique de penser cette structure : c’est en effet aussi celle qui lie l’expérience aux « idées de la raison », notamment les idées de la raison pratique. Si en effet, un objet tel que « Dieu », les diverses instances divines, a de tout temps été capable d’aimanter la réalité humaine en la projetant vers un autre ordre que celui qui paraît émaner du donné, Kant pose le geste de rupture par lequel la philosophie ne posera plus Dieu comme être (dont l’attribut est alors la perfection ; objet de la connaissance métaphysique), mais comme idée orientant l’agir pratique, à partir de ce qu’on ne peut pourtant que « penser » (donc cette fois comme simple limite de la connaissance métaphysique).
    Autrement dit, nous sommes désormais renvoyés à ce qui rend pour nous possible l’exercice de la liberté non pas comme à une réalité dont l’effectivité serait certaine en tant qu’antérieure à la nôtre – mais comme à l’objet d’une fin/« telos ». Ce qui fait que quelque chose « fait sens » dans l’existence aurait donc le mode d’effectivité de la cause finale : ce pourquoi on est aussi en droit de penser qu’il agit sur nous, selon la formule aristotélicienne cette fois, « ὣς ἐρώμενος », comme objet d’un/du désir.


    Jean-Michel Salanskis, Professeur de philosophie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense

    lieu : ENS Ulm Salle Info1

    - Jeudi 18 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire Spinoza 2016-2017 : "Sur la Préface des Opera Posthuma"

    Présentation du Séminaire
    La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes.
    L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les champs du savoir, de la connaissance et de la création


    .
    .Membres du Comité du Pilotage, Responsables du Séminaire :
    Pr. Charles RAMOND, E : ramond.charles(at)univ-paris8(dot)fr
    M. Jack STETTER, E : jckstetter(at)gmail(dot)com
    Avec le soutien de la Commission de la Recherche de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP

    - Alain Badiou - "Pour une interprétation nouvelle de la notion d’attribut de l’absolu"

    Lieu : salle C008 (RDC bât. C).
    Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
    2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis, France
    Métro ligne 13, "Saint-Denis Université"

    - Jeudi 18 mai 2017
    9h30
    Colloque : Paris et ses peuples. Sociabilités et cosmopolitismes urbains au siècle des Lumières 18 mai 2017 09:30 - 19 mai 2017 18:00
    Émail du responsable : informations@paris-iea.fr
    Colloque organisé par Pascal Bastien et Simon Macdonald (résidents de l’IEA de Paris), en collaboration avec le Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS - Université du Québec à Montréal), avec le soutien de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066).


    Ce colloque international voudrait explorer Paris au XVIIIe siècle en interrogeant les populations qui l’ont faite, dans ses murs et au-delà, au croisement des espaces, des institutions et des savoirs qu’elles ont traversés.

    Au fondement de cette réflexion – le titre de l’événement ne s’en cache pas – se trouve Le peuple de Paris (1981) de Daniel Roche, qui fut l’une des contributions les plus importantes sur l’histoire sociale et culturelle de la capitale au siècle des Lumières. La pluralité des cultures et des identités sociales des peuples de Paris conférait à la ville, et au livre qui la parcourait d’une toute nouvelle manière, un caractère spécifique et distinctif appelant, entre autres choses, à une nouvelle interprétation des origines de la Révolution. Daniel Roche investissait les populations laborieuses de la capitale et retraçait leurs expériences dans la ville, révélant des individus multiples, imaginatifs, capables d’écrire leur propre histoire et d’agir sur leur environnement. Ces Parisiennes et ces Parisiens n’étaient pas victimes de leur sort et, au contraire, conscients des libertés autant que des fragilités de leur existence, ils traversaient un espace dynamique qui les encadraient mais dont ils pouvaient aussi s’affranchir. Les relations complexes entre la culture et le social et une attention plus marquée sur les échanges et les influences réciproques entre les discours, les pratiques et les représentations, déployèrent de nombreux chantiers de recherche dont l’historiographie est encore tributaire aujourd’hui. Dans le cadre de ces deux journées de travail, il s’agira de revisiter les grands thèmes abordés dans Le Peuple de Paris et de présenter de nouvelles perspectives de recherche pour une histoire des Parisiennes et des Parisiens, de leurs sociabilités, des institutions qui les organisaient et des identités qui s’y sont construites.

    Au-delà des classes laborieuses salariées qui firent l’objet principal du livre, les populations pourront être ici déployées dans leurs espaces, leur solidarité, leur débordement et leur diversité : domestiques, artisans et boutiquiers ; mais aussi marchands et étrangers, notables et gens de justice, hommes et femmes, vieillards et enfants, espions, curés, journalistes et libellistes qui participèrent à l’émergence d’une identité citadine d’abord, citoyenne ensuite.

    9h30 - Mots de bienvenue
    Pascal Bastien (UQAM – IEA)

    9h50 - Le peuple du livre
    Sabine Juratic (IHMC)

    10h30 - ‘Un livre qu’on lit et qui change chaque matin’ : affiches de vente et information commerciale à Paris au XVIIIe siècle
    Laurent Cuvelier (Science Po)

    11h10 - Pause

    11h30 - Les centres commerciaux du Paris moderne
    Nicolas Lyon-Caen (IHMC)

    12h10 - Madame Legros (1749-1821) et sa famille : entre bourgeoisie et milieu populaire
    Laurence Croq (Paris 10)

    13h00 - Pause déjeuner

    14h00 - Présentation du « Groupe d’études sur Paris au XVIIIe siècle » de l’IHMC
    Sabine Juratic, Vincent Denis, Nicolas Lyon-Caen, Charlotte Guichard et Rahul Markovits

    14h40 - De la foire aux bêtes à la ménagerie républicaine : Paris, laboratoire de la ‘monstration’ animale
    Pierre Serna (Paris 1)

    15h20 - Comment peut-on être Tahitien ? Un Polynésien à Paris
    Antoine Lilti (EHESS)

    16h00 - Pause

    16h20 - Autorité paternelle et cultures punitives à Paris au siècle des Lumières
    Julie Doyon (Paris 13)

    17h00 - Paris côté jardins : nature urbaine et sociabilités au XVIIIe siècle
    Jan Synowiecki (EHESS)

