La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Conférences, colloques, séminaires Mai 2019

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MAI 2019

Samedi 4 mai 2019

Samedi 4 mai 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.
En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.

Bruno Ambroise (CNRS, ISJPS)
Pierre Fasula (Université Paris 1, ISJPS)
« Philosophie du langage ordinaire et renouveau de la rhétorique »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Vendredi 10 mai 2019

Vendredi 10 mai 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • Histoire sémantique, histoire culturelle
    Salle 235B, 29 rue d’Ulm

Tristan Coignard (Bordeaux) : La questionde l’« esprit cosmopolitique » à l’époque révolutionnaire et napoléonienne. Reconstitution et interprétations du« Weltbürger-Sinne » chez F. Schiller et J. G. Fichte

A partir de 1789, la perspective d’un projet d’émancipation politique qui pourrait s’étendre à l’Europe voire à l’humanité est étroitement liée à la France. La Révolution et la période napoléonienne imposent la primauté et la centralité de la référence à la France pour tout projet cosmopolitique à venir.
Est-il dès lors concevable d’envisager un « esprit cosmopolitique » en marge de ce caractère central attribué à la France ? La question est cruciale car elle oblige à réfléchir sur les rapports complexes qu’entretiennent avec la France ceux qui ont été déçus voire outrés par l’évolution de la Révolution. Il s’agit de cerner quelles postures cosmopolitiques émergent à partir d’une réaction de mise à distance et même de rejet à l’égard de la France révolutionnaire et napoléonienne. Nous aborderons cette question à partir de deux cas représentatifs de l’histoire des idées allemandes, qui permettent de distinguer des interprétations différentes de l’ « esprit cosmopolitique » : à travers la démarche de Friedrich Schiller, le constat d’échec d’une stratégie d’émancipation qui repose sur le modèle français avec celle de Fichte, l’hypothèse d’une visée cosmopolitique spécifiquement allemande.

Chryssanti Avlami (Athènes) : « Doux Commerce », vertus guerrières : la question de la civilisation dans le Mémoire sur l’état actuel de la civilisation en Grèce (Paris, 1803) d’Adamantios Coray

Le Mémoire est un texte important à plusieurs égards : d’abord, parce qu’il a visiblement servi de base pour ce qui, rétrospectivement, a été identifié sous la catégorie de « Lumières néohelléniques » ; ensuite, parce qu’il réunit, du moins pour l’essentiel, l’argumentation « philhellénique » telle qu’elle a été développée sous (et contre) la Restauration ; enfin, et surtout, parce qu’il témoigne à la fois des lectures révolutionnaires des Lumières et de la conjoncture de sa rédaction, à savoir ce moment transitoire entre le Consulat et l’Empire lorsque l’idée de « former une nation » prend une allure programmatique chez bon nombre d’écrivains qui décident de prendre la plume pour représenter leurs peuples.
De fait, le Mémoire est un texte hybride dont l’apparente simplicité semble bien trompeuse.
Il s’agira de revenir sur la manière dont Coray, en introduisant le néologisme politismos en grec moderne, décrit l’intégration des Grecs dans le processus de la civilisation européenne.

Samedi 11 mai 2019

Samedi 11 mai 2019

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
de 10h45 à 12h45.
Sauf indication contraire, les séminaires se tiennent cette année dans la salle de formation de la bibliothèque de la Sorbonne.

Séminaire Hegel 2018-2019 animé par Jean-François Kervégan (Université Paris I et IUF) et Gilles Marmasse (Université de Poitiers)

Ce séminaire relève de l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’équipe d’accueil "Métaphysique allemande et philosophie pratique" (EA 2626, Université de Poitiers).

Page web du séminaire : http://nosophi.univ-paris1.fr/groupes/hegel.htm

Birgit SANDKAULEN (Universität Bochum) : Der Begriff des Lebens – eine naturphilosophische oder lebensweltliche Frage ?

Mercredi 15 mai 2019

Mercredi 15 Mai 2019

Centre Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

Le séminaire Marx au XXIe siècle, longtemps dirigé par Jean Salem récemment disparu, est désormais organisé dans le cadre du Laboratoire PHARE.

Séminaire coordonné par :
Rémy Herrera (CNRS), Laurent Jaffro (PHARE) et Jean Dellemotte (PHARE)

Jeudi 16 mai 2019

Jeudi 16 mai 2019


L’héritage philosophique de l’Antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

Ousia : essence ou substance ?

