La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Conférences, colloques, séminaires Mai 2019

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A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué

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MAI 2019

Samedi 4 mai 2019

Samedi 4 mai 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.
En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.

Bruno Ambroise (CNRS, ISJPS)
Pierre Fasula (Université Paris 1, ISJPS)
« Philosophie du langage ordinaire et renouveau de la rhétorique »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Vendredi 10 mai 2019

Vendredi 10 mai 2019

Séminaire d’Histoire de la Philosophie Ancienne, Médiévale et Arabe
Université PARIS 1 Panthéon-Sorbonne – GRAMATA
UMR 7219 SPhere
2018 – 2019
LE DESIR
(Philosophie ancienne)
• 14h00 •
Miriam PEIXOTO (Univ. Belo Horizonte)
« Epithymia et euthymia : la mise en question du désir chez Démocrite »
• 16h00 •
Anne MERKER (Univ. Strasbourg)
« Désir et mobilité : de Platon à Aristote »

Lieu : Centre Panthéon, salle 216 (12, Place du Panthéon, Paris 5e)
Organisation : Pierre-Marie MOREL

Vendredi 10 mai 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • Histoire sémantique, histoire culturelle
    Salle 235B, 29 rue d’Ulm

Tristan Coignard (Bordeaux) : La questionde l’« esprit cosmopolitique » à l’époque révolutionnaire et napoléonienne. Reconstitution et interprétations du« Weltbürger-Sinne » chez F. Schiller et J. G. Fichte

A partir de 1789, la perspective d’un projet d’émancipation politique qui pourrait s’étendre à l’Europe voire à l’humanité est étroitement liée à la France. La Révolution et la période napoléonienne imposent la primauté et la centralité de la référence à la France pour tout projet cosmopolitique à venir.
Est-il dès lors concevable d’envisager un « esprit cosmopolitique » en marge de ce caractère central attribué à la France ? La question est cruciale car elle oblige à réfléchir sur les rapports complexes qu’entretiennent avec la France ceux qui ont été déçus voire outrés par l’évolution de la Révolution. Il s’agit de cerner quelles postures cosmopolitiques émergent à partir d’une réaction de mise à distance et même de rejet à l’égard de la France révolutionnaire et napoléonienne. Nous aborderons cette question à partir de deux cas représentatifs de l’histoire des idées allemandes, qui permettent de distinguer des interprétations différentes de l’ « esprit cosmopolitique » : à travers la démarche de Friedrich Schiller, le constat d’échec d’une stratégie d’émancipation qui repose sur le modèle français avec celle de Fichte, l’hypothèse d’une visée cosmopolitique spécifiquement allemande.

Chryssanti Avlami (Athènes) : « Doux Commerce », vertus guerrières : la question de la civilisation dans le Mémoire sur l’état actuel de la civilisation en Grèce (Paris, 1803) d’Adamantios Coray

Le Mémoire est un texte important à plusieurs égards : d’abord, parce qu’il a visiblement servi de base pour ce qui, rétrospectivement, a été identifié sous la catégorie de « Lumières néohelléniques » ; ensuite, parce qu’il réunit, du moins pour l’essentiel, l’argumentation « philhellénique » telle qu’elle a été développée sous (et contre) la Restauration ; enfin, et surtout, parce qu’il témoigne à la fois des lectures révolutionnaires des Lumières et de la conjoncture de sa rédaction, à savoir ce moment transitoire entre le Consulat et l’Empire lorsque l’idée de « former une nation » prend une allure programmatique chez bon nombre d’écrivains qui décident de prendre la plume pour représenter leurs peuples.
De fait, le Mémoire est un texte hybride dont l’apparente simplicité semble bien trompeuse.
Il s’agira de revenir sur la manière dont Coray, en introduisant le néologisme politismos en grec moderne, décrit l’intégration des Grecs dans le processus de la civilisation européenne.

Samedi 11 mai 2019

Samedi 11 mai 2019

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
de 10h45 à 12h45.
Sauf indication contraire, les séminaires se tiennent cette année dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

Séminaire Hegel 2018-2019 animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers)

Ce séminaire relève de l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil "Métaphysique allemande et philosophie pratique" (EA 2626, Université de Poitiers).

Page web du séminaire : http://nosophi.univ-paris1.fr/groupes/hegel.htm

Birgit SANDKAULEN (Universität Bochum) : Der Begriff des Lebens – eine naturphilosophische oder lebensweltliche Frage ?

