Accueil > Agenda Conférences Séminaires Colloques Expositions > Agenda colloques, conférences et séminaires de philosophie

Agenda colloques, conférences et séminaires de philosophie

21 / 04 / 2017 | Maryse Emel webmestre, photos
    Suite au Plan Vigipirate, munissez-vous de votre pièce d’identité. A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué
    Mercredi 26 avril 2017


    - Mercredi 26 avril 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « Théorie critique et psychanalyse dans la périphérie du capitalisme : le cas du Brésil » – Fred Lyra. Conclusions
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Jeudi 27 avril 2017

    16h-19h
    Monique Sicard, Jean-Bernard Ouedraogo, Aurèle Crasson et leurs invités présentent le séminaire 2016-2017
    Que nous apprenez-vous du monde ?
    Contacts : Monique Sicard (sicard.monique@gmail.com), Jean-Bernard Ouedraogo (jberno@yahoo.com), Aurèle Crasson (Aurele.Crasson@ens.fr),


    La question semble s’adresser à des photojournalistes, plus qu’à des auteurs photographes. Et cependant, l’art n’est-il pas oeuvre de connaissance ? Ne s’agit-il jamais pour le photographe d’apprendre, de transmettre, d’éduquer, d’enseigner, de montrer, de démontrer, de révéler, voire de constituer une mémoire à destination d’autres générations ? Peut-être rien de tout cela… l’auteur n’aurait-il pas simplement le droit de prendre plaisir à photographier, comme le font tant d’amateurs ? Que nous montrerait-il d’ailleur que nous n’aurions pas su voir ?
    Et si ce qu’apprend un photographe à ses contemporains, est avant tout la photographie et son histoire ? A moins qu’une oeuvre photographique ne nous en apprenne beaucoup sur ses auteurs même, leur regard, leurs relations aux autres, à l’environnement, …. et finalement sur l’époque elle même ? La question dès lors s’inverse : comment pourrait-elle ne pas nous dire tout cela ?
    Nous devons bien reconnaître que la distinction entre photographie documentaire et photographie d’auteur n’a plus court aujourd’hui…et nous devons nous interroger sur ce que serait une photographie, une oeuvre photographique qui nous apprendrait du monde autre chose qu’une simplicité de surface, qui nous dirait ce que nous ne savions pas, nous orientant, dès lors, vers d’autres chemins, d’autres directions…

    Le séminaire se propose d’inviter une série d’auteurs photographes auxquels sera posée la question suivante : “Que nous apprenez-vous du monde ?” Certains seront des auteurs “engagés” ; d’autres, des artistes a priori plus éloignés des réalités sociales ou environnementales… Nous leur demanderons, tout en répondant à la question posée, de nous décrire leurs processus de création. Nous délaisseron donc temporairement le statut d’"image dans lequel la photographie est aisément reléguée pour promouvoir celui d’objet fabriqué. Il ne s’agit pas de "chasser les herméneutes" comme le suggère avec humour le philosophe François Dagognet mais bien de prendre en compte la dynamique, les processus et le temps long d’une création photographique trop souvent réduite à l’instantané et la non durée. Les échanges avec les participants seront sollicités, notamment pour les débats relatifs à l’actualité photographique.


    « Séminaire hors les murs avec Valérie Jouve (sous réserve) »
    Lieu : Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris. (Salle à confirmer)

    - Jeudi 27 avril 2017
    9:30–17:30,
    Histoire des sciences, histoire du texte
    ResponsablesFlorence Bretelle-Establet, Stéphane Schmitt,
    (CNRS, SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr
    Présentation


    Comme les années précédentes, nous y étudierons :
    - comment des sources portent la marque des milieux dans lesquels elles ont été produites,
    - nous poserons la question de la manière dont les documents attestent des savoirs,
    nous nous intéresserons à l’histoire de l’écriture par compilation,
    - nous mènerons des recherches sur l’organisation que les acteurs ont donnée aux savoirs consignés, en nous penchant sur les parties en lesquelles ils ont structuré leurs textes.

    Michella Bussotti (EFAO) : Généalogie d’un dictionnaire : le dictionnaire Chinois-Latin de Brollo (1648-1704) et ses adaptions ».
    Fabien Simon (Université Paris Diderot, ICT) : titre à venir.
    Stéphane Schmitt (CNRS, SPHERE) : La question de la nomenclature zoologique au 18e siècle.

    lieu : salleRothko, 412B. Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Jeudi 27 avril 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Frederick Neuhouser, « Durkheim et l’idée d’organisme social ». Répondant Bruno Karsenti.
    salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 27 avril 2017
    12h-15h
    Séminaire de recherche « Déprovincialiser l’histoire, réorienter la philosophie », février-avril 2017, Paris 8

    Séminaire de recherche (2ème année) sous la direction de Paul Guillibert (Université Paris Ouest, Sophiapol) et Matthieu Renault (Université Paris 8, LLCP).

    Contacts :
    paulguillibert@gmail.com matthieu.renault@gmail.com

    - Jocelyne Dakhlia – La Méditerranée à rebours ; Jairus Banaji (sous réserve) – Marxism and Merchant Capitalism

    Les séances auront lieu à l’Université Paris 8, 2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro : ligne 13, station Saint-Denis Université), Modulaire J104 (derrière bât A). L’entrée est libre, sans préinscription.

    - Jeudi 27 avril 2017
    Les rapports entre « Phys. VII » et « Phys. VIII » dans les traditions grecque, arabe et latine
    The relations between “Phys. VII” and “Phys. VIII” in the Greek, Arab and Latin traditions

    Organisation Cristina Cerami (CNRS, SPHERE)
    Dans le cadre du Séminaire « Sciences et philosophie de l’Antiquité à l’Âge classique » organisé par le Centre d’Histoire des Sciences et des Philosophies Arabes et Médiévales (CHSPAM), Laboratoire SPHERE (CNRS, UMR 7219)

    Programme
    09:00 Accueil et présentation
    09:30 Andrea Falcon (Concordia Univ.) The reception of Physics VII in the Greek and Latin traditions : an overview.
    10:00 Mai-Lan Boureau (Univ. Paris-Sorbonne) La tradition manuscrite grecque de Physique VII
    10:45 Tiziano Dorandi (CNRS, Centre Jean Pépin) Réponse à Mai-Lan Boureau
    11:00 – 11:30 Discussion
    11:45 Ruediger Arnzen (Univ. de Bochum) The Arabic manuscript tradition of Physics VII
    12:30 – 13:00 Discussion
    14:30 Farah Cherif Zahar (Centre Léon Robin) Physique I et VIII chez Ibn Bajja
    15:15 David Wirmer (Univ. de Cologne) Réponse à Farah Cherif Zahar
    15:30 – 16:00 Discussion

    Bâtiment Condorcet, salle 483A, 4e étage - Université Paris Diderot, 10 rue Alice Domon et Léonie Duquet
    Paris, France (75013)

    CONTACTS : Cristina Cerami courriel : cristinacerami [at] hotmail [dot] com
    Nad Fachard courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    - Jeudi 27 avril 2017
    18h-20h
    Le Pouvoir des Liens Faibles. Séminaire de recherche interdisciplinaire - 2017
    Alexandre Gefen (Cnrs-Paris Sorbonne) / Sandra Laugier (Paris 1
    Panthéon Sorbonne)


    La thèse centrale de l’article désormais classique de M. Granovetter,
    « La force des liens faibles » (1973) tient à l’opposition entre des « 
    liens forts » (amitié, famille, mariage, etc.) et des liens sociaux, à
    faible charge affective ou officielle, quoique essentiels dans le
    fonctionnement des structures relationnelles. Ecartés de la théorie de
    l’art, de l’éthique comme des philosophies traditionnelles du sujet,
    ces liens faibles sont pourtant au cœur de nos formes contemporaines
    d’attachement et d’attention : dans l’espace démocratique du commun
    réouvert par le champ numérique des réseaux sociaux, dans la sphère de
    notre vie culturelle, dans l’espace de nos formes de présence à
    l’autre, visages, objets, musiques, personnages, improvisations « d’un
    soir », lieux et situations ordinaires mais irremplaçables dans leurs
    singularités déterminent notre relation aux autres, nos engagements
    quotidiens comme le flux de nos identités et les inflexions de nos
    vies - et ce tout autant que les passions de l’âme, les situations de
    longue durée, les identifications directes et les affects massifs.
    C’est la richesse et l’importance de ce tissu sensible, de ces échos
    et de ses reconnaissances puissantes autant qu’inattendues, que nous
    voudrions commencer à décrire.

    - Valérie Schafer, CNRS, ISCC "Des hyperliens aux retweets"
    Séances ouvertes à tous.
    Bibliothèque Georges Ascoli, Université Paris Sorbonne, entrée par le
    17, rue de la Sorbonne, escalier c, 2e étage.

    - Jeudi 27 avril 2017
    à partir de 19H
    LIBRAIRIE MICHÈLE IGNAZI
    LIGNES ÉDITIONS
    RENCONTRE AVEC Ivan Segré
    À L’OCCASION DE LA PARUTION DE Les pingouins de l’universel antijudaîsme, antisémitisme, antisionisme

    À LA LIBRAIRIE MICHELE IGNAZI
    17, RUE DE JOUY
    75004 PARIS
    01.42.71.17.00

    - Jeudi 27 avril 2017
    18h30 à 20h30
    Séminaire Théorie des catégories et ontologie plate (IV)
    Organisé par Franck Jedrzejewski
    16 mars – 3 mai 2017

    - Khelil Farah (ACTE/CNRS) Diagramme et pratiques artistiques contemporaines.


    À travers une sélection de pratiques artistiques contemporaines, nous exposerons un paysage polymorphe de démarches qui font appel au concept de diagramme. Nous tenterons d’analyser ces pratiques par le biais de l’art et de l’esthétique, en mettant en avant la dynamique d’un concept à l’œuvre.
    Bio : Née en 1980 à Carthage en Tunisie, Farah Khelil vit à Paris. Artiste et docteur qualifié en Arts et Sciences de l’art depuis 2014, après trois années d’ATER, elle est actuellement chargée de cours à l’UFR Arts plastiques de l’université Paris 1. L’intitulée de sa thèse est "L’artiste en traducteur. La pensée du diagramme comme expérience de création". Farah Khelil est membre chercheur de l’institut ACTE/CNRS (http://www.institut-acte. cnrs.fr/art-sciences/author/ farahkhelil/).

    Réalisations (sélection) :
    · « L’artiste en traducteur. Sens et formes d’œuvres logicielles. », in ouvrage collectif issu du séminaire Formes, Technologies, Société. Design et quête de sens, Olaf Avenati et Pierre-Antoine Chardel (dir.), coédition École Supérieure d’Art et de Design de Reims / Mines-Télécom, octobre 2016.
    · « Point de vue, point d’écoute » Cahier d’exposition, in Vincent Bontems (éd.), Gilbert Simondon et l’Invention du futur, Paris, Klincksieck, avril 2016
    · « Mixed media », in Platform 009 : What are the genealogies of performance art in North Africa and the Middle East ?, IBRAAZ, Contemporary Visual Culture in North Africa and The Middle East, mai 2015.
    · « Point de vue, point d’écoute (Lectures) », in Ce que le sonore fait au visuel, Catalogue d’exposition, éd. Création et patrimoine, 2014.
    · Ouvrage collectif, Booksprint "Pure Data, Tisser le son et l’image", Mains d’œuvres, Paris, 2011.
    Expositions (sélection) :
    · 2017 Solitude peuplée, Appartemant 27 bis, Paris (expo individuelle – juin 2017)
    · 2016 Transduction, Galerie Mamia Bretesche, Paris (expo individuelle)
    · 2016 Voice of the border, Selma Feriani Gallery, Tunis
    · 2016 Publish or Perish, Transmitter, New York
    · 2016 Safra, Nef de la Halle Roublot, Fontenay-sous-Bois
    · 2016 Bookworm, avec antoine lefebvre editions, Undercunnent Projects, New York
    · 2015 Territoires Arabes, Constantine Capital of Arab Culture, Algérie

    LYCEE LOUIS-LE-GRAND 123 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris

    Une inscription préalable est obligatoire pour chaque séance de séminaire.
    Les inscriptions sont ouvertes deux jours avant la date de la séance concernée et sont closes le matin de celle-ci à 10h dans la limite des places disponibles sur le site du CIPh ou par téléphone.
    Lors de votre participation à une séance, vous aurez la possibilité de vous inscrire à la séance suivante (et uniquement celle-ci) auprès des personnes chargées de l’accueil. Toute inscription n’est valable que pour une seule séance et doit être renouvelée autant de fois que nécessaire.
    Une pièce d’identité (carte d’identité et passeport uniquement) vous sera demandée à l’entrée.
    Inscriptions, renseignements et modifications de programme sur le site du CIPh :
    http://www.ciph.org/spip.php ? article22
    www.ciph.orgwww.facebook.com/ciphilo — Répondeur : 01 44 41 46 82

    - Jeudi 27 avril 2017
    20h30 au Théâtre de Nesle (8 rue de Nesle à Paris ; M° Pont Neuf) : "Le Discours de la servitude volontaire" d’Etienne de La Boétie.
    Texte dit : Geoffroy Guerrier ; adaptation et mise en scène Olivier Hueber (durée 1h).
    Jean Salem (Université Paris 1) dialoguera avec le public après la représentation.
    Réservations : 01 46 34 61 04

    Vendredi 28 avril 2017


    - Vendredi 28 avril 2017
    14h-17h30
    Le cycle de conférences Léon Robin pour l’année 2016-2017 aura pour thème
    Aristote, L’Éthique à Eudème

    - Terence Irwin (Oxford University), « Les livres aristotéliciens sur la justice »
    Répondant Jean-Louis Labarrière (CNRS, Centre Léon Robin)
    lieu : Maison de la recherche, salle D116

    - Vendredi 28 avril 2017
    Penser avec Montaigne
    Approches transdisciplinaires de la pensée morale
    Journée d’étude

    Organisation : Jean-Charles Darmon (UVSQ-USR « République des savoirs »/CRRLPM) et Emiliano Ferrari (Lyon III, Atelier Montaigne) avec le soutien du labex TransferS et du Labex Commod, dans le cadre du partenariat entre l’Atelier Montaigne et le CRRLPM, et du programme « Critique et éthique » (USR « République des savoirs »)

    Matinée (10h30-13h) : Lire Montaigne
    Salle Pasteur, Pavillon Pasteur, 1er ét., 45 rue d’Ulm
    Atelier de lecture animé par Blandine Perona (Valenciennes) et François Roussel (Paris)

    Après-midi (15h-17h) : Penser avec la Littérature
    Salle de conférences, 46 rue d’Ulm
    Conférence de Terence Cave (Oxford) à l’occasion de la parution de son ouvrage Thinking with Literature. Towards a Cognitive Criticism, Oxford University Press, 2016

    Répondants : Jean-Charles Darmon et Emiliano Ferrari
    Débat (avec la participation des membres de l’Atelier Montaigne)

    Entrée libre dans la limite des places disponibles

    Matin : Pavillon Pasteur
    ENS, 45 rue d’Ulm, 75005
    Après-midi : salle de Conférences
    ENS, 45 rue d’Ulm, 75005

    - Vendredi 28 avril 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Philippe Crignon (Université de Bordeaux) : « Représentation actuelle et représentation virtuelle. Les enjeux d’une opposition conceptuelle »
    Répondant : Raphaël Pierres (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afin d’être inscrites sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    - Vendredi 28 avril 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Shlomo Sand (Tel Aviv University, Israël), « Idée nationale, réalité démocratique et souveraineté en tournant »
    Répondants : Bernard Bourdin (ICP, Paris), Eraldo Santos (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    - Vendredi 28 avril 2017
    18h30-20h30
    Séminaire organisé dans le cadre des activités du Collège International de Philosophie. « Révoltes, Révolutions : les enjeux d’une frontière incertaine »
    Organisé par Marie Goupy (CIPH) et Alice Canabat (LCSP)

    - Frédérico Tarragoni Révolte-Révolution. Le point de vue des mouvements sociaux..

    Ce séminaire s’intéresse aux discours, aux acteurs, aux efforts de qualification d’évènements qui, par leur radicalité et le bouleversement qu’ils induisent, peuvent être appelés, selon les acteurs et les points de vue, révolte ou révolution – la première étant elle-même l’objet de multiples qualifications depuis la légitime défense jusqu’à l’émeute ou l’acte criminel. Pour aborder cette question, le séminaire vise à développer une double approche, à la fois disciplinaire (sociologie / philosophie du droit et philosophie politique) et en termes de point de vue (celui des mouvements sociaux / celui du droit et de l’Etat). Il vise spécifiquement à réinterroger les enjeux liés à la distinction entre formes de protestations et de violences politiques légitimes et violences criminelles, ainsi qu’entre action démocratique instituante et activisme illégal.

    Inscription obligatoire (http://www.ciph.org)

    lieu : à l’American University of Paris, 6 rue Colonel Combes, 75007 Paris, en salle C 102.

    - Vendredi 28 avril 2017
    à partir de 16 h, Gareth Stedman Jones (Professeur émérite à l’Université de Cambridge) sera à Nanterre (Paris X - Paris-Ouest) pour la sortie de son dernier livre :
    Karl Marx : Greatness and Illusion (Harvard University Press 2016)
    Son livre sera discuté par Fabrice Bensimon (Paris Sorbonne) Frédéric Montferrand (Paris Nanterre) et Norbert Waszek (Paris VIII - Vincennes à Saint-Denis).

    Site : http://norbertwaszek.free.fr
    Salle Max Weber, Paris X

    - Vendredi 28 avril 2017
    Séminaire Critiques du dialogue
    The criticism of dialogue - discussion, translation and participation

    Discussion, traduction, participation

    Présentation

    Nous proposons de mener l’enquête sur les conditions et les limites du dialogue et plus largement, du dialogique : quelle place donnons-nous à l’autre dans nos discours, textes ou paroles ? Mais aussi, quelle place donnons-nous à l’autre de nos discours - les creux, les silences, les non-dits, les implicites, les sujets tabous, mais aussi les émotions, les passions, les effets d’inclusion et d’exclusion, les postures de reconnaissance mutuelle ou de rejet, le conflit ouvert ou larvé, ou l’usage de la violence ? Comment les modèles, les procédures et les dispositifs qui se réclament du dialogisme rendent-ils compte de l’hétérologie - littéralement, de « l’Autre de la raison et du discours » ? D’un point de vue politique, comment un citoyen ou un profane peut-il s’engager dans un débat public, un jury citoyen, ou tout autre dispositif de médiation, de délibération ou de participation démocratique ? Comment peut-il au sein d’un dispositif, sous la contrainte d’une certaine procédure, monter en autonomie - en puissance, en compétence, en motivation et en réflexivité ? De façon plus large, quelles questions l’inclusion du public, du citoyen ou du profane soulève-t-elle dans la vie sociale, publique ou privée, et dans le rapport aux institutions et aux organisations ? Quelles sont les nouvelles formes et dispositifs de discussion, de traduction et de participation qui émergent, se développent, ou au contraire, sont dévoyées et s’étiolent ? Quels sont les attentes, les expériences et les jugements des simples profanes ou citoyens en la matière, à comparer avec ceux des élus et des experts, qu’il s’agisse de la sphère privée (notamment le lieu de travail) ou de la sphère publique ?