14h30-18h30, Sorbonne Université, Maison de la recherche, salle D040 (rdc)

  • Annick Jaulin (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Ousia et sterêsis chez Aristote
  • Silvia Fazzo (Milan) : Retour sur ousia chez Aristote et Alexandre d’Aphrodise
Jeudi 16 mai 2019


20h-22h
Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
Archives Husserl, CNRS, Ecole normale supérieure
RESTE

Reste. Ce qui est encore présent. Ce qui n’est pas perdu, jeté, abandonné, détruit, malgré la destruction, l’abandon, le rejet, la perte. Reste. Ce qu’il reste de l’enfance, ce qu’il reste après la mort, ceux qui restent, encore, ce qui survit, subsiste, persiste, demeure, ce qui hante, résiste, encore. Reste. Ce qui excède la soustraction : la différence, le fragment, le reliquat, la relique. Reste. Le vestige, la ruine, le débris, le détritus, la cendre, le cadavre. Reste. Ne meurt pas, n’y reste pas, reste : demande, prière. Reste. Encore. N’en restons pas là, il reste à dire, il reste à faire.
Si l’étymologie lie reste à la stabilité et à l’arrêt, la fertilité de ce seul mot reste nous invite plutôt à le lire comme la trace d’un geste, comme un tracé qui aura toujours déjà commencé et n’aura encore jamais été achevé. C’est ce tracé qui orientera notre travail cette année.

Pour l’année 2018-19, ce séminaire se tiendra à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Salle Beckett, de 20 à 22 h, les jeudis

Samedi 18 mai 2019

Samedi 18 mai 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.

  • En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.
  • Michael Forster (Université de Bonn) « Réflexions sur l’historisme »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Jeudi 23 Mai 2019

Jeudi 23 mai 2019

Centre Léon Robin
Séminaire Aitia / Pathos - La doctrine aristotélicienne des émotions

CAUSES, PASSIONS, ACTIONS (II)
14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle D040)

Shahid RAHMAN (Lille III) : Different forms of the interplay between natural causality and causality in law
contact : cristina.viano[at]wanadoo.fr

Jeudi 23 Mai 2019

17h-19h, Salle de lecture de NoSoPhi (Sorbonne, escalier K, 2e étage, salle G 615 bis).

Le séminaire est ouvert à tous, mais une inscription préalable auprès de : Philo-Recherche@univ-paris1.fr est obligatoire.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »

Organisé par Élodie Djordjevic, Jean-François Kervégan, Jamila Mascat et Sabina Tortorella,
avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103)

Lea YPI (London School of Economics), « Resistance : A Permissive Account ».

Argumentaire

Le vocabulaire de la norme et de la normativité connaît aujourd’hui une faveur croissante. Plus avant, par delà le simple usage de termes d’ailleurs susceptibles de recevoir des acceptions fort distinctes, les enjeux et interrogations soulevés par la normativité, son statut, la manière dont il faut la comprendre et dont elle peut s’effectuer, sont massivement présents, notamment dans le champ académique et les différentes disciplines qui le composent, notamment dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences humaines et sociales.

Dans ce contexte, certains auteurs de la philosophie classique allemande ont fait l’objet d’un intérêt renouvelé et l’on connaît, à cet égard, la fortune de la philosophie habermassienne, dans la reprise et les transformations qu’elle opère avec la pensée kantienne. De même, l’idéalisme allemand a connu, à partir de la fin des années 1970, une certaine renaissance dans le cadre du projet de la Rehabilitierung der praktischen Philosophie. Depuis plusieurs décennies, la fécondité de la pensée hégélienne a été mise en lumière, notamment s’agissant des enjeux soulevés par les questions attenantes à la normativité pratique. Grâce aux travaux de L. Siep et d’A. Honneth – et d’A. Kojève avant eux –, le thème de la reconnaissance s’est ainsi imposé au cœur des débats contemporains en philosophies politique, sociale et du droit, inaugurant à l’échelle internationale une voie de réflexion riche et fructueuse (Ch. Taylor, J. Habermas, A. Honneth, N. Fraser, P. Markell, F. Neuhouser, E. Renault, F. Fischbach, J.-Ph. Deranty). Longtemps rejetée par la philosophie dite “analytique”, la philosophie hégélienne – et singulièrement sa “philosophie pratique” – est en outre désormais régulièrement convoquée par des auteurs issus de cette tradition comme une pensée d’intérêt pour penser le droit, les rapports sociaux, le monde social et la normativité qui y est à l’œuvre. Ainsi a-t-on pu parler d’un « Hegel Revival » (P. Redding) qui a notamment conduit à déceler une théorie de l’« agentivité » (agency) chez le philosophe sans doute le plus connu de l’idéalisme allemand, duquel on propose d’ailleurs volontiers des lectures « pragmatistes » (R. Pippin, T. Pinkard). S’il s’agit là d’usages, comme d’ailleurs de méthodes d’interprétation et de lecture, très différents, il semble toutefois que ces divers recours soulignent la fécondité que la contemporanéité reconnaît à la philosophie de Kant et des auteurs de l’idéalisme allemand pour penser des objets qui n’étaient pas toujours immédiatement les leurs, par delà, donc, le travail exégétique ou historique qui peut être fait sur ces pensées.