Mardi 14 mai 2019

Mardi 14 Mai 2019

10h-18h15

Journée d’études
En collaboration avec le Laboratoire d’Études sur les Monothéismes et le Centre Jean Pépin
L’Au-delà dans l’Antiquité tardive, courants philosophiques et religieux païens

Sorbonne Université,
Campus des Cordeliers
15, rue de l’École de Médecine (75006)
Salle des Thèses

Session du matin. Modération : Pierre Caye (CNRS-Centre Jean Pépin-ENS)
10h-10h40. Nicola Zito (CNRS-UMR 8169, Orient et Méditerranée) : « Mythe et eschatologie
dans l’Antiquité tardive »

10h40-11h20. Michael Chase (CRNS-Centre Jean Pépin-ENS) : « Eschatologies du corps
spirituel : Porphyre et Mull ? ?adr ? »

11h20-12h00. Adrian Mihai (University of Cambridge) : « Le purgatoire dans la pensée
antique »

Session de l’après-midi. Modération : Anca Vasiliu (CNRS-Centre Léon Robin - ENS)
14h-14h40. Lucia Saudelli (CNRS-LEM) : « L’inexistence de l’au-delà : pythagorisme, néopythagorisme
et pseudo-pythagorisme »

14h40-15h20. Anna van den Kerchove (CNRS-LEM-Institut Protestant de Théologie) : « Le
voyage de l’âme dans des écrits hermétiques »

15h20-16h00. Luc Brisson (CNRS-Centre Jean Pépin-ENS) : « La descente de l’âme dans
un corps et le retour vers son origine : Plotin et Porphyre »

16h-16h30 : pause

16h30-17h10. Andreea-Maria Lemnaru (Paris Sorbonne Université, Centre Léon Robin -
LEM) : « L’au-delà dans le commentaire de Proclus sur le Mythe d’Er »

17h10-17h50. Dylan Burns (Freie Universität Berlin) : « Sex, Death, and Free Will in
Basilides, Bardaisan, and Origen »

18h. Conclusion : Adrien Lecerf (CNRS - Centre Léon Robin)

Mercredi 15 mai 2019

Mercredi 15 Mai 2019

Centre Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

Le séminaire Marx au XXIe siècle, longtemps dirigé par Jean Salem récemment disparu, est désormais organisé dans le cadre du Laboratoire PHARE.


En raison des contraintes de sécurité du batiment, les personnes extérieures à l’université Paris 1 doivent obligatoirement s’inscrire à phare@univ-paris1.fr et être munis d’une pièce d’identité pour accèder au batiment.

Séminaire coordonné par :
Rémy Herrera (CNRS) et Jean Dellemotte (PHARE)
de 17 à 19 h :

DE L’ECONOMIE POLITIQUE A L’ANTHROPOLOGIE ET L’HISTOIRE


A l’occasion de la nouvelle édition française des Systèmes économiques dans l’histoire et la théorie, le prochain séminaire aura lieu à l’amphi Lefebvre en Sorbonne (plan d’accès sur la page du séminaire). Rémy Herrera (CNRS) et Jean Dellemotte (PHARE, Paris 1) organisent un séminaire suivi d’un débat.


Archives audio et vidéo du séminaire ‘Marx au XXIe siècle’
disponibles à l‘adresse suivante :

lesfilmsdelan2.org/marx-au-21e-siècle

Présentation du séminaire :

vimeo.com/292286769

Séance : « Marx face au colonialisme » par Rémy Herrera

vimeo.com/292189749

Séance : « De la genèse des conquis sociaux de 1936 en France… à leur destruction en 1940 » par Gérard Del Maschio

vimeo.com/295779439

Jeudi 16 mai 2019

Jeudi 16 mai 2019


L’héritage philosophique de l’Antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

Ousia : essence ou substance ?

14h30-18h30, Sorbonne Université, Maison de la recherche, salle D040 (rdc)

  • Annick Jaulin (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Ousia et sterêsis chez Aristote
  • Silvia Fazzo (Milan) : Retour sur ousia chez Aristote et Alexandre d’Aphrodise
Jeudi 16 mai 2019


20h-22h
Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
Archives Husserl, CNRS, Ecole normale supérieure

RESTE

Reste. Ce qui est encore présent. Ce qui n’est pas perdu, jeté, abandonné, détruit, malgré la destruction, l’abandon, le rejet, la perte. Reste. Ce qu’il reste de l’enfance, ce qu’il reste après la mort, ceux qui restent, encore, ce qui survit, subsiste, persiste, demeure, ce qui hante, résiste, encore. Reste. Ce qui excède la soustraction : la différence, le fragment, le reliquat, la relique. Reste. Le vestige, la ruine, le débris, le détritus, la cendre, le cadavre. Reste. Ne meurt pas, n’y reste pas, reste : demande, prière. Reste. Encore. N’en restons pas là, il reste à dire, il reste à faire.
Si l’étymologie lie reste à la stabilité et à l’arrêt, la fertilité de ce seul mot reste nous invite plutôt à le lire comme la trace d’un geste, comme un tracé qui aura toujours déjà commencé et n’aura encore jamais été achevé. C’est ce tracé qui orientera notre travail cette année.

