Quelques expositions

07 / 09 / 2016 | Maryse Emel webmestre, photos

Du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017 au Petit Palais

EXPOSITION TEMPORAIRE

Oscar Wilde, L’impertinent absolu

Le Petit Palais est heureux de présenter la première grande exposition française consacrée au célèbre écrivain Oscar Wilde (né en 1854 à Dublin - mort en 1900 à Paris)
Bien que l’auteur soit mort dans la capitale, le centenaire de sa disparition n’ y a pas été commémoré, alors que Londres lui consacrait deux grandes expositions en cette année 2000, l’une à la British Library, essentiellement littéraire et biographique, l’autre au Barbican Center autour des rapports de Wilde avec les artistes de son époque.
Pour cette grande première, le Petit Palais retracera la vie et l’oeuvre de ce parfait francophone et ardent francophile à travers un ensemble de plus de 200 pièces rassemblant documents exceptionnels, inédits pour certains, manuscrits, photographies, dessins, caricatures, effets personnels, et tableaux empruntés en Irlande et en Angleterre bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, dans les musées français (musée d’Orsay, BnF...) et dans différentes collections privées.

L’exposition a été rendue possible grâce au généreux soutien d’Ömer Koç
Attention : Tous les créneaux de visite pour scolaires, avec conférencier ou en visite autonome sont complets.


Soulèvements du 18 octobre 2016 au 15 janvier 2017
Concorde, Paris
Le Jeu de Paume confie la totalité de ses espaces au philosophe et historien de l’art Georges Didi-Huberman pour une grande exposition réunissant à la fois des œuvres anciennes et contemporaines.

Voir le site dédié à l’exposition :soulevements.jeudepaume.org


«  Soulèvements  » est une exposition transdisciplinaire sur le thème des émotions collectives, des événements politiques en tant qu’ils supposent des mouvements de foules en lutte : il sera donc question de désordres sociaux, d’agitations politiques, d’insoumissions, d’insurrections, de révoltes, de révolutions, de vacarmes, d’émeutes, de bouleversements en tous genres.

C’est une interrogation sur la représentation des peuples, au double sens — esthétique et politique — du mot «  représentation  ». L’exposition se fonde sur un travail historique et théorique que Georges Didi-Huberman tente de mener depuis quelques années, notamment à travers une série d’ouvrages intitulés L’oeil de l’histoire et dont les derniers affrontent la question de l’«  exposition des peuples  » ainsi que de l’émotion en tant qu’elle serait à ne pas exclure d’une anthropologie politique.
La figure du soulèvement sera déclinée à travers divers médiums : manuscrits d’écrivains, peintures, dessins, gravures, photographies, films. Ceux-ci, parce que la représentation des peuples en mouvements — depuis Griffith et Eisenstein jusqu’aux réalisateurs d’aujourd’hui — est l’une des grandes affaires du cinéma, feront l’objet d’une attention particulière qui donnera sans doute à l’exposition son style particulier.

Le parcours de l’exposition suit un cheminement sensible et intuitif, à travers cinq grandes parties : Éléments, Gestes, Mots, Conflits, Désirs.

ÉLÉMENTS (DÉCHAÎNÉS)
Se soulever, comme lorsqu’on dit «  une tempête se lève, se soulève  ».
Renverser la pesanteur qui nous clouait au sol. Alors, ce sont les lois de l’atmosphère tout entière qui seront contredites. Surfaces — draps, drapés, drapeaux — qui volent au vent. Lumières qui explosent en feux d’artifice. Poussière qui sort de ses recoins, qui s’élève. Temps qui sort de ses gonds. Monde sens dessus dessous. De Victor Hugo à Eisenstein et au-delà, les soulèvements seront souvent comparés à des ouragans ou à de grandes vagues déferlantes. Parce qu’alors les éléments (de l’histoire) se déchaînent.
On se soulève d’abord en exerçant son imagination, fût-ce dans ses «  caprices  » ou ses «  disparates  », comme disait Goya. L’imagination soulève des montagnes. Et lorsqu’on se soulève depuis un «  désastre  » réel, cela veut dire qu’à ce qui nous oppresse, à ceux qui veulent nous rendre les mouvements impossibles, on oppose la résistance de forces qui sont désirs et imaginations d’abord, c’est-à-dire forces psychiques de déchaînement et réouvertures des possibles.