    17h40 - Un îlot de quiétude dans la Cité : habitat et habitants du cloître Notre-Dame au XVIIIe siècle
    Youri Carbonnier (Artois)

    Institut d’études avancées de Paris Hôtel de Lauzun 17 quai d’Anjou 75004 Paris
    Les actes du colloque seront publiés grâce au soutien du Comité d’Histoire de la Ville de Paris.S’inscrire à l’événement

    - Jeudi 18 mai 2017
    18h30-20h
    L’acte de création comme conversion
    Table ronde au musée d’Orsay

    Sous la direction de Philippe Sers, philosophe et essayiste avec Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, Sylvie Bethmont et Robert Churlaud, professeurs à l’Ecole Cathédrale du Collège des Bernardins
    Modalités d’inscription
    L’expérience de Saint Paul sur le chemin de Damas peut servir de paradigme pour dire l’expérience, mystique et bouleversante, de la conversion. Il est donné trois fois dans les Actes des Apôtres, dont deux par Paul lui-même, et s’insère dans une chaîne de récits de conversions. Mais le récit de Paul est réellement singulier pour dire l’indicible. Paul le persécuteur des premiers chrétiens est comme foudroyé, il tombe à terre, voit une lumière "plus éclatante que le soleil", entend des paroles mais il "ne voit rien bien qu’il eût les yeux ouverts". Une expérience qui lui fait commencer une nouvelle vie. Comme le dit Kierkegaard (Discours édifiants), ce qu’il a vécu "en premier peut être sans cesse revécu après lui". De nombreux artistes, écrivains et peintres ont tenté et tentent toujours de dire leur propre expérience de conversion qui n’est certes pas celle de Paul, mais qui les a projetés dans la nuit étoilée du mystère.
    Musée d’Orsay Auditorium niveau -2

    Vendredi 19 mai 2017

    - Vendredi 19 mai 2017
    de 17h à 20h
    Atelier de traduction « Husserl - Les Manuscrits du groupe C » / 2016-2017
    Pays Germaniques
    Organisation : Dominique Pradelle et Claudia Serban
    Participants : Natalie Depraz, Julien Farges, Vincent Gérard, Maria Gyemant, Carlos Lobo, Dominique Pradelle, Claudia Serban

    Les Manuscrits du groupe C de Husserl, rédigés entre 1929 et 1934 et édités par Dieter Lohmar en 2006 sous le titre Späte Texte über Zeitkonstitution (Textes tardifs sur la constitution du temps), représentent la dernière étape de la pensée husserlienne de la temporalité, qui commence à s’élaborer dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps en 1905 à Göttingen et se poursuit, en 1917-1918, dans les fameux Manuscrits de Bernau (édités en 2001 et traduits en français en 2010). En même temps, par une variété et une richesse thématique qui peuvent parfois surprendre par leur éclectisme, les Manuscrits du groupe C offrent un aperçu particulièrement saisissant de la philosophie tardive de Husserl. Notre atelier, dont les travaux ont commencé en 2014-2015 et qui reprend cet automne, se propose de fournir une traduction collective intégrale de ce volume. Les séances donneront l’occasion à chaque participant de présenter sa traduction d’un texte précis et de la soumettre à la discussion. Elles sont ouvertes à tout chercheur s’intéressant à l’œuvre de Husserl comme à tout germaniste.


    Programme
    - Natalie Depraz, présentation des textes C 12 et C 13
    lieu : salle de réunion 1er étage pavillon Pasteur, ENS, 45 rue d’Ulm 75005

    - Vendredi 19 mai 2017
    9h30-12h30
    Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Le matérialisme allemand en France

    Michel Espagne, Paris : La menace du matérialisme allemand

    Dans la philosophie française du XIXe siècle le matérialisme identifié à la philosophie allemande, même s’il pénètre le paysage intellectuel, est souvent perçu comme une menace. Elle commence avec l’identification de l’hégélianisme et du panthéisme dont chacun cherche à se distancier. La dénonciation du spinozisme par Emile Saisset a été une transmission de ce qu’il prétendait rejeter. Taine est une des plus célèbres victimes d’un ostracisme qui menace aussi le milieu des philosophes de l’ENS avec Vacherot. La complicité de la philosophie et des sciences de la nature qu’incarne le monisme de Haeckel ne fait que nourrir la suspicion. Mais les canaux les plus actifs sont extérieurs à l’Université. On s’attachera ici plus particulièrement à Hermann Ewerbeck, conseiller de Proudhon en matière de philosophie allemande, avant que Joseph Roy ne contribue à la diffusion en France de Feuerbach puis de Marx. L’université officielle retient quant à elle le principe de la contingence des lois de la nature (Boutroux) et refoule la discussion des théories matérialistes hors de l’espace académique.

    Charlotte Morel, Paris : La réception française du matérialisme allemand : Paul Janet, 1864

    A écouter Paul Janet, le matérialisme donne l’occasion d’un curieux (contre-) transfert entre France et Allemagne : répandu en Europe par les Français, au 18e siècle, le matérialisme leur est « renvoyé », un siècle plus tard, par une Allemagne perçue comme patrie de l’idéalisme… Via l’ouvrage de Janet, Le Matérialisme contemporain en Allemagne, on s’intéressera à la façon dont la France prend connaissance des évolutions de la pensée allemande de l’« après-Hegel », et à la façon dont l’idéalisme métaphysique, en Allemagne comme en France, entreprend de répondre à ces premiers assauts de ce que nous nommerons plus tard : scientisme.


    lieu : Salle Pasteur (salle de philosophie), 1er étage du Pavillon Pasteur, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Vendredi 19 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Orazio Irrera, (Université Paris-8) « L’idéologie et sa matérialité »
    Répondante : Audrey Benoît (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    - Vendredi 19 mai 2017
    9h30
    Colloque : Paris et ses peuples. Sociabilités et cosmopolitismes urbains au siècle des Lumières 18 mai 2017 09:30 - 19 mai 2017 18:00
    Émail du responsable : informations@paris-iea.fr
    Colloque organisé par Pascal Bastien et Simon Macdonald (résidents de l’IEA de Paris), en collaboration avec le Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS - Université du Québec à Montréal), avec le soutien de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066).