    Il convient d’inscrire l’interaction dialogique dans son contexte afin de faire ressortir les « à côtés » et les « arrière-plans » de la délibération et de la participation. Le parti pris est de considérer les dispositifs participatifs comme des scènes et des cadres d’interaction spécifique, à la fois normés et bricolés, inscrits dans un contexte toujours spécifique où les participants cherchent à se conformer (ou non) aux rôles plus ou moins définis que l’on attend d’eux. Ainsi, les dispositifs participatifs gagnent à être analysés comme des scènes dont le degré de publicité est variable et où des acteurs en situation de co-présence interagissent et s’ajustent les uns aux autres.

    On envisage la possible recomposition d’une forme de gouvernance démocratique qui intègre les dimensions de la conflictualité et pose la question de l’irréductibilité des intérêts en présence. Ainsi, l’enquête collaborative fonctionne moins comme un processus de capacitation que comme une interpellation des subjectivités pour qu’en résulte une « connaissance d’action » nouvelle face à l’environnement et à l’expérience. Il faut prendre en compte la tension entre les logiques individuelles et collectives, les différentes formes d’intérêts et leur éventuelle explicitation dans le déroulement des débats ou au sein des équipes de recherche et dans leur environnement. Cette tension concerne aussi les formes de décision basées sur des connaissances pratiques et l’irruption et le déplacement de normes portées par le dialogue participatif.

    Le séminaire s’appuie sur l’ouvrage "critiques du dialogue", publié aux presses du Septentrion, 2016. http://www.septentrion.com/fr/livre/?GCOI=27574100417200

    Inscription gratuite et obligatoire (Nom prénom institution) à mart.revel@gmail.com.

    Programme
    14h30 introduction : L’hétérologie du discours
    Sylvain Lavelle (EHESS), Martine Legris Revel (CERAPS)

    15h15 Variations sur la méthode : Saisir les à-côtés et les arrières plan de la délibération.
    Rémi Lefebvre (CERAPS)

    15h45 : Appréhender les publics du débat par les dispositifs de médiation
    Clément Mabi (UTC)

    Laurence Monnoyer-Smith (UTC)

    16h15 Le dialogisme avant le dialogue
    Grégory Corroyer

    16h45 Dialogues à l’épreuve : Le débat dans la lutte.
    Changement et « vérité » économique dans le conflit Lip (1973)

    Guillaume Gourgues (CRJFC)

    17h15 : Conclusion et verre de l’amitié

    LIEU : Agroparistech - 16 rue claude Bernard Paris, France (75)
    CONTACT : Martine Legris Revel courriel : mart [dot] revel [at] gmail [dot] com

    - Vendredi 28 avril 2017
    10h-12h
    Durant les mois d’avril et mai 2017, le labex TransferS et Christine Mauduit (AOrOc) accueillent Glenn W. MOST, professeur de philologie grecque à la Scuola Normale Superiore di Pisa (Italie) et Visiting Professor of Classics à l’Université de Chicago (États-Unis).

    A cette occasion, il donnera 4 conférences autour du thème :
    Éditer les Présocratiques aujourd’hui


    Thalès et le « début » de la philosophie

    Le second séminaire examinera un exemple typique de l’un des problèmes liés aux modes de transmission des fragments des philosophes présocratiques : le cas de Thalès, dont la désignation, problématique, comme fondateur de la tradition philosophique grecque provient de la présentation qu’Aristote fait de ses prédécesseurs, au livre A de la Métaphysique. La question est donc de savoir comment il est possible à l’éditeur des présocratiques d’éclairer cette interprétation aristotélicienne sans réduire à elle la présentation de Thalès.

    Responsable : Christine Mauduit, AOROC, christine.mauduit@ens.fr

    Programme détaillé sur le site du Labex TransferS : http://www.transfers.ens.fr/glenn-w-most

    Salle Dussane

    - Vendredi 28 avril 2017
    18h-20h
    Atelier Bachelard

    Comité d’organisation de l’atelier : Gilles Hieronimus (Lyon 3), Julien Lamy (Lyon 3), Sophie Roux (ENS), Frédéric Worms (ENS) email
    Entrée libre dans la limite des places disponibles

    - De Bachelard à Bachelard, en passant par Hacking
    par Matteo VAGELLI, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    « Je me propose de retracer quelques éléments de »l’héritage invisible« de Gaston Bachelard dans les études d’épistémologie historique française et anglo-saxonne selon trois pistes principales : une histoire critique des sciences, une philosophie pluraliste des sciences et une philosophie de l’expérience scientifique. Je tenterai de me concentrer sur cette dernière, considérant en particulier le cas de Ian Hacking, de sa philosophie du laboratoire et du nouveau réalisme expérimental pour les entités théoriques inobservables proposé à partir de son Representing and Intervening (1983). »

    ENS, 29 rue d’Ulm, 75005
    Salle 235B (2e ét. aile gauche)

    Samedi 29 avril 2017


    - Samedi 29 avril 2017
    10h45-12h45
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
    Séminaire Hegel. Agenda 2016-2017
    Le séminaire est animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers).
    Il relève de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique allemande et philosophie pratique » de l’université de Poitiers (EA 2626).
    - Philippe BÜTTGEN (Université Paris I), Titre à définir chance »

    lieu : salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

    - Samedi 29 avril 2017
    Séminaire de doctorants Gourinat - Rashed
    10h-13h
    Constança Barahona, "La définition dans les Topiques"

    Bibliothèque du Centre Léon Robin
    Sorbonne - escalier E, 2ème étage, salle F371
    1 rue Victor Cousin
    75005 Paris

    MAI 2017
    Mercredi 3 mai 2017


    - Mercredi 3 mai 2017
    "Puissance et acte chez Averroès : le Grand commentaire à Métaphysique Θ"
    organisé par le groupe de philosophie arabe du Centre Jean Pépin (UMR 8230) et le Centre CHSPAM du laboratoire SPHERE (UMR 7219)
    lieu : l’École normale supérieure, salle Aimé Césaire (ECLA), 45 Rue d’Ulm, Paris

    - Mercredi 3 mai 2017
    de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

    Séminaire du CEPA :Le primitif - Les arts et la mythologie de l’originaire
    XIXe-XXe siècles

    En 1907, Victor Segalen imagine, dans la nouvelle intitulée « Dans un
    monde sonore », une chambre acoustique où chaque son serait repris par
    résonance et amplifié en un concert merveilleux. Il développe à cette
    occasion une poétique de l’orphisme. Le primitivisme de Segalen n’est
    pas un retour à la perception archéenne, dans laquelle la vue et le
    toucher seraient les sens cardinaux, mais un retour au monde sonore
    élémentaire, vibratoire, que les résonateurs de Helmholtz donnent à
    entendre au narrateur. Ces pages nous dirigent vers Debussy, avec qui
    il conçoit le livret d’un opéra sur le thème d’Orphée, mais aussi vers
    Varèse, dont il préfigure les déclarations sur le matériau sonore et
    l’expérimentation scientifique. Le monde sonore de Segalen nous permet
    ainsi de penser une certaine conception du primitivisme musical, dont
    nous tenterons de penser les enjeux et les échos philosophiques - chez
    Mikel Dufrenne, notamment, et son esthétique du sauvage.

    Organisation scientifique : Pauline Nadrigny,
    Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Frédéric
    Fruteau de Laclos, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch...

    Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet
    75006 Paris
    Salle 101
    (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 - Vavin)

    - Mercredi 3 mai 2017
    15h
    Séminaire de Métaéthique
    Organisé conjointement par la République des Savoirs et l’IJN avec le soutien du labex TransferS,
    Organisateurs : Monique Canto-Sperber (CNRS/ENS/République des Savoirs), Uriah Kriegel (IJN/CNRS) et Stéphane Lemaire (Université de Rennes 1).

    - Bruno Gnassounou (Université de Nantes) Les raisons du Bien

    ENS, salle Cavaillès

    - Jeudi 3 mai 2017
    horaire à préciser
    Séminaire Théorie des catégories et ontologie plate (IV)
    Organisé par Franck Jedrzejewski
    16 mars – 3 mai 2017

    - Tristan Garcia (ENS Lyon) La Nemesis ontologique. A préciser.


    Après avoir présenté les deux principes d’une ontologie libérale : laisser être le plus d’entités possibles, et les laisser être également (sans produire de scala naturae des entités), nous essaierons de présenter le problème auquel toute ontologie, suivant son degré de libéralité, se trouve plus ou moins rapidement confrontée : amener à l’être la possibilité de la destruction de son propre principe, possibilité de destruction que nous qualifierons de "Nemesis" ontologique. Discutant de ce qu’on appellera des "possibles destructeurs", nous esquisserons une première typologie d’attitudes libérales devant cette Nemesis : le libéral hypocrite ("tout peut être, à l’exception de ce qui interdit que tout puisse être"), le libéral suicidaire ("tout peut être, y compris ce qui détruit la possibilité que tout puisse être"), avant de proposer notre élaboration en cours d’une ontologie soustraite à cette Nemesis et payant le prix de toute libéralité radicale, qui rende tout possible, à la condition que rien ne soit puissant. Nous distinguerons alors entre une ontologie du possible, et une métaphysique de la puissance.

    LYCEE LOUIS-LE-GRAND 123 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris

    Une inscription préalable est obligatoire pour chaque séance de séminaire.
    Les inscriptions sont ouvertes deux jours avant la date de la séance concernée et sont closes le matin de celle-ci à 10h dans la limite des places disponibles sur le site du CIPh ou par téléphone.
    Lors de votre participation à une séance, vous aurez la possibilité de vous inscrire à la séance suivante (et uniquement celle-ci) auprès des personnes chargées de l’accueil. Toute inscription n’est valable que pour une seule séance et doit être renouvelée autant de fois que nécessaire.
    Une pièce d’identité (carte d’identité et passeport uniquement) vous sera demandée à l’entrée.
    Inscriptions, renseignements et modifications de programme sur le site du CIPh :
    http://www.ciph.org/spip.php ? article22
    www.ciph.orgwww.facebook.com/ciphilo — Répondeur : 01 44 41 46 82

    Jeudi 4 mai 2017


    - Jeudi 4 mai 2017
    - 16h-18h
    Séminaire Le corps capacitaire
    IIe séminaire d’émersiologie : corps vivant / corps vécu Sous la direction de Bernard Andrieu

    Argumentaire

    Au cours de la 1er année du séminaire d’Emersiologie, nous avons pu démontrer combien sentir son corps vivant supposait une activation inconsciente par une immersion expérientielle et un éveil de sensations inédites. A l’occasion de la publication de notre ouvrage Le corps capacitaire (Presses Univ de l’Ouest, 2016-2017), nous l’étudierons cette année.

    Performer le vivant de son corps, la maladie ou le handicap l’engage sans notre volonté en éveillant des nouvelles potentialités qui demeuraient jusque là seulement possibles. Si le handicap peut « m’incapaciter complètement »(West, 1995, 15), elle est aussi le moyen de découvrir ce qui m’appartient « en propre, un vécu impossible à congédier ou à écarter d’un haussement d’épaule »(West, 1995, 18).

    Ainsi le corps du handi-capable possède des capacités inédites : le vivant affirme là sa vitalité par l’émersion de son intensité dans le vécu conscient : le vivant traverse la frontière du vécu pour le renouveler indéfiniment par l’effet de son écologisation. La vivacité corporelle est cette répartie, cette auto-organisation par émersion somatechnique du vivant dans la conscience du handicapant, et plus seulement du handicapé, pour revendiquer dans le récit un mode de subjectivation plus que de libération.


    Nicolas Besombes Le Sport 2.0
    Emannuelle Jacques (Univ Montpellier) Jouer et rêver ensemble, Corps à corps des Interfaces ludiques de Copenhague Game Collectif
    Lieu : 3eme étage, salle de l’EA3625 TEC - 1 rue de Lacretelle Paris, France (75015)

    - Jeudi 4 mai 2017
    SÉMINAIRE PHILOSOPHIES DU SENS
    17h-19h
    IREPH Université Nanterre
    Contacts :
    Charlotte Morel
    Christian Berner


    Le séminaire se proposera de réfléchir sur l’émergence de la notion de sens comme catégorie directrice de la philosophie, et non plus seulement comme objet de l’herméneutique, à partir de Kant et jusqu’à l’émergence de la pensée contemporaine. Les corpus étudiés privilégieront la philosophie allemande sans exclure d’autres apports.
    Il s’agit donc de s’intéresser à la notion de sens et de signification (Sinn, Bedeutung) hors de leurs usages directement sémiotiques – soit la perspective que « quelque chose ait un sens ». Dans une telle expression, il ne semble pas en effet que nous faisions pour autant de ces « choses » des signes. La structure d’un « sens » dont seraient porteuses soit les choses, soit surtout la façon dont nous les vivons et en faisons des pièces de notre expérience (ce qui rend en fait cette acception du terme très commune), pourrait être décrite plutôt comme le renvoi d’une réalité donnée à l’horizon d’une réalité (ou d’une idéalité) cette fois simplement postulée, que l’on peut certes nommer, mais pas directement connaître. C’est pourquoi on peut penser que c’est notamment avec Kant que s’ouvre la possibilité philosophique de penser cette structure : c’est en effet aussi celle qui lie l’expérience aux « idées de la raison », notamment les idées de la raison pratique. Si en effet, un objet tel que « Dieu », les diverses instances divines, a de tout temps été capable d’aimanter la réalité humaine en la projetant vers un autre ordre que celui qui paraît émaner du donné, Kant pose le geste de rupture par lequel la philosophie ne posera plus Dieu comme être (dont l’attribut est alors la perfection ; objet de la connaissance métaphysique), mais comme idée orientant l’agir pratique, à partir de ce qu’on ne peut pourtant que « penser » (donc cette fois comme simple limite de la connaissance métaphysique).
    Autrement dit, nous sommes désormais renvoyés à ce qui rend pour nous possible l’exercice de la liberté non pas comme à une réalité dont l’effectivité serait certaine en tant qu’antérieure à la nôtre – mais comme à l’objet d’une fin/« telos ». Ce qui fait que quelque chose « fait sens » dans l’existence aurait donc le mode d’effectivité de la cause finale : ce pourquoi on est aussi en droit de penser qu’il agit sur nous, selon la formule aristotélicienne cette fois, « ὣς ἐρώμενος », comme objet d’un/du désir.


    Jean-Claude Gens, Professeur d’histoire de la philosophie allemande à l’Université de Bourgogne
    lieu : ’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Bâtiment L, salle L311

    - Jeudi 4 mai 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Georges Devereux et la méthode complémentariste dans les sciences de l’homme – Alessandra CEREA, Prof. adjoint, Università du Bologna

    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    Vendredi 5 mai 2017


    - Vendredi 5 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire : Art, technique, production
    PHIL- RE- ARTECPROD-AA
    sous la direction de Pierre CAYE (ED 540-Centre Jean Pépin UMR 8230)


    Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif.


    lieu : salle Weil ENS Ulm

    - Vendredi 5 mai 2017
    10h-12h
    Durant les mois d’avril et mai 2017, le labex TransferS et Christine Mauduit (AOrOc) accueillent Glenn W. MOST, professeur de philologie grecque à la Scuola Normale Superiore di Pisa (Italie) et Visiting Professor of Classics à l’Université de Chicago (États-Unis).

    A cette occasion, il donnera 4 conférences autour du thème :
    Éditer les Présocratiques aujourd’hui

    Séminaire animé avec André Laks
    La phrase d’Anaximandre
    Le troisième séminaire sera une présentation d’Anaximandre, animée conjointement par Glenn Most et André Laks. Le premier analysera les problèmes éditoriaux liés à la seule phrase originale conservée d’Anaximandre, qui est probablement le plus ancien des textes philosophiques grecs actuellement connus ; le second discutera, en relation avec les questions d’établissement du texte soulevées par Glenn Most, les différentes lectures qui ont été données du concept de justice chez Anaximandre.

    Responsable : Christine Mauduit, AOROC, christine.mauduit@ens.fr

    Programme détaillé sur le site du Labex TransferS : http://www.transfers.ens.fr/glenn-w-most
    salle 235A – ENS (29 rue d’Ulm)

    - Vendredi 5 mai 2017
    9h30-12h30
    Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Histoire des musées en Europe centrale
    - Daniel Baric, Tours : Musées et sociétés en Autriche-Hongrie : entre politiques scientifiques impériales et aspirations locales, l’exemple du Landesmuseum de Sarajevo


    Durant les dernières décennies de son existence, l’Empire austro-hongrois a favorisé l’émergence sur tout son territoire d’institutions scientifiques à vocation régionale. Ainsi, le Landesmuseum de Sarajevo, bâti et organisé sur le modèle d’établissements viennois, avait vocation à disséminer un savoir-faire élaboré à l’université de Vienne. En Bosnie-Herzégovine, province occupée en 1878, annexée en 1908, l’implantation et la réception de cette science de langue allemande revêtait un enjeu aussi bien scientifique que politique. La recherche d’une cohésion supranationale se heurtait cependant à des aspirations centrifuges. L’examen du musée fondé à Sarajevo en 1884 permet d’appréhender une réalité complexe, dans laquelle les transferts culturels sont soumis à des tutelles administratives dédoublées (à Vienne et Budapest), elles-mêmes en situation de concurrence, face à des acteurs scientifiques locaux sollicités par des puissances étrangères (en particulier la Serbie). À travers la figure exemplaire de Carl Patsch (1865-1945), premier archéologue en charge des antiquités bosniaques (dont l’autobiographie doit paraître en 2017), se dessine la cartographie d’une science qui s’élabore en étroite interaction avec les instructions de Vienne, mais aussi avec la population locale. La présentation replacera le musée de Sarajevo dans le contexte impérial à la veille et au-delà de la césure de la Première Guerre mondiale, en interrogeant la permanence d’une empreinte multinationale dans la science de l’Antiquité développée au sein des États successeurs de l’Autriche-Hongrie.


