La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Meilleurs voeux 2018

Conférences, colloques, séminaires Mai 2018

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A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué

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MAI 2018
Jeudi 3 mai 2018

9-12h
Philosophie de la religion
Objets, méthodes

Séminaire organisé par Perrine Simon-Nahum (ENS), Dan Arbib (ENS) et Vincent Delecroix (EHESS).

Ce séminaire a pour vocation de faire découvrir aux étudiants la richesse et le dynamisme actuel des études en philosophie de la religion. Procédant par invitations au gré de l’actualité des publications et des recherches, il vise à représenter autant les différents courants qui structurent ce champ que les objets et les problématiques multiples qui occupent les chercheurs. On s’y rendra sensible à la variété du phénomène religieux contemporain et simultanément à la pluralité des approches et même des croisements interdisciplinaires au sein même de la philosophie de la religion.

Salle de séminaire (sous-sol du pavillon Pasteur) , 45 rue d’Ulm 75005

Perrine Simon-Nahum, Dan Arbib et Vincent Delecroix - Conclusions et perspectives

Vendredi 4 mai 2018

Séminaire : Nietzsche. Philosophie et philologie
11-13h

Comment lire Nietzsche ? Nietzsche était-il davantage philologue ou philosophe ? Existe-t-il des phases dans sa philologie ? Et dans sa philosophie ? Pouvons-nous repérer des stratifications stylistiques et conceptuelles dans son écriture ? Nietzsche disait-il la même chose à son public, à ses étudiants et à soi-même ? Quel est le rapport entre sa philologie et l’esthétique musicale wagnérienne ? Est-ce qu’à l’œuvre d’art de l’avenir correspond une philologie de l’avenir ? Et une philosophie de l’avenir aussi ?
Après avoir donné quelques réponses à ces questions en anticipant parfois sur les sujets des autres séances du séminaire, on illustrera ces relations entre philosophie et philologie chez Nietzsche par un exemple : la question du style. La préoccupation pour le style est une constante dans l’œuvre de Nietzsche. Qu’il s’agisse de l’élaboration de son propre style d’écriture, de la distinction entre prose et poésie, de la réflexion sur le meilleur style, ou encore de la comparaison entre le style écrit et le style oral, Nietzsche se nourrit de l’Antiquité, qui n’a jamais fait du style une pure question littéraire ni esthétique. Dès l’Antiquité, la question du style s’articule clairement à une problématique de la puissance, du pouvoir et de la contrainte, comme le constate Nietzsche dans ses cours sur la poésie antique tout autant que sur la rhétorique.

Alexandre Dupeyrix et Johann Goeken, Nietzsche et la tragédie grecque

École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, salle des actes

Samedi 5 mai 2018

10h30-12h30
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
Séminaire Wittgenstein 2017-2018 FORMES DE LANGAGE, FORMES DE VIE
Organisé par Christiane Chauviré et Sandra Laugier

De 2015 à 2017 le séminaire s’est focalisé sur ce concept d’« ordinaire » dans ce qu’il a de central dans la pensée contemporaine, chez Wittgenstein, Austin, et aujourd’hui Stanley Cavell, Veena Das et Richard Moran, à l’interface dulinguistique, de l’éthique et de l’anthropologique.
En 2017-2018, le séminaire envisagera plus directement, en partenariat avec le GDRI CNRS « Forms of life », la notion de « formes de vie » en lien avec le langage ordinaire et l’articulation des formes du langage et de la vie. Les formes de vie font actuellement l’objet de recherches dynamiques au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, de Foucault et du biopolitique, de Dewey et
du pragmatisme, de l’anthropologie de la vie. Il s’agit de mettre en évidence la force et la plasticité du concept, et d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les Forms of life et l’intégration de formes vitales
(Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.

Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la
Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande
Renseignements : sandra.laugier@univ-paris1.fr

Michael Forster (Université de Bonn)

Samedi 12 mai 2018

de 9 h 30 à 13 h 00
Séminaire DescartesNouvelles recherches sur le cartésianisme et la philosophie moderne
organisé avec le concours
du CEPA (Philosophies Contemporaines, UMR 8103, Paris 1)
de Mathesis (La République des Savoirs, USR 3608, CNRS/ENS/Collège de France)
du Centre d’Études Cartésiennes (EA 3552, Paris-Sorbonne),
de l’IHRIM (UMR 5317, CNRS/ENS Lyon) ; du CRAL (CNRS/EHESS),
de l’Institut Universitaire de France
Responsables : Jean-Pascal ANFRAY (ENS-IUF-Mathesis), Frédéric DE BUZON (Strasbourg),
André CHARRAK (Paris 1-UMR 5317), Denis KAMBOUCHNER (Paris 1-UMR 8103),
Martine PECHARMAN (CRAL-CNRS/EHESS), Sophie ROUX (ENS-Mathesis)
Autour de l’ouvrage d’Ursula RENZ, The Explainability of Experience. Subjectivity and
Realism in Spinoza’s Theory of the Human Mind (Oxford U. P., 2017 ; trad. anglaise de : Die
Erklärbarkeit von Erfahrung, Klostermann, 2010).

Interventions de Daniel GARBER (Princeton/IEA Paris), Denis KAMBOUCHNER (Paris 1), Olli KOISTINEN (Turku), Pierre-François MOREAU (ENS Lyon). Réponses d’Ursula RENZ (Klagenfurt). Modérateur : Mogens LÆRKE.
ENS de Lyon, 15 parvis René Descartes (69007)

Lundi 14 mai 2018

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »
17h-19h
Ce séminaire est organisé avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de la Maison Heinrich Heine. Il est ouvert à toute personne intéressée, sans inscription préalable.

Organisateurs : Élodie DJORDJEVIC, Jean-François KERVEGAN, Jamila MASCAT et Sabina TORTORELLA

lieu : salle de lecture de NoSoPhi (Sorbonne, escalier K, 2e étage, salle G 615 bis).

Jeudi 17 mai 2018

14h-18h
Centre Léon Robin
Ousia : essence ou substance ? L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

Sorbonne, Salle des Actes (rdc)

Frédérique Ildefonse (Centre Jean Pépin, CNRS, Paris) : Ousia et deixis. Sophiste, Catégories et Apollonius Dyscole

Pierre Destrée (Univ. de Louvain) : L’essence de la tragédie. La Poétique d’Aristote (titre à préciser)

Jeudi 17 mai 2018

17h-19h
Séminaire « Philosophies du sens »
ENS Ulm - UMR 8547- Transferts culturels
Université Paris Nanterre- Laboratoire IRePh - EA 373
Organisation et contact : Christian Berner- Charlotte Morel
christian.berner@parisnanterre.fr/ charlotte.morel@ens.fr

-  Christian Bonnet (Université Paris, I, CHSPM) ‚Finsternis gibt es nur, weil es Licht gibt‘. Sens et non-sens chez Walter Blumenfeld
ENS 45 rue d’Ulm salle Pasteur

Jeudi 17 mai 2018

Séminaire International et Interdisciplinaire de Recherches Spinozistes
18H-20H

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, Salle J004

Yves CITTON « Spinoza écologiste ? »

« 
Le spinozisme est-il une philosophie qui permet de penser les arts ? A priori tout semble indiquer une réponse négative : des textes avares sur la question, l’absence d’esthétique proprement dite. Pourtant s’il y a une philosophie qui a fasciné artistes, poètes et écrivains c’est bien celle de Spinoza. N’ont pas manqué non plus des tentatives de développer une « esthétique » spinoziste. Comment comprendre un tel contraste ? Alors que l’évolution des arts au XXe siècle invite à nous débarrasser de la question de la beauté, relu aujourd’hui le spinozisme permet peut-être une approche et une compréhension des arts par-delà l’esthétique et les différentes théories que la philosophie a voulu en faire. Cette conférence entend dégager quelques éléments de réflexion dans ce sens. LV. »