    Ce colloque international voudrait explorer Paris au XVIIIe siècle en interrogeant les populations qui l’ont faite, dans ses murs et au-delà, au croisement des espaces, des institutions et des savoirs qu’elles ont traversés.

    Au fondement de cette réflexion – le titre de l’événement ne s’en cache pas – se trouve Le peuple de Paris (1981) de Daniel Roche, qui fut l’une des contributions les plus importantes sur l’histoire sociale et culturelle de la capitale au siècle des Lumières. La pluralité des cultures et des identités sociales des peuples de Paris conférait à la ville, et au livre qui la parcourait d’une toute nouvelle manière, un caractère spécifique et distinctif appelant, entre autres choses, à une nouvelle interprétation des origines de la Révolution. Daniel Roche investissait les populations laborieuses de la capitale et retraçait leurs expériences dans la ville, révélant des individus multiples, imaginatifs, capables d’écrire leur propre histoire et d’agir sur leur environnement. Ces Parisiennes et ces Parisiens n’étaient pas victimes de leur sort et, au contraire, conscients des libertés autant que des fragilités de leur existence, ils traversaient un espace dynamique qui les encadraient mais dont ils pouvaient aussi s’affranchir. Les relations complexes entre la culture et le social et une attention plus marquée sur les échanges et les influences réciproques entre les discours, les pratiques et les représentations, déployèrent de nombreux chantiers de recherche dont l’historiographie est encore tributaire aujourd’hui. Dans le cadre de ces deux journées de travail, il s’agira de revisiter les grands thèmes abordés dans Le Peuple de Paris et de présenter de nouvelles perspectives de recherche pour une histoire des Parisiennes et des Parisiens, de leurs sociabilités, des institutions qui les organisaient et des identités qui s’y sont construites.

    Au-delà des classes laborieuses salariées qui firent l’objet principal du livre, les populations pourront être ici déployées dans leurs espaces, leur solidarité, leur débordement et leur diversité : domestiques, artisans et boutiquiers ; mais aussi marchands et étrangers, notables et gens de justice, hommes et femmes, vieillards et enfants, espions, curés, journalistes et libellistes qui participèrent à l’émergence d’une identité citadine d’abord, citoyenne ensuite.

    9h30 - Mots de bienvenue
    Pascal Bastien (UQAM – IEA)

    9h50 - Le peuple du livre
    Sabine Juratic (IHMC)

    10h30 - ‘Un livre qu’on lit et qui change chaque matin’ : affiches de vente et information commerciale à Paris au XVIIIe siècle
    Laurent Cuvelier (Science Po)

    11h10 - Pause

    11h30 - Les centres commerciaux du Paris moderne
    Nicolas Lyon-Caen (IHMC)

    12h10 - Madame Legros (1749-1821) et sa famille : entre bourgeoisie et milieu populaire
    Laurence Croq (Paris 10)

    13h00 - Pause déjeuner

    14h00 - Présentation du « Groupe d’études sur Paris au XVIIIe siècle » de l’IHMC
    Sabine Juratic, Vincent Denis, Nicolas Lyon-Caen, Charlotte Guichard et Rahul Markovits

    14h40 - De la foire aux bêtes à la ménagerie républicaine : Paris, laboratoire de la ‘monstration’ animale
    Pierre Serna (Paris 1)

    15h20 - Comment peut-on être Tahitien ? Un Polynésien à Paris
    Antoine Lilti (EHESS)

    16h00 - Pause

    16h20 - Autorité paternelle et cultures punitives à Paris au siècle des Lumières
    Julie Doyon (Paris 13)

    17h00 - Paris côté jardins : nature urbaine et sociabilités au XVIIIe siècle
    Jan Synowiecki (EHESS)

    17h40 - Un îlot de quiétude dans la Cité : habitat et habitants du cloître Notre-Dame au XVIIIe siècle
    Youri Carbonnier (Artois)

    9h10 - Aimer et détester la police ? Le peuple et les polices au siècle des Lumières
    Vincent Milliot (UCBN)

    9h50 - Les femmes aux seins mercenaires : les nourrices et leur police dans le Paris du XVIIIe siècle
    Clyde Marlo Plumauzille (IHMC)

    10h30 - Quand le peuple élit sa police : réflexions sur les policiers de Paris pendant la Révolution
    Vincent Denis (Paris 1)

    11h10 - Pause

    11h30 - Des Parisiens aux Parisii : le Peuple de Paris au miroir des savoirs antiquaires
    Stéphane Van Damme (European University Institute)

    12h10 - Le tireur de carte de la rue d’Anjou : célébrité, charlatanisme et sociabilité urbaine dans le Nouveau Paris de Mercier
    Geneviève Lafrance (UQAM)

    13h00 - Pause déjeuner

    14h00 - Rumeurs populaires dans l’espace urbain. Enjeux et dynamiques socio-culturelles, de l’affaire Desrues (1777) au pillage de la manufacture Réveillon (1789)
    Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes)

    14h40 - Le monde parisien des Conventionnels en l’an II
    Colin Jones (Queen Mary University of London)

    15h20 - Pause

    15h40 - Paris au travail. La production de guerre dans la capitale sous la Révolution
    Haïm Burstin (Milan)

    16h20 - Consommations et Révolution : Paris sous la Terreur, entre pénurie et luxuriance
    Natacha Coquery (Lyon 2)

    17h00 - Conclusion
    Daniel Roche
    Les actes du colloque seront publiés grâce au soutien du Comité d’Histoire de la Ville de Paris.
    S’inscrire à l’événement

    Institut d’études avancées de Paris Hôtel de Lauzun 17 quai d’Anjou 75004 Paris

    Samedi 20 mai 2017


    - Samedi 20 mai 2017
    de 10h30 à 12h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Foucault 2016-2017
    AUTOUR DE L’ARCHÉOLOGIE DU SAVOIR

    Animé par Jean-François Braunstein et Daniele Lorenzini
    Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire pour pénétrer en Sorbonne. Merci d’envoyer un mail, avant le vendredi 14 octobre, à l’adresse suivante : seminairefoucault@gmail.com. Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée du bâtiment de la Sorbonne.

    - Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    « L’histoire en extériorité »
    lieu : Université Paris 1, UFR de Philosophie, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, salle Lalande

    - Samedi 20 mai 2017
    14h30-17h00
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    EA3562 PhiCo - Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Axe CEPA
    http://phico.univ-paris1.fr
    http://cepa.hypotheses.org/
    Le séminaire "Les arts au XVIIe siècle" organisé par Catherine
    Fricheau et Daniel Dauvois reprendra en novembre prochain autour du
    thème "Naissance de la critique".

    http://cepa.hypotheses.org/

    Le séminaire est consacré à la façon dont se construit de
    la fin du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle une critique des
    œuvres qui, invalidant peu à peu la formule ut pictura poesis,
    desserre l’emprise des belles-lettres sur la critique d’art.
    Cette autonomisation du « peindre » est, dans un premier
    temps, d’ordre poiètique, et se veut fondée sur une connaissance des
    pratiques artistiques, autorisée entre autres par la réédition des
    grands traités renaissants (Alberti, Vinci). Entre la consécration par
    Vasari des arte del disegno et l’élaboration académique de la notion
    de Beaux-arts, on assiste à l’approfondissement du vocabulaire
    technique des arts. La spécification des savoirs caractérise cette
    critique, due non seulement à la différence des métiers de l’art mais
    aussi des caractères nationaux, en fonction des politiques de cours
    européennes soucieuses d’élaborer leur propre mode d’expression
    artistique.
    Le point de vue critique suppose un spectateur des
    œuvres, dont le statut devient au tournant des XVIIème et XVIIIème
    siècle celui d’un public averti. Les cartes se trouvent alors
    rebattues. Le connaisseur laisse la place à l’homme sensible et
    cosmopolite des Lumières, tandis que se tissent de nouveaux liens des
    arts avec la littérature.
    « Un tableau exposé est un livre mis au jour de l’impression ». La
    Font de Saint-Yenne poursuit en prononçant que chacun a le droit d’en
    porter son jugement. Ces quelques mots permettent de circonscrire
    notre champ de réflexion présent : dans quelle mesure la critique
    picturale doit-elle se revendiquer d’une critique littéraire qui l’a
    précédée ? Sa position devant les œuvres est-elle d’une semblable
    nature, et si oui, pourquoi n’apparaît-elle que vers le milieu du
    XVIIIe siècle ? Dans quelle mesure, en outre, cette apparition
    peut-elle se revendiquer de constituer un droit ? et que signifie
    l’universalité d’un tel droit ? Que change ce nouveau droit de juger à
    la structure des œuvres d’art désormais vouées à un public, dont la
    définition reste malaisée. Si le critique prétend cependant incarner
    le public, quelle sera la qualité de son organe de jugement, qui
    s’appelle sentiment chez La Font de Saint-Yenne ? Comment ce sentiment
    sera-t-il une spontanéité qui juge toujours bien, a contrario de toute
    expertise, en même temps qu’un foyer d’autorité apte à guider le
    jugement de tous et à constituer un goût assuré voire démonstratif ?
    La coutume a rendu évidente la fonction de la critique,
    dont l’origination exprime en revanche toutes les incertitudes et les
    aspects contestables voire immotivés. C’est donc cette difficile
    naissance, que les principes de la critique littéraire ont peut-être
    conduite à quelque fin fonctionnelle, dont il s’agira de réfléchir les
    divers aspects, sous une désirable multiplicité des angles d’incidence.

    - Jacqueline Lichtenstein (titre à déterminer)
    lieu : Salle Cavaillès

    - Samedi 20 mai 2017
    14h-17h
    Technique, imaginaire et société
    Technology, the imagination and society


    Ce séminaire de recherche piloté par Anne-Françoise Garçon, professeure émérite en Histoire des techniques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’adresse aux chercheurs intéressés par les études sur la technique et la technologie en Sciences Humaines et Sociales et désireux d’appréhender les méthodes et outils de pensée spécifiques à l’histoire des Techniques. Il se tient en présentiel et par webconférence.

    Nous étudierons les relations entre la technique et les imaginaires et l’impact de cette relation sur la conception des techniques par les diverses sociétés. L’accent sera mis sur une approche conceptuelle des régimes de la pensée opératoire : pratique, technique et technologie, en posant la question de leur historicité. Pour ce faire, nous déborderons des périodes historiques canoniques de manière à appréhender les moments de cristallisation du fait technique. Nous interrogerons le poids de l’imaginaire dans la construction du fait technique ; nous analyserons la manière dont chacun de ces régimes se construit en conjuguant l’aptitude à symboliser et la capacité à élaborer des normes d’efficacité. Enfin nous tenterons d’appréhender ce que représente l’efficacité technique dans les diverses contextes sociaux.

    Bibliographie indicative

    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie , L’Homme et l’outil. L’invention technique durant la Préhistoire, Paris, CNRS Éditions, coll. Biblis [1re éd. 2008]. 2015
    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie ( dir),L’esthétique du geste technique, Gradhiva. Revue d’anthropologie et d’histoire des arts, vol. 17., 2013
    BERTHOUD, Gérald , Vers une anthropologie générale. Modernité et altérité, Genève ; Paris, Librairie Droz, 1992
    FLICHY, Patrice, L’innovation technique , collection Sciences et sociétés, Paris, La Découverte, 2003
    GARÇON Anne-Françoise, L’Imaginaire et la pensée technique. Approches historiques, XVIe-XVIIIe siècle, éditions Classiques Garnier, Paris, 2012
    GARÇON Anne-Françoise "Techniques : une histoire entre acteurs, idées et territoires" in J.-F. Belhoste et al., Autour de l’industrie : Histoire et patrimoine.
    GARÇON Anne-Françoise « Des modes d’existence du geste technique » in e-Phaïstos – vol.III n°1 – juin 2014 pp. 84-92
    GRAS, Alain, POIROT-DELPECH, Sophie, l’Imaginaires des techniques de pointe, Paris, L’Harmattan 1990
    GRAS Alain, Les imaginaires de l’innovation techniques, Paris, édition Manucius, 2014,
    GUCHET, Xavier ,Pour un humanisme technologique. Culture, technique et société dans la philosophie de Gilbert Simondon, collection Pratiques théoriques, Paris, P.U.F 2010
    MUSSO Pierre, L’imaginaire industriel, Paris, édition Manucius, 2015
    PICON Antoine, « Imaginaires de l’efficacité, pensée technique et rationalisation », Réseaux 5/2001 (no 109) , p. 18-50

    L’art équestre dans la France des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ou l’esthétisation d’une technique Anne-Sophie Rieth, Doctorante en histoire des techniques (IHMC - Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne/CNRS)

    La France du XVIe siècle voit une modification de ce qu’a été l’art équestre dans sa pratique. À travers la mise en place d’un nouvel habitus social venu d’Italie, celui des Académies, on assiste dans la pratique à une esthétisation d’un art de la guerre. Celle-ci fait l’objet d’une mise en récit avec la multiplication des traités équestres aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui pose la question de la confrontation du régime de la pratique avec celui de la technique autour de la conception du geste technique.

    lieu : Centre Malher-Sorbonne, 9 rue Malher, Paris 4° (Métro Saint-Paul).