Toutefois, ces recours à certains aspects de la philosophie pratique kantienne et/ou des philosophes de l’idéalisme allemand ne vont la plupart du temps pas sans une certaine renonciation – voire un abandon et un rejet radicaux – de la conception de la raison qui semble pourtant au cœur de ces pensées et, peut-être, du tournant philosophique qu’elles constituent : celle d’une raison qui, comprise comme faculté de l’universel, a fondamentalement une vocation pratique. Si l’on peut en effet tenir que l’idée d’un primat de la raison pratique est l’un des traits qui caractérise les pensées qui, assumant le tournant critique kantien, peuvent être regroupées sous le nom d’« idéalisme allemand », c’est précisément les thèses les plus fortes sur la raison et la rationalité qui semblent être mises de côté par beaucoup des « réactualisations » contemporaines qui en sont faites, soit que la raison alors mobilisée soit jugée métaphysiquement trop « lourde », soit que l’histoire du dernier siècle ait conduit à la remise en cause d’un certain optimisme ou d’une certaine idée du progrès attachés à la conception de la raison liée à l’Aufklärung. C’est ainsi à un scepticisme de la raison que semble conduire dans son mouvement le tournant post-métaphysique, de telle sorte encore qu’on a pu dire de la raison moderne qu’elle connaissait une véritable « crise ». De cette « crise », il s’agit de mesurer les conséquences s’agissant de la pratique elle-même comme de sa saisie rationnelle. Se confronter à cette crise, est-ce nécessairement renoncer à la raison en un sens plein, c’est-à-dire une raison qui ne soit précisément pas réductible aux raisons (de l’agent) sur lesquelles semble essentiellement se concentrer, notamment, la philosophie contemporaine de l’action ? La crise de la raison moderne doit-elle conduire à reléguer la saisie de la pratique et la position de sa critique à de simples raisons, toujours ultimement particulières ? Autrement dit conduit-elle à renoncer, en matière pratique, à l’exigence de l’universel : de renoncer à quelque chose comme une raison pratique à la faveur de simples raisons ? Serions-nous alors acculés à l’alternative dont les deux branches seraient constituées, s’agissant des normes, au fait de les reléguer à l’irrationnel ou bien de les faire dépendre d’un simple espace logique des raisons ?

Mais s’il est vrai que la crise est ce qui doit conduire à « revenir aux questions elles-mêmes et requiert de nous des réponses » (H. Arendt), ne faut-il pas plutôt voir en celle que connaîtrait la raison une invitation à reprendre les investigations sur cette raison elle-même et sur la conception que, dans son lien intime avec la pratique, les penseurs de l’idéalisme allemand ont pu en proposer ? En effet, en rejetant, sans plus de procès, la conception de la raison telle que la détermine, à la suite de Kant, l’idéalisme allemand et à laquelle semblent au moins pour part liées ses thèses pratiques les plus fortes, ne renonce-t-on pas par là même à ce qui en constitue peut-être la grande fécondité pour notre contemporanéité, dans la mesure où de cette raison procèderait à la fois les moyens de la critique, de l’action et de transformation du réel ? Ne peut-on plus sans absurdité se revendiquer, pour paraphraser et en renversant Gramsci, de l’optimisme de la raison pratique ?

