La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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STAGE DES 28 ET 29 NOVEMBRE 2017 / LA DEMOCRATIE au lycée Paul Robert des Lilas

Plan Académique de Formation

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Stage « Démocratie et politique »

Les mardi 28 et mercredi 29 Novembre 2017


Journée 1 (Mardi 28 Novembre 2017)

– Frank Burbage (IGEN)

L’état de droit, aux risques de la démocratie (et réciproquement).

I (Matinée) – Problématisation générale

A partir de la lecture – notamment – de certains textes de Tocqueville et de Kelsen, ainsi que des débats contemporains concernant le statut et le rôle des cours constitutionnelles, on prendra en compte les critiques susceptibles d’être adressées au principe de la souveraineté populaire.
Ce faisant, on s’interrogera sur la tension entre instances, institutions et pratiques démocratiques. L’état de droit pourrait-il (paradoxalement) menacer la démocratie ? Et réciproquement ? Comment élaborer et comment déplacer une telle question ?

II (Après-midi) – Interrogation spécifique

A partir d’une interrogation sur la détermination incertaine d’une « écologie politique » , et aussi en considérant le développement contemporain d’un droit positif des « lieux de vie » (droit des environnements, droit des paysages, droits des animaux ou des végétaux, etc.) et des conflits qui lui sont associés, on se demandera ce que l’écologie change à la politique (et si elle y change quelque chose) et quel(s) rapport(s) ce changement entretient avec la question démocratique.

NB : les documents préparatoires (textes ; éléments de problématisation) à ce stage seront mis en ligne dès la rentrée de septembre 2017.

Journée 2 ( 29 novembre 2017)

- Ulysse Korolitski ( professeur CPGE ) / La liberté d’expression en démocratie

Qu’elle soit pensée sous sa forme directe ou représentative, la démocratie semble admettre la liberté d’expression comme élément constitutif, tant elle suppose que la liberté de la discussion permettra la formation d’une opinion publique à vocation législatrice.
Il n’en reste pas moins que cette consubstantialité vaut rarement protection absolue contre toute limitation dans les droits positifs contemporains.
En France, l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui consacre la liberté d’expression, précise : « sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
C’est à l’une de ces limitations que nous nous proposons de consacrer cette journée d’étude : l’interdiction des discours racistes dans le droit français.
Ceux-ci sont réprimés sous les chefs de diffamation, injure, provocation raciales et négationnisme, respectivement par les articles 32, 33, 24 et 24 bis de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, complétée par ces articles en 1972 et 1990.
À la lumière de textes de la tradition permettant de penser la consubstantialité de la liberté d’expression et de la démocratie (Mill et Habermas, par exemple), nous nous demanderons ce que valent les trois principales justifications avancées par les parlementaires à l’appui de ces dispositions, à savoir : les discours racistes doivent être interdits parce qu’ils provoquent des actes racistes, parce qu’ils sont faux, parce qu’ils portent atteinte à la démocratie.

Textes et documents seront mis à votre disposition sous forme numérique

P.S. :

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