    Lundi 22 mai 2017

    - Lundi 22 mai 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Philosophie politique
    Alain Policar (CNRS-Science Po CEVIPOF)
    Le sens du cosmopolitisme

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 22 mai 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 22 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VII, chap. 21 (« Reproduction simple ») et 22 (« Transformation de la survaleur en capital »)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 23 mai 2017


    - Mardi 23 mai 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Juan Carlos Rodriguez Rendon (doctorant, Paris 4 et université du Pays Basque) Vers une lecture économique du roman noir français au tournant des Lumières

    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon
    Sorbonne 17, rue de la Sorbonne

    Vendredi 26 mai 2017 :


    - Vendredi 26 mai 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par :Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Agnès Grivaux (ENS) – « La psychanalyse est une expérience dialectique » : structure et sujet chez Lacan
    - Gilles Gressani (ENS) – Un point sur le débat infini structuralisme/dialectique.

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Samedi 27 mai 2017 :


    - Samedi 27 mai 2017 :
    Séminaire Intentionalité et réalité 2016-2017
    10h30-12h30
    Coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Véronique Decaix (Paris 1, Gramata)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    UMR 8103 – Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Composante « Expérience & Connaissance » (EXeCO)
    Intentionalité et réalité (I) : La réalité de l’intentionalité

    Cette première année de séminaire sera consacrée à la logique et la métaphysique de l’intentionalité ; la seconde à la logique et à la métaphysique de l’intentionnel.

    On s’interrogera cette année, sur un mode tant historique que systématique, quant au fait de savoir quel type de réalité est l’intentionalité, si c’en est une. Faut-il faire droit, dans la réalité, à l’intervention de quoi que ce soit comme des « actes », des « attitudes » ou des prestations intentionnels ? Leur qualification comme intentionnels tient-elle alors à certaines propriétés logiques qu’ils auraient dans leur rapport avec d’autres aspects de la réalité, ou bien faut-il reconnaître à leur principe l’existence d’un ingrédient réel sui generis, qu’on appellerait « intentionalité » ? Dans quelle mesure l’intentionalité doit-elle avoir une inscription réelle (dans l’esprit, dans les actes, dans les institutions… ?), et ce qui est une question différente, quel rôle joue-t-elle dans l’économie d’ensemble de la réalité ? Qu’est-ce qu’une intentionalité dans un monde réel ? Et qu’est-ce qu’un monde réel dans lequel il y a de l’intentionalité ? Le réalisme a-t-il à prendre en compte et, dans l’affirmative, en quel sens, la « réalité de l’intentionalité » ?


    Jocelyn Benoist (Université Paris 1, ISPJS-PhiCo) :Tigres en Inde

    lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite
    Salle Lalande

    - Samedi 27 mai 2017
    de 10h00 à 13h00
    Centre Léon Robin
    Séminaire "Présocratiques" organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée
    Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

    Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

    - Eleni Kontogianni (Strasbourg), « Nature et Logos dans la lecture heideggérienne d’Héraclite » (titre provisoire)
    lieu : Bibliothèque Léon Robin Université Paris Sorbonne, 1, rue Victor Cousin, escalier E, 2ème étage, salle F371

    - Samedi 27 mai 2017
    14h30-17h00
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    EA3562 PhiCo - Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Axe CEPA
    http://phico.univ-paris1.fr
    http://cepa.hypotheses.org/
    Le séminaire "Les arts au XVIIe siècle" organisé par Catherine
    Fricheau et Daniel Dauvois reprendra en novembre prochain autour du
    thème "Naissance de la critique".

    http://cepa.hypotheses.org/

    Le séminaire est consacré à la façon dont se construit de
    la fin du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle une critique des
    œuvres qui, invalidant peu à peu la formule ut pictura poesis,
    desserre l’emprise des belles-lettres sur la critique d’art.
    Cette autonomisation du « peindre » est, dans un premier
    temps, d’ordre poiètique, et se veut fondée sur une connaissance des
    pratiques artistiques, autorisée entre autres par la réédition des
    grands traités renaissants (Alberti, Vinci). Entre la consécration par
    Vasari des arte del disegno et l’élaboration académique de la notion
    de Beaux-arts, on assiste à l’approfondissement du vocabulaire
    technique des arts. La spécification des savoirs caractérise cette
    critique, due non seulement à la différence des métiers de l’art mais
    aussi des caractères nationaux, en fonction des politiques de cours
    européennes soucieuses d’élaborer leur propre mode d’expression
    artistique.
    Le point de vue critique suppose un spectateur des
    œuvres, dont le statut devient au tournant des XVIIème et XVIIIème
    siècle celui d’un public averti. Les cartes se trouvent alors
    rebattues. Le connaisseur laisse la place à l’homme sensible et
    cosmopolite des Lumières, tandis que se tissent de nouveaux liens des
    arts avec la littérature.
    « Un tableau exposé est un livre mis au jour de l’impression ». La
    Font de Saint-Yenne poursuit en prononçant que chacun a le droit d’en
    porter son jugement. Ces quelques mots permettent de circonscrire
    notre champ de réflexion présent : dans quelle mesure la critique
    picturale doit-elle se revendiquer d’une critique littéraire qui l’a
    précédée ? Sa position devant les œuvres est-elle d’une semblable
    nature, et si oui, pourquoi n’apparaît-elle que vers le milieu du
    XVIIIe siècle ? Dans quelle mesure, en outre, cette apparition
    peut-elle se revendiquer de constituer un droit ? et que signifie
    l’universalité d’un tel droit ? Que change ce nouveau droit de juger à
    la structure des œuvres d’art désormais vouées à un public, dont la
    définition reste malaisée. Si le critique prétend cependant incarner
    le public, quelle sera la qualité de son organe de jugement, qui
    s’appelle sentiment chez La Font de Saint-Yenne ? Comment ce sentiment
    sera-t-il une spontanéité qui juge toujours bien, a contrario de toute
    expertise, en même temps qu’un foyer d’autorité apte à guider le
    jugement de tous et à constituer un goût assuré voire démonstratif ?
    La coutume a rendu évidente la fonction de la critique,
    dont l’origination exprime en revanche toutes les incertitudes et les
    aspects contestables voire immotivés. C’est donc cette difficile
    naissance, que les principes de la critique littéraire ont peut-être
    conduite à quelque fin fonctionnelle, dont il s’agira de réfléchir les
    divers aspects, sous une désirable multiplicité des angles d’incidence.