    - Matthew Rampley, Birmingham : Civic, National and Imperial : Museums and Cultural Politics in Austria-Hungary

    In the mid-19th century Austrian cultural officials looked with envy at what they regarded as the ordered state of the museum world in France. It was a symptom, they believed, of the advanced nature of French science as well a sign of the rational basis on which cultural policy was devised. When the Museum for Art and Industry was founded in 1864 in Vienna, one of its aims was to introduce a similar system in Austria, with a network of regional museums tied to the coordinating institution in the capital. Yet how successful was this policy ? Did it manage to overcome the cultural and political diversity of Austria-Hungary ? This lecture tries to answer that question by comparing the Museum for Art and Industry in Vienna with the design museums in regional cities elsewhere in the Empire.


    lieu : Salle Pasteur (salle de philosophie), 1er étage du Pavillon Pasteur, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Vendredi 5 mai 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par :Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Sara Minelli (EHESS) – Méthode et système : retour à une dialectique idéaliste avec Ernst Bloch ?
    - Johan Härnsten (Paris 8) – Walter Benjamin : la
    dialectique à l’arrêt

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Vendredi 5 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Catherine Colliot-Thélène (Université Rennes 1) : « La démocratie : une affaire de droits ? »
    Répondante : Clotilde Nouët (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    Samedi 6 mai 2017


    - Samedi 6 mai 2017
    Faut-il avoir peur ? René Girard penseur de la violence
    ICP
    Partenaires :Association Recherches Mimétiques
    En hommage à ce grand penseur de la violence disparu en 2015, l’objet de ce colloque est d’interroger l’œuvre de René Girard pour tenter d’éclairer notre situation.
    Pour s’inscrire, cliquez
    En ce début de millénaire, la contradiction semble forte entre la nécessité de coopérer pour affronter les problèmes du moment d’une part et les tendances au repli sur soi et à la légitimation du recours à la force d’autre part.

    René Girard, anthropologue et académicien
    Inventeur de la théorie mimétique qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, a jeté les bases d’une nouvelle anthropologie, René Girard se définissait lui-même comme un anthropologue de la violence et du religieux. Ayant fait toute sa carrière universitaire aux USA, il est élu à l’Académie française en 2005.

    La théorie mimétique, une force pour agir ?
    La théorie mimétique fournit un cadre précieux pour analyser l’emballement des rivalités. Mais qu’a-t-elle à nous dire pour susciter et orienter une action responsable ? Ne nous force-t-elle pas à donner un contenu concret à l’espérance, sans pour autant nous bercer d’illusions sur notre penchant à la violence ? De quels prophètes avons-nous aujourd’hui besoin ?

    avec :
    Jean-Pierre Dupuy : Face à la catastrophe
    Bernard Perret : Écologie, institutions et mimesis
    Benoît Chantre : Terrorisme et démocratie
    Camille Riquier : Quelle herméneutique de la peur ?
    James Alison : René Girard et la vertu théologale de l’espérance
    Michel Serres : Réalisme et utopie : une philosophie de l’histoire
    Michel Corbin : Grégoire de Nysse et la nature sans mélange du Bien
    Table-ronde conclusive animée par Jean-Louis Schlegel : Quels prophètes aujourd’hui ?
    avec Camille Riquier, Jean-Claude Monod, Bernard Perret

    - Samedi 6 mai 2017
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017
    ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    de 10h30 à 12h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

    - Estelle FERRARESE (Univ. Picardie Jules Verne)
    « La démocratie peut-elle être pensée comme une forme de vie ? »

    Qui aura pour répondante : Juliette ROUSSIN (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire pour
    pénétrer en Sorbonne. Merci d’envoyer un mail, avant le vendredi 5 mai
    à midi, à l’adresse suivante : pierre.fasula@free.fr. Une pièce
    d’identité vous sera demandée à l’entrée du bâtiment de la Sorbonne.

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique…

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?

    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier

    Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande –
    sauf exception

    Renseignements : pierre.fasula@free.fr

    Lundi 8 mai 2017


    - Lundi 8 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VI « Le salaire »

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 9 mai 2017


    - Mardi 9 mai 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Élise Pavy-Guilbert (MCF, université Bordeaux Montaigne) La langue comme monnaie
    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon
    Sorbonne 17, rue de la Sorbonne Paris, France (75005)

    Mercredi 10 mai 2017


    - Mercredi 10 mai 2017
    Séminaire Santé médecine décision
    Animé par Daniel Andler, François Athané et Gérard Lamber
    Laboratoire Sciences, normes, décision
    CNRS & université Paris-Sorbonne 28 rue Serpente 75006 Paris
    http://snd-sorbonne.fr/
    Programme pour l’année 2016-17

    L’aide aux aidants. Retour sur une enquête ethnographique
    auprès de familles de patients atteints par la maladie d’Alzheimer.
    Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale, directrice de l’UTRPP, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité.
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
    lieu : Maison de la recherche de Paris-Sorbonne, en salle D040
    28 rue Serpente, 75006 Paris (métro Odéon ou Saint-Michel)

    - Mercredi 10 mai 2017
    19h30-21h
    Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (CHSPM)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    GROUPE DE RECHERCHE SUR LEIBNIZ
    Séminaire de recherche animé par Paul Rateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Anne-Lise Rey (Lille 1)
    - Mathieu Gibier (Saint Quentin) « La signification métaphysique de la composition des mouvements chez Leibniz »
    lieu : Les séances auront lieu en salle Lalande 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris escalier C, 1er étage

    - Mercredi 10 mai 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Isabelle Ferreras (FNRS, Université de Louvain, Harvard Law School) :
    « D’une sociologie politique critique du travail à l’enjeu de la démocratisation de l’entreprise »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    - Mercredi 10 mai 2017
    de 10h00 à 13h00
    Séminaire théorie critique 2017 Théorie critique et psychanalyse
    Organisé par J.-O.Bégot– A. Birnbaum– J. Christ– A. Grivaux – B. Ogilvie

    « Pistes pour un retravail du concept d’idéologie avec le symptôme » – Diane Scott
    Salle Cavaillès ENS, 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Jeudi 11 mai 2017


    - Jeudi 11 mail 2017
    16h30h-18h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    SÉMINAIRE NOSOPHI
    (NORMES, SOCIÉTÉS, PHILOSOPHIES)

    Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne – Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Organisé par Isabelle Aubert, Marie Garrau, Sophie Guérard de Latour
    PROGRAMME 2016-2017
    - Christian Lazzeri (Université Paris-Ouest Nanterre La Défense) : « Quelques prémisses pour une théorie de l’estime sociale » Répondante : Elodie Djordjevic (NoSoPhi / Institut Michel Villey)

    lieu : salle de formation Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne

    Jeudi 11 mai 2017
    9h30-18h30b
    Séminaire Aitia/aitiai Le lien causal dans le monde antique (et au delà)
    Centre de recherches sur la pensée antique
    UMR 8061 : CNRS - Univ. Paris-Sorbonne - ENS Ulm
    GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations. Dir. C. VIano
    Journée d’études : Expliquer les phénomènes
    - Marie-Noëlle RIBAS (ENS, Lyon) : Causes et explication de la Nature (Aristote/ Hobbes)
    - Rita COMPATANGELO SOUSSIGNAN (Univ. du Maine) : Expliquer marées et tsunamis dans l’antiquité
    - Frédéric LE BLAY (Nantes) : Expliquer le volcanisme dans l’antiquité ou la difficulté d’une définition
    - Pascal RICHET (Inst. de Physique du Globe de Paris) : sur le volcanisme (sujet à définir)

    lieu : Salle des Conseils de l’Université Paris-Sorbonne (J 636, esc. G, 3ème ét.)

    - Jeudi 11 mai 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Bruno Bernardi, « Le droit politique : une autre généalogie des droits de l’homme ». Répondant Frederick Neuhouser.

    salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 11 mai 2017
    18h-20h
    Le Pouvoir des Liens Faibles. Séminaire de recherche interdisciplinaire - 2017
    Alexandre Gefen (Cnrs-Paris Sorbonne) / Sandra Laugier (Paris 1
    Panthéon Sorbonne)


    La thèse centrale de l’article désormais classique de M. Granovetter,
    « La force des liens faibles » (1973) tient à l’opposition entre des « 
    liens forts » (amitié, famille, mariage, etc.) et des liens sociaux, à
    faible charge affective ou officielle, quoique essentiels dans le
    fonctionnement des structures relationnelles. Ecartés de la théorie de
    l’art, de l’éthique comme des philosophies traditionnelles du sujet,
    ces liens faibles sont pourtant au cœur de nos formes contemporaines
    d’attachement et d’attention : dans l’espace démocratique du commun
    réouvert par le champ numérique des réseaux sociaux, dans la sphère de
    notre vie culturelle, dans l’espace de nos formes de présence à
    l’autre, visages, objets, musiques, personnages, improvisations « d’un
    soir », lieux et situations ordinaires mais irremplaçables dans leurs
    singularités déterminent notre relation aux autres, nos engagements
    quotidiens comme le flux de nos identités et les inflexions de nos
    vies - et ce tout autant que les passions de l’âme, les situations de
    longue durée, les identifications directes et les affects massifs.
    C’est la richesse et l’importance de ce tissu sensible, de ces échos
    et de ses reconnaissances puissantes autant qu’inattendues, que nous
    voudrions commencer à décrire.

    - Philippe Artières, CNRS, IIAC « L’historien et ses documents »

    Séances ouvertes à tous.
    Bibliothèque Georges Ascoli, Université Paris Sorbonne, entrée par le
    17, rue de la Sorbonne, escalier c, 2e étage.

    Vendredi 12 mai 2017


    - Vendredi 12 mai 2017
    14h-17h30
    Le cycle de conférences Léon Robin pour l’année 2016-2017 aura pour thème
    Aristote, L’Éthique à Eudème

    - Richard Bodéüs (Université de Montréal) - Titre à préciser Répondant : Jean-Baptiste Gourinat (CNRS, Centre Léon Robin)
    lieu : Maison de la recherche, salle D116

    - Vendredi 12 mai 2017
    15h30 à 18h
    Séminaire Kant 2016-2017


    Consacré à l’actualité des études kantiennes, ce séminaire de recherche est co-animé par François CALORI (Université de Rennes 1), Antoine GRANDJEAN (Université de Nantes) et Dominique PRADELLE (Université Paris-Sorbonne). Il est ouvert à tous.


    - à confirmer
    lieu : École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle des Résistants

    - Vendredi 12 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Nicolas Poirier (Université Paris Nanterre), « Canetti et la critique du pouvoir : une alternative au paradigme traditionnel de la souveraineté »
    Répondante : Ludmilla Lorrain (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    - Vendredi 12 mai 2017
    10h-12h
    Durant les mois d’avril et mai 2017, le labex TransferS et Christine Mauduit (AOrOc) accueillent Glenn W. MOST, professeur de philologie grecque à la Scuola Normale Superiore di Pisa (Italie) et Visiting Professor of Classics à l’Université de Chicago (États-Unis).

    A cette occasion, il donnera 4 conférences autour du thème :
    Éditer les Présocratiques aujourd’hui

    Séminaire animé avec André Laks
    La phrase d’Anaximandre
    Le troisième séminaire sera une présentation d’Anaximandre, animée conjointement par Glenn Most et André Laks. Le premier analysera les problèmes éditoriaux liés à la seule phrase originale conservée d’Anaximandre, qui est probablement le plus ancien des textes philosophiques grecs actuellement connus ; le second discutera, en relation avec les questions d’établissement du texte soulevées par Glenn Most, les différentes lectures qui ont été données du concept de justice chez Anaximandre.

    Héraclite, entre hérissons et renards
    Le quatrième séminaire sera consacré à un aspect particulièrement délicat de l’édition d’Héraclite : la tension entre le soin extrême avec lequel Héraclite a composé ses aphorismes, et leur très grande popularité dans le monde antique, qui, aboutissant à de nombreuses citations, souvent faites de mémoire, et adaptées à différents contextes, fait qu’il est souvent difficile de déterminer précisément la forme originelle de ces aphorismes.

    Responsable : Christine Mauduit, AOROC, christine.mauduit@ens.fr

    Programme détaillé sur le site du Labex TransferS : http://www.transfers.ens.fr/glenn-w-most
    salle des Actes – ENS (29 rue d’Ulm)

    Samedi 13 mai 2017

    - Samedi 13 mai et dimanche 14 mai 2017
    17h-19h
    La vérité ne fait pas violence
    Claude Tresmontant : pour un réalisme intégral

    Argumentaire
    « La vérité ne fait pas violence, elle ne s’impose pas, il faut aller la chercher. Il faut, comme Abraham,accepter de quitter ses présupposés, ses a priori, son confort, pour partir vers l’inconnu... »

    Claude Tresmontant a eu le courage de choisir ce chemin escarpé.

    Dans la lignée d’Aristote, Thomas d’Aquin, Bergson, Blondel et Teilhard de Chardin, Claude Tresmontant a proposé l’une des pensées les plus originales et fécondes du XXe siècle.

    Il est temps de redécouvrir sa méthode pour oser continuer à chercher la vérité en s’appuyant sur les seuls fondements qui peuvent faire rempart aux intégrismes et rassembler les personnes de bonne volonté : le réel et la raison. Il est temps également d’oser les décloisonnements, sans confusion, qu’il a su opérer entre les disciplines qui relèvent toutes de l’analyse rationnelle – sciences de l’univers, philosophie, métaphysique, théologie, exégèse – et qui lui ont permis de faire des découvertes extraordinaires, toujours valables aujourd’hui.

    Contre les penseurs de son temps, Claude Tresmontant a montré que la métaphysique n’est pas morte mais qu’au contraire elle doit être renouvelée par les révolutions du XXe siècle dans la connaissance de l’univers et du vivant : toutes les métaphysiques ne sont pas compatibles avec le réel découvert par les sciences modernes. Et toutes les anthropologies et toutes les politiques ne sont pas compatibles avec toutes les métaphysiques : il est donc également question de responsabilité et d’action.

    Programme
    - Samedi 13 mai 2017
    13 :30 : Accueil

    14 :00 : Introduction : - François-Xavier de Guibert
    14 :30 : Introduction familiale - Raphaël et Emmanuel Tresmontant
    14 :45 : Introduction à l’Essai sur la pensée hébraïque - Paul Mirault
    15 :25 : Pause

    15 :40 : Le dialogue entre science et foi à l’épreuve de l’observation et de l’expérimentation– Etienne Le Coarer
    16 :20 : Nicolas Berdiaev, Maurice Zundel, Claude Tresmontant ou l’accord anthropologique parfait- Michel Fromaget
    17 :00 : Pause

    17 :15 : Pourquoi Tresmontant parle aux jeunes - Brunor
    17 :55 : Tresmontant et l’école Freinet - Henri-Louis Go

    - Dimanche 14 mai 2017
    11 :00 : Mot d’accueil - François-Xavier de Guibert

    11 :10 : La vision informationnelle de Tresmontant – Philippe Gagnon
    12 :00 : La mystique chez Tresmontant - Michèle Juin
    12 :30 : Déjeuner

    14 :00 : L’imitation du Christ dans la pensée chrétienne : Tresmontant lecteur de Blondel - Jérémy-Marie Pichon
    14 :40 : Le Père Teilhard de Chardin et Claude Tresmontant - Marie-Jeanne Coutagne avec Marie Bayon de la Tour
    15 :20 : Pause

    15 :40 : Tresmontant et la pensée allemande - Edouard Husson
    16 :40 : Conclusion

    17 :00 : Fin

    Ecole Normale Supérieure - Amphithéâtre Rataud - 45 rue d’Ulm
    Paris, France (75005)

    CONTACTS
    Bérengère Gaullier
    courriel : journeesclaudetresmontant [at] gmail [dot] com

    Lundi 15 mai 2017

    - Lundi 15 mai 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Métaphysique
    Denis Bonnay (Univ. Paris Nanterre)
    Les groupes ont-ils des opinions ?

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 15 mai 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme (à confirmer)
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 15 mai 2017
    9h30-18h
    Séminaire de Micro-phénoménologie 2016-2017
    Archives Husserl –ENS
    Animé par Claire Petitmengin et Michel Bitbol, en collaboration avec Natalie Depraz
    Organisation : Marcus Weisen


    La micro-phénoménologie est une méthode de phénoménologie descriptive nouvellement mise au point, permettant de recueillir, notamment par le biais
    d’entretiens, la description très précise d’expériences situées, et de comparer les
    descriptions obtenues afin d’y détecter d’éventuels invariants. Le but du séminaire est de consolider les fondements épistémologiques et philosophiques de cette approche. Grâce à un retour réflexif sur l’acte même de description, nous nous intéresserons notamment aux modes de validation d’une description, à l’effet des mots sur l’expérience, qu’il s’agisse des effets perlocutoires des questions et relances de l’enquêteur, du processus de "mise en mots" sur l’expérience du locuteur, ou de l’effet suscité par une description sur l’expérience du récepteur. Différentes recherches micro-phénoménologiques empiriques seront présentées et discutées.
    Chaque séminaire sera précédé d’un atelier d’entraînement à la pratique de la méthode micro-phénoménologique, destiné aux chercheurs formés à cette méthode et confrontés à son utilisation dans le cadre de projets de recherche.


    Contacts : Marcus Weisen marcus.weisen@ens.fr et Claire Petitmengin cp@clairepetitmengin.fr

    - 9h30-16h : Atelier de micro-phénoménologie animé par Frédéric Borde
    - 16h30-18h : Séminaire de micro-phénoménologie : titre à venir

    lieu : ENS, bâtiment Lhomond, 24 rue Lhomond, salle L361

    - Lundi 15 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - à définir

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 16 mai 2017


    - Mardi 16 mai 2017
    18h30-20h30
    Séminaire organisé dans le cadre des activités du Collège International de Philosophie. « Révoltes, Révolutions : les enjeux d’une frontière incertaine »
    Organisé par Marie Goupy (CIPH) et Alice Canabat (LCSP)

    - Frédérico Tarragoni Révolte-Révolution. Le point de vue des mouvements sociaux..

    Ce séminaire s’intéresse aux discours, aux acteurs, aux efforts de qualification d’évènements qui, par leur radicalité et le bouleversement qu’ils induisent, peuvent être appelés, selon les acteurs et les points de vue, révolte ou révolution – la première étant elle-même l’objet de multiples qualifications depuis la légitime défense jusqu’à l’émeute ou l’acte criminel. Pour aborder cette question, le séminaire vise à développer une double approche, à la fois disciplinaire (sociologie / philosophie du droit et philosophie politique) et en termes de point de vue (celui des mouvements sociaux / celui du droit et de l’Etat). Il vise spécifiquement à réinterroger les enjeux liés à la distinction entre formes de protestations et de violences politiques légitimes et violences criminelles, ainsi qu’entre action démocratique instituante et activisme illégal.

    Inscription obligatoire (http://www.ciph.org)

    lieu : à l’American University of Paris, 6 rue Colonel Combes, 75007 Paris, en salle C 102.

    Jeudi 18 mai 2017


    - Jeudi 18 mai 2017
    19h-21h
    La psychanalyse dans l’histoire des sciences

    Andreas Mayer, chargé de recherche au CNRS (TH) ( CAK )
    Renseignements : Andreas Mayer, Centre Alexandre-Koyré – Histoire des Sciences et des Techniques, 27 Rue Damesme (4e étage), 75013 Paris, tél. : 01 40 78 26 37.

    Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous nous proposons d’étudier l’ambition récurrente de faire science en psychanalyse dans plusieurs contextes. La première partie sera consacrée à une discussion d’une telle ambition affichée dans l’œuvre de Freud et de ses critiques contemporains et plus récents. Il s’agira de mettre en évidence les idéaux épistémiques et les modèles pratiques qui caractérisent la psychanalyse freudienne en la distinguant d’autres approches dans les sciences humaines et sociales. Dans une deuxième partie, nous aborderons la problématique de la scientificité chez plusieurs auteurs de la psychanalyse postfreudienne dans plusieurs contextes nationaux et culturels.