Dennis Adams, Francis Alÿs, Léon Cogniet, Marcel Duchamp, Francisco de Goya, William Hogarth, Victor Hugo, Leandro Katz, Eustachy Kossakowski, Man Ray, Jasmina Metwaly, Henri Michaux, Tina Modotti, Robert Morris, Saburô Murakami, Hélio Oiticica, Roman Signer, Tsubasa Kato, Jean Veber, anonyme.

GESTES (INTENSES)
Les gestes sont intenses : se soulever s’agit ou s’agite.
Se soulever est un geste. Avant même d’entreprendre et de mener à bien une «  action  » volontaire et partagée, on se soulève par un simple geste qui vient tout à coup renverser l’accablement où jusque-là nous tenait la soumission (que ce fût par lâcheté, cynisme ou désespoir). Se soulever, c’est jeter au loin le fardeau qui pesait sur nos épaules et nous empêchait de bouger. C’est casser un certain présent — fût-ce à coups de marteau, comme auront voulu le faire Friedrich Nietzsche ou Antonin Artaud — et lever les bras vers le futur qui s’ouvre. C’est un signe d’espérance et de résistance.
C’est un geste et c’est une émotion. Les républicains espagnols l’ont pleinement assumé, eux dont la culture visuelle avait été formée par Goya et Picasso, mais aussi par tous les photographes qui recueillaient sur le terrain les gestes des prisonniers libérés, des combattants volontaires, des enfants ou de la fameuse Pasionaria Dolores Ibárruri. Dans le geste de se soulever, chaque corps proteste de tous ses membres, chaque bouche s’ouvre et s’exclame dans le non-refus et dans le oui-désir.

Paulo Abreu, Art & Language, Antonin Artaud, Taysir Batniji, Joseph Beuys, Désiré-Magloire Bourneville, Gilles Caron, Claude Cattelain, Agustí Centelles, Chim, Pascal Convert, Gustave Courbet, Élie Faure, Michel Foucault, Leonard Freed, Gisèle Freund, Marcel Gautherot, Agnès Geoffray, Jochen Gerz, Jack Goldstein, Käthe Kollwitz, Alberto Korda, Germaine Krull, Hiroji Kubota, Annette Messager, Lisette Model, Tina Modotti, Friedric Nietzsche, Willy Römer, Willy Römer, Willy Ronis, Graciela Sacco, Lorna Simpson, Wolf Vostell, anonymes catalans, français, italiens.

MOTS (EXCLAMÉS)
Mots d’ordre : se soulever s’écrit.
Les bras se sont levés, les bouches se sont exclamées. Maintenant il faut des mots, il faut des phrases pour le dire, le chanter, le penser, le discuter, l’imprimer, le transmettre. Voilà pourquoi les poètes se situent «  en avant  » de l’action elle-même, ainsi que le disait Rimbaud aux temps de la Commune. En amont les romantiques, en aval les dadaïstes, les surréalistes, les lettristes, les situationnistes, etc., auront mené de poétiques insurrections.
«  Poétique  » ne veut pas dire «  loin de l’histoire  », bien au contraire. Il y a une poésie des tracts, depuis la feuille de protestation écrite par Georg Büchner en 1834 jusqu’aux réseaux sociaux d’aujourd’hui, en passant par René Char en 1943 et les «  ciné-tracts  » de 1968. Il y a une poésie propre à l’usage des papiers journaux et des réseaux sociaux. Il y a une intelligence particulière — attentive à la forme — qui est inhérente aux livres de résistance ou de soulèvements. Jusqu’à ce que les murs eux-mêmes prennent la parole et que celle-ci investisse l’espace public, l’espace sensible en son entier.