    - Bertrand Prévost (titre à déterminer)
    lieu : Salle Cavaillès

    Lundi 29 mai 2017


    - Lundi 29 mai 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Philosophie de l’art et esthétique
    Francis Wolff (Ecole normale supérieure)
    Pourquoi des images ?

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 29 mai 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 29 mai 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    - Instruments et théorie en géométrie
    Séance organisée par Davide Crippa
    Invités :

    Dominique Tournès (Université de la Réunion, LIM & SPHERE),
    Davide Crippa,
    Pietro Milici

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 29 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - à définir

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    JUIN 2017
    Vendredi 2 juin 2017


    - 10h-13h
    Projet LabEx-TransferS : Genèse et transferts de savoirs linguistiques
    Contacts : Irene.Fenoglio@ens.fr, Giuseppe.Dottavi@ens.fr
    L’axe « Génétique du texte et théories linguistiques » propose un séminaire qui a pour objectif d’actualiser la connaissance que nous avons des fonds d’archives et des manuscrits de linguistes et de développer un réseau de spécialistes intéressés à saisir, à travers l’observation et l’étude de documents, d’archives, de témoignages et de manuscrits, les processus d’écriture linguistique et la conceptualisation théorique.
    Ce séminaire mensuel est ouvert à tout chercheur ou doctorant intéressé. Il se tient certains vendredis matins à l’ENS.
    Giuseppe D’OTTAVI, (Chercheur associé,ITEM) « Go West. Les archives de Roman Jakobson au Massachusetts Institute of Technology »
    Lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, salle IHMC, esc C, 3ème ét

    - Vendredi 2 juin 2017
    17h-19h
    Séminaire : Art, technique, production
    PHIL- RE- ARTECPROD-AA
    sous la direction de Pierre CAYE (ED 540-Centre Jean Pépin UMR 8230)


    Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif.


    lieu : salle Weil ENS Ulm

    - Vendredi 2 juin 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par :Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Frederico Lyra (Université Lille 3) – Sur certains impasses : Signes du futur et la dialectique de Slavoj Zizek
    - Sina Badiei (Université Toulouse 2) – La relation changeante entre le concept de dialectique et les différents moments de la philosophie d’Alain Badiou

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Vendredi 2 juin 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Elizabeth Phillips (University of Cambridge, Royaume-Uni), « American Theo-political »
    Répondants : Masoud Sinaeian (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    Samedi 3 juin 2017


    - Samedi 3 juin 2017
    Journée "Philosophie et autobiographie"
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?


    « Forme de vie et pragmatisme », avec :
    Francis CHATEAURAYNAUD (CNRS, EHESS)
    Guillaume GARRETA (Univ. Paris Saclay)
    Sylvain LAVELLE (ICAM)
    Albert OGIEN (CNRS, EHESS, IMM)
    lieu : Université de Chicago à Paris

    Lundi 5 juin 2017


    - Lundi 5 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VII, chap. 23 « La loi générale de l’accumulation capitaliste » (Alice Vincent)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 6 juin 2017


    - Mardi 6 juin 2017
    20h
    Les paysages et leur mystique
    Table ronde au collège des Bernardins
    Sous la direction d’Alain Cugno, philosophe, associé à la faculté de philosophie du Centre Sèvres, co-directeur du département de "La parole de l’art" au Collège des Bernardins, et Jérôme Alexandre, théologien, co-directeur du département de recherche "La parole de l’art". Avec : Marianne Lanavère, commissaire d’exposition et Directrice du Centre international d’art et du paysage, Ile de Vassivière ; Isabelle Morin-Loutrel, conservateur des peintures, musée d’Orsay et Tatiana Pozzo di Borgo, artiste.

    Pour voir un paysage, se le représenter, il faut nécessairement se tenir devant. Entrer dedans à l’inverse, tout comme le traverser, c’est ne plus le voir, c’est le perdre. Pourtant, bien qu’elle soit un acte supposant la distance, la représentation du paysage conduit à intérioriser l’objet saisi par le regard. L’acte de voir est changé en vision. Il est en effet possible, et peut-être inévitable, de surmonter le paradoxe et d’entrer bel et bien dans le paysage. L’idée même de paysage évoque donc d’emblée la quiétude méditative, le recueillement, l’intériorisation. Etat mystique et paysage ont partie liée. Il se peut même que le rapport de la mystique et du paysage dépasse la seule métaphore, si ancienne et répandue soit-elle.