    - Séance de clôture
    Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 18 mai 2017
    14h30-18h30
    Centre Léon Robin
    Séminaire Ousia : essence ou substance ?
    Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

    L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
    - Riccardo Chiaradonna (Univ. Roma III) : L’ousia intelligible dans le traité 43 (VI, 2) de Plotin
    - Beatrice Bakhouche (Univ. de Montpellier III) : Substantia dans le Commentaire au Timée de Calcidius
    lieu : Sorbonne, Salle J636, esc G, IIIe étage

    - Jeudi 18 mai 2017
    SÉMINAIRE PHILOSOPHIES DU SENS
    15h-17h
    IREPH Université Nanterre
    Contacts :
    Charlotte Morel
    Christian Berner


    Le séminaire se proposera de réfléchir sur l’émergence de la notion de sens comme catégorie directrice de la philosophie, et non plus seulement comme objet de l’herméneutique, à partir de Kant et jusqu’à l’émergence de la pensée contemporaine. Les corpus étudiés privilégieront la philosophie allemande sans exclure d’autres apports.
    Il s’agit donc de s’intéresser à la notion de sens et de signification (Sinn, Bedeutung) hors de leurs usages directement sémiotiques – soit la perspective que « quelque chose ait un sens ». Dans une telle expression, il ne semble pas en effet que nous faisions pour autant de ces « choses » des signes. La structure d’un « sens » dont seraient porteuses soit les choses, soit surtout la façon dont nous les vivons et en faisons des pièces de notre expérience (ce qui rend en fait cette acception du terme très commune), pourrait être décrite plutôt comme le renvoi d’une réalité donnée à l’horizon d’une réalité (ou d’une idéalité) cette fois simplement postulée, que l’on peut certes nommer, mais pas directement connaître. C’est pourquoi on peut penser que c’est notamment avec Kant que s’ouvre la possibilité philosophique de penser cette structure : c’est en effet aussi celle qui lie l’expérience aux « idées de la raison », notamment les idées de la raison pratique. Si en effet, un objet tel que « Dieu », les diverses instances divines, a de tout temps été capable d’aimanter la réalité humaine en la projetant vers un autre ordre que celui qui paraît émaner du donné, Kant pose le geste de rupture par lequel la philosophie ne posera plus Dieu comme être (dont l’attribut est alors la perfection ; objet de la connaissance métaphysique), mais comme idée orientant l’agir pratique, à partir de ce qu’on ne peut pourtant que « penser » (donc cette fois comme simple limite de la connaissance métaphysique).
    Autrement dit, nous sommes désormais renvoyés à ce qui rend pour nous possible l’exercice de la liberté non pas comme à une réalité dont l’effectivité serait certaine en tant qu’antérieure à la nôtre – mais comme à l’objet d’une fin/« telos ». Ce qui fait que quelque chose « fait sens » dans l’existence aurait donc le mode d’effectivité de la cause finale : ce pourquoi on est aussi en droit de penser qu’il agit sur nous, selon la formule aristotélicienne cette fois, « ὣς ἐρώμενος », comme objet d’un/du désir.


    Jean-Michel Salanskis, Professeur de philosophie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense

    lieu : ENS Ulm Salle Info1

    - Jeudi 18 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire Spinoza 2016-2017 : "Sur la Préface des Opera Posthuma"

    Présentation du Séminaire
    La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes.
    L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les champs du savoir, de la connaissance et de la création


    .
    .Membres du Comité du Pilotage, Responsables du Séminaire :
    Pr. Charles RAMOND, E : ramond.charles(at)univ-paris8(dot)fr
    M. Jack STETTER, E : jckstetter(at)gmail(dot)com
    Avec le soutien de la Commission de la Recherche de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP

    - Alain Badiou - "Pour une interprétation nouvelle de la notion d’attribut de l’absolu"

    Lieu : salle C008 (RDC bât. C).
    Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
    2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis, France
    Métro ligne 13, "Saint-Denis Université"

    - Jeudi 18 mai 2017
    9h30
    Colloque : Paris et ses peuples. Sociabilités et cosmopolitismes urbains au siècle des Lumières 18 mai 2017 09:30 - 19 mai 2017 18:00
    Émail du responsable : informations@paris-iea.fr
    Colloque organisé par Pascal Bastien et Simon Macdonald (résidents de l’IEA de Paris), en collaboration avec le Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS - Université du Québec à Montréal), avec le soutien de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066).


    Ce colloque international voudrait explorer Paris au XVIIIe siècle en interrogeant les populations qui l’ont faite, dans ses murs et au-delà, au croisement des espaces, des institutions et des savoirs qu’elles ont traversés.

    Au fondement de cette réflexion – le titre de l’événement ne s’en cache pas – se trouve Le peuple de Paris (1981) de Daniel Roche, qui fut l’une des contributions les plus importantes sur l’histoire sociale et culturelle de la capitale au siècle des Lumières. La pluralité des cultures et des identités sociales des peuples de Paris conférait à la ville, et au livre qui la parcourait d’une toute nouvelle manière, un caractère spécifique et distinctif appelant, entre autres choses, à une nouvelle interprétation des origines de la Révolution. Daniel Roche investissait les populations laborieuses de la capitale et retraçait leurs expériences dans la ville, révélant des individus multiples, imaginatifs, capables d’écrire leur propre histoire et d’agir sur leur environnement. Ces Parisiennes et ces Parisiens n’étaient pas victimes de leur sort et, au contraire, conscients des libertés autant que des fragilités de leur existence, ils traversaient un espace dynamique qui les encadraient mais dont ils pouvaient aussi s’affranchir. Les relations complexes entre la culture et le social et une attention plus marquée sur les échanges et les influences réciproques entre les discours, les pratiques et les représentations, déployèrent de nombreux chantiers de recherche dont l’historiographie est encore tributaire aujourd’hui. Dans le cadre de ces deux journées de travail, il s’agira de revisiter les grands thèmes abordés dans Le Peuple de Paris et de présenter de nouvelles perspectives de recherche pour une histoire des Parisiennes et des Parisiens, de leurs sociabilités, des institutions qui les organisaient et des identités qui s’y sont construites.

    Au-delà des classes laborieuses salariées qui firent l’objet principal du livre, les populations pourront être ici déployées dans leurs espaces, leur solidarité, leur débordement et leur diversité : domestiques, artisans et boutiquiers ; mais aussi marchands et étrangers, notables et gens de justice, hommes et femmes, vieillards et enfants, espions, curés, journalistes et libellistes qui participèrent à l’émergence d’une identité citadine d’abord, citoyenne ensuite.

    9h30 - Mots de bienvenue
    Pascal Bastien (UQAM – IEA)

    9h50 - Le peuple du livre
    Sabine Juratic (IHMC)

    10h30 - ‘Un livre qu’on lit et qui change chaque matin’ : affiches de vente et information commerciale à Paris au XVIIIe siècle
    Laurent Cuvelier (Science Po)

    11h10 - Pause

    11h30 - Les centres commerciaux du Paris moderne
    Nicolas Lyon-Caen (IHMC)

    12h10 - Madame Legros (1749-1821) et sa famille : entre bourgeoisie et milieu populaire
    Laurence Croq (Paris 10)

    13h00 - Pause déjeuner

    14h00 - Présentation du « Groupe d’études sur Paris au XVIIIe siècle » de l’IHMC
    Sabine Juratic, Vincent Denis, Nicolas Lyon-Caen, Charlotte Guichard et Rahul Markovits

    14h40 - De la foire aux bêtes à la ménagerie républicaine : Paris, laboratoire de la ‘monstration’ animale
    Pierre Serna (Paris 1)

    15h20 - Comment peut-on être Tahitien ? Un Polynésien à Paris
    Antoine Lilti (EHESS)

    16h00 - Pause

    16h20 - Autorité paternelle et cultures punitives à Paris au siècle des Lumières
    Julie Doyon (Paris 13)

    17h00 - Paris côté jardins : nature urbaine et sociabilités au XVIIIe siècle
    Jan Synowiecki (EHESS)

    17h40 - Un îlot de quiétude dans la Cité : habitat et habitants du cloître Notre-Dame au XVIIIe siècle
    Youri Carbonnier (Artois)

    Institut d’études avancées de Paris Hôtel de Lauzun 17 quai d’Anjou 75004 Paris
    Les actes du colloque seront publiés grâce au soutien du Comité d’Histoire de la Ville de Paris.S’inscrire à l’événement

    - Jeudi 18 mai 2017
    18h30-20h
    L’acte de création comme conversion
    Table ronde au musée d’Orsay

    Sous la direction de Philippe Sers, philosophe et essayiste avec Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo, Sylvie Bethmont et Robert Churlaud, professeurs à l’Ecole Cathédrale du Collège des Bernardins
    Modalités d’inscription
    L’expérience de Saint Paul sur le chemin de Damas peut servir de paradigme pour dire l’expérience, mystique et bouleversante, de la conversion. Il est donné trois fois dans les Actes des Apôtres, dont deux par Paul lui-même, et s’insère dans une chaîne de récits de conversions. Mais le récit de Paul est réellement singulier pour dire l’indicible. Paul le persécuteur des premiers chrétiens est comme foudroyé, il tombe à terre, voit une lumière "plus éclatante que le soleil", entend des paroles mais il "ne voit rien bien qu’il eût les yeux ouverts". Une expérience qui lui fait commencer une nouvelle vie. Comme le dit Kierkegaard (Discours édifiants), ce qu’il a vécu "en premier peut être sans cesse revécu après lui". De nombreux artistes, écrivains et peintres ont tenté et tentent toujours de dire leur propre expérience de conversion qui n’est certes pas celle de Paul, mais qui les a projetés dans la nuit étoilée du mystère.
    Musée d’Orsay Auditorium niveau -2

    - Jeudi 18 mai 2017
    Atelier de lecture Spinoza
    18h30-2Oh

    Une connaissance éternelle peut-elle avoir un commencement ?(Ethique, V, proposition 31)

    Animé par Nicolas Bouteloup

    INSCRIPTION (si vous n’êtes pas étudiant ou personnel de l’université Paris 1) : nicolas.bouteloup@gmail.com

    Lieu :Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
    UFR de philosophie - Salle Lalande (esc. C. 1er étage)

    18-19-20 mai 2017 3èmes Journées d’études / 3rd Workshop Pour une Épistémologie Historique des transformations techniques Towards an Historical Epistemology of Technical Transformations

    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR
    8103, CNRS-Paris 1)
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    Ecole Doctorale de Philosophie ED 280, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des Sciences Juridique & Philosophique de la Sorbonne, UMR
    8103 CNRS – Paris 1
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    Inscriptions sur https://episthist.hypotheses.org/


    Jeudi 18 mai

    Salle Cavaillès (17 rue de la Sorbonne, 75005, Escalier C, 1er étage)

    Matinée 9h00-12h25

    Bienvenue

    Pr. Pierre-Marie MOREL, Directeur Ecole Doctorale de Philosophie
    Pr. Sandra LAUGIER, Directrice Centre de Philosophie Contemporaine de
    la Sorbonne
    Pr. Jean-François BRAUNSTEIN, Comité scientifique des journées

    Épistémologie des techniques financières : le cas de la gestion
    indicielle (1952-1973)
    Christian WALTER, Fondation Maison des Sciences de l’Homme

    Splendeurs et misères de l’automatisation du travail : une mise en
    perspective historique
    Luca PALTRINIERI, Université de Rennes 1

    10h50-11h05 Pause-café
    Schématisme et invention technique : du problème technologique dans la
    pensée de George Canguilhem aux nouvelles technologies numériques dans
    l’épistémologie de Francesco Antinucci
    Fiorenza LUPI, Università degli studi di Roma La Sapienza

    « Normativité vitale » et « normativité technique » : pour une éthique
    biologique des techniques
    Emanuele CLARIZIO, Université de Technologie de Compiègne

    Après-midi 14h15-18h00

    Epistemic techniques beyond experimental systems : Examples from
    mathematics and the humanities
    Moritz EPPLE, Goethe-Universität Frankfurt am Main

    Identifying the Political Philosophy of the Grand Encyclopédie :
    Digital technologies and the prospects for a Historico-Political
    Epistemology

    Martin HERRNSTADT, Goethe-Universität Frankfurt am Main

    Dagmar COMTESSE, Tel Aviv University

    Technologies of Truth (Germany, 1900-1940). A Methodological Framework
    to Study the Diffusion of Knowledge Techniques

    Laurens SCHLICHT, Humboldt-Universität zu Berlin

    Niklas STOLL, Humboldt-Universität zu Berlin

    16h25-16h40 Pause-café

    Dire-vrai, aveu et discipline : Michel Foucault et les techniques de vérité.

    Jerome LAMY, CNRS, CERTOP, Université Toulouse Jean Jaurès

    Foucault and Fanon on Techniques of Interrogation and the Production of Truth

    Alex FELDMAN, The Pennsylvania State University


    Vendredi 19 mai

    Salle Cavaillès (17 rue de la Sorbonne, 75005, Escalier C, 1er étage)

    Matinée 9h00-13h00

    L’étude des lignées phénoménotechniques : le cas des bolomètres

    Vincent BONTEMS, Larsim CEA

    Technology and Critique in the Work of Bachelard and Foucault

    David WEBB, Staffordshire University

    10h40-11h00 Pause-café

    La production technique des faits scientifiques, d’Édouard Le Roy à
    Gaston Bachelard

    Lucie FABRY, USR 3608 République des savoirs / École Normale Supérieure

    The Janus Head of Bachelard’s phénoménotechnique : From Purification to
    Proliferation and Back

    Massimiliano SIMONS, KU Leuven

    Après-midi 14h15-18h00

    L’histoire de la psychiatrie au prisme des techniques de prise en
    charge des individus : un autre regard sur les concepts et les théories

    Julie MAZALEIGUE-LABASTE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Le développement technologique de la méthode numérique en médecine

    Mathieu CORTEEL, Université Paris-Sorbonne / Collège International de
    Philosophie

    The Uses of Water : On the Implications of Therapeutic Technique in
    Foucault’s History of Madness
    Samuel TALCOTT, University of the Sciences, Philadelphia

    16h25-16h40 Pause-café

    Epistemological History and “Collective Health”

    Tiago ALMEIDA, Universidade de São Paulo

    Kind of blue : epidemic of depression, Chile at the forefront

    Joseph EATON, Pontificia Universidad Católica de Valparaíso


    Samedi 20 mai

    Salle Lalande (17 rue de la Sorbonne, 75005, Escalier C, 1er étage)

    Matinée 10h30-12h30

    Séance du Séminaire Foucault, animé par Jean-François Braunstein et
    Daniele Lorenzini

    L’histoire en extériorité

    Jocelyn BENOIST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Après-midi 14h20-17h30

    L’épistémologie historique face à la paléoethnologie : la question de
    la technique entre Canguilhem et Leroi-Gourhan

    Annagiulia CANESSO, Università degli studi di Padova

    L’animal indéterminé : au-delà d’une antrhopologie de la technique

    Stefano PILOTTO, Università degli studi di Roma La Sapienza

    15h40-16h00 Pause-café

    Le rapport vie-technique-savoir chez Canguilhem et Foucault : entre
    épistémologie et théorie des institutions

    Andrea ANGELINI, Università degli Studi di Firenze

    Diorama device between Art and Science

    Sonia REZZONICO, Universitat Pompeu Fabra (Barcelona) / Università
    degli Studi di Milano

    Comité scientifique

    Christian BONNET, CHSPM, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Jean-François BRAUNSTEIN, PhiCO, ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Arnold I. DAVIDSON, Université de Chicago
    Pierre WAGNER, IHPST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Comité organisateur

    Laurent LOISON
    Ivan MOYA DIEZ
    Matteo VAGELLI (coordinateur)
    Tiago ALMEIDA
    Marcos CAMOLEZI
    Gabriele VISSIO
    Wenbo LIANG

    — 
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

    Vendredi 19 mai 2017

    - Vendredi 19 mai 2017
    de 17h à 20h
    Atelier de traduction « Husserl - Les Manuscrits du groupe C » / 2016-2017
    Pays Germaniques
    Organisation : Dominique Pradelle et Claudia Serban
    Participants : Natalie Depraz, Julien Farges, Vincent Gérard, Maria Gyemant, Carlos Lobo, Dominique Pradelle, Claudia Serban

    Les Manuscrits du groupe C de Husserl, rédigés entre 1929 et 1934 et édités par Dieter Lohmar en 2006 sous le titre Späte Texte über Zeitkonstitution (Textes tardifs sur la constitution du temps), représentent la dernière étape de la pensée husserlienne de la temporalité, qui commence à s’élaborer dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps en 1905 à Göttingen et se poursuit, en 1917-1918, dans les fameux Manuscrits de Bernau (édités en 2001 et traduits en français en 2010). En même temps, par une variété et une richesse thématique qui peuvent parfois surprendre par leur éclectisme, les Manuscrits du groupe C offrent un aperçu particulièrement saisissant de la philosophie tardive de Husserl. Notre atelier, dont les travaux ont commencé en 2014-2015 et qui reprend cet automne, se propose de fournir une traduction collective intégrale de ce volume. Les séances donneront l’occasion à chaque participant de présenter sa traduction d’un texte précis et de la soumettre à la discussion. Elles sont ouvertes à tout chercheur s’intéressant à l’œuvre de Husserl comme à tout germaniste.


    Programme
    - Natalie Depraz, présentation des textes C 12 et C 13
    lieu : salle de réunion 1er étage pavillon Pasteur, ENS, 45 rue d’Ulm 75005

    - Vendredi 19 mai 2017
    9h30-12h30
    Philosophies entre Allemagne et Etats-Unis
    Organisé par Michel ESPAGNE, Pascale RABAULT-FEUERHAHN et Anne-Marie THIESSE
    (UMR 8547 Pays germaniques – Transferts culturels).
    Le matérialisme allemand en France

    Michel Espagne, Paris : La menace du matérialisme allemand

    Dans la philosophie française du XIXe siècle le matérialisme identifié à la philosophie allemande, même s’il pénètre le paysage intellectuel, est souvent perçu comme une menace. Elle commence avec l’identification de l’hégélianisme et du panthéisme dont chacun cherche à se distancier. La dénonciation du spinozisme par Emile Saisset a été une transmission de ce qu’il prétendait rejeter. Taine est une des plus célèbres victimes d’un ostracisme qui menace aussi le milieu des philosophes de l’ENS avec Vacherot. La complicité de la philosophie et des sciences de la nature qu’incarne le monisme de Haeckel ne fait que nourrir la suspicion. Mais les canaux les plus actifs sont extérieurs à l’Université. On s’attachera ici plus particulièrement à Hermann Ewerbeck, conseiller de Proudhon en matière de philosophie allemande, avant que Joseph Roy ne contribue à la diffusion en France de Feuerbach puis de Marx. L’université officielle retient quant à elle le principe de la contingence des lois de la nature (Boutroux) et refoule la discussion des théories matérialistes hors de l’espace académique.