Henri Alleg, Antonin Artaud, Ever Astudillo, Ismaïl Bahri, Artur Barrio, Georges Bataille, Charles Baudelaire, Joseph Beuys, André Breton, Marcel Broodthaers, Cornelius Castoriadis, Champfleury, Gustave Courbet, Dada, Armand Dayot, Guy Debord, Carl Einstein, Jean-Luc Fromanger, Federico García Lorca, Groupe Dziga Vertov, Raymond Hains, Raoul Hausmann, John Heartfield, Bernard Heidsieck, Victor Hugo, Asger Jorn, Claude Lefort, Jérôme Lindon, Rosa Luxemburg, Man Ray, Germán Marín, Cildo Meireles, Henri Michaux, Tina Modotti, Pier Paolo Pasolini, Pablo Picasso, Sigmar Polke, Jacques Rancière, Armando Salgado, Álvaro Sarmiento, Philippe Soupault, Charles Toubin, Félix Vallotton, Gil Joseph Wolman, anonymes, ciné-tracts anonymes.

CONFLITS (EMBRASÉS)
Violences : se soulever détruit.
Alors tout s’embrase. Les uns n’y voient que pur chaos. Les autres y voient surgir, enfin, les formes mêmes d’un désir d’être libre. Des façons de vivre ensemble s’inventent pendant les grèves. Dire qu’on «  lmanifeste l », c’est constater — même pour s’en étonner, même pour ne pas comprendre — que quelque chose est apparu, qui était décisif. Mais il aura fallu un conflit pour cela. Motif important de la moderne peinture d’histoire (de Manet à Polke) et des arts visuels en général (photo, cinéma, vidéo, arts numériques).
Il arrive que les soulèvements ne produisent que l’image d’images brisées : vandalismes, ces sortes de fêtes en négatif. Mais on construira sur ces ruines l’architecture provisoire des soulèvements : choses paradoxales, mouvantes, faites de bric et de broc, que sont les barricades. Puis, les forces de l’ordre répriment la manifestation, quand ceux qui se soulèvent n’avaient pour eux que la puissance de leur désir (la puissance : mais pas le pouvoir). Et c’est pourquoi il y a tant de gens, dans l’histoire, qui sont morts de s’être soulevés.

Manuel Álvarez Bravo, Hugo Aveta, Ruth Berlau, Malcolm Browne, Henri Cartier-Bresson, Agustí Centelles, Chen Chieh-Jen, Armand Dayot, Honoré Daumier, Adolphe-Eugène Disdéri, Robert Filliou, Jules Girardet, Arpad Hazafi, John Heartfield, Dmitri Kessel, Herbert Kirchhorff, Héctor López, Édouard Manet, Ernesto Molina, Jean-Luc Moulène, Voula Papaioannou, Jerzy Piórkowski, Sigmar Polke, Hans Richter, Pedro G. Romero, Jesús Ruiz Durand, Armando Salgado, Allan Sekula, Thibault, Félix Vallotton, Jean Veber, anonymes.

DÉSIRS (INDESTRUCTIBLES)
Se soulever, donc, s’espère : s’imagine, se tend vers le futur.
Mais la puissance survit au pouvoir. Freud disait du désir qu’il est indestructible. Même ceux qui se savent condamnés — dans les camps, dans les prisons — cherchent tous les moyens pour transmettre un témoignage, un appel. Ce que Joan Miró évoqua dans une série d’oeuvres intitulée L’Espoir du condamné à mort, en hommage à l’étudiant anarchiste Salvador Puig i Antich exécuté par le régime franquiste en 1974.
Un soulèvement peut se terminer dans les larmes des mères sur le corps de leurs enfants morts. Mais ces larmes ne sont pas que d’accablement : elles peuvent encore se donner comme puissances de soulèvement, comme dans ces «  marches de résistance  » des mères et des grand-mères à Buenos Aires.
Ce sont nos propres enfants qui se soulèvent : Zéro de conduite ! Antigone n’était-elle pas presque une enfant ? Que ce soit dans les forêts du Chiapas, à la frontière gréco-macédonienne, quelque part en Chine, en Égypte, à Gaza ou dans la jungle des réseaux informatiques pensés comme une vox populi, il y aura toujours des enfants pour faire le mur.