Pour l’année 2018-19, ce séminaire se tiendra à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Salle Beckett, de 20 à 22 h, les jeudis

Vendredi 17 mai 2019

<span style="color:#ECF5F2">Vendredi 17 mai 2019


17h-19h
Salle NoSoPhi

Séminaire « Pratiques extra-philosophiques de la philosophie. Dialogues autour d’A. Kojève »

Séminaire du Collège International de Philosophe, organisé et animé par Jamila Mascat et Sabina Tortorella - en partenariat avec l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici de Naples Programme et informations complets

  • Philosophie et histoire : Quel rôle pour la philosophie à la fin de l’histoire ?
    Marco Filoni, docteur en philosophie auteur de Le philosophe du dimanche
    Alexis Filippucci, Université de Liège

À l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort en 1968, ce projet propose une relecture sélective des œuvres du Kojève de la maturité autour de sept axes thématiques : le droit, le pouvoir, l’économie, l’histoire, l’esthétique, la psychanalyse et, finalement, la science.

Dans le but de rendre hommage aux travaux de cet intellectuel éclectique et versatile qui a traversé plusieurs domaines de la connaissance, cette recherche trouve son point de départ dans le constat de la disparition de Kojève de la scène philosophique et académique contemporaine.

Après les célèbres leçons sur la Phénoménologie de l’esprit livrées à l’École pratique des hautes études dans les années 1930, leçons qui ont inauguré un tournant crucial dans la réception française de Hegel et déterminé la renommée de Kojève au sein du débat philosophique de l’époque, il convient de relever un manque d’intérêt à l’égard de la pensée élaborée par le philosophe russe dans les décennies suivantes.

La publication des œuvres tardives de Kojève au cours des années 2000, notamment en France et en Italie (Kojève 2002 ; 2004a ; 2004b ; 2005 ; 2010a ; 2010b ; 2017a ; 2017b), n’a pas coïncidé, comme on aurait pu l’espérer, avec une véritable reprise des études kojèviennes à l’exception de quelques contributions significatives (Vegetti 2005 ; Filoni 2011 ; Lussy 2014 ; Pirotte 2015).

Ce constat va de pair avec deux autres remarques. En premier lieu, force est de déceler que Kojève a toujours été considéré surtout en tant que lecteur et interprète de Hegel et que l’attention portée à sa pensée, indépendamment de son commentaire à la Phénoménologie hégélienne, n’a pas encore fait l’objet d’une mise en perspective cohérente. Par ailleurs, et comme le remarque Jean-François Kérvégan, « l’image convenue d’un Kojève commentateur subtil et imprudent de la Phénoménologie de l’esprit a longtemps masqué l’audace et la profonde originalité » de toute son œuvre.

A l’encontre de cette tradition, ce projet ne vise à aborder que les textes kojèviens de la maturité qui demeurent très peu débattus. Il s’agira ainsi de se pencher sur les écrits rédigés par Kojève au cours de l’Après-guerre, au moment où il commence à travailler en tant que conseiller au service du Ministère de l’Economie et des Finances et lorsque son regard s’éloigne de Hegel pour se tourner vers les enjeux du temps présent. Par voie de conséquence, on s’intéressera particulièrement à analyser les transformations qui traversent sa manière de concevoir la philosophie ainsi que le rapport de sa philosophie à d’autres objets de réflexion tels que le droit, le pouvoir, le futur de l’Europe, le nouvel ordre mondial, l’esthétique, le cours de l’histoire et les tâches de la spéculation.

Le propos de cette recherche est d’aborder la philosophie de Kojève sous le prisme de son lien avec l’actualité de son temps. Cela étant, saisir la pensée de Kojève au-delà de Hegel permettra au séminaire de s’adresser à un public plus vaste que le cercle des spécialistes hégéliens ainsi que de présenter le travail intellectuel de ce penseur, « classique méconnu » comme l’observe Marco Filoni, sous un nouveau jour : au lieu de considérer Kojève uniquement en tant que commentateur de l’histoire de la philosophie, il s’agira de mettre en valeur sa réflexion originale qui se dessine face aux événements de l’époque, qui dépasse les frontières des disciplines et qui se développe à travers un dialogue continu avec ses contemporains, de Schmitt à Weil, de Kandinsky à Strauss.

Le projet vise également à développer et à compléter une recherche en cours d’élaboration portant sur des écrits inédits du Kojève de la maturité, en vue d’une prochaine publication. Il s’agit notamment de manuscrits archivés dans le « Fonds Kojève » auprès de la Bibliothèque nationale de France (Site Richelieu) qui pourront ainsi faire l’objet d’une discussion publique.

Vendredi 17 mai 2019

16h-19h

Atelier de traduction et d’étude des Manuscrits du groupe C de Husserl

Organisation : Dominique Pradelle et Claudia Serban
29 rue d’Ulm, salle 235B. (l’entrée du 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond)

Les Manuscrits du groupe C de Husserl, rédigés entre 1929 et 1934 et édités par Dieter Lohmar en 2006 sous le titre Späte Texte über Zeitkonstitution (Textes tardifs sur la constitution du temps), représentent la dernière étape de la pensée husserlienne de la temporalité, qui commence à s’élaborer dans les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps en 1905 à Göttingen et se poursuit, en 1917-1918, dans les fameux Manuscrits de Bernau (édités en 2001 et traduits en français en 2010). En même temps, par une variété et une richesse thématique qui peuvent parfois surprendre par leur éclectisme, les Manuscrits du groupe C offrent un aperçu particulièrement saisissant de la philosophie tardive de Husserl. Notre atelier, dont les travaux ont commencé en 2014-2015 et qui s’est poursuivi en 2016-2017 et 2017-2018, se propose de fournir une traduction collective intégrale de ce volume. Les séances donneront l’occasion à chaque participant de présenter sa traduction d’un texte précis et de la soumettre à la discussion. Elles sont ouvertes à tout chercheur s’intéressant à l’œuvre de Husserl comme à tout germaniste.