    Paris, Collège des Bernardins

    Tarifs
    6€/3€
    Réservez l’activité

    Mercredi 7 juin 2017


    - Mercredi 7 juin 2017
    "Puissance et acte chez Averroès : le Grand commentaire à Métaphysique Θ"
    organisé par le groupe de philosophie arabe du Centre Jean Pépin (UMR 8230) et le Centre CHSPAM du laboratoire SPHERE (UMR 7219)
    lieu : l’École normale supérieure, salle Aimé Césaire (ECLA), 45 Rue d’Ulm, Paris

    - Mercredi 7 juin 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Eric Lecerf (LLCP, Université Paris 8) :
    « Proudhon, Péguy et Weil : ambiguïtés d’un concept global de travail. »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Jeudi 8 juin 2017

    16h-19h
    Monique Sicard, Jean-Bernard Ouedraogo, Aurèle Crasson et leurs invités présentent le séminaire 2016-2017
    Que nous apprenez-vous du monde ?
    Contacts : Monique Sicard (sicard.monique@gmail.com), Jean-Bernard Ouedraogo (jberno@yahoo.com), Aurèle Crasson (Aurele.Crasson@ens.fr),


    La question semble s’adresser à des photojournalistes, plus qu’à des auteurs photographes. Et cependant, l’art n’est-il pas oeuvre de connaissance ? Ne s’agit-il jamais pour le photographe d’apprendre, de transmettre, d’éduquer, d’enseigner, de montrer, de démontrer, de révéler, voire de constituer une mémoire à destination d’autres générations ? Peut-être rien de tout cela… l’auteur n’aurait-il pas simplement le droit de prendre plaisir à photographier, comme le font tant d’amateurs ? Que nous montrerait-il d’ailleurs que nous n’aurions pas su voir ?
    Et si ce qu’apprend un photographe à ses contemporains, est avant tout la photographie et son histoire ? A moins qu’une oeuvre photographique ne nous en apprenne beaucoup sur ses auteurs même, leur regard, leurs relations aux autres, à l’environnement, …. et finalement sur l’époque elle même ? La question dès lors s’inverse : comment pourrait-elle ne pas nous dire tout cela ?
    Nous devons bien reconnaître que la distinction entre photographie documentaire et photographie d’auteur n’a plus court aujourd’hui…et nous devons nous interroger sur ce que serait une photographie, une oeuvre photographique qui nous apprendrait du monde autre chose qu’une simplicité de surface, qui nous dirait ce que nous ne savions pas, nous orientant, dès lors, vers d’autres chemins, d’autres directions…

    Le séminaire se propose d’inviter une série d’auteurs photographes auxquels sera posée la question suivante : “Que nous apprenez-vous du monde ?” Certains seront des auteurs “engagés” ; d’autres, des artistes a priori plus éloignés des réalités sociales ou environnementales… Nous leur demanderons, tout en répondant à la question posée, de nous décrire leurs processus de création. Nous délaisseron donc temporairement le statut d’"image dans lequel la photographie est aisément reléguée pour promouvoir celui d’objet fabriqué. Il ne s’agit pas de "chasser les herméneutes" comme le suggère avec humour le philosophe François Dagognet mais bien de prendre en compte la dynamique, les processus et le temps long d’une création photographique trop souvent réduite à l’instantané et la non durée. Les échanges avec les participants seront sollicités, notamment pour les débats relatifs à l’actualité photographique.


    Jean-Louis Garnell et Gérard Bloncourt (sous réserve) « Du bout de table au monde entier »
    Lieu : Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris. (Salle à confirmer)

    Jeudi 8 juin 2017
    9h30-18h30
    Séminaire Aitia/aitiai Le lien causal dans le monde antique (et au delà)
    Centre de recherches sur la pensée antique
    UMR 8061 : CNRS - Univ. Paris-Sorbonne - ENS Ulm
    GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations. Dir. C. VIano
    Journée d’études : Connaissances des causes
    - Maddalena BONELLI (Bergamo) La conception ancienne de la connaissance comme connaissance des causes
    - David KONSTAN (Brown, IEA Paris) : Connaissance des causes, causes de deuil
    - Francesca ALESSE (Roma, CNR) : Les causes de l’erreur et des opinions fausses dans l’épistémologie stoïcienne
    - Victor GYSEMBERGH (Reims) : Démocrite, Eudoxe, Épicure : recherche des causes et méthodologie des programmes de recherche scientifique
    lieu à préciser

    - Jeudi 8 juin 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Bruno Karsenti, « Les juifs modernes ». Répondante Julia Christ.
    salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris

    Lundi 12 juin 2017

    - Lundi 12 juin 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 12 juin 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    (demi-journée) Autour des nombres transcendants
    Séance organisée par Simon Decaens (Univ. Paris Diderot, SPHERE & LDAR)

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 12 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - Les interprétations marxistes du fascisme

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mercredi 14 juin 2017


    - Mercredi 14 juin 2017
    Séminaire Santé médecine décision
    Animé par Daniel Andler, François Athané et Gérard Lamber
    Laboratoire Sciences, normes, décision
    CNRS & université Paris-Sorbonne 28 rue Serpente 75006 Paris
    http://snd-sorbonne.fr/
    Programme pour l’année 2016-17

    Séance conclusive

    lieu : Maison de la recherche de Paris-Sorbonne, en salle D040
    28 rue Serpente, 75006 Paris (métro Odéon ou Saint-Michel)

    - Mercredi 14 juin 2017
    19h30-21h
    Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (CHSPM)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    GROUPE DE RECHERCHE SUR LEIBNIZ
    Séminaire de recherche animé par Paul Rateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Anne-Lise Rey (Lille 1)
    - Andrea Costa (CNRS-Centre Jean Pépin-Paris) : « Leibniz et les artefacts méthodiques »
    lieu : Les séances auront lieu en salle Lalande 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris escalier C, 1er étage

    - Mercredi 14 juin 2017
    de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

    Séminaire du CEPA :Le primitif - Les arts et la mythologie de l’originaire
    XIXe-XXe siècles

    En 1907, Victor Segalen imagine, dans la nouvelle intitulée « Dans un
    monde sonore », une chambre acoustique où chaque son serait repris par
    résonance et amplifié en un concert merveilleux. Il développe à cette
    occasion une poétique de l’orphisme. Le primitivisme de Segalen n’est
    pas un retour à la perception archéenne, dans laquelle la vue et le
    toucher seraient les sens cardinaux, mais un retour au monde sonore
    élémentaire, vibratoire, que les résonateurs de Helmholtz donnent à
    entendre au narrateur. Ces pages nous dirigent vers Debussy, avec qui
    il conçoit le livret d’un opéra sur le thème d’Orphée, mais aussi vers
    Varèse, dont il préfigure les déclarations sur le matériau sonore et
    l’expérimentation scientifique. Le monde sonore de Segalen nous permet
    ainsi de penser une certaine conception du primitivisme musical, dont
    nous tenterons de penser les enjeux et les échos philosophiques - chez
    Mikel Dufrenne, notamment, et son esthétique du sauvage.

