La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Conférences, colloques, séminaires Mars 2019

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A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué

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Samedi 2 mars 2019

Samedi 2 Mars 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.
En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.

Christiane Chauviré (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« Formes de vie et certitude »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Mercredi 13 Mars 2019

Mercredi 13 Mars 2019

Centre Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

Le séminaire Marx au XXIe siècle, longtemps dirigé par Jean Salem récemment disparu, est désormais organisé dans le cadre du Laboratoire PHARE.

Séminaire coordonné par :
Rémy Herrera (CNRS), Laurent Jaffro (PHARE) et Jean Dellemotte (PHARE)

Jeudi 14 mars 2019

Jeudi 14 mars 2019

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

MINAIRE NoSoPhi ‘Normes, Sociétés, Philosophies’

Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
UMR 8103 – CNRS Paris 1 Panthéon Sorbonne

Salle D622 Centre Sorbonne, 16h – 18h
http://nosophi.univ-paris1.fr/groupes/SeminaireNosophi.htm

Organisé par Philippe Crignon et Yann Schmitt

Alice LE GOFF (Université Paris Descartes)
Honneur et normes sociales
Répondante : Elodie DJORDJEVIC (Universités Paris 1 et Paris II)


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : . Pour tout renseignement, yannschmitt@me.com

Jeudi 14 mars 2019

20h-22h
Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
Archives Husserl, CNRS, Ecole normale supérieure
RESTE

Reste. Ce qui est encore présent. Ce qui n’est pas perdu, jeté, abandonné, détruit, malgré la destruction, l’abandon, le rejet, la perte. Reste. Ce qu’il reste de l’enfance, ce qu’il reste après la mort, ceux qui restent, encore, ce qui survit, subsiste, persiste, demeure, ce qui hante, résiste, encore. Reste. Ce qui excède la soustraction : la différence, le fragment, le reliquat, la relique. Reste. Le vestige, la ruine, le débris, le détritus, la cendre, le cadavre. Reste. Ne meurt pas, n’y reste pas, reste : demande, prière. Reste. Encore. N’en restons pas là, il reste à dire, il reste à faire.
Si l’étymologie lie reste à la stabilité et à l’arrêt, la fertilité de ce seul mot reste nous invite plutôt à le lire comme la trace d’un geste, comme un tracé qui aura toujours déjà commencé et n’aura encore jamais été achevé. C’est ce tracé qui orientera notre travail cette année.

Pour l’année 2018-19, ce séminaire se tiendra à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Salle Beckett, de 20 à 22 h, les jeudis

Vendredi 15 mars 2019

Vendredi 15 mars 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

Samedi 16 mars 2019

Samedi 16 mars 2019


Séminaire « Les dieux chez les penseurs présocratiques » organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée

Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

Pour la deuxième année de suite, le séminaire « présocratiques » du Centre Léon Robin sera consacré au thème « Les dieux chez les penseurs présocratiques ». Nous allons poursuivre l’enquête sur les principales questions soulevées par l’étude de la religiosité chez les penseurs grecs de l’époque archaïque et classique. Plus en détail, il s’agira d’étudier les formes particulières que prend, chez ces philoso­phes, la réflexion sur la religion poly­théiste traditionnelle, à savoir : la critique « rationa­liste » des mythes sur les dieux et des croyances admises (par ex. chez Xéno­phane et différemment chez Protagoras ou chez Euripide) ; le développement de prati­ques savantes d’interprétation des textes poétiques sur les dieux comme la lecture allégorique (cf. le Papyrus de Derveni) ; l’élaboration de nouvelles théologies natu­ralistes qui prennent pour objet des élé­ments de la nature ou du kosmos (par exem­ple, chez Empédocle) ; la revalorisation et le réinvestissement de divinités secondaires dans la religion traditionnelle, comme les daimones (notamment chez Empédocle et chez Socrate) ; l’orphisme.