  • François de Gandt, présentation d’une partie du texte C 17
  • Virginie Palette, présentation d’une partie du texte C 17
Vendredi 17 mai 2019

Journée d’études IHPST : autour de Louis Rougier

Responsable (s)
BOURDEAU Michel
Alexandre Moatti

lieu : IHPST - Salle de conférence

Bien qu’il ait joué un rôle central dans la réception, ou non-réception, du néo-positivisme en France, l’oeuvre de Louis Rougier continue à être assez largement méconnue. Il y a quelque temps déjà, un important colloque lui fut consacré à Genève. La présente journée d’études vise à mieux cerner son influence, en s’intéressant plus particulièrement aux personnalités dont il fut proche et dont la diversité (Otto Neurath, Maurice Allais, Jean-Louis Destouche ou encore Marcel Boll) aide à mieux comprendre la complexité de son oeuvre .

Samedi 18 mai 2019

Samedi 18 mai 2019

en salle Halbwachs (Sorbonne) de 14h à 16h.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

Création d’un atelier de lecture « Phénoménologie » (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, PhiCo-EXeCO). Cet atelier, ouvert à tou.te.s, s’adresse en particulier aux étudiant.e.s, doctorant.e.s et post-doctorant.e.s dont les recherches s’inscrivent dans le champ phénoménologique.
Il aura pour objet cette année l’ouvrage de Renaud Barbaras, Métaphysique du sentiment (Paris, Cerf, coll. « Passages », 2016).

En raison des mesures de sécurité, les personnes intéressées ne disposant ni d’une carte d’étudiant, ni d’une carte professionnelle doivent impérativement s’inscrire à l’adresse philo-recherche@univ-paris1.fr.

Paula Lorelle – Henri Maldiney (pp. 237-254)

Charles Bobant (charles.bobant@univ-paris1.fr) et Manfredi Moreno (paramanfredi@gmail.com)

Samedi 18 mai 2019

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
UMR 8103 ISJPS
PhiCo-EXeCO

Du sens et du sensible
Séminaire de recherche 2019 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Pauline Nadrigny (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)

La conjonction du sens et du sensible est apparemment inscrite dans les mots eux-mêmes « sens » et « sensible ». Et en effet, l’histoire de la philosophie semble traversée d’une double recherche : de faire porter à tout sensible un sens et, symétriquement, de rendre constitutivement sensible tout sens, ou en tout cas de lui trouver un correspondant sensible. D’un tel attelage risque, alternativement, de résulter une domestication du sensible et une adultération du sens. Le sens a-t-il à être sensible ? Peut-il l’être et en quel(s) sens ? Le sensible a-t-il à être, en lui-même, porteur de sens ? Et s’il peut l’être, s’identifie-t-il au(x) sens qu’il peut porter ? Telles seront, entre autres, les questions posées dans ce séminaire, déclinant les relations possibles du sens et du sensible tant dans l’ordre ontologique qu’épistémologique et esthétique, sans ignorer non plus la portée éthique et politique du problème. Le séminaire nourrira la réflexion philosophique par une attention particulière aux usages effectifs – « esthétiques » ou non – du sensible : que fait-on, aujourd’hui, que peut on, que doit-on faire, du sensible ?

10h30-12h30
(Centre Sorbonne, salle Halbwachs) :

José Moure
(Paris 1, ACTE)
Poétique et politique sensible au cinéma

En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Samedi 18 mai 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.

  • En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.
  • Michael Forster (Université de Bonn) « Réflexions sur l’historisme »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Mardi 21 mai 2019

Mardi 21 mai 2019

Séminaire "Fictions et Economie au Siècle des Lumières"
Si la littérature, sous la forme du roman, du théâtre ou de la fable, peut instruire l’économie, elle vient aussi, sous celle de la fiction, et à l’intérieur même des textes économiques les plus classiques, donner à penser ce que la rationalité discursive peine, voire échoue à appréhender. Telle est l’idée au point de départ de ce séminaire ouvert à tous, qui accueillera, à chaque séance, deux chercheurs invités à présenter et à discuter l’un ou l’autre de ces deux aspects de l’articulation entre littérature et économie.


Les séances ont lieu de 18 h 30 à 20 h 30, salle Cavaillès, 17 rue de la Sorbonne ( escalier C, 1) étage), accès par RER Luxembourg, Métro Saint Michel ou Odéon, 27, 21, 84, 89 et 38.