Tels sont certains des enjeux et questions que le séminaire « Raison(s) pratique(s) » souhaiterait aborder, en faisant dialoguer des traditions possiblement distinctes, mais qui semblent toutefois animées par des problèmes et des enjeux sans doute moins éloignés qu’ils ne peuvent d’abord paraître.

Vendredi 24 mai 2019

Vendredi 24 mai 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • Enjeux socio-politiques des syncrétismes ésotériques
    Salle 235 A, 29 rue d’Ulm

Perry Myers (Albion College, Michigan) :

The Re-engineering of Society : The Social and Political Articulations of Spiritual Scientists in Europe and India during the Long Fin-de-Siècle. At the fin-de-siècle and height of Empire (1871-1932) an array of intellectually and geographically diverse cosmopolitan religious movements emerged in England, France, Germany, and India that were undergirded by a transnational spiritual leitmotif and espousal of alterity—a putative disregard for race, class, creed or gender. The shared spiritual affinities of these groups—Theosophy, Anthroposophy, Monism, L’Ordre Martiniste, among others—became galvanized through the intersection of Western and Indian philosophy and religious thought, around which a cosmopolitan religious field coalesced. In stark contrast, these movements engaged in highly contested cultural, social, and political debates in each geopolitical one, creating an incessant tension between their cosmopolitan spiritual vision and their attempts to bolster their social and national agendas. Moreover, the social and political framework that most cosmopolitan religious thinkers underscored became articulated in notions and concepts unique to the particularities of their social localities.
First, this seminar will briefly introduce the cosmopolitan spiritual affinities of these groups : antimaterialism, spiritual evolution, and its historiographical applications. Second, the main thrust of the seminar will explore how these spiritual affinities played out and were applied in idiosyncratic ways in each geopolitical domain. Specifically, the seminar will examine how common set of cosmopolitan religious tenets became re-articulated to bolster designs for social and cultural regeneration in each geopolitical sphere. Through the investigation of their partisan educational models, but also social concepts—class and caste, or karma for
instance—the seminar will explore how cosmopolitan religious factions in each geopolitical zone sought to re-engineer their different societies and assert their distinction as an elite class of spiritual leaders. This seminar then will provide unique insight into the transnational intersection of religious and secular prerogatives as it played out in terms of local social agendas.

Clément Jacquemoud (Paris) : Les pratiques et savoirs rituels altaïens comme exemples de transferts culturels dans le contexte de l’Asie centrale et septentrionale

Chaîne de montagnes au centre de l’Asie, l’Altaï se révèle un espace chargé d’histoire et le cœur d’intenses échanges entre différentes cultures. Dès l’intégration de cette région à l’Empire tsariste au XVIIIe siècle, les autochtones interagissent avec le monde russe, ses marchands, ses missionnaires orthodoxes, puis ses colons. En réaction aux profonds changements de la société, le bourkhanisme, un mouvement religieux millénariste et messianique, antirusse et anti-orthodoxe, fait son apparition chez les Altaïens. Le mouvement entraîne également la brutale disparition des chamanes, avant que la politique antireligieuse soviétique ne l’élimine à son tour. Après la chute de l’URSS, chamanisme et bourkhanisme sont (re)construits à partir des matériaux ethnographiques disponibles, et/ou s’inspirent d’autres mouvements (christianismes, bouddhisme, New Age). Inscrits dans la mondialisation, les acteurs religieux nouent des contacts hors des frontières de l’Altaï, et les femmes sont créditées de fonctions religieuses nouvelles. Au cours de ce séminaire, nous reviendrons sur les circonstances ayant favorisé l’émergence du bourkhanisme au début du XXe siècle, et sur les transferts de savoirs et de pratiques entre les peuples russe et altaïen à cette époque. Nous questionnerons ensuite les rôles nouveaux attribués aux femmes et à l’écrit dans le renouveau bourkhaniste, dont l’origine remonte aux transformations sociales induites par la période soviétique, et analyserons la manière dont les interactions transnationales assoient la légitimité du courant religieux.