Francisca Benitez, Ruth Berlau, Bruno Boudjelal, Agustí Centelles, Eduardo Gil, Mat Jacob, Ken Hamblin, Maria Kourkouta, Joan Miró, Pedro Motta, Voula Papaioannou, Estefania Peñafiel Loaiza, Enrique Ramírez, anonymes.

Commissaire : Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art.
Exposition produite par le Jeu de Paume, Paris.
Isabel Marant a choisi d’apporter son soutien à l’exposition «  Soulèvements  ».
Les Amis du Jeu de Paume ont apporté leur aide à l’exposition et au catalogue Soulèvements.
Partenaires : A NOUS PARIS, de l’air, l’Architecture d’Aujourd’hui, Le Monde, Télérama, Time Out Paris, Transfuge et France Culture.

Remerciements à l’Hôtel Napoléon de Paris.
Document PDF téléchargeable


Un bestiaire mécanique
Horloges à automates de la Renaissance


La Galerie Kugel présente du 9 septembre au 5 novembre la première exposition entièrement consacrée aux horloges à automates de la Renaissance conçus entre 1580 et 1630.
Plus de trente automates peuplent l’exposition, constituant ainsi la plus grande collection jamais assemblée. On y découvre une ménagerie d’animaux exotiques : lions, dromadaires, éléphants, ours, singes... À chaque heure ou bien à la demande, les mécanismes des automates s’activent : une gueule féroce s’ouvre, une langue sort, une patte se lève, une queue se balance, tandis que les yeux roulent au rythme de l’horloge.
Si les animaux prédominent au royaume des automates, on y croise également des personnages singuliers, notamment un turc à cheval brandissant son cimeterre et des dompteurs d’ours et de lion tirant sur leur corde.

De l’époque d’Homère à celle des robots, l’Homme a toujours rêvé de donner vie à un être artificiel. À la fin du Moyen-Âge, le développement de l’horlogerie permit la création des premiers automates, situés à la croisée de la science et des arts. À la Renaissance, ce rêve s’incarna en de luxueuses horloges en forme d’animaux ou de personnages en bronze doré, destinées au plaisir des princes.

Ces merveilleux objets combinant l’art de la sculpture, de l’horlogerie et parfois de l’ébénisterie, furent réalisés pour l’essentiel dans la ville d’Augsbourg, alors principal centre artistique germanique. Rivalisant de fantaisie et d’ingéniosité, ils fascinèrent les cours européennes. On les retrouve aujourd’hui dans les plus grands musées historiques : Vienne, Dresde et Munich. Ils servirent parfois de précieux cadeaux diplomatiques. À partir du milieu du XVIe siècle, des horloges automates furent régulièrement envoyées au sultan à Istanbul, dans le cadre du tribut annuel dont l’Empire s’acquittait pour préserver la paix. Au XVIIe siècle, des automates furent offerts, parmi d’autres horloges et curiosités scientifiques, à l’empereur de Chine par les prêtres jésuites qui souhaitaient, par ce geste, propager les idées chrétiennes en Asie.
GALERIE J.KUGEL 25 Quai Anatole France
75007 Paris
www.galeriekugel.com

ACCES Métro : musée d’Orsay, Assemblée Nationale
Près de 400 ans après sa création, ce bestiaire mécanique continue de nous émerveiller.

Exposition en accès libre, du lundi au samedi de 10h30 à 19h.
Fermetures exceptionnelles le mercredi 12 octobre et le mardi 1er novembre 2016


Du 6 octobre 2016 au 3 juillet 2017

La Petite Galerie, espace dédié à l’éducation artistique et culturelle, proposera au public, pour sa 2e saison (2016 / 2017), de s’initier à la représentation du « Corps en mouvement ». À cette occasion, le musée du Louvre invitera un art vivant : la danse.