    Organisation scientifique : Pauline Nadrigny,
    Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Frédéric
    Fruteau de Laclos, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch...

    Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet
    75006 Paris
    Salle 101
    (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 - Vavin)

    Jeudi 15 juin 2017


    - Jeudi 15 juin 2017
    14h30-18h30
    Centre Léon Robin
    Séminaire Ousia : essence ou substance ?
    Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

    L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
    - Jean-Baptiste Brenet (Univ. Paris I Panthéon-Sorbonne) : Averroès sur l’intellect-agent, lumière et substance, à partir d’Alexandre d’Aphrodise
    - Kristell Trego (Univ. de Clermont-Ferrand) : L’existence de la substance. Ratramme de Corbie et Jean Scot Erigène
    lieu : Sorbonne, Salle J636, esc G, IIIe étage

    - Jeudi 15 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire Spinoza 2016-2017 : "Sur la Préface des Opera Posthuma"

    Présentation du Séminaire
    La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes.
    L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les champs du savoir, de la connaissance et de la création


    .
    .Membres du Comité du Pilotage, Responsables du Séminaire :
    Pr. Charles RAMOND, E : ramond.charles(at)univ-paris8(dot)fr
    M. Jack STETTER, E : jckstetter(at)gmail(dot)com
    Avec le soutien de la Commission de la Recherche de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP

    - Piet Steenbakkers - "L’oeuvre de Spinoza en tant que système"

    Lieu : salle C008 (RDC bât. C).
    Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
    2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis, France
    Métro ligne 13, "Saint-Denis Université"

    - Jeudi 15 juin 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Alexis Cukier (CIPH, Sophiapol, Université Paris Ouest) :
    « Démocratie industrielle et lutte des classes : les apports du féminisme matérialiste, de l’écologie politique et de la théorie politique des communs »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Vendredi 16 juin 2017


    - Vendredi 16 juin 2017
    - 10h-13h
    Projet LabEx-TransferS : Genèse et transferts de savoirs linguistiques
    Contacts : Irene.Fenoglio@ens.fr, Giuseppe.Dottavi@ens.fr
    L’axe « Génétique du texte et théories linguistiques » propose un séminaire qui a pour objectif d’actualiser la connaissance que nous avons des fonds d’archives et des manuscrits de linguistes et de développer un réseau de spécialistes intéressés à saisir, à travers l’observation et l’étude de documents, d’archives, de témoignages et de manuscrits, les processus d’écriture linguistique et la conceptualisation théorique.
    Ce séminaire mensuel est ouvert à tout chercheur ou doctorant intéressé. Il se tient certains vendredis matins à l’ENS.
    Irène Fenoglio, (DR, ITEM) « Quel avenir pour les manuscrits de linguistes ? »
    Lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, salle IHMC, esc C, 3ème ét.

    Lundi 19 juin 2017

    - Lundi 19 juin 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 19 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VII, chap. 24 (« La prétendue accumulation initiale ») et 25 (« La théorie moderne de la colonisation »)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 20 juin 2017


    - Mardi 20 juin 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Éric Négrel (doctorant, Paris 3 et chercheur associé CNRS, IHRIM) Plutus libertin. Dramaturgie de l’économie libidinale
    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon
    Sorbonne 17, rue de la Sorbonne Paris, France (75005)

    Jeudi 22 juin 2017


    - Jeudi 22 juin 2017
    9:30–17:30,
    Histoire des sciences, histoire du texte
    ResponsablesFlorence Bretelle-Establet, Stéphane Schmitt,
    (CNRS, SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr
    Présentation


    Comme les années précédentes, nous y étudierons :
    - comment des sources portent la marque des milieux dans lesquels elles ont été produites,
    - nous poserons la question de la manière dont les documents attestent des savoirs,
    nous nous intéresserons à l’histoire de l’écriture par compilation,
    - nous mènerons des recherches sur l’organisation que les acteurs ont donnée aux savoirs consignés, en nous penchant sur les parties en lesquelles ils ont structuré leurs textes.

    Laure Miolo (Université Lumière Lyon 2) : ’Ad communem utilitatem’ : Considérations et usages des mathématiques dans les catalogues médiévaux des bibliothèques collégiales, XIIIe-XVe siècles.
    Edgard Lejeune (Université Paris Diderot, SPHERE) : L’irruption de l’ordinateur sur le bureau de l’historien : les nouvelles manières de faire de l’histoire à la fin du XXe siècle.
    Réunion de programmation pour l’année suivante

    lieu : salle Malevitch, 483A. Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    Vendredi 23 juin 2017 :


    - Vendredi 23 juin 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Marie Goupy (Sciences Po, Paris) : « “L’état d’exception", un concept an-historique ? »
    Répondante : Ludmilla Lorrain (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    Lundi 26 juin 2017


    - Lundi 26 juin 2017
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier
    Colloque autour de Martha Nussbaum
    « De la fragilité du bien à la justice poétique »

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?


    Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande -
    sauf exception

    Mardi 27 juin 2017


    - Mardi 27 juin 2017
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier
    Colloque autour de Martha Nussbaum
    « De la fragilité du bien à la justice poétique »

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?

    Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande -
    sauf exception

     

Portfolio

Agenda

    28 / 02 / 2016

    Agenda colloques, conférences et séminaires de philosophie

    29 / 08 / 2016

    Calendrier scolaire 2016-2017

    11 / 11 / 2016

    Plan Académique de Formation 2016-2017

    13 / 11 / 2016

    Calendrier 2016-2017 des concours d’enseignement

Fil twitter de @philosocreteil

  • 10 février 2017

    [#étude] INA STAT N°44 : 2012–2015, LA MÉDIATISATION DES ÉTATS-UNIS À LA TÉLÉVISION FRANÇAISE. Décryptage complet lien
  • Valoriser le travail numérique effectué en classe en participant aux « Trophées des classes » avant le 5 mai lien
  • 9 février 2017

    Documentaire Einstein - "Comment je vois le monde" (2005) lien
  • 8 février 2017

    #CitoyennetéEngagée, ça continue ! Au programme, dilemme moral pour aborder la notion de discrimination et lutte contre le racisme !pic.twitter.com/WXDGSt0OSk
  • lien Texte d'Alain Badiou
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