Vendredi 24 mai 2019

14h30-17h30

Cycle de conférences Léon-Robin : la question de l’âme chez Platon et dans la tradition platonicienne II

Ce programme sera précisé ultérieurement (lieux, titres, répondants)

Univ. Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, salle D116
Thomas Kjeller Johansen (Universitetet i Oslo) : "Plato on the soul as a principle of life"
Répondant :

Samedi 25 mai 2019

Samedi 25 mai 2019


Séminaire « Les dieux chez les penseurs présocratiques » organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée

Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

Pour la deuxième année de suite, le séminaire « présocratiques » du Centre Léon Robin sera consacré au thème « Les dieux chez les penseurs présocratiques ». Nous allons poursuivre l’enquête sur les principales questions soulevées par l’étude de la religiosité chez les penseurs grecs de l’époque archaïque et classique. Plus en détail, il s’agira d’étudier les formes particulières que prend, chez ces philoso­phes, la réflexion sur la religion poly­théiste traditionnelle, à savoir : la critique « rationa­liste » des mythes sur les dieux et des croyances admises (par ex. chez Xéno­phane et différemment chez Protagoras ou chez Euripide) ; le développement de prati­ques savantes d’interprétation des textes poétiques sur les dieux comme la lecture allégorique (cf. le Papyrus de Derveni) ; l’élaboration de nouvelles théologies natu­ralistes qui prennent pour objet des élé­ments de la nature ou du kosmos (par exem­ple, chez Empédocle) ; la revalorisation et le réinvestissement de divinités secondaires dans la religion traditionnelle, comme les daimones (notamment chez Empédocle et chez Socrate) ; l’orphisme.


Sauf indication contraire, les séances ont lieu dans la bibliothèque Léon Robin
Université Paris Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, escalier E, 2e étage, de 10h00 à 13h00

Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

  • Valeria Piano (Florence), « Euripide e l’orfismo » (titre provisoire)
Samedi 25 mai 2019


Séminaire de recherche 2018-2019 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique de l’ontologie sociale (II)

La question de la réalité sociale joue un rôle privilégié dans le renouveau actuel du motif réaliste. Certains soutiennent que l’originalité du « nouveau réalisme », irréductible au réalisme généralement naturaliste qui a pu, dans la période précédente, s’opposer aux différentes formes d’antiréalisme post-moderne, résiderait dans la prise en compte non plus de la seule réalité naturelle mais de celle de la société. Tout le problème paraît alors que la mise en exergue de la réalité de ladite réalité sociale ne conduise pas, d’une façon ou d’une autre, à la désocialisation de cette même réalité. Aussi le « nouveau réalisme » se distinguerait-il par le respect qu’il témoignerait à la spécificité de l’être du social.

La difficulté est cependant que, bien souvent, dès lors, cette spécificité semble revêtir des traits étrangement similaires à ceux de ce constructivisme même que la thèse réaliste avait pour vocation première de dénoncer. On ne compte plus, de la part des néo-réalistes proclamés, les tentatives de « constructions de la réalité sociale », l’idéal analytique de (re)construction théorique de cette réalité finissant souvent par prendre la signification substantielle suivant laquelle, en un sens ou un autre, ce serait cette réalité elle-même qui se construirait.

Le premier objectif de nos travaux sera de remettre en question cette idée selon laquelle le social, que cela soit en un sens épistémologique ou métaphysique, pourrait faire l’objet d’une « construction ». Nous soutiendrons qu’essayer de « construire » le social, c’est, du point de vue théorique, se condamner à le manquer. A la logique de la « construction », il faut substituer celle de l’analyse et de la critique, qui, plutôt que de prétendre fabriquer théoriquement le social, le prend pour point de départ ainsi que les discours voués à sa connaissance (et non à sa construction) : ceux des sciences sociales. D’autre part, du point de vue ontologique, nous mettrons en doute que le social puisse être pensé en aucune façon comme étant lui-même une « construction » – ce qui ne veut pas dire qu’il n’appartienne pas à l’être du social que des « constructions », en des sens à préciser, y soient possibles.

Cette démarche critique nous conduira cependant et surtout, au-delà du rejet de ce mythe de la construction, à remettre en question les limites de principe du programme même d’une « ontologie sociale ». Celle-ci paraît, constitutivement, condamnée à osciller entre réification et constructivisme. C’est que, sans doute, la question est mal posée. A la perspective ontologique qui prétend circonscrire a priori l’être du social et finit toujours par lui donner alternativement trop ou trop peu d’être, on opposera l’enquête socio-logique qui reconnaît dans la société l’espace dans lequel est posée, conflictuellement, la question des mesures de l’être.


Lieu :
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Horaire : 10h30-12h30

Vincent Descombes (EHESS) :
La fable du Mur (réflexions sur le constructivisme de John Searle)


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr




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