Sauf indication contraire, les séances ont lieu dans la bibliothèque Léon Robin
Université Paris Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, escalier E, 2e étage, de 10h00 à 13h00

Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

  • Rosemary Wright (Univ. of Wales), « Is presocratic cosmology atheistic ? »

Lundi 18 mars 2019

Lundi 18 mars 2019

Séminaire « Philosophies allemandes » – 2018-2019

18h00 à 20h00
Isabelle Aubert (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : « Quelles traces de Marx reste-t-il chez Habermas ? »

UFR de Philosophie - D007
17, rue de la Sorbonne
75231 Paris Cedex 05

Tél. : (33) 01 40 46 27 93
hiphimo-sorbonne@univ-paris1.fr

Les séances ont lieu à l’UFR de philosophie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (17, rue de la Sorbonne, escalier C, 1erétage), en salle Halbwachs au premier semestre et en salle Cavaillès au second.

Jeudi 21 Mars 2019

Jeudi 21 mars 2019

L’héritage philosophique de l’Antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

Ousia : essence ou substance ?

14h30-18h30, Sorbonne Université, Maison de la recherche, salle D040 (rdc)

  • Adrien Lecerf (Centre Léon-Robin, CNRS-Sorbonne Univ.) : Essence, puissance, activité dans l’Antiquité tardive
  • Izabela Jurasz (Centre Léon Robin, CNRS-Sorbonne Univ.) : La notion itya dans la pensée de Bardesane et son école

Samedi 23 mars 2019

Samedi 23 Mars 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.
En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.

Jean-Philippe Narboux (Université Bordeaux Montaigne)
« Négation et réactions naturelles chez Wittgenstein »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Samedi 23 Mars 2019

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
de 10h45 à 12h45.
Sauf indication contraire, les séminaires se tiennent cette année dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

Séminaire Hegel 2018-2019 animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers)

Ce séminaire relève de l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil "Métaphysique allemande et philosophie pratique" (EA 2626, Université de Poitiers).

Page web du séminaire : http://nosophi.univ-paris1.fr/groupes/hegel.htm

David WITTMANN (Insa, Lyon) : Le rapport théorie/pratique et son évolution dans l’esprit subjectif

Lundi 25 mars 2019

Lundi 25 mars 2019

La philosophie et ses autres
18h30-20h30
Salle Cavaillès

Organisateurs :
Vincent LEGEAY, Christian BONNET, Paul RATEAU

Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne.

OBJECTIFS DUMINAIRE COMMUN :
Le Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne regroupe des chercheurs qui ont en commun de tous pratiquer l’histoire de la philosophie, mais sur des sujets suffisamment variés pour que la question des méthodes mises en œuvre pour faire de l’histoire de la philosophie mérite d’être posée. L’objectif du séminaire est de créer la possibilité de ce questionnement, en organisant la rencontre, parfois inédite, de deux objets de recherche. Chaque séance comprendra deux interventions de trente minutes : celle d’un doctorant et celle d’un chercheur confirmé. La présence d’un « modérateur » est destinée à permettre d’engager une réflexion, avec l’aide des participants, sur les différentes manières dont un historien de la philosophie peut saisir ses objets et les constituer. En produisant des articulations théoriques entre des objets parfois thématiquement, mais également historiquement distincts, il s’agit d’éclairer l’histoire de la philosophie au travers de ses pratiques.

  • Marion Chottin : La philosophie à l’épreuve de la cécité. Vers la nuit de John Hull.
  • Pierre Brossard : Bayle et Voltaire, l’histoire au crible de la raison.

Jeudi 28 mars 2019

Jeudi 28 mars 2019

17h-19h, Salle de lecture de NoSoPhi

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »

Organisé par Élodie Djordjevic, Jean-François Kervégan, Jamila Mascat et Sabina Tortorella,
avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103)


Franck FISCHBACH (Université de Strasbourg), « Quelle norme pour la critique ? Réflexions à partir de Hegel, des jeunes-hégéliens et de Marx ».

Argumentaire

Le vocabulaire de la norme et de la normativité connaît aujourd’hui une faveur croissante. Plus avant, par delà le simple usage de termes d’ailleurs susceptibles de recevoir des acceptions fort distinctes, les enjeux et interrogations soulevés par la normativité, son statut, la manière dont il faut la comprendre et dont elle peut s’effectuer, sont massivement présents, notamment dans le champ académique et les différentes disciplines qui le composent, notamment dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences humaines et sociales.