    Charlotte Morel, Paris : La réception française du matérialisme allemand : Paul Janet, 1864

    A écouter Paul Janet, le matérialisme donne l’occasion d’un curieux (contre-) transfert entre France et Allemagne : répandu en Europe par les Français, au 18e siècle, le matérialisme leur est « renvoyé », un siècle plus tard, par une Allemagne perçue comme patrie de l’idéalisme… Via l’ouvrage de Janet, Le Matérialisme contemporain en Allemagne, on s’intéressera à la façon dont la France prend connaissance des évolutions de la pensée allemande de l’« après-Hegel », et à la façon dont l’idéalisme métaphysique, en Allemagne comme en France, entreprend de répondre à ces premiers assauts de ce que nous nommerons plus tard : scientisme.


    lieu : Salle Pasteur (salle de philosophie), 1er étage du Pavillon Pasteur, Ecole normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

    - Vendredi 19 mai 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Orazio Irrera, (Université Paris-8) « L’idéologie et sa matérialité »
    Répondante : Audrey Benoît (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    - Vendredi 19 mai 2017
    9h30
    Colloque : Paris et ses peuples. Sociabilités et cosmopolitismes urbains au siècle des Lumières 18 mai 2017 09:30 - 19 mai 2017 18:00
    Émail du responsable : informations@paris-iea.fr
    Colloque organisé par Pascal Bastien et Simon Macdonald (résidents de l’IEA de Paris), en collaboration avec le Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS - Université du Québec à Montréal), avec le soutien de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (UMR 8066).


    Ce colloque international voudrait explorer Paris au XVIIIe siècle en interrogeant les populations qui l’ont faite, dans ses murs et au-delà, au croisement des espaces, des institutions et des savoirs qu’elles ont traversés.

    Au fondement de cette réflexion – le titre de l’événement ne s’en cache pas – se trouve Le peuple de Paris (1981) de Daniel Roche, qui fut l’une des contributions les plus importantes sur l’histoire sociale et culturelle de la capitale au siècle des Lumières. La pluralité des cultures et des identités sociales des peuples de Paris conférait à la ville, et au livre qui la parcourait d’une toute nouvelle manière, un caractère spécifique et distinctif appelant, entre autres choses, à une nouvelle interprétation des origines de la Révolution. Daniel Roche investissait les populations laborieuses de la capitale et retraçait leurs expériences dans la ville, révélant des individus multiples, imaginatifs, capables d’écrire leur propre histoire et d’agir sur leur environnement. Ces Parisiennes et ces Parisiens n’étaient pas victimes de leur sort et, au contraire, conscients des libertés autant que des fragilités de leur existence, ils traversaient un espace dynamique qui les encadraient mais dont ils pouvaient aussi s’affranchir. Les relations complexes entre la culture et le social et une attention plus marquée sur les échanges et les influences réciproques entre les discours, les pratiques et les représentations, déployèrent de nombreux chantiers de recherche dont l’historiographie est encore tributaire aujourd’hui. Dans le cadre de ces deux journées de travail, il s’agira de revisiter les grands thèmes abordés dans Le Peuple de Paris et de présenter de nouvelles perspectives de recherche pour une histoire des Parisiennes et des Parisiens, de leurs sociabilités, des institutions qui les organisaient et des identités qui s’y sont construites.

    Au-delà des classes laborieuses salariées qui firent l’objet principal du livre, les populations pourront être ici déployées dans leurs espaces, leur solidarité, leur débordement et leur diversité : domestiques, artisans et boutiquiers ; mais aussi marchands et étrangers, notables et gens de justice, hommes et femmes, vieillards et enfants, espions, curés, journalistes et libellistes qui participèrent à l’émergence d’une identité citadine d’abord, citoyenne ensuite.

    9h30 - Mots de bienvenue
    Pascal Bastien (UQAM – IEA)

    9h50 - Le peuple du livre
    Sabine Juratic (IHMC)

    10h30 - ‘Un livre qu’on lit et qui change chaque matin’ : affiches de vente et information commerciale à Paris au XVIIIe siècle
    Laurent Cuvelier (Science Po)

    11h10 - Pause

    11h30 - Les centres commerciaux du Paris moderne
    Nicolas Lyon-Caen (IHMC)

    12h10 - Madame Legros (1749-1821) et sa famille : entre bourgeoisie et milieu populaire
    Laurence Croq (Paris 10)

    13h00 - Pause déjeuner

    14h00 - Présentation du « Groupe d’études sur Paris au XVIIIe siècle » de l’IHMC
    Sabine Juratic, Vincent Denis, Nicolas Lyon-Caen, Charlotte Guichard et Rahul Markovits

    14h40 - De la foire aux bêtes à la ménagerie républicaine : Paris, laboratoire de la ‘monstration’ animale
    Pierre Serna (Paris 1)

    15h20 - Comment peut-on être Tahitien ? Un Polynésien à Paris
    Antoine Lilti (EHESS)

    16h00 - Pause

    16h20 - Autorité paternelle et cultures punitives à Paris au siècle des Lumières
    Julie Doyon (Paris 13)

    17h00 - Paris côté jardins : nature urbaine et sociabilités au XVIIIe siècle
    Jan Synowiecki (EHESS)

    17h40 - Un îlot de quiétude dans la Cité : habitat et habitants du cloître Notre-Dame au XVIIIe siècle
    Youri Carbonnier (Artois)

    9h10 - Aimer et détester la police ? Le peuple et les polices au siècle des Lumières
    Vincent Milliot (UCBN)

    9h50 - Les femmes aux seins mercenaires : les nourrices et leur police dans le Paris du XVIIIe siècle
    Clyde Marlo Plumauzille (IHMC)

    10h30 - Quand le peuple élit sa police : réflexions sur les policiers de Paris pendant la Révolution
    Vincent Denis (Paris 1)

    11h10 - Pause

    11h30 - Des Parisiens aux Parisii : le Peuple de Paris au miroir des savoirs antiquaires
    Stéphane Van Damme (European University Institute)

    12h10 - Le tireur de carte de la rue d’Anjou : célébrité, charlatanisme et sociabilité urbaine dans le Nouveau Paris de Mercier
    Geneviève Lafrance (UQAM)

    13h00 - Pause déjeuner

    14h00 - Rumeurs populaires dans l’espace urbain. Enjeux et dynamiques socio-culturelles, de l’affaire Desrues (1777) au pillage de la manufacture Réveillon (1789)
    Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes)

    14h40 - Le monde parisien des Conventionnels en l’an II
    Colin Jones (Queen Mary University of London)

    15h20 - Pause

    15h40 - Paris au travail. La production de guerre dans la capitale sous la Révolution
    Haïm Burstin (Milan)

    16h20 - Consommations et Révolution : Paris sous la Terreur, entre pénurie et luxuriance
    Natacha Coquery (Lyon 2)

    17h00 - Conclusion
    Daniel Roche
    Les actes du colloque seront publiés grâce au soutien du Comité d’Histoire de la Ville de Paris.
    S’inscrire à l’événement

    Institut d’études avancées de Paris Hôtel de Lauzun 17 quai d’Anjou 75004 Paris

    Samedi 20 mai 2017

    - Samedi 20 mai 2017
    Journée d’étude des Archives Husserl : « Violence et coexistence, dialectique et histoire chez Maurice Merleau-Ponty »
    PAR PASCALINE GOBET · PUBLICATION 16/03/2017 · MIS À JOUR 16/03/2017

    Cette journée ouvre un cycle de trois années d’études, qui entend interroger les relations entre philosophie et politique chez Merleau-Ponty, en continuité avec les dernières manifestations scientifiques tenues à Paris sur cet auteur.
    La philosophie politique de Merleau-Ponty ne s’inscrit pas uniquement dans quelques livres ou articles qui lui sont explicitement consacrés. Entrelacée à l’ensemble de la pensée du philosophe, elle s’appuie sur sa phénoménologie, son anthropologie latente, comme son ontologie inachevée ; mais elle participe aussi à orienter celles-ci, plus fortement et précocement qu’on pourrait le croire.
    Cette relation vivante et réciproque, indissociable du visage existentiel de la philosophie de Merleau-Ponty, ne va pas sans tensions, à la fois dans l’espace conceptuel de sa pensée et le temps de son évolution. Tensions internes à sa phénoménologie, à sa philosophie politique, entre elles et avec l’ontologie tardive, et, de bout en bout, internes à sa conception même de la chair.
    La présente journée est consacrée à examiner ces interactions et tensions dans les textes de Merleau-Ponty, à la lumière des recherches doctorales actuelles, des publications récentes ou imminentes de manuscrits et interventions du philosophe (entretiens avec Georges Charbonnier et autres dialogues, cours au Collège de France sur la philosophie dialectique), mais aussi des documents encore inédits – notamment les manuscrits de la fin des années quarante.

    Un prochain colloque (2018) se penchera sur les différentes faces de la postérité politique de cette pensée, du vivant du philosophe jusqu’à nos jours. Ces deux angles d’approche complémentaires seront ensuite repris au Canada (2019).


    Marc Crépon (CNRS-ENS), Jérôme Melançon (Univ. of Regina, Canada) et Emmanuel de Saint Aubert (CNRS-ENS)

    Programme

    9h30 : Claire Dodeman
    « Le conflit de la morale et du réalisme politique dans les textes de jeunesse de Merleau-Ponty »

    10h30 : Alexandre Feron
    « Un scénario marxiste ? Politique et philosophie dans l’évolution de Merleau-Ponty »

    11h30 : David Belot
    « Merleau-Ponty face aux critiques des Aventures de la dialectique »

    14h30 : Marylin Maeso
    « Violences et apparences dans l’œuvre de Merleau-Ponty : pour une politique de l’ambiguïté »

    15h30 : Judith Revel
    « Dans l’épaisseur de l’histoire : “La virtù sans aucune résignation” »

    16h30 : Pause

    16h45 : Jérôme Melançon
    « Un régime à imaginer : le renouvellement du socialisme et du libéralisme par Merleau-Ponty »

    Lieu : École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris Salle Cavaillès

    - Samedi 20 mai 2017
    de 10h30 à 12h30
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Foucault 2016-2017
    AUTOUR DE L’ARCHÉOLOGIE DU SAVOIR

    Animé par Jean-François Braunstein et Daniele Lorenzini
    Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire pour pénétrer en Sorbonne. Merci d’envoyer un mail, avant le vendredi 14 octobre, à l’adresse suivante : seminairefoucault@gmail.com. Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée du bâtiment de la Sorbonne.

    - Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
    « L’histoire en extériorité »
    lieu : Université Paris 1, UFR de Philosophie, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, salle Lalande

    - Samedi 20 mai 2017
    14h30-17h00
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    EA3562 PhiCo - Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Axe CEPA
    http://phico.univ-paris1.fr
    http://cepa.hypotheses.org/
    Le séminaire "Les arts au XVIIe siècle" organisé par Catherine
    Fricheau et Daniel Dauvois reprendra en novembre prochain autour du
    thème "Naissance de la critique".

    http://cepa.hypotheses.org/

    Le séminaire est consacré à la façon dont se construit de
    la fin du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle une critique des
    œuvres qui, invalidant peu à peu la formule ut pictura poesis,
    desserre l’emprise des belles-lettres sur la critique d’art.
    Cette autonomisation du « peindre » est, dans un premier
    temps, d’ordre poiètique, et se veut fondée sur une connaissance des
    pratiques artistiques, autorisée entre autres par la réédition des
    grands traités renaissants (Alberti, Vinci). Entre la consécration par
    Vasari des arte del disegno et l’élaboration académique de la notion
    de Beaux-arts, on assiste à l’approfondissement du vocabulaire
    technique des arts. La spécification des savoirs caractérise cette
    critique, due non seulement à la différence des métiers de l’art mais
    aussi des caractères nationaux, en fonction des politiques de cours
    européennes soucieuses d’élaborer leur propre mode d’expression
    artistique.
    Le point de vue critique suppose un spectateur des
    œuvres, dont le statut devient au tournant des XVIIème et XVIIIème
    siècle celui d’un public averti. Les cartes se trouvent alors
    rebattues. Le connaisseur laisse la place à l’homme sensible et
    cosmopolite des Lumières, tandis que se tissent de nouveaux liens des
    arts avec la littérature.
    « Un tableau exposé est un livre mis au jour de l’impression ». La
    Font de Saint-Yenne poursuit en prononçant que chacun a le droit d’en
    porter son jugement. Ces quelques mots permettent de circonscrire
    notre champ de réflexion présent : dans quelle mesure la critique
    picturale doit-elle se revendiquer d’une critique littéraire qui l’a
    précédée ? Sa position devant les œuvres est-elle d’une semblable
    nature, et si oui, pourquoi n’apparaît-elle que vers le milieu du
    XVIIIe siècle ? Dans quelle mesure, en outre, cette apparition
    peut-elle se revendiquer de constituer un droit ? et que signifie
    l’universalité d’un tel droit ? Que change ce nouveau droit de juger à
    la structure des œuvres d’art désormais vouées à un public, dont la
    définition reste malaisée. Si le critique prétend cependant incarner
    le public, quelle sera la qualité de son organe de jugement, qui
    s’appelle sentiment chez La Font de Saint-Yenne ? Comment ce sentiment
    sera-t-il une spontanéité qui juge toujours bien, a contrario de toute
    expertise, en même temps qu’un foyer d’autorité apte à guider le
    jugement de tous et à constituer un goût assuré voire démonstratif ?
    La coutume a rendu évidente la fonction de la critique,
    dont l’origination exprime en revanche toutes les incertitudes et les
    aspects contestables voire immotivés. C’est donc cette difficile
    naissance, que les principes de la critique littéraire ont peut-être
    conduite à quelque fin fonctionnelle, dont il s’agira de réfléchir les
    divers aspects, sous une désirable multiplicité des angles d’incidence.

    - Jacqueline Lichtenstein (titre à déterminer)
    lieu : Salle Cavaillès

    - Samedi 20 mai 2017
    14h-17h
    Technique, imaginaire et société
    Technology, the imagination and society


    Ce séminaire de recherche piloté par Anne-Françoise Garçon, professeure émérite en Histoire des techniques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’adresse aux chercheurs intéressés par les études sur la technique et la technologie en Sciences Humaines et Sociales et désireux d’appréhender les méthodes et outils de pensée spécifiques à l’histoire des Techniques. Il se tient en présentiel et par webconférence.

    Nous étudierons les relations entre la technique et les imaginaires et l’impact de cette relation sur la conception des techniques par les diverses sociétés. L’accent sera mis sur une approche conceptuelle des régimes de la pensée opératoire : pratique, technique et technologie, en posant la question de leur historicité. Pour ce faire, nous déborderons des périodes historiques canoniques de manière à appréhender les moments de cristallisation du fait technique. Nous interrogerons le poids de l’imaginaire dans la construction du fait technique ; nous analyserons la manière dont chacun de ces régimes se construit en conjuguant l’aptitude à symboliser et la capacité à élaborer des normes d’efficacité. Enfin nous tenterons d’appréhender ce que représente l’efficacité technique dans les diverses contextes sociaux.

    Bibliographie indicative

    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie , L’Homme et l’outil. L’invention technique durant la Préhistoire, Paris, CNRS Éditions, coll. Biblis [1re éd. 2008]. 2015
    ARCHAMBAULT de BEAUNE, Sophie ( dir),L’esthétique du geste technique, Gradhiva. Revue d’anthropologie et d’histoire des arts, vol. 17., 2013
    BERTHOUD, Gérald , Vers une anthropologie générale. Modernité et altérité, Genève ; Paris, Librairie Droz, 1992
    FLICHY, Patrice, L’innovation technique , collection Sciences et sociétés, Paris, La Découverte, 2003
    GARÇON Anne-Françoise, L’Imaginaire et la pensée technique. Approches historiques, XVIe-XVIIIe siècle, éditions Classiques Garnier, Paris, 2012
    GARÇON Anne-Françoise "Techniques : une histoire entre acteurs, idées et territoires" in J.-F. Belhoste et al., Autour de l’industrie : Histoire et patrimoine.
    GARÇON Anne-Françoise « Des modes d’existence du geste technique » in e-Phaïstos – vol.III n°1 – juin 2014 pp. 84-92
    GRAS, Alain, POIROT-DELPECH, Sophie, l’Imaginaires des techniques de pointe, Paris, L’Harmattan 1990
    GRAS Alain, Les imaginaires de l’innovation techniques, Paris, édition Manucius, 2014,
    GUCHET, Xavier ,Pour un humanisme technologique. Culture, technique et société dans la philosophie de Gilbert Simondon, collection Pratiques théoriques, Paris, P.U.F 2010
    MUSSO Pierre, L’imaginaire industriel, Paris, édition Manucius, 2015
    PICON Antoine, « Imaginaires de l’efficacité, pensée technique et rationalisation », Réseaux 5/2001 (no 109) , p. 18-50

    L’art équestre dans la France des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ou l’esthétisation d’une technique Anne-Sophie Rieth, Doctorante en histoire des techniques (IHMC - Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne/CNRS)

    La France du XVIe siècle voit une modification de ce qu’a été l’art équestre dans sa pratique. À travers la mise en place d’un nouvel habitus social venu d’Italie, celui des Académies, on assiste dans la pratique à une esthétisation d’un art de la guerre. Celle-ci fait l’objet d’une mise en récit avec la multiplication des traités équestres aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui pose la question de la confrontation du régime de la pratique avec celui de la technique autour de la conception du geste technique.

    lieu : Centre Malher-Sorbonne, 9 rue Malher, Paris 4° (Métro Saint-Paul).

    - Samedi 20 mai 2017
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017
    ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    de 14h à 16h
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

    - HENT DE VRIES (Univ. Johns Hopkins)
    Out of the Ordinary

    Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire pour
    pénétrer en Sorbonne. Merci d’envoyer un mail, avant le vendredi 5 mai
    à midi, à l’adresse suivante : pierre.fasula@free.fr. Une pièce
    d’identité vous sera demandée à l’entrée du bâtiment de la Sorbonne.

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique…

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?

    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier

    Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande –
    sauf exception

    Renseignements : pierre.fasula@free.fr

    Lundi 22 mai 2017

    - Lundi 22 mai 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Série Philosophie politique
    Alain Policar (CNRS-Science Po CEVIPOF)
    Le sens du cosmopolitisme

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 22 mai 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 22 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VII, chap. 21 (« Reproduction simple ») et 22 (« Transformation de la survaleur en capital »)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 23 mai 2017


    - Mardi 23 mai 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Juan Carlos Rodriguez Rendon (doctorant, Paris 4 et université du Pays Basque) Vers une lecture économique du roman noir français au tournant des Lumières

    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon
    Sorbonne 17, rue de la Sorbonne

    Vendredi 26 mai 2017 :


    - Vendredi 26 mai 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par :Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Agnès Grivaux (ENS) – « La psychanalyse est une expérience dialectique » : structure et sujet chez Lacan
    - Gilles Gressani (ENS) – Un point sur le débat infini structuralisme/dialectique.