Séminaire coordonné par : Marion CHOTTIN ; Claire PIGNOL ; Élise SULTAN

Courriels de l’équipe organisatrice :

  • marion.chottin@ens-lyon.fr
  • claire.pignol@univ-paris1.fr
  • amsoline@hotmail.com

Séverine Denieul ( Docteure Paris 10, PRAG, IUT de Poitiers)
"Casanova et l’économie des passions"

Jeudi 23 Mai 2019

Jeudi 23 mai 2019

Centre Léon Robin
Séminaire Aitia / Pathos - La doctrine aristotélicienne des émotions

CAUSES, PASSIONS, ACTIONS (II)
14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle D040)

Shahid RAHMAN (Lille III) : Different forms of the interplay between natural causality and causality in law
contact : cristina.viano[at]wanadoo.fr

Jeudi 23 Mai 2019

17h-19h, Salle de lecture de NoSoPhi (Sorbonne, escalier K, 2e étage, salle G 615 bis).

Le séminaire est ouvert à tous, mais une inscription préalable auprès de : Philo-Recherche@univ-paris1.fr est obligatoire.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »

Organisé par Élodie Djordjevic, Jean-François Kervégan, Jamila Mascat et Sabina Tortorella,
avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103)

Lea YPI (London School of Economics), « Resistance : A Permissive Account ».

Argumentaire

Le vocabulaire de la norme et de la normativité connaît aujourd’hui une faveur croissante. Plus avant, par delà le simple usage de termes d’ailleurs susceptibles de recevoir des acceptions fort distinctes, les enjeux et interrogations soulevés par la normativité, son statut, la manière dont il faut la comprendre et dont elle peut s’effectuer, sont massivement présents, notamment dans le champ académique et les différentes disciplines qui le composent, notamment dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences humaines et sociales.

Dans ce contexte, certains auteurs de la philosophie classique allemande ont fait l’objet d’un intérêt renouvelé et l’on connaît, à cet égard, la fortune de la philosophie habermassienne, dans la reprise et les transformations qu’elle opère avec la pensée kantienne. De même, l’idéalisme allemand a connu, à partir de la fin des années 1970, une certaine renaissance dans le cadre du projet de la Rehabilitierung der praktischen Philosophie. Depuis plusieurs décennies, la fécondité de la pensée hégélienne a été mise en lumière, notamment s’agissant des enjeux soulevés par les questions attenantes à la normativité pratique. Grâce aux travaux de L. Siep et d’A. Honneth – et d’A. Kojève avant eux –, le thème de la reconnaissance s’est ainsi imposé au cœur des débats contemporains en philosophies politique, sociale et du droit, inaugurant à l’échelle internationale une voie de réflexion riche et fructueuse (Ch. Taylor, J. Habermas, A. Honneth, N. Fraser, P. Markell, F. Neuhouser, E. Renault, F. Fischbach, J.-Ph. Deranty). Longtemps rejetée par la philosophie dite “analytique”, la philosophie hégélienne – et singulièrement sa “philosophie pratique” – est en outre désormais régulièrement convoquée par des auteurs issus de cette tradition comme une pensée d’intérêt pour penser le droit, les rapports sociaux, le monde social et la normativité qui y est à l’œuvre. Ainsi a-t-on pu parler d’un « Hegel Revival » (P. Redding) qui a notamment conduit à déceler une théorie de l’« agentivité » (agency) chez le philosophe sans doute le plus connu de l’idéalisme allemand, duquel on propose d’ailleurs volontiers des lectures « pragmatistes » (R. Pippin, T. Pinkard). S’il s’agit là d’usages, comme d’ailleurs de méthodes d’interprétation et de lecture, très différents, il semble toutefois que ces divers recours soulignent la fécondité que la contemporanéité reconnaît à la philosophie de Kant et des auteurs de l’idéalisme allemand pour penser des objets qui n’étaient pas toujours immédiatement les leurs, par delà, donc, le travail exégétique ou historique qui peut être fait sur ces pensées.