Dans ce contexte, certains auteurs de la philosophie classique allemande ont fait l’objet d’un intérêt renouvelé et l’on connaît, à cet égard, la fortune de la philosophie habermassienne, dans la reprise et les transformations qu’elle opère avec la pensée kantienne. De même, l’idéalisme allemand a connu, à partir de la fin des années 1970, une certaine renaissance dans le cadre du projet de la Rehabilitierung der praktischen Philosophie. Depuis plusieurs décennies, la fécondité de la pensée hégélienne a été mise en lumière, notamment s’agissant des enjeux soulevés par les questions attenantes à la normativité pratique. Grâce aux travaux de L. Siep et d’A. Honneth – et d’A. Kojève avant eux –, le thème de la reconnaissance s’est ainsi imposé au cœur des débats contemporains en philosophies politique, sociale et du droit, inaugurant à l’échelle internationale une voie de réflexion riche et fructueuse (Ch. Taylor, J. Habermas, A. Honneth, N. Fraser, P. Markell, F. Neuhouser, E. Renault, F. Fischbach, J.-Ph. Deranty). Longtemps rejetée par la philosophie dite “analytique”, la philosophie hégélienne – et singulièrement sa “philosophie pratique” – est en outre désormais régulièrement convoquée par des auteurs issus de cette tradition comme une pensée d’intérêt pour penser le droit, les rapports sociaux, le monde social et la normativité qui y est à l’œuvre. Ainsi a-t-on pu parler d’un « Hegel Revival » (P. Redding) qui a notamment conduit à déceler une théorie de l’« agentivité » (agency) chez le philosophe sans doute le plus connu de l’idéalisme allemand, duquel on propose d’ailleurs volontiers des lectures « pragmatistes » (R. Pippin, T. Pinkard). S’il s’agit là d’usages, comme d’ailleurs de méthodes d’interprétation et de lecture, très différents, il semble toutefois que ces divers recours soulignent la fécondité que la contemporanéité reconnaît à la philosophie de Kant et des auteurs de l’idéalisme allemand pour penser des objets qui n’étaient pas toujours immédiatement les leurs, par delà, donc, le travail exégétique ou historique qui peut être fait sur ces pensées.

Toutefois, ces recours à certains aspects de la philosophie pratique kantienne et/ou des philosophes de l’idéalisme allemand ne vont la plupart du temps pas sans une certaine renonciation – voire un abandon et un rejet radicaux – de la conception de la raison qui semble pourtant au cœur de ces pensées et, peut-être, du tournant philosophique qu’elles constituent : celle d’une raison qui, comprise comme faculté de l’universel, a fondamentalement une vocation pratique. Si l’on peut en effet tenir que l’idée d’un primat de la raison pratique est l’un des traits qui caractérise les pensées qui, assumant le tournant critique kantien, peuvent être regroupées sous le nom d’« idéalisme allemand », c’est précisément les thèses les plus fortes sur la raison et la rationalité qui semblent être mises de côté par beaucoup des « réactualisations » contemporaines qui en sont faites, soit que la raison alors mobilisée soit jugée métaphysiquement trop « lourde », soit que l’histoire du dernier siècle ait conduit à la remise en cause d’un certain optimisme ou d’une certaine idée du progrès attachés à la conception de la raison liée à l’Aufklärung. C’est ainsi à un scepticisme de la raison que semble conduire dans son mouvement le tournant post-métaphysique, de telle sorte encore qu’on a pu dire de la raison moderne qu’elle connaissait une véritable « crise ». De cette « crise », il s’agit de mesurer les conséquences s’agissant de la pratique elle-même comme de sa saisie rationnelle. Se confronter à cette crise, est-ce nécessairement renoncer à la raison en un sens plein, c’est-à-dire une raison qui ne soit précisément pas réductible aux raisons (de l’agent) sur lesquelles semble essentiellement se concentrer, notamment, la philosophie contemporaine de l’action ? La crise de la raison moderne doit-elle conduire à reléguer la saisie de la pratique et la position de sa critique à de simples raisons, toujours ultimement particulières ? Autrement dit conduit-elle à renoncer, en matière pratique, à l’exigence de l’universel : de renoncer à quelque chose comme une raison pratique à la faveur de simples raisons ? Serions-nous alors acculés à l’alternative dont les deux branches seraient constituées, s’agissant des normes, au fait de les reléguer à l’irrationnel ou bien de les faire dépendre d’un simple espace logique des raisons ?