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    Samedi 27 mai 2017 :


    - Samedi 27 mai 2017 :
    Séminaire Intentionalité et réalité 2016-2017
    10h30-12h30
    Coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Véronique Decaix (Paris 1, Gramata)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    UMR 8103 – Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Composante « Expérience & Connaissance » (EXeCO)
    Intentionalité et réalité (I) : La réalité de l’intentionalité

    Cette première année de séminaire sera consacrée à la logique et la métaphysique de l’intentionalité ; la seconde à la logique et à la métaphysique de l’intentionnel.

    On s’interrogera cette année, sur un mode tant historique que systématique, quant au fait de savoir quel type de réalité est l’intentionalité, si c’en est une. Faut-il faire droit, dans la réalité, à l’intervention de quoi que ce soit comme des « actes », des « attitudes » ou des prestations intentionnels ? Leur qualification comme intentionnels tient-elle alors à certaines propriétés logiques qu’ils auraient dans leur rapport avec d’autres aspects de la réalité, ou bien faut-il reconnaître à leur principe l’existence d’un ingrédient réel sui generis, qu’on appellerait « intentionalité » ? Dans quelle mesure l’intentionalité doit-elle avoir une inscription réelle (dans l’esprit, dans les actes, dans les institutions… ?), et ce qui est une question différente, quel rôle joue-t-elle dans l’économie d’ensemble de la réalité ? Qu’est-ce qu’une intentionalité dans un monde réel ? Et qu’est-ce qu’un monde réel dans lequel il y a de l’intentionalité ? Le réalisme a-t-il à prendre en compte et, dans l’affirmative, en quel sens, la « réalité de l’intentionalité » ?


    Jocelyn Benoist (Université Paris 1, ISPJS-PhiCo) :Tigres en Inde

    lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite
    Salle Lalande

    - Samedi 27 mai 2017
    de 10h00 à 13h00
    Centre Léon Robin
    Séminaire "Présocratiques" organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée
    Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

    Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

    - Eleni Kontogianni (Strasbourg), « Nature et Logos dans la lecture heideggérienne d’Héraclite » (titre provisoire)
    lieu : Bibliothèque Léon Robin Université Paris Sorbonne, 1, rue Victor Cousin, escalier E, 2ème étage, salle F371

    - Samedi 27 mai 2017
    14h30-17h00
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    EA3562 PhiCo - Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne
    Axe CEPA
    http://phico.univ-paris1.fr
    http://cepa.hypotheses.org/
    Le séminaire "Les arts au XVIIe siècle" organisé par Catherine
    Fricheau et Daniel Dauvois reprendra en novembre prochain autour du
    thème "Naissance de la critique".

    http://cepa.hypotheses.org/

    Le séminaire est consacré à la façon dont se construit de
    la fin du XVIème siècle au début du XVIIIème siècle une critique des
    œuvres qui, invalidant peu à peu la formule ut pictura poesis,
    desserre l’emprise des belles-lettres sur la critique d’art.
    Cette autonomisation du « peindre » est, dans un premier
    temps, d’ordre poiètique, et se veut fondée sur une connaissance des
    pratiques artistiques, autorisée entre autres par la réédition des
    grands traités renaissants (Alberti, Vinci). Entre la consécration par
    Vasari des arte del disegno et l’élaboration académique de la notion
    de Beaux-arts, on assiste à l’approfondissement du vocabulaire
    technique des arts. La spécification des savoirs caractérise cette
    critique, due non seulement à la différence des métiers de l’art mais
    aussi des caractères nationaux, en fonction des politiques de cours
    européennes soucieuses d’élaborer leur propre mode d’expression
    artistique.
    Le point de vue critique suppose un spectateur des
    œuvres, dont le statut devient au tournant des XVIIème et XVIIIème
    siècle celui d’un public averti. Les cartes se trouvent alors
    rebattues. Le connaisseur laisse la place à l’homme sensible et
    cosmopolite des Lumières, tandis que se tissent de nouveaux liens des
    arts avec la littérature.
    « Un tableau exposé est un livre mis au jour de l’impression ». La
    Font de Saint-Yenne poursuit en prononçant que chacun a le droit d’en
    porter son jugement. Ces quelques mots permettent de circonscrire
    notre champ de réflexion présent : dans quelle mesure la critique
    picturale doit-elle se revendiquer d’une critique littéraire qui l’a
    précédée ? Sa position devant les œuvres est-elle d’une semblable
    nature, et si oui, pourquoi n’apparaît-elle que vers le milieu du
    XVIIIe siècle ? Dans quelle mesure, en outre, cette apparition
    peut-elle se revendiquer de constituer un droit ? et que signifie
    l’universalité d’un tel droit ? Que change ce nouveau droit de juger à
    la structure des œuvres d’art désormais vouées à un public, dont la
    définition reste malaisée. Si le critique prétend cependant incarner
    le public, quelle sera la qualité de son organe de jugement, qui
    s’appelle sentiment chez La Font de Saint-Yenne ? Comment ce sentiment
    sera-t-il une spontanéité qui juge toujours bien, a contrario de toute
    expertise, en même temps qu’un foyer d’autorité apte à guider le
    jugement de tous et à constituer un goût assuré voire démonstratif ?
    La coutume a rendu évidente la fonction de la critique,
    dont l’origination exprime en revanche toutes les incertitudes et les
    aspects contestables voire immotivés. C’est donc cette difficile
    naissance, que les principes de la critique littéraire ont peut-être
    conduite à quelque fin fonctionnelle, dont il s’agira de réfléchir les
    divers aspects, sous une désirable multiplicité des angles d’incidence.

    - Bertrand Prévost (titre à déterminer)
    lieu : Salle Cavaillès

    Lundi 29 mai 2017


    - Lundi 29 mai 2017
    17h-19h
    Les lundis de la philosophie 2016-2017

    « Les lundis de la philosophie ». Séminaire de Francis Wolff
    Philosophie de l’art et esthétique
    Francis Wolff (Ecole normale supérieure)
    Pourquoi des images ?

    lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, en salle Dussane

    - Lundi 29 mai 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 29 mai 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    - Instruments et théorie en géométrie
    Séance organisée par Davide Crippa
    Invités :

    Dominique Tournès (Université de la Réunion, LIM & SPHERE),
    Davide Crippa,
    Pietro Milici

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 29 mai 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - à définir

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mercredi 31 mai 2017


    - Mercredi 31 mai 2017

    31 mai-2 juin 2017 Colloque international sur Iris Marion Young Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

    Organisé par Isabelle Aubert (Paris 1), Magali Bessone (Rennes 1), Marie Garrau (Paris 1) et Sophie Guérard de Latour (Paris 1)
    PROGRAMME

    - Mercredi 31 mai
    13h30-18h30 – Séance plénière
    Amphithéâtre Richelieu
    13h15 : Accueil des participant.e.s
    13h30 : Introduction des organisatrices
    14h : Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) :
    Justice, care et solidarité
    15h : Olivier Voirol (Université de Lausanne) :
    Le positif et le politique. Iris M. Young et le pro
    jet de la Théorie critique
    16h-16h20 : Pause café
    16h20 : Ryoa Chung (Université de Montréal) :
    Structural and epistemic injustices : Iris Marion Young and the Politics of Resistance
    17h20 : Claude Gautier (ENS Lyon) : Inclusion and Democracy : une actualisation critique de The Public and its Problems ?
    18h30 : Cocktail de bienvenue

    - Jeudi 1 juin
    9h00-10h15 – Séance plénière
    Amphithéâtre Bachelard
    9h00 : Accueil
    9h15 : Estelle Ferrarese (Université de Picardie-Jules Vernes) : Illusion de consentement, fictions de délibération
    10h15-10h30 : Pause café
    10h30-12h45 – Sessions parallèles
    Panel 1. Féminisme : héritages et ouvertures (Amphithéâtre Bachelard)
    10h30 : Manon Garcia (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : « The Lived Body » : Iris Marion Young Heiress of Simone de Beauvoir
    11h : Michaele Ferguson (University of Colorado) : Bandita : Against a ’Dual System’ Interpretation of Iris Young’s Work
    11h30 : Claire Grino (University of Berkeley) :
    Politisation des corps chez Young et Butler
    12h : Discussion
    Panel 2. Féminisme : corps et solidarités (Salle Ca
    vaillès)
    10h30 : Camille Froidevaux-Metterie (Université de
    Reims) : On Female Body Experience : pour un féminisme incarné
    11h : Léa Védie (ENS de Lyon) :
    Le corps, l’expérience et les solidarités féministes : un dilemme ?
    11h30 : Eléonore Lépinard (Université de Lausanne) : The Promises of Asymetrical Reciprocity ? The Politics of Difference and the Feminist Subject
    12h : Discussion
    12h45-14h15 : Pause Déjeuner (Appartement Décanal,
    Place du Panthéon).
    14h15-15h15 – Séance plénière Amphithéâtre Bachelard
    14h15 : Alison Jaggar (University of Colorado) et Corwin Aragon (California State Polytechnic University) : Complicity as a Social Connection : Expanding Young’s account of Political Responsibility
    15h15-15h30 : Pause café
    15h30-18h30 – Sessions parallèles
    Panel 1. Empowerment et inclusion (Amphithéâtre Bachelard)
    15h30 : Jonathan Josefsson (Linköping University, Suède) :
    Children, reciprocity and political legitimacy : exploring a blind spot in political the
    ory together with Young
    16h : Amy Preston-Samson (McGill University, Montréal) : Beyond the Constitutional Paradox : The Possible Role of the Social Connection Model in Reconstituting Political Communities in the Recognition of Aboriginal and Torres Strait Islanders in Australia
    16h30 : Discussion
    16h50-17h10 : Pause café
    17h10 : Melanie Brazzell (Humboldt Universität, Berlin) : Using Young’s Shared Responsibility Model in the Case of Sexual Violence : Dialogues with the Community Accountability & Transformative Justice Movement
    17h40 : Soumaya Mestiri (Université de Tunis) :
    La révolution tunisienne au prisme de la démocratiecommunicative
    18h10 : Discussion
    Panel 2. Justice globale (Salle Cavaillès)
    15h30 : Margaret McLaren (Rollins College, Florida) : Iris Young’s Political Responsibility, Gender, and Structural Injustice
    16h : Maeve McKeown (Oxford University) :
    Excusing Ordinary Individuals from Moral Responsibility for Global Injustice
    16h30 : Discussion
    16h50-17h10 : Pause café
    17h10 : Mathilde Unger (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : Responsabilité et justice mondiale
    17h40 : Pauline Barraud de Lagerie (Université Paris Dauphine) : Iris Marion Young au prisme de la lutte anti-sweatshop
    18h10 : Discussion
    19h30 : Dîner avec les participant.e.s

    - Vendredi 2 juin
    9h00-10h15 – Séance plénière Amphithéâtre Lefebvre
    9h : Accueil
    9h15 : Catherine Larrère (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : Iris Marion Young : une intervention philosophique sur les questions d’environnement
    10h15-10h30 : Pause café
    10h30-12h45 – Sessions Parallèles
    Panel 1. Les villes : lieux d’émancipation ? (Salle Cavaillès)
    10h30 : Margaux Ruellan (Université de Montréal) : I. M. Young dans la ville : quel modèle de démocratie locale pour l’émancipation des habitants à travers leurs différences ?
    11h : Frédéric Dufaux, Philippe Gervais-Lambony, Claire Hancock (Université Paris Ouest) : Dans la ville avec I. M. Young
    11h30 : Discussion
    Panel 2. Points aveugles (Amphithéâtre Lefebvre)
    10h30 : Daniela Silveira Rozados da Silva, Regina Stela Corrêa Vieira, Elaini Cristina Gonzaga da,Silva (Université de Sao Paulo) : On Women and Justice : revising oppression and domestic violence11h : Inara Luisa Marin (Université de Campinhas, Brésil) : Is consciousness rising unconsciousness hiding ?
    11h30 : Discussion
    12h : Nancy Hirschmann, (University of Pennsylvania) : What Would Iris Think About the Face Veil Ban in France ?
    12h30 :
    Discussion
    12h45-14h15 : Pause déjeuner – Appartement Décanal,
    Place du Panthéon
    14h15-15h15 – Séance plénière Amphithéâtre Lefebvre
    14h15 : Patrick Savidan (Université de Paris Est Créteil) : Injustice sociale et responsabilité collective. Réflexions à partir des travaux d’Iris Marion Young
    15h15-15h30 : Pause café
    15h30-17h45 – Sessions parallèles
    Panel 1. Responsabilité : approches exégétiques (Am
    phithéâtre Lefebvre)
    15h30 : Bertrand Guillarme (Université Paris 8 Saint Denis) :
    Connexion sociale, justice et responsabilité
    16h : Robin Zheng (Yale-NUS College) :
    Responsibility for Structural Injustice : A Role-Ideal Model of Accountability
    16h30 : Philippe Crignon (Université Bordeaux Montaigne) :
    Participation et représentation des groupes sociaux chez I. M. Young
    17h : Discussion
    Panel 2. Responsabilité : approches prospectives (Salle Cavaillès)
    15h30 : Tamara Jugov (Freie Universität Berlin) : Moral and Political Responsibility for Structured Harms - A Kantian Extension of Young’s Social Connection Model
    16h : Yuko Kamishima (Ritsumeikan ;University) : How not to blame the victim : Rethinking Young’s model of responsibility

    JUIN 2017

    - Jeudi 1 juin 2017
    18h-20h
    Le Pouvoir des Liens Faibles. Séminaire de recherche interdisciplinaire - 2017
    Alexandre Gefen (Cnrs-Paris Sorbonne) / Sandra Laugier (Paris 1
    Panthéon Sorbonne)


    La thèse centrale de l’article désormais classique de M. Granovetter,
    « La force des liens faibles » (1973) tient à l’opposition entre des « 
    liens forts » (amitié, famille, mariage, etc.) et des liens sociaux, à
    faible charge affective ou officielle, quoique essentiels dans le
    fonctionnement des structures relationnelles. Ecartés de la théorie de
    l’art, de l’éthique comme des philosophies traditionnelles du sujet,
    ces liens faibles sont pourtant au cœur de nos formes contemporaines
    d’attachement et d’attention : dans l’espace démocratique du commun
    réouvert par le champ numérique des réseaux sociaux, dans la sphère de
    notre vie culturelle, dans l’espace de nos formes de présence à
    l’autre, visages, objets, musiques, personnages, improvisations « d’un
    soir », lieux et situations ordinaires mais irremplaçables dans leurs
    singularités déterminent notre relation aux autres, nos engagements
    quotidiens comme le flux de nos identités et les inflexions de nos
    vies - et ce tout autant que les passions de l’âme, les situations de
    longue durée, les identifications directes et les affects massifs.
    C’est la richesse et l’importance de ce tissu sensible, de ces échos
    et de ses reconnaissances puissantes autant qu’inattendues, que nous
    voudrions commencer à décrire.

    - Alexandra Bidet, CNRS, Centre Maurice Halbwachs "S’engager
    en passant auprès d’inconnus"

    Séances ouvertes à tous.
    Bibliothèque Georges Ascoli, Université Paris Sorbonne, entrée par le
    17, rue de la Sorbonne, escalier c, 2e étage.

    Vendredi 2 juin 2017


    - 10h-13h
    Projet LabEx-TransferS : Genèse et transferts de savoirs linguistiques
    Contacts : Irene.Fenoglio@ens.fr, Giuseppe.Dottavi@ens.fr
    L’axe « Génétique du texte et théories linguistiques » propose un séminaire qui a pour objectif d’actualiser la connaissance que nous avons des fonds d’archives et des manuscrits de linguistes et de développer un réseau de spécialistes intéressés à saisir, à travers l’observation et l’étude de documents, d’archives, de témoignages et de manuscrits, les processus d’écriture linguistique et la conceptualisation théorique.
    Ce séminaire mensuel est ouvert à tout chercheur ou doctorant intéressé. Il se tient certains vendredis matins à l’ENS.
    Giuseppe D’OTTAVI, (Chercheur associé,ITEM) « Go West. Les archives de Roman Jakobson au Massachusetts Institute of Technology »
    Lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, salle IHMC, esc C, 3ème ét

    - Vendredi 2 juin 2017
    17h-19h
    Séminaire : Art, technique, production
    PHIL- RE- ARTECPROD-AA
    sous la direction de Pierre CAYE (ED 540-Centre Jean Pépin UMR 8230)


    Depuis la synthèse néoplatonicienne, l’être se pense comme production. Cette productivité de l’être est appelée à jouer un grand rôle dans la constitution du monde moderne. Elle rend raison de notre rapport au réel, que celui-ci soit technique, économique, poétique ou artistique. Mais il apparaît aussi qu’il n’y a pas de production sans arrière-monde ou plus simplement sans condition de possibilités non productives de la production. Nous interrogerons à travers ces différentes modalités de la production, artistique, poétique, économique, métaphysique, à travers aussi leurs divergences et leurs convergences, le lien dialectique de la production avec ses autres qui la conditionnent. Ce type de questionnement ayant aussi pour but d’élaborer une critique des changements contemporains du système productif.


    lieu : salle Weil ENS Ulm

    - Vendredi 2 juin 2017
    de 17h à 19h
    Séminaire Dialectique : entre idéalisme et matérialisme

    Organisé par :Paola Gentile, Frederico Lyra, Sara Minelli , Tadas Zaronskis

    - Frederico Lyra (Université Lille 3) – Sur certains impasses : Signes du futur et la dialectique de Slavoj Zizek
    - Sina Badiei (Université Toulouse 2) – La relation changeante entre le concept de dialectique et les différents moments de la philosophie d’Alain Badiou

    Salle Pasteur ENS 45 rue d’Ulm 75005 Paris

    - Vendredi 2 juin 2017
    17h-19h
    Séminaire Crise et souveraineté Crises and sovereignty
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne


    Le discours médiatique ne cesse de recourir à l’idée de crise pour qualifier des bouleversements qui frappent le climat et la finance. Si ce terme est ainsi employé, c’est parce qu’il désigne une rupture violente que rien ne laissait présager. En effet, la crise n’est pas simplement la modification temporaire d’un état de choses, mais plutôt une transformation si radicale qu’elle introduit un péril. Ainsi, le concept de crise, en ce qu’il qualifie des transitions brusques impliquant la disparition d’un équilibre, est particulièrement pertinent pour penser les ruptures qui affectent la souveraineté. La souveraineté, puisqu’elle désigne le caractère ultime d’une autorité, un pouvoir qui est dernier ressort, est précisément l’instance qui, dans le politique, est frappée par des tensions et doit continuellement refonder sa légitimité.

    La confrontation entre les concepts de crise et de souveraineté oblige également à reconsidérer l’écroulement du théologico-politique sur lequel la modernité s’est constituée. Le XVIIe siècle est censé avoir fourni une justification du pouvoir politique libérée du théologique : le pouvoir n’est plus dérivé de Dieu mais de la volonté de l’individu. Or, un retour sur la crise sur laquelle s’est instituée la modernité permettrait de réexaminer l’étendue de cette autonomisation. Cela permettra également de faire apparaître les métaphores théologiques qui continuent de traverser les concepts de la philosophie politique.