C’est par l’observation des oeuvres des collections du Louvre et des institutions partenaires que le public pourra découvrir le défi que la représentation du mouvement a posé aux artistes et les réponses qu’ils y ont apportées, à partir des différents matériaux et techniques à leur disposition. Les conventions qui régissent la représentation des gestes et attitudes tels que marcher, courir, suspendre, mais aussi les « mouvements de l’âme » comme l’effroi seront aussi décryptées.

Si les oeuvres d’art sont par nature figées, les artistes ont toutefois cherché à décomposer le mouvement avant même l’apparition de la chronophotographie qui révolutionna les arts visuels et ouvrit de nouvelles perspectives aux artistes à la fin du 19e siècle. Cherchant à saisir le mouvement, les artistes des Avant-gardes, comme Degas et Rodin, se sont intéressés au monde de la danse. Autour de 1900, sous l’influence de Loïe Fuller, d’Isadora Duncan, des Ballets russes de Diaghilev et de son étoile Nijinski, la danse connaît une véritable révolution, annonciatrice de la danse moderne. Puisant aux sources de l’Antiquité, elle propose une nouvelle gestique en rupture avec le ballet classique. Arts chorégraphiques et arts visuels tissent alors des liens étroits.

Commissaire(s) :

Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre et Benjamin Millepied, chorégraphe.

Chef de projet :
Florence Dinet, musée du Louvre.

Lieu :
Petite Galerie, aile Richelieu

Horaires :
Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi.
Nocturnes, mercredi et vendredi jusqu’à 21h45.

Tarifs :
Billet unique (collections permanentes et expositions) : 15€

Renseignements :
01 40 20 53 17


Du 10 octobre au 31 décembre 2016 : Exposition consacrée à Kastler

29, rue Lhomond, Bibliothèque des sciences expérimentales de l’ENS

24 rue Lhomond Paris 5ème, grand hall des sciences expérimentales

Cette exposition exploitera le fonds d’archives Kastler donné par la famille mais aussi des archives personnelles des personnes ayant travaillé avec lui ou l’ayant connu ainsi que des témoignages.

Des pièces originales du fonds Kastler seront exposées dans des vitrines sécurisées à la Bibliothèque des sciences expérimentales de l’ENS, au 29 rue d’Ulm.


DE BRUIT ET DE FUREUR. BOURDELLE SCULPTEUR ET PHOTOGRAPHE

DU 27 OCTOBRE 2016 AU 29 JANVIER 2017

Destiné à la ville natale de Bourdelle, Montauban, où il est inauguré en 1902, le" Monument aux Morts, aux Combattants et Serviteurs du Tarn-et-Garonne de 1870-1871" célèbre les combattants de la guerre de 1870 et, avec, le sursaut républicain et l’espoir d’une revanche.

Conçu sous la forme d’un assemblage de figures expressives, ce chef-d’œuvre de la statuaire signe le tournant de la carrière de Bourdelle qui développe alors un langage personnel. Le Grand Guerrier, L’Effroi, les Têtes Hurlantes : les études et recherches de l’artiste trahissent toutes une audace formelle qui, plus tard, irriguera Héraklès archer (1906-1909) ou Centaure mourant (1911-1914).

L’exposition dévoile au public parisien un monument pour ainsi dire inédit, puisqu’il n’a été exposé à Paris qu’une seule fois, en 1902, lors du Salon de la Société nationale des beaux-arts. Les sculptures – de terre, de plâtre et de bronze – dialogueront avec les photographies que Bourdelle réalise alors de son œuvre, lesquelles constituent non seulement un témoignage documentaire mais témoignent également d’une démarche créatrice majeure.