Toutefois, ces recours à certains aspects de la philosophie pratique kantienne et/ou des philosophes de l’idéalisme allemand ne vont la plupart du temps pas sans une certaine renonciation – voire un abandon et un rejet radicaux – de la conception de la raison qui semble pourtant au cœur de ces pensées et, peut-être, du tournant philosophique qu’elles constituent : celle d’une raison qui, comprise comme faculté de l’universel, a fondamentalement une vocation pratique. Si l’on peut en effet tenir que l’idée d’un primat de la raison pratique est l’un des traits qui caractérise les pensées qui, assumant le tournant critique kantien, peuvent être regroupées sous le nom d’« idéalisme allemand », c’est précisément les thèses les plus fortes sur la raison et la rationalité qui semblent être mises de côté par beaucoup des « réactualisations » contemporaines qui en sont faites, soit que la raison alors mobilisée soit jugée métaphysiquement trop « lourde », soit que l’histoire du dernier siècle ait conduit à la remise en cause d’un certain optimisme ou d’une certaine idée du progrès attachés à la conception de la raison liée à l’Aufklärung. C’est ainsi à un scepticisme de la raison que semble conduire dans son mouvement le tournant post-métaphysique, de telle sorte encore qu’on a pu dire de la raison moderne qu’elle connaissait une véritable « crise ». De cette « crise », il s’agit de mesurer les conséquences s’agissant de la pratique elle-même comme de sa saisie rationnelle. Se confronter à cette crise, est-ce nécessairement renoncer à la raison en un sens plein, c’est-à-dire une raison qui ne soit précisément pas réductible aux raisons (de l’agent) sur lesquelles semble essentiellement se concentrer, notamment, la philosophie contemporaine de l’action ? La crise de la raison moderne doit-elle conduire à reléguer la saisie de la pratique et la position de sa critique à de simples raisons, toujours ultimement particulières ? Autrement dit conduit-elle à renoncer, en matière pratique, à l’exigence de l’universel : de renoncer à quelque chose comme une raison pratique à la faveur de simples raisons ? Serions-nous alors acculés à l’alternative dont les deux branches seraient constituées, s’agissant des normes, au fait de les reléguer à l’irrationnel ou bien de les faire dépendre d’un simple espace logique des raisons ?

Mais s’il est vrai que la crise est ce qui doit conduire à « revenir aux questions elles-mêmes et requiert de nous des réponses » (H. Arendt), ne faut-il pas plutôt voir en celle que connaîtrait la raison une invitation à reprendre les investigations sur cette raison elle-même et sur la conception que, dans son lien intime avec la pratique, les penseurs de l’idéalisme allemand ont pu en proposer ? En effet, en rejetant, sans plus de procès, la conception de la raison telle que la détermine, à la suite de Kant, l’idéalisme allemand et à laquelle semblent au moins pour part liées ses thèses pratiques les plus fortes, ne renonce-t-on pas par là même à ce qui en constitue peut-être la grande fécondité pour notre contemporanéité, dans la mesure où de cette raison procèderait à la fois les moyens de la critique, de l’action et de transformation du réel ? Ne peut-on plus sans absurdité se revendiquer, pour paraphraser et en renversant Gramsci, de l’optimisme de la raison pratique ?

Tels sont certains des enjeux et questions que le séminaire « Raison(s) pratique(s) » souhaiterait aborder, en faisant dialoguer des traditions possiblement distinctes, mais qui semblent toutefois animées par des problèmes et des enjeux sans doute moins éloignés qu’ils ne peuvent d’abord paraître.

Jeudi 23 Mai 2019

Le Labex TransferS organise en mai prochain un programme interdisciplinaire établi autour de la collaboration avec l’ENS de Yaoundé au Cameroun. "Langues, textes, œuvres : culture et décentrement" permettra de croiser des regards scientifiques éclairant tour à tour différents aspects des transferts culturels à l’œuvre dans ce pays dont l’histoire coloniale renvoie d’abord à l’Allemagne, avant la France.

ENS de Paris - 21-23 mai 2019 -29 rue d’Ulm - salle 236

Au sein du programme d’ensemble (voir pièce jointe), une journée est spécifiquement dédiée au lien entre traduction et philosophie.

Jeudi 23 mai - Que veut-on traduire ? Perspectives interdisciplinaires et interculturelles

Matinée 9h-12h30

9h R. Nzameyo (ENS Yaoundé) : Philosophie et textes : expériences et perspectives africaines

10h M. Forster (Rheinische Universität Bonn) : Quelle philosophie du langage pour quelle théorie de la traduction ?

11h30 D. Legrand (CNRS, Paris ) : ‘Ma langue maternelle étrangère’

Après-midi – 14h15-17h

Atelier : Fr. Thomas (Rheinische Universität Bonn) : L’idée d’intraduisible en philosophie

La notion d’intraduisible semble remettre en cause la philosophie dans sa prétention à l’universalité. Elle renvoie souvent à l’idée que la pensée est profondément inscrite dans le langage et dépendante des cadres conceptuels propres à chaque langue. À l’horizon se profile le risque du relativisme linguistique et culturel. Mais intraduisible ne signifie pas incompréhensible. Et comme on le montrera sur des exemples d’ « intraduisibles » célèbres, travaillés en commun, on ne traduit pas des langues entre elles, mais des discours ; pas des mots isolés, mais des mots en contexte. En définitive : faut-il avoir peur des intraduisibles ?

Le programme de cette journée est donc évidemment particulièrement adapté aux étudiants de philosophie - mais toutes les propositions sont de toute façon ouvertes aux étudiants et aux chercheurs de tout établissement.
Les conférences sont ouvertes à tous sans inscription préalable. Les ateliers sont des lieux de réflexion méthodologique : inscription préalable auprès de la responsable du programme (charlotte.morel@ens.fr) jusqu’au 15 avril 2019.

Dans le souci d’une véritable interdisciplinarité, il n’y a pas de prérequis de connaissances linguistiques ni d’affiliation disciplinaire.