    Ainsi, ce sont ces rapports entre les concepts de crise et de souveraineté que nous souhaiterions interroger à l’occasion d’un séminaire qui se tiendra à Paris 1 de novembre 2015 à juin 2016. Nous nous interrogerons sur l’hypothèse selon laquelle, malgré l’apparence d’une universalité et d’une nécessité, la souveraineté cache en elle-même une faiblesse, à savoir le risque permanent de la crise. Nous étudierons à la fois les discontinuités entre les paradigmes de la philosophie politique, les oppositions entre doctrines, mais aussi l’ensemble des phénomènes qui manifestent une rupture de la légitimité du pouvoir.

    Ce séminaire s’articulera autour de trois axes. Le premier porte sur une problématique définitionnelle. Que désigne l’expression « crise de la souveraineté » ou « souveraineté en crise » ? L’enjeu de cette question sera de savoir ce que la crise du pouvoir nous dit sur la nature de la souveraineté. Ce rapport entre la crise et la souveraineté est-il un rapport d’opposition radicale ? En ce sens, la souveraineté serait la négation de toutes formes de crise. Y-a-t-il un simple rapport d’altérité ? La crise serait un événement que rencontre la souveraineté dans son exercice sans qu’il soit source de danger. Ou alors, y a-t-il identité ? Tout dispositif de légitimation du pouvoir serait, dans cette perspective, un réajustement constant face à une crise toujours présente au sein du politique, crise qui ne pourrait disparaître.

    Le deuxième axe consistera dans l’étude des phénomènes mettant en péril la souveraineté. Qu’en est-il de ces événements qui ont tendance à être écartés au motif qu’ils échappent au cours normal de l’exercice du pouvoir ? Il peut s’agir de la guerre interne, du terrorisme, du retour du théologico-politique, de l’écart entre représentant et représentés, du coup d’État, de la révolution, etc. Ne peut-on pas voir dans ces phénomènes, qui introduisent de la discorde au sein de la fondation du pouvoir politique, des signes indiquant l’apparition d’une autre souveraineté irréductible à celle en place ?

    Enfin, le troisième aspect du séminaire sera historique. Il s’agira de revenir sur les différents moments qui, dans l’histoire de la philosophie politique, introduisent des ruptures de paradigmes dans la fondation de l’autorité. Nous nous pencherons, plutôt que sur des contenus de doctrine, sur les transitions entre conceptions, sur les écarts et les divergences entre auteurs quant à la légitimation du pouvoir politique.

    - Elizabeth Phillips (University of Cambridge, Royaume-Uni), « American Theo-political »
    Répondants : Masoud Sinaeian (Université Paris I)

    Pour les personnes qui ne sont pas rattachées à la Sorbonne, prière de s’inscrire à l’adresse : crise.souverainete@gmail.com

    CONTACT : Lyess Bouderbala
    courriel : lyess [dot] bouderbala [at] gmail [dot] com
    .Salle 216, Centre Panthéon : 12 place du Panthéon (/ rue Cujas).

    Samedi 3 juin 2017


    - Samedi 3 juin 2017
    Journée "Philosophie et autobiographie"
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?


    « Forme de vie et pragmatisme », avec :
    Francis CHATEAURAYNAUD (CNRS, EHESS)
    Guillaume GARRETA (Univ. Paris Saclay)
    Sylvain LAVELLE (ICAM)
    Albert OGIEN (CNRS, EHESS, IMM)
    lieu : Université de Chicago à Paris

    - Samedi 3 juin 2017

    Journée d’études - Naïvetés - (2)

    15h
    « Pouvoirs et dangers de la naïveté : de la crédulité au fanatisme »

    Organisée par Isabelle de Vendeuvre, ENS-CRRLPM, « République des savoirs »
    À travers différents « naïfs », individuels ou collectifs, instruits ou frustes, fictionnels ou réels, peut-on dessiner un profil-type ou ce qu’on appelle « naïveté » est-il en réalité un tissu complexe de facteurs divers ? Que recouvre exactement le terme de crédulité, qui semble osciller entre l’excuse et l’accusation ? À l’heure où la question de la radicalisation d’une partie de la jeunesse française croise celle de la lutte contre les dérives sectaires, il nous semble intéressant de prendre du recul et de revenir sur des phénomènes dans lesquels la stratégie tient une part non négligeable et que la littérature, grâce à ses moyens propres, a su mettre en relief avec subtilité.

    Suite à la première journée « Naïvetés » qui a eu lieu en juin 2016 et plaçait essentiellement l’accent sur les aspects positifs de la naïveté, à la fois comme attitude d’ouverture et comme stratégie littéraire, la seconde journée poursuivra l’enquête sur les enjeux éthiques et esthétiques de la notion. Cette fois-ci, cependant, la réflexion mettra davantage en lumière les dimensions politiques et historiographiques de la naïveté, au sens plus moderne de crédulité.

    Programme complet de la journée ci-joint

    1/ « ‘Je ne sais toujours pas si vous faites le con ou si vous êtes con de naissance’ : le cas du brave soldat Švejk ».
    Jean Boutan, Eur’Orbem – Paris-Sorbonne

    2/ « Militants communistes et compagnons de route de l’Union soviétique, des ‘naïfs au grand cœur’ (Raymond Aron) ? »
    Sophie Cœuré, Université de Paris-Diderot

    3/ « Les intellectuels et l’URSS dans Les Mandarins de Beauvoir : de la naïveté à la prose insupportable »
    Christine Baron, Université de Poitiers

    4/ « Réflexions autour de la propagande national-socialiste et de son impact : du postulat de la naïveté des masses à un déniaisement historiographique ? »
    David Gallo, CIERA

    ENS, salle des Actes, 45 rue d’Ulm

    Lundi 5 juin 2017


    - Lundi 5 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VII, chap. 23 « La loi générale de l’accumulation capitaliste » (Alice Vincent)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 6 juin 2017


    - Mardi 6 juin 2017
    20h
    Les paysages et leur mystique
    Table ronde au collège des Bernardins
    Sous la direction d’Alain Cugno, philosophe, associé à la faculté de philosophie du Centre Sèvres, co-directeur du département de "La parole de l’art" au Collège des Bernardins, et Jérôme Alexandre, théologien, co-directeur du département de recherche "La parole de l’art". Avec : Marianne Lanavère, commissaire d’exposition et Directrice du Centre international d’art et du paysage, Ile de Vassivière ; Isabelle Morin-Loutrel, conservateur des peintures, musée d’Orsay et Tatiana Pozzo di Borgo, artiste.

    Pour voir un paysage, se le représenter, il faut nécessairement se tenir devant. Entrer dedans à l’inverse, tout comme le traverser, c’est ne plus le voir, c’est le perdre. Pourtant, bien qu’elle soit un acte supposant la distance, la représentation du paysage conduit à intérioriser l’objet saisi par le regard. L’acte de voir est changé en vision. Il est en effet possible, et peut-être inévitable, de surmonter le paradoxe et d’entrer bel et bien dans le paysage. L’idée même de paysage évoque donc d’emblée la quiétude méditative, le recueillement, l’intériorisation. Etat mystique et paysage ont partie liée. Il se peut même que le rapport de la mystique et du paysage dépasse la seule métaphore, si ancienne et répandue soit-elle.

    Paris, Collège des Bernardins

    Tarifs
    6€/3€
    Réservez l’activité

    Mercredi 7 juin 2017


    - Mercredi 7 juin 2017
    "Puissance et acte chez Averroès : le Grand commentaire à Métaphysique Θ"
    organisé par le groupe de philosophie arabe du Centre Jean Pépin (UMR 8230) et le Centre CHSPAM du laboratoire SPHERE (UMR 7219)
    lieu : l’École normale supérieure, salle Aimé Césaire (ECLA), 45 Rue d’Ulm, Paris

    - Mercredi 7 juin 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Eric Lecerf (LLCP, Université Paris 8) :
    « Proudhon, Péguy et Weil : ambiguïtés d’un concept global de travail. »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Jeudi 8 juin 2017

    16h-19h
    Monique Sicard, Jean-Bernard Ouedraogo, Aurèle Crasson et leurs invités présentent le séminaire 2016-2017
    Que nous apprenez-vous du monde ?
    Contacts : Monique Sicard (sicard.monique@gmail.com), Jean-Bernard Ouedraogo (jberno@yahoo.com), Aurèle Crasson (Aurele.Crasson@ens.fr),


    La question semble s’adresser à des photojournalistes, plus qu’à des auteurs photographes. Et cependant, l’art n’est-il pas oeuvre de connaissance ? Ne s’agit-il jamais pour le photographe d’apprendre, de transmettre, d’éduquer, d’enseigner, de montrer, de démontrer, de révéler, voire de constituer une mémoire à destination d’autres générations ? Peut-être rien de tout cela… l’auteur n’aurait-il pas simplement le droit de prendre plaisir à photographier, comme le font tant d’amateurs ? Que nous montrerait-il d’ailleurs que nous n’aurions pas su voir ?
    Et si ce qu’apprend un photographe à ses contemporains, est avant tout la photographie et son histoire ? A moins qu’une oeuvre photographique ne nous en apprenne beaucoup sur ses auteurs même, leur regard, leurs relations aux autres, à l’environnement, …. et finalement sur l’époque elle même ? La question dès lors s’inverse : comment pourrait-elle ne pas nous dire tout cela ?
    Nous devons bien reconnaître que la distinction entre photographie documentaire et photographie d’auteur n’a plus court aujourd’hui…et nous devons nous interroger sur ce que serait une photographie, une oeuvre photographique qui nous apprendrait du monde autre chose qu’une simplicité de surface, qui nous dirait ce que nous ne savions pas, nous orientant, dès lors, vers d’autres chemins, d’autres directions…

    Le séminaire se propose d’inviter une série d’auteurs photographes auxquels sera posée la question suivante : “Que nous apprenez-vous du monde ?” Certains seront des auteurs “engagés” ; d’autres, des artistes a priori plus éloignés des réalités sociales ou environnementales… Nous leur demanderons, tout en répondant à la question posée, de nous décrire leurs processus de création. Nous délaisseron donc temporairement le statut d’"image dans lequel la photographie est aisément reléguée pour promouvoir celui d’objet fabriqué. Il ne s’agit pas de "chasser les herméneutes" comme le suggère avec humour le philosophe François Dagognet mais bien de prendre en compte la dynamique, les processus et le temps long d’une création photographique trop souvent réduite à l’instantané et la non durée. Les échanges avec les participants seront sollicités, notamment pour les débats relatifs à l’actualité photographique.


    Jean-Louis Garnell et Gérard Bloncourt (sous réserve) « Du bout de table au monde entier »
    Lieu : Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris. (Salle à confirmer)

    Jeudi 8 juin 2017
    9h30-18h30
    Séminaire Aitia/aitiai Le lien causal dans le monde antique (et au delà)
    Centre de recherches sur la pensée antique
    UMR 8061 : CNRS - Univ. Paris-Sorbonne - ENS Ulm
    GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations. Dir. C. VIano
    Journée d’études : Connaissances des causes
    - Maddalena BONELLI (Bergamo) La conception ancienne de la connaissance comme connaissance des causes
    - David KONSTAN (Brown, IEA Paris) : Connaissance des causes, causes de deuil
    - Francesca ALESSE (Roma, CNR) : Les causes de l’erreur et des opinions fausses dans l’épistémologie stoïcienne
    - Victor GYSEMBERGH (Reims) : Démocrite, Eudoxe, Épicure : recherche des causes et méthodologie des programmes de recherche scientifique
    lieu à préciser

    - Jeudi 8 juin 2017
    Philosophie politique et sociale : les enjeux de la modernité EHESS
    15h-18h
    Frédéric Brahami, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( CRH )
    Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l’EHESS ( CRAL )
    Bruno Karsenti, directeur d’études de l’EHESS (TH) ( IMM-LIER )

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, frederic.brahami(at)ehess.fr, karsenti(at)ehess.fr

    Le séminaire entend offrir un aperçu des principaux enjeux de l’étude de la modernité, à travers la présentation et discussion collective des figures problématiques incontournables de la pensée politique et sociale moderne. Il s’adresse en particulier à ces étudiants de master et de doctorat qui, dans le cadre d’un parcours de philosophie et sciences sociales, souhaitent approfondir leurs bases historiques et théoriques, mais, dans une perspective plus large, il vise à fédérer (et impliquer) tous les chercheurs en sciences sociales qui conduisent une recherche interdisciplinaire en dialogue avec la philosophie.

    Chacune des 8 séances de la durée de trois heures sera organisée autour d’une « figure problématique » et comportera : 1) une conférence donnée par un spécialiste de l’auteur ou de la question considérés ; 2) la réponse d’un discutant ; 3) une discussion collective.

    - Bruno Karsenti, « Les juifs modernes ». Répondante Julia Christ.
    salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris

    - Jeudi 8 juin 2017
    Atelier de lecture Spinoza
    18h30-2Oh

    Que sont le vrai bien et le bien suprême ? (Traité de la réforme de l’entendement, §14 à 17)

    Animé par Nicolas Bouteloup

    INSCRIPTION (si vous n’êtes pas étudiant ou personnel de l’université Paris 1) : nicolas.bouteloup@gmail.com

    Lieu :Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
    UFR de philosophie - Salle Lalande (esc. C. 1er étage)

    Samedi 10 juin 2017


    - Samedi 10 juin 2017
    10h
    Sur l’Ethique d’Aristote
    (Texte et contextes)
    Séminaire d’Histoire de la Philosophie Ancienne

    Organisation : Dimitri El Murr et Pierre-Marie Morel
    Carlo NATALI (Università Ca’Foscari, Venise) : « Un fossé à combler ? Nouvelles tendances dans l’interprétation des Éthiques d’Aristote »
    Répondant : Sylvain DELCOMMINETTE (Université Libre de Bruxelles)

    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    La Sorbonne - 17 rue de la Sorbonne
    UFR de Philosophie, esc. C - 1er étage - Salle Cavaillès

    Samedi 10 juin 2017
    10h45-12h45
    Séminaire Hegel

    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)​​
    Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

    Philippe BÜTTGEN (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Confession et édification »

    NB. Il est demandé à ceux qui prévoient d’assister au séminaire de se signaler, car les règles de sécurité obligent à fournir par avance une liste à la bibliothèque de la Sorbonne.

    Séminaire animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers)

    Ce séminaire relève de l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique allemande et philosophie pratique » (EA 2626, univ. de Poitiers).

    à la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

    Contact : gilles.marmasse@univ-poitiers. fr

    http://philo.labo.univ-poitier s.fr/seminaires-de-recherche/s eminaire-hegel/

    http://nosophi.univ-paris1.fr/ groupes/hegel.htm

    Lundi 12 juin 2017

    - Lundi 12 juin 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 12 juin 2017
    9h30-17h
    Histoire et philosophie des mathématiques
    The history and philosophy of mathematics

    Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes du laboratoire SPHERE (Science, philosophie, histoire) travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

    Coordination : Simon Decaens, Emmylou Haffner, Eleonora Sammarchi,(Univ. Paris Diderot & SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr

    (demi-journée) Autour des nombres transcendants
    Séance organisée par Simon Decaens (Univ. Paris Diderot, SPHERE & LDAR)

    lieu : en salle Klimt, 366A bâtiment Condorcet, Université Paris 7 Diderot, 4 rue Elsa Morante, 75013 Paris

    - Lundi 12 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - Les interprétations marxistes du fascisme

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mercredi 14 juin 2017


    - Mercredi 14 juin 2017
    Séminaire Santé médecine décision
    Animé par Daniel Andler, François Athané et Gérard Lamber
    Laboratoire Sciences, normes, décision
    CNRS & université Paris-Sorbonne 28 rue Serpente 75006 Paris
    http://snd-sorbonne.fr/
    Programme pour l’année 2016-17

    Séance conclusive

    lieu : Maison de la recherche de Paris-Sorbonne, en salle D040
    28 rue Serpente, 75006 Paris (métro Odéon ou Saint-Michel)

    - Mercredi 14 juin 2017
    19h30-21h
    Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (CHSPM)
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    GROUPE DE RECHERCHE SUR LEIBNIZ
    Séminaire de recherche animé par Paul Rateau (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Anne-Lise Rey (Lille 1)
    - Andrea Costa (CNRS-Centre Jean Pépin-Paris) : « Leibniz et les artefacts méthodiques »
    lieu : Les séances auront lieu en salle Lalande 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris escalier C, 1er étage

    - Mercredi 14 juin 2017
    de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Axe Culture, Esthétique, Philosophie de l’Art (CEPA)

    Séminaire du CEPA :Le primitif - Les arts et la mythologie de l’originaire
    XIXe-XXe siècles

    En 1907, Victor Segalen imagine, dans la nouvelle intitulée « Dans un
    monde sonore », une chambre acoustique où chaque son serait repris par
    résonance et amplifié en un concert merveilleux. Il développe à cette
    occasion une poétique de l’orphisme. Le primitivisme de Segalen n’est
    pas un retour à la perception archéenne, dans laquelle la vue et le
    toucher seraient les sens cardinaux, mais un retour au monde sonore
    élémentaire, vibratoire, que les résonateurs de Helmholtz donnent à
    entendre au narrateur. Ces pages nous dirigent vers Debussy, avec qui
    il conçoit le livret d’un opéra sur le thème d’Orphée, mais aussi vers
    Varèse, dont il préfigure les déclarations sur le matériau sonore et
    l’expérimentation scientifique. Le monde sonore de Segalen nous permet
    ainsi de penser une certaine conception du primitivisme musical, dont
    nous tenterons de penser les enjeux et les échos philosophiques - chez
    Mikel Dufrenne, notamment, et son esthétique du sauvage.

    Organisation scientifique : Pauline Nadrigny,
    Avec la participation de Danièle Cohn, Philippe Dagen, Frédéric
    Fruteau de Laclos, Catherine Guesde, Margaux Thura, Clément Bresch...