Grâce aux 130 photographies et 60 sculptures, qui n’ont pour la plupart jamais été dévoilées, et à l’oeuvre vidéo d’un artiste contemporain, Olivier Dollinger, c’est toute l’étendue de la création de Bourdelle qui est ainsi révélée.
Une exposition conçue par le musée Bourdelle, en partenariat avec le Musée Ingres de Montauban, où elle se tiendra du 23 juin au 9 octobre 2016.
Tarifs :
Plein tarif : 7€ Tarif réduit : 5 €
Accessible aux personnes handicapées :
lien


HODLER MONET MUNCH

Du 15 septembre 2016 au 22 janvier 2017
Musée Marmottan Monet

Adresse du musée
2, rue Louis-Boilly
75016 Paris - France

Téléphone : +33 (0)1 44 96 50 33
Horaires d’ouverture
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Dernière entrée : 17h30
Nocturne le jeudi jusqu’à 21 h
Dernière entrée : 20h30

(Temps de visite : 1h30 en moyenne)
Pourquoi réunir le temps d’une exposition Ferdinand Hodler, Claude Monet et Edvard Munch ? Parce que ce sont des peintres essentiels de la modernité européenne, entre impressionnisme, post-impressionnisme et symbolisme. Parce que leurs œuvres s’avancent dans le XXème siècle – jusqu’en 1918 pour Hodler, 1926 pour Monet et 1944 pour Munch- et qu’elles ont exercé une influence déterminante dans l’histoire de l’art. Mais, plus encore, parce qu’ils ont tous les trois affronté des questions de peinture en apparence insurmontables, avec la même constance et au risque d’être incompris. Comment peindre de face l’éclat éblouissant du soleil , avec de simples couleurs sur une simple toile ? Comment peindre la neige ? Comment suggérer les mouvements et variations de la lumière sur l’eau ou sur le tronc d’un arbre, malgré l’immobilité de la peinture ? « J’ai repris encore des choses impossibles à faire : de l’eau avec de l’herbe qui ondule dans le fond… c’est admirable à voir, mais c’est à rendre fou de vouloir faire ça. » Ces mots sont de Monet, mais ils pourraient être ceux du peintre qui, jusqu’à sa mort, s’obstine à étudier l’horizon des Alpes depuis sa terrasse, de l’aube au crépuscule – Hodler. Ou de celui qui revient inlassablement – jusqu’à la dépression- sur les mêmes motifs colorés, une maison rouge, des marins dans la neige, le couchant – Munch. Tous trois ont mis la peinture à l’épreuve de l’impossible.


Du 04/10/2016 au 05/02/2017 : Picasso-Giacometti

Cette exposition mettra en lumière les relations formelles, amicales ou iconographiques qu’ont pu entretenir ces deux artistes majeurs du 20e siècle. Ce dialogue est envisagé à partir des collections du musée Picasso et de la fondation Giacometti et confrontera l’approche qu’ont pu avoir Picasso et Giacometti dans des domaines de création pluridisciplinaires : peinture, sculpture, art graphique, mais aussi à l’appui des fonds d’archives privées des deux artistes.

Date et lieu :
Du 04/10/2016 au 05/02/2017 : Musée Picasso, 5, rue de Thorigny. - 75003 Paris

Informations :
Tél. : 01 85 56 00 36.
Site Internet : www.museepicassoparis.fr
Email : contact@museepicassoparis.fr


Guerres secrètes
Du 12 octobre 2016 au 29 janvier 2017
Tous les jours de 10h à 17h

Conditions d’accès et programme
Musée de l’armée. Invalides

L’exposition aborde pour la première fois le sujet des guerres secrètes à travers leurs enjeux, leurs mécanismes, leurs moyens ainsi que les hommes et les femmes qui en sont les acteurs. Confrontant la réalité et la fiction, elle vous invite à découvrir les grandes heures de l’espionnage et du contre-espionnage, les actions clandestines et subversives, les opérations d’intoxication et de propagande, en temps de guerre comme en temps de paix.

Si l’objectif n’est pas de lever le voile sur les grandes affaires d’espionnage, le parcours proposé offre des clefs de lecture pour mieux démêler le vrai du faux en s’appuyant sur des archives audiovisuelles et des extraits de films de fiction. Opposant l’ombre et la lumière, le visible et l’invisible, la transparence et l’opacité, elle permet d’appréhender la réalité complexe du renseignement et de l’action clandestine.

La période couverte s’ouvre avec le Second Empire, au cours duquel se mettent en place les premières institutions destinées au renseignement ; elle se termine à la chute de l’Union soviétique en 1991. La Seconde Guerre mondiale tout comme la guerre froide tiennent une place essentielle dans l’exposition. Si la France en constitue le fil directeur, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les États-Unis et l’Union soviétique sont également représentés.