Vendredi 24 mai 2019

Vendredi 24 mai 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • Enjeux socio-politiques des syncrétismes ésotériques
    Salle 235 A, 29 rue d’Ulm

Perry Myers (Albion College, Michigan) :

The Re-engineering of Society : The Social and Political Articulations of Spiritual Scientists in Europe and India during the Long Fin-de-Siècle. At the fin-de-siècle and height of Empire (1871-1932) an array of intellectually and geographically diverse cosmopolitan religious movements emerged in England, France, Germany, and India that were undergirded by a transnational spiritual leitmotif and espousal of alterity—a putative disregard for race, class, creed or gender. The shared spiritual affinities of these groups—Theosophy, Anthroposophy, Monism, L’Ordre Martiniste, among others—became galvanized through the intersection of Western and Indian philosophy and religious thought, around which a cosmopolitan religious field coalesced. In stark contrast, these movements engaged in highly contested cultural, social, and political debates in each geopolitical one, creating an incessant tension between their cosmopolitan spiritual vision and their attempts to bolster their social and national agendas. Moreover, the social and political framework that most cosmopolitan religious thinkers underscored became articulated in notions and concepts unique to the particularities of their social localities.
First, this seminar will briefly introduce the cosmopolitan spiritual affinities of these groups : antimaterialism, spiritual evolution, and its historiographical applications. Second, the main thrust of the seminar will explore how these spiritual affinities played out and were applied in idiosyncratic ways in each geopolitical domain. Specifically, the seminar will examine how common set of cosmopolitan religious tenets became re-articulated to bolster designs for social and cultural regeneration in each geopolitical sphere. Through the investigation of their partisan educational models, but also social concepts—class and caste, or karma for
instance—the seminar will explore how cosmopolitan religious factions in each geopolitical zone sought to re-engineer their different societies and assert their distinction as an elite class of spiritual leaders. This seminar then will provide unique insight into the transnational intersection of religious and secular prerogatives as it played out in terms of local social agendas.

Clément Jacquemoud (Paris) : Les pratiques et savoirs rituels altaïens comme exemples de transferts culturels dans le contexte de l’Asie centrale et septentrionale

Chaîne de montagnes au centre de l’Asie, l’Altaï se révèle un espace chargé d’histoire et le cœur d’intenses échanges entre différentes cultures. Dès l’intégration de cette région à l’Empire tsariste au XVIIIe siècle, les autochtones interagissent avec le monde russe, ses marchands, ses missionnaires orthodoxes, puis ses colons. En réaction aux profonds changements de la société, le bourkhanisme, un mouvement religieux millénariste et messianique, antirusse et anti-orthodoxe, fait son apparition chez les Altaïens. Le mouvement entraîne également la brutale disparition des chamanes, avant que la politique antireligieuse soviétique ne l’élimine à son tour. Après la chute de l’URSS, chamanisme et bourkhanisme sont (re)construits à partir des matériaux ethnographiques disponibles, et/ou s’inspirent d’autres mouvements (christianismes, bouddhisme, New Age). Inscrits dans la mondialisation, les acteurs religieux nouent des contacts hors des frontières de l’Altaï, et les femmes sont créditées de fonctions religieuses nouvelles. Au cours de ce séminaire, nous reviendrons sur les circonstances ayant favorisé l’émergence du bourkhanisme au début du XXe siècle, et sur les transferts de savoirs et de pratiques entre les peuples russe et altaïen à cette époque. Nous questionnerons ensuite les rôles nouveaux attribués aux femmes et à l’écrit dans le renouveau bourkhaniste, dont l’origine remonte aux transformations sociales induites par la période soviétique, et analyserons la manière dont les interactions transnationales assoient la légitimité du courant religieux.

Vendredi 24 mai 2019

14h30-17h30

Cycle de conférences Léon-Robin : la question de l’âme chez Platon et dans la tradition platonicienne II

Ce programme sera précisé ultérieurement (lieux, titres, répondants)

Univ. Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, salle D116
Thomas Kjeller Johansen (Universitetet i Oslo) : "Plato on the soul as a principle of life"
Répondant :

Samedi 25 mai 2019

Samedi 25 mai 2019


Séminaire « Les dieux chez les penseurs présocratiques » organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée

Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

Pour la deuxième année de suite, le séminaire « présocratiques » du Centre Léon Robin sera consacré au thème « Les dieux chez les penseurs présocratiques ». Nous allons poursuivre l’enquête sur les principales questions soulevées par l’étude de la religiosité chez les penseurs grecs de l’époque archaïque et classique. Plus en détail, il s’agira d’étudier les formes particulières que prend, chez ces philoso­phes, la réflexion sur la religion poly­théiste traditionnelle, à savoir : la critique « rationa­liste » des mythes sur les dieux et des croyances admises (par ex. chez Xéno­phane et différemment chez Protagoras ou chez Euripide) ; le développement de prati­ques savantes d’interprétation des textes poétiques sur les dieux comme la lecture allégorique (cf. le Papyrus de Derveni) ; l’élaboration de nouvelles théologies natu­ralistes qui prennent pour objet des élé­ments de la nature ou du kosmos (par exem­ple, chez Empédocle) ; la revalorisation et le réinvestissement de divinités secondaires dans la religion traditionnelle, comme les daimones (notamment chez Empédocle et chez Socrate) ; l’orphisme.