Mais s’il est vrai que la crise est ce qui doit conduire à « revenir aux questions elles-mêmes et requiert de nous des réponses » (H. Arendt), ne faut-il pas plutôt voir en celle que connaîtrait la raison une invitation à reprendre les investigations sur cette raison elle-même et sur la conception que, dans son lien intime avec la pratique, les penseurs de l’idéalisme allemand ont pu en proposer ? En effet, en rejetant, sans plus de procès, la conception de la raison telle que la détermine, à la suite de Kant, l’idéalisme allemand et à laquelle semblent au moins pour part liées ses thèses pratiques les plus fortes, ne renonce-t-on pas par là même à ce qui en constitue peut-être la grande fécondité pour notre contemporanéité, dans la mesure où de cette raison procèderait à la fois les moyens de la critique, de l’action et de transformation du réel ? Ne peut-on plus sans absurdité se revendiquer, pour paraphraser et en renversant Gramsci, de l’optimisme de la raison pratique ?

Tels sont certains des enjeux et questions que le séminaire « Raison(s) pratique(s) » souhaiterait aborder, en faisant dialoguer des traditions possiblement distinctes, mais qui semblent toutefois animées par des problèmes et des enjeux sans doute moins éloignés qu’ils ne peuvent d’abord paraître.

Vendredi 29 mars 2019

Vendredi 29 mars 2019

14h30-17h30

Cycle de conférences Léon-Robin : la question de l’âme chez Platon et dans la tradition platonicienne II

Univ. Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, salle D116
Catherine Darbo-Peschanski (Centre Léon Robin) : "La question des lieux de l’âme à la lumière de celle des lieux affectés : Galien lecteur de Platon et de sa tradition"
Répondant :

Vendredi 29 mars 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février • 15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • Migrations, circulations : modèles et échelles d’analyse
    Salle 235B, 29 rue d’Ulm

Claire Zalc (Paris) : Essai de microhistoire globale : trajectoires migratoires et trajectoires de persécution d’un groupe de Juifs polonais dans le premier vingtième siècle

Il s’agit de présenter un projet en cours, qui vise à reconstituer dans une démarche qui croise prosopographie, approche nominative et analyses de trajectoires, les parcours de l’ensemble des Juifs présents dans un shtetl en Pologne, du début des années 1920 au milieu des années 1950. Si ce projet s’inspire d’une approche transnationale du phénomène migratoire, il y adjoint l’étude de ceux qui restent en Pologne, ceux qui y sont assassinés, et ceux qui, parfois, survivent à la Shoah. Penser autrement dit ensemble migration et persécution, mais en reconstituant des parcours individuels, afin de comprendre comment on peut expliquer les comportements d’émigration, leurs scansions chronologiques et les conséquences sociales, économiques mais ici aussi bien souvent vitales. Le projet étant à ses débuts, la présentation consistera à en présenter les principales lignes historiographiques directrices et quelques perspectives qui se dessinent.


Adèle Sutre (Paris) : Du parcours du monde à son invention : approche géohistorique des circulations tsiganes à travers le monde (1880-1950)

À la fin du XIXe siècle, quelques groupes tsiganes quittent l’Europe et s’embarquent vers de nouveaux continents. Au cours de la première moitié du XXe siècle, ils parcourent le monde et acquièrent une grande maîtrise de la circulation internationale. Cette étude ne concerne qu’une minorité parmi les populations dites « tsiganes » et l’absence de données quantitatives précises induit une* démarche qualitative. Dans cette perspective, il s’agit d’analyser les modalités de circulation d’un petit groupe d’individus à l’échelle mondiale et de saisir, au-delà des mécanismes qui permettent de comprendre une telle mobilité, la façon dont ces groupes s’inscrivent localement dans les territoires et élaborent leur propre grille de lecture du monde.
Faire l’histoire de parcours familiaux à travers le monde soulève un certain nombre de questions méthodologiques sur lesquelles nous nous pencherons. Au-delà d’un simple parcours du monde, ces circulations participent à son invention. Tout d’abord, les familles tsiganes élaborent leur propre cartographie du monde. Mais elles participent également à la transformation des espaces parcourus et habités en s’inscrivant dans le paysage urbain et rural et, par-là, dans des identités spatiales en constante recomposition.


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  • L’évènement Sheila Hicks. Lignes de vie - Centre Pompidou
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