PAPIERS S’IL VOUS PLAÎT !
du 19 octobre au 31 décembre 2016

Collections du Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône
Collection privée d’Ivan Epp
Adresse web : www.maisondoisneau.agglo-valdebievre.fr

Adresse :
Maison de la photographie Robert-Doisneau, 1, rue de la Division-du-Général-Leclerc.
94250 Gentilly
Contact :
Sarah Gay, tél. : 01 55 01 04 84.
Email : s.gay@agglo-valdebievre.fr


L’Enfer selon Rodin
Du 18/10/2016 au 22/01/2017

Cette exposition inédite sera entièrement consacrée à La Porte de l’Enfer. Rodin travailla toute sa vie à cette œuvre dont il reçu la commande en 1880 et pour laquelle il s’inspira de L’Enfer de Dante. Chef-d’œuvre jamais tout à fait achevé, la Porte a été pour Rodin un réservoir de formes et de sujets qui ont donné lieu à de multiples variations, une matrice dont sont notamment issus Le Penseur et Le Baiser. Environ 200 œuvres seront présentées, principalement issues du fonds d’atelier conservé par le musée. À la lumière des dernières recherches sur le sujet, l’exposition retracera la genèse et l’évolution de l’œuvre et la situera dans la carrière du sculpteur et le contexte de l’époque.

Date et lieu :
Du 18/10/2016 au 22/01/2017 : Musée Rodin, 77, rue de Varenne. - 75007 Paris
Informations :
Tél. : 01 44 18 61 10.
Site Internet : www.musee-rodin.fr


PasCal Le cœur et la raison
8 novembre 2016 – 29 janvier 2017
Bibliothèque François Mitterrand
galerie 1

Pascal a traversé son siècle comme un météore : 9né en 1623, mort en 1662, d’une précocité légendaire, il n’a cessé, durant sa courte vie, d’impressionner ses contemporains.
Aussi est-ce à la puissance de cet esprit et à l’actualité qu’elle peut garder
jusqu’à aujourd’hui que s’attache cette exposition, grâce à la très grande richesse
des pièces relatives à Pascal que conserve la Bibliothèque nationale de France.
En suivant les directions diverses de la pensée de Pascal, elle envisage les
différents domaines où s’est exercée sa force. Organisée en trois grandes étapes,
en écho aux trois grands « ordres » que distinguait Pascal – celui des corps,
celui de l’esprit et celui du cœur –, l’exposition veille d’abord à replacer l’homme
dans les lieux et milieux qu’il a successivement fréquentés. Elle présente ensuite
les développements de son œuvre scientifique et rhétorique, placée sous le signe
de la raison. Enfin la dernière section de l’exposition est toute entière consacrée
au livre des Pensées, du manuscrit autographe – l’un des trésors de la BnF –
jusqu’à ses premières éditions : là où « tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment"

 

Agenda

    28 / 02 / 2016

    Agenda colloques, conférences et séminaires de philosophie

    29 / 08 / 2016

    Calendrier scolaire 2016-2017

    11 / 11 / 2016

    Plan Académique de Formation 2016-2017

    13 / 11 / 2016

    Calendrier 2016-2017 des concours d’enseignement

Fil twitter de @philosocreteil

  • 10 février 2017

    [#étude] INA STAT N°44 : 2012–2015, LA MÉDIATISATION DES ÉTATS-UNIS À LA TÉLÉVISION FRANÇAISE. Décryptage complet lien
  • Valoriser le travail numérique effectué en classe en participant aux « Trophées des classes » avant le 5 mai lien
  • 9 février 2017

    Documentaire Einstein - "Comment je vois le monde" (2005) lien
  • 8 février 2017

    #CitoyennetéEngagée, ça continue ! Au programme, dilemme moral pour aborder la notion de discrimination et lutte contre le racisme !pic.twitter.com/WXDGSt0OSk
  • lien Texte d'Alain Badiou
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