Sauf indication contraire, les séances ont lieu dans la bibliothèque Léon Robin
Université Paris Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, escalier E, 2e étage, de 10h00 à 13h00

Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

  • Valeria Piano (Florence), « Euripide e l’orfismo » (titre provisoire)
Samedi 25 mai 2019


Séminaire de recherche 2018-2019 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique de l’ontologie sociale (II)

La question de la réalité sociale joue un rôle privilégié dans le renouveau actuel du motif réaliste. Certains soutiennent que l’originalité du « nouveau réalisme », irréductible au réalisme généralement naturaliste qui a pu, dans la période précédente, s’opposer aux différentes formes d’antiréalisme post-moderne, résiderait dans la prise en compte non plus de la seule réalité naturelle mais de celle de la société. Tout le problème paraît alors que la mise en exergue de la réalité de ladite réalité sociale ne conduise pas, d’une façon ou d’une autre, à la désocialisation de cette même réalité. Aussi le « nouveau réalisme » se distinguerait-il par le respect qu’il témoignerait à la spécificité de l’être du social.

La difficulté est cependant que, bien souvent, dès lors, cette spécificité semble revêtir des traits étrangement similaires à ceux de ce constructivisme même que la thèse réaliste avait pour vocation première de dénoncer. On ne compte plus, de la part des néo-réalistes proclamés, les tentatives de « constructions de la réalité sociale », l’idéal analytique de (re)construction théorique de cette réalité finissant souvent par prendre la signification substantielle suivant laquelle, en un sens ou un autre, ce serait cette réalité elle-même qui se construirait.

Le premier objectif de nos travaux sera de remettre en question cette idée selon laquelle le social, que cela soit en un sens épistémologique ou métaphysique, pourrait faire l’objet d’une « construction ». Nous soutiendrons qu’essayer de « construire » le social, c’est, du point de vue théorique, se condamner à le manquer. A la logique de la « construction », il faut substituer celle de l’analyse et de la critique, qui, plutôt que de prétendre fabriquer théoriquement le social, le prend pour point de départ ainsi que les discours voués à sa connaissance (et non à sa construction) : ceux des sciences sociales. D’autre part, du point de vue ontologique, nous mettrons en doute que le social puisse être pensé en aucune façon comme étant lui-même une « construction » – ce qui ne veut pas dire qu’il n’appartienne pas à l’être du social que des « constructions », en des sens à préciser, y soient possibles.

Cette démarche critique nous conduira cependant et surtout, au-delà du rejet de ce mythe de la construction, à remettre en question les limites de principe du programme même d’une « ontologie sociale ». Celle-ci paraît, constitutivement, condamnée à osciller entre réification et constructivisme. C’est que, sans doute, la question est mal posée. A la perspective ontologique qui prétend circonscrire a priori l’être du social et finit toujours par lui donner alternativement trop ou trop peu d’être, on opposera l’enquête socio-logique qui reconnaît dans la société l’espace dans lequel est posée, conflictuellement, la question des mesures de l’être.


Lieu :
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Horaire : 10h30-12h30

Vincent Descombes (EHESS) :
La fable du Mur (réflexions sur le constructivisme de John Searle)


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Mardi 28 mai 2019

Mardi 28 mai 2019


Formes de vies et expressivité Séminaire de recherche.

Alexandre Gefen et Sandra Laugier
De 17h30 à 19h30.
Maison de la recherche de Paris 3
4, rue des Irlandais 75005 Paris.
Séminaire ouvert à tous.

Gestes, signes, plaintes, aveux, excuses ; projections imaginaires, vies ordinaires, récits d’extase ou de souffrance, quête de justesse et de perfection, cri de révolte ou de solidarité : l’ère démocratique a ouvert un espace d’expression personnelle et collective, impossible à délimiter mais toujours à investir. Enquêtes philosophiques et récits autobiographiques, ethnographies et mobilisations sociales, revendications partiales et quêtes introspectives participent d’une culture commune de l’expressivité et répondent à une même demande de maîtrise émotionnelle, d’éducation sémantique et de valorisation des singularités, spectaculaires ou minoritaires.

L’expressivité traverse les frontières de la description et de la performance, du social et du vital, dans une élucidation des formes de la vie humaine et de leurs diverses façons d’apparaître et de se transformer. Elle porte des valeurs et différences inédites, des personnes et groupes invisibles. Elle subvertit des divisions conceptuelles établies : action et passion, parole et écriture, liens forts et faibles, illocutoire-perlocutoire-locutoire, expertise et amateurisme, individuel et collectif, élitisme et populaire.

C’est ce territoire, autant littéraire et artistique que philosophique et éthique, où s’expose à la fois la confiance en soi de l’individu.e et sa fragilité, que nous voudrions explorer.

Mardi 28 mai, salle Claude Simon : Frédérique Leichter-Flack


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