    Tous les premiers mercredis du mois, à partir du 07 décembre, de 17h30 à 19h.
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre Michelet, 3, rue Michelet
    75006 Paris
    Salle 101
    (RER B : Port-Royal. Ligne 12 - Notre-Dame-des-Champs. Ligne 4 - Vavin)

    Jeudi 15 juin 2017


    - Jeudi 15 juin 2017
    14h30-18h30
    Centre Léon Robin
    Séminaire Ousia : essence ou substance ?
    Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

    L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
    - Jean-Baptiste Brenet (Univ. Paris I Panthéon-Sorbonne) : Averroès sur l’intellect-agent, lumière et substance, à partir d’Alexandre d’Aphrodise
    - Kristell Trego (Univ. de Clermont-Ferrand) : L’existence de la substance. Ratramme de Corbie et Jean Scot Erigène
    lieu : Sorbonne, Salle J636, esc G, IIIe étage

    - Jeudi 15 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire Spinoza 2016-2017 : "Sur la Préface des Opera Posthuma"

    Présentation du Séminaire
    La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’Université de Vincennes.
    L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’Université de Paris 8, sera d’accueillir le meilleur de ce qui se publie aujourd’hui non seulement en philosophie sur Spinoza, mais autour ou à propos de Spinoza dans tous les champs du savoir, de la connaissance et de la création


    .
    .Membres du Comité du Pilotage, Responsables du Séminaire :
    Pr. Charles RAMOND, E : ramond.charles(at)univ-paris8(dot)fr
    M. Jack STETTER, E : jckstetter(at)gmail(dot)com
    Avec le soutien de la Commission de la Recherche de Paris 8 et de l’EA 4008 LLCP

    - Piet Steenbakkers - "L’oeuvre de Spinoza en tant que système"

    Lieu : salle C008 (RDC bât. C).
    Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
    2 Rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis, France
    Métro ligne 13, "Saint-Denis Université"

    - Jeudi 15 juin 2017
    18h30-20h30

    Séminaire au Collège International de Philosophie
    1re année du séminaire, de février à juin 2017
    Travail et démocratie

    directeur de programme : Alexis Cukier

    « Démocratiser l’entreprise », « remettre le travail au cœur de la démocratie » : mais sur quelle base, et pour quoi faire ? Ce programme de recherche propose d’explorer les rapports entre travail et démocratie dans les sociétés capitalistes contemporaines : quelles sont les conséquences politiques des transformations du procès, de l’organisation et de la division du travail ? De quelles théories, pratiques et expériences disposons-nous pour penser une démocratisation du travail ? Comment le travail pourrait-il être transformé pour constituer un moyen d’une transformation démocratique de l’ensemble de la société, et quels seraient alors les mutations conjointes de l’entreprise, du syndicat et de l’État ?
    Nous examinerons des travaux récents dans les domaines de la psychologie et de la sociologie du travail, mais aussi de l’histoire sociale, de l’économie et des sciences politiques, ainsi que les apports décisifs du féminisme et de l’écologie politique, au prisme des outils et méthodes de la philosophie sociale, de filiations marxiste, foucaldienne ou pragmatiste. Nous questionnerons la manière dont la financiarisation de l’économie, le démantèlement du droit social, l’organisation néomanagériale du travail empêchent la réalisation des potentialités démocratiques du travail mais aussi dont certaines pratiques économiques (coopératives et autogestionnaires) et politiques (luttes sociales et syndicales, solidarités concrètes liées à la production) peuvent constituer des points d’appui pour créer de nouvelles formes de pratique démocratique. En croisant les paradigmes de la lutte des classes et de la démocratie industrielle, nous dessinerons trois concept-problèmes, qui constitueront la trame de l’enquête collective et de la discussion : la fonction politique du travail, la centralité politique du travail, le travail démocratique.
    Au final, il s’agira d’éclairer, à la lumière de l’analyse des enjeux politiques du travail, les formes contemporaines de la contradiction entre capitalisme et démocratie, et d’élaborer et mettre en discussion les grandes lignes d’une politique démocratique du travail.

    - Alexis Cukier (CIPH, Sophiapol, Université Paris Ouest) :
    « Démocratie industrielle et lutte des classes : les apports du féminisme matérialiste, de l’écologie politique et de la théorie politique des communs »

    Toutes les séances seront organisées en deux moments : 45mn d’exposé, 1h15 de discussion avec la salle. Le programme fera alterner la présentation de mes recherches en vue d’un ouvrage en cours de rédaction, Le travail démocratique, et les interventions de chercheur-e-s spécialistes du travail et de ses enjeux politiques : Jean-Philippe Deranty, Isabelle Ferreras, Luca Paltrinieri, Eric Lecerf.

    Pour l’ensemble des séances, sauf celle du 3 mars, il est obligatoire de s’inscrire au préalable, en raison du dispositif "vigipirate". Il est possible de s’inscrire deux jours avant la séance et jusqu’à 10h le jour de la séance concernée en ligne sur le site du CiPh, ou à tout moment en m’écrivant à l’adresse : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant en objet du message si possible "CIPH - Travail et démocratie" et en précisant les séances concernées) . Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée du Ministère de l’Enseignement et de la recherche pour les séances du 22 février, 29 mars, 19 avril, 10 mai, 7 juin, 15 juin.

    Pour les inscriptions, et toute question liée au séminaire, écrire à : alexis.cukier@gmail.com (en indiquant si possible dans l’objet : CIPH - Travail et démocratie)
    (Salle Maurice Allais, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), 25 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Inscription obligatoire)

    Vendredi 16 juin 2017


    - Vendredi 16 juin 2017
    - 10h-13h
    Projet LabEx-TransferS : Genèse et transferts de savoirs linguistiques
    Contacts : Irene.Fenoglio@ens.fr, Giuseppe.Dottavi@ens.fr
    L’axe « Génétique du texte et théories linguistiques » propose un séminaire qui a pour objectif d’actualiser la connaissance que nous avons des fonds d’archives et des manuscrits de linguistes et de développer un réseau de spécialistes intéressés à saisir, à travers l’observation et l’étude de documents, d’archives, de témoignages et de manuscrits, les processus d’écriture linguistique et la conceptualisation théorique.
    Ce séminaire mensuel est ouvert à tout chercheur ou doctorant intéressé. Il se tient certains vendredis matins à l’ENS.
    Irène Fenoglio, (DR, ITEM) « Quel avenir pour les manuscrits de linguistes ? »
    Lieu : ENS, 45 rue d’Ulm, salle IHMC, esc C, 3ème ét.

    Lundi 19 juin 2017

    - Lundi 19 juin 2017
    Séminaire : Platon et le néoplatonisme
    15h-17h
    Luc BRISSON (Ens-Cnrs), Pierre CAYE (Ens-Cnrs) et Philippe HOFFMANN (EpHE)
    Cet enseignement est assuré par un collectif de chercheurs et d’enseignants-chercheurs sous la coordination de Luc Brisson, Pierre Caye et Philippe Hoffmann.

    Il n’est pas nécessaire de rappeler l’importance qu’occupe encore la philosophie de Platon dans les questions intellectuelles de notre temps qu’elles soient scientifiques, politiques ou philosophiques. Il suffit de noter que le Timée est une cosmologie mathématique pionnière qui n’a cessé jusqu’à la révolution galiléenne comprise de nourrir et structurer les recherches physiques et cosmologiques les plus fécondes. ajoutons que la philosophie de Platon n’a jamais cessé jusqu’à la fin de l’antiquité de se renouveler de façon particulièrement inventive sous diverses formes dont la plus célèbre et la plus problématique est sans aucun doute le néoplatonisme qui constitue à la fois la synthèse de plus de huit siècles de philosophie antique, et la matrice de l’histoire de la philosophie médiévale et moderne. Ce séminaire se propose d’étudier, dans une perspective d’initiation, les principaux textes et les notions fondamentales de ce courant philosophique. Il mettra aussi en valeur la richesse de ses transmissions dans les mondes arabe, byzantin ou latin.


    - premier semestre sera consacré cette année à l’étude du Timée de Platon,
    - second semestre à l’étude des grands auteurs du néoplatonisme : Plotin, Porphyre, Jamblique, Proclus et Damascius.
    lieu : salle Pasteur

    - Lundi 19 juin 2017
    18h-20h
    Séminaire « Lectures de Marx »
    Contact : marx@ens.fr
    Responsables : Vincent Berthelier, Paul Guerpillon.

    Né en 2009 à la suite d’un mouvement social, ce séminaire entend nourrir la participation aux luttes sociales et politiques d’une formation théorique et critique à partir des textes de Marx et du marxisme. Il a lieu chaque semaine avec en alternance :

    — des séances portant sur l’œuvre de Marx. Cette année, la lecture du premier livre du Capital nous servira de fil rouge (nous utiliserons la traduction de J.P. Lefebvre) ;

    — des séances « libres » présentant des synthèses sur les usages et théorisations marxistes de certains concepts, ou sur des penseurs liés à l’héritage de Marx.

    Il s’agit de réfléchir collectivement par des discussions vivantes, en associant largement les participant-e-s aux exposés, tout en invitant de temps à autre des spécialistes.

    - [lecture du Capital] Section VII, chap. 24 (« La prétendue accumulation initiale ») et 25 (« La théorie moderne de la colonisation »)

    Lieu : 29, rue d’Ulm (75005), 2e étage, salle 235A.

    Mardi 20 juin 2017


    - Mardi 20 juin 2017
    Séminaire Fictions et économies au siècle des Lumières 2017
    18h30-20h30
    Séminaire coordonné par :
    Marion CHOTTIN (mchottin@yahoo.fr)
    Claire PIGNOL (claire.pignol@univ-paris1.fr)
    Élise SULTAN (amsoline@hotmail.com)

    Pour la quatrième année universitaire consécutive, ce séminaire explore les relations entre fictions et économies telles qu’elles se tissent au XVIIIe siècle – l’idée principale étant que la science n’est pas le seul lieu des réflexions économiques, qui trouvent également à se forger et s’éprouver dans le non factuel (récits imaginaires, conjectures, dramaturgie, états de nature, etc.). La spécificité du séminaire de cette année tient au fait qu’il se resserre sur les relations entre littérature et économie, et qu’il envisage comme l’un de ses objets privilégiés la notion de « valeur ».

    Contact : Elise Sultan
    courriel : amsoline [at] hotmail [dot] com

    Éric Négrel (doctorant, Paris 3 et chercheur associé CNRS, IHRIM) Plutus libertin. Dramaturgie de l’économie libidinale
    Lieu :Salle Cavaillès, escalier C, premier étage - Université Paris 1 Panthéon
    Sorbonne 17, rue de la Sorbonne Paris, France (75005)

    Jeudi 22 juin 2017


    - Jeudi 22 juin 2017
    9:30–17:30,
    Histoire des sciences, histoire du texte
    ResponsablesFlorence Bretelle-Establet, Stéphane Schmitt,
    (CNRS, SPHERE)
    Contact : Nad Fachard
    courriel : nad [dot] fachard [at] univ-paris-diderot [dot] fr
    Présentation


    Comme les années précédentes, nous y étudierons :
    - comment des sources portent la marque des milieux dans lesquels elles ont été produites,
    - nous poserons la question de la manière dont les documents attestent des savoirs,
    nous nous intéresserons à l’histoire de l’écriture par compilation,
    - nous mènerons des recherches sur l’organisation que les acteurs ont donnée aux savoirs consignés, en nous penchant sur les parties en lesquelles ils ont structuré leurs textes.

    Laure Miolo (Université Lumière Lyon 2) : ’Ad communem utilitatem’ : Considérations et usages des mathématiques dans les catalogues médiévaux des bibliothèques collégiales, XIIIe-XVe siècles.
    Edgard Lejeune (Université Paris Diderot, SPHERE) : L’irruption de l’ordinateur sur le bureau de l’historien : les nouvelles manières de faire de l’histoire à la fin du XXe siècle.
    Réunion de programmation pour l’année suivante

    lieu : salle Malevitch, 483A. Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet, 4, rue Elsa Morante, 75013 Paris

    Vendredi 23 juin 2017 :


    - Vendredi 23 juin 2017
    17h-19h
    Séminaire d’histoire de la philosophie politique
    Pour une généalogie des concepts politiques
    For a genealogy of political concepts - seminar in the history of political philosophy

    Droits de l’homme, guerre juste, souveraineté, libertés civiles, crise de la représentation : au gré des crises politiques et de leur traitement médiatique, les mots du politique acquièrent une place centrale dans le langage ordinaire. Or l’usage constant de ces notions, nous les rendant familières, a d’abord pour conséquence une illusion d’évidence, comme si leur signification, univoque, ne faisait pas problème. Cette familiarité des concepts de la philosophie politique produit en outre une seconde illusion, plus problématique : elle laisse penser que ceux-ci sont réductibles à des productions désincarnées, offertes à n’importe quel usage, susceptibles de désigner tout type de réalité (toute sorte de situations). En un mot, cette mobilisation constante des concepts de la philosophie politiques produit une illusion d’an­historicité.

    Prenant le contre pieds de cet écueil, ce séminaire met au cœur de son travail l’historicité des concepts de la philosophie politique, et entend faire retour sur leurs conditions d’émergence. Notre objectif est ainsi de repenser le rapport inaugural entre faits historiques et pensée politique, en suivant l’hypothèse selon laquelle la compréhension de ce rapport doit permettre d’éclairer les concepts que déploie la philosophie politique. Car si, comme nous le pensons, la philosophie politique n’est pas le produit d’une spéculation hors sol, l’analyse de ses concepts gagnera en profondeur dès lors que l’attention sera portée sur les luttes et les tensions au fondement de leur construction. Ainsi, si certains concepts sont de véritables coups de force, l’ampleur des bouleversements qu’ils induisent n’est pleinement accessible sans une mise en lumière du contexte historique ayant prévalu à leur avènement. L’attention portera donc sur les processus, habituellement masqués, plutôt que sur leurs résultats, les concepts le plus souvent présentés entièrement extraits de leur entour. Notre objectif est donc de rendre visible les diverses tensions sémantiques et historiques qui structurent les concepts politiques.

    Ce faisant, le séminaire a pour dessein de travailler à une généalogie des concepts de la philosophie politique, permettant de retrouver le processus d’accumulation des différents sens qui ont déterminé leur élaboration et définis le sens qui désormais est celui qu’ils portent dans le langage courant. Autant de couches de sens qui correspondent à autant de tensions historiques et de remaniements théoriques – des couches sédimentées, accumulées, supprimées ou réintroduites – dont il s’agira de retrouver la trace.

    - Marie Goupy (Sciences Po, Paris) : « “L’état d’exception", un concept an-historique ? »
    Répondante : Ludmilla Lorrain (Université Paris 1)

    Contact : lyess.bouderbala@gmail.com, ludmilla.lorrain@gmail.com
    Les séances auront lieu dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne. Si vous n’y êtes pas inscrits, merci de nous écrire en amont, afin de pouvoir accéder à la bibliothèque.
    Merci aux personnes extérieures à l’université de nous écrire, afind’être inscrite sur la liste des invités.

    Salle de formation - Bibliothèque de la Sorbonne, 17 Rue de la Sorbonne
    Paris, France (75005)

    Lundi 26 juin 2017


    - Lundi 26 juin 2017
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier
    Colloque autour de Martha Nussbaum
    « De la fragilité du bien à la justice poétique »

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?


    Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande -
    sauf exception

    Mardi 27 juin 2017


    - Mardi 27 juin 2017
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
    Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
    Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
    Séminaire Wittgenstein 2016-2017 ORDINAIRE ET FORME DE VIE
    Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula, Sandra Laugier
    Colloque autour de Martha Nussbaum
    « De la fragilité du bien à la justice poétique »

    Dans les Recherches philosophiques, Wittgenstein redéfinit ainsi la
    tâche de la philosophie : « Nous reconduisons les mots de leur usage
    métaphysique à leur usage quotidien » (§116). Il s’agira d’interroger
    ce concept dans ce qu’il a de problématique : quel est cet ordinaire
    auquel nous sommes censés revenir ? En quoi peut-on parler d’une « 
    inquiétante étrangeté de l’ordinaire » comme le suggère Cavell ? Un
    ordinaire où nous n’avons jamais été ?

    En 2015-2016, le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire
     » dans ce qu’il a de central chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui
    dans les œuvres de Stanley Cavell, Richard Moran et Veena Das.
    Plusieurs domaines ont été explorés : la culture populaire, la
    littérature, le cinéma, la politique...

    En 2016-2017, le séminaire envisagera l’« ordinaire » dans ses liens
    avec la « forme de vie ». Ce concept est essentiel chez Wittgenstein
    et fait actuellement l’objet de recherches approfondies pour repenser
    aussi bien la philosophie de Wittgenstein que, de manière plus
    générale, la politique, le social ou encore la conduite morale :
    comment trouver dans l’ordinaire ce qui fait la spécificité de la
    forme de vie humaine ? Comment les humains se rapportent-ils à
    la/leur-s forme-s de vie, individuellement ou collectivement ? Quelle
    en est la part donnée et quelle en est la part transformable ?

    Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
    Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande -
    sauf exception

    Jeudi 29 juin 2017


    - Jeudi 29 juin 2017
    18h-20h
    Le Pouvoir des Liens Faibles. Séminaire de recherche interdisciplinaire - 2017
    Alexandre Gefen (Cnrs-Paris Sorbonne) / Sandra Laugier (Paris 1
    Panthéon Sorbonne)


    La thèse centrale de l’article désormais classique de M. Granovetter,
    « La force des liens faibles » (1973) tient à l’opposition entre des « 
    liens forts » (amitié, famille, mariage, etc.) et des liens sociaux, à
    faible charge affective ou officielle, quoique essentiels dans le
    fonctionnement des structures relationnelles. Ecartés de la théorie de
    l’art, de l’éthique comme des philosophies traditionnelles du sujet,
    ces liens faibles sont pourtant au cœur de nos formes contemporaines
    d’attachement et d’attention : dans l’espace démocratique du commun
    réouvert par le champ numérique des réseaux sociaux, dans la sphère de
    notre vie culturelle, dans l’espace de nos formes de présence à
    l’autre, visages, objets, musiques, personnages, improvisations « d’un
    soir », lieux et situations ordinaires mais irremplaçables dans leurs
    singularités déterminent notre relation aux autres, nos engagements
    quotidiens comme le flux de nos identités et les inflexions de nos
    vies - et ce tout autant que les passions de l’âme, les situations de
    longue durée, les identifications directes et les affects massifs.
    C’est la richesse et l’importance de ce tissu sensible, de ces échos
    et de ses reconnaissances puissantes autant qu’inattendues, que nous
    voudrions commencer à décrire.

    - Dominique Rabaté, Université Paris 7 "Entendre la plainte"

    Séances ouvertes à tous.
    Bibliothèque Georges Ascoli, Université Paris Sorbonne, entrée par le
    17, rue de la Sorbonne, escalier c, 2e étage.

     

Portfolio

Agenda

    29 / 08 / 2016

    Calendrier scolaire 2016-2017

    11 / 11 / 2016

    Plan Académique de Formation 2016-2017

    13 / 11 / 2016

    Calendrier 2016-2017 des concours d’enseignement

    21 / 04 / 2017

    Agenda colloques, conférences et séminaires de philosophie

Fil twitter de @philosocreteil

  • 6 mars 2017

    25 mars A quoi sert la peurpic.twitter.com/ECrtPaCX8f
  • 10 février 2017

    [#étude] INA STAT N°44 : 2012–2015, LA MÉDIATISATION DES ÉTATS-UNIS À LA TÉLÉVISION FRANÇAISE. Décryptage complet lien
  • Valoriser le travail numérique effectué en classe en participant aux « Trophées des classes » avant le 5 mai lien
  • 9 février 2017

    Documentaire Einstein - "Comment je vois le monde" (2005) lien
  • 8 février 2017

    #CitoyennetéEngagée, ça continue ! Au programme, dilemme moral pour aborder la notion de discrimination et lutte contre le racisme !pic.twitter.com/WXDGSt0OSk
0 | 5 | 10 | 15