La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’université de Vincennes. Spinoza était pour Deleuze « le Christ des philosophes ». Badiou, dans des entretiens récents, déclare s’approcher toujours plus d’une vision spinozienne de la subjectivation et des affects de joie, dont il compte faire la matière du troisième volume de L’Être et l’Événement. La confrontation des thèses de Foucault et de Spinoza est maintenant de mieux en mieux instruite. La réflexion de Rancière sur les « mécomptes » démocratiques, ou les analyses de Lyotard (par exemple dans Pourquoi philosopher ?) croisent, rencontrent, discutent, les thèses de Spinoza. L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’université de Paris 8, est de montrer comment la philosophie de Spinoza continue à offrir une ressource de pensée dans tous les champs du savoir, de la pratique et de la création.

Université Paris 8, Salle J004.

Vendredi 18 mai 2018

14h30-17h30.
Cycle de conférences Léon-Robin : la question de l’âme chez Platon et dans la tradition platonicienne

Univ. Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, D116

Jan Opsomer, « Un Platonicien trop peu connu, Alexandre de Lycopolis et les théories de l’âme et de la matière »
Répondante : Alexandra Michalewski

Samedi 19 mai 2018

10h-13h
Dans le cadre de l’axe environnement de l’Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne)
Séminaire : Démocratie et écologie

Le Grenelle de l’environnement c’était il y a déjà 10 ans, en 2007. À l’époque représentants de l’Etat, syndicalistes, entreprises, élus locaux et ONG environnementales avaient noué un dialogue inédit sur les manières de réaliser la transition écologique en y incluant des objectifs économiques et sociaux (emplois, lutte contre les inégalités, développement des territoires). Ce « moment Grenelle » est parfois évoqué avec nostalgie comme une sorte de parenthèse enchantée … dont les résultats se font encore attendre. Car si l’importance de lier démocratie et écologie est reconnue – on ne change pas une société par décret, et les initiatives citoyennes en faveur de l’écologie se multiplient-, leurs relations ne sont pas pacifiées. En 2016, l’organisation d’un référendum sur la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes dont les conditions étaient pour le moins insatisfaisantes, a été l’occasion d’opposer choix démocratique et préservation de la biodiversité.

La tentation de construire un conflit de légitimité entre démocratie et écologie est bien réelle. Les positions de Donald Trump en sont l’exemple le plus évident. Lorsqu’un Président américain élu après l’accord de Paris remet en cause l’engagement des Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique est-il en droit de le faire ? Il n’y a pas de réponse simple. Des États américains, des entreprises, des ONG se mobilisent contre les positions de Trump, créant un mouvement inédit par son ampleur. Que celui-ci n’incarne pas à lui seul la position américaine est devenu clair.

Les enjeux écologiques illustrent combien les fonctionnements démocratiques ne se résument pas au calendrier des élections. Aucune solution simple ne se dégage spontanément pour dépasser cette difficulté. Si les objectifs de réduction de l’empreinte écologique conditionnent l’avenir des sociétés, ne faudrait-il pas aboutir à une forme de sanctuarisation, exonérant l’écologie du processus électoral et de ses incertitudes ? Mais les politiques écologiques ne devraient-elles pas au contraire être soumises à un impératif démocratique, dès lors que leur mise en œuvre implique une rupture des habitudes de consommer, de produire, d’établir les priorités ? Et comment expliquer que, si les questions écologiques sont vitales et largement partagées, elles ne déclenchent pas d’enthousiasme particulier chez les citoyens lorsqu’il s’agit d’élire leurs représentants ? Peut-on changer cet état de fait ? Les analyses convergent pour montrer que les comportements humains doivent évoluer drastiquement dans les vingt années à venir pour contenir le réchauffement climatique autour de deux degrés, et limiter les pertes de biodiversité. Que sans rupture, l’humanité vivra une explosion des inégalités, des migrations, des catastrophes. Et que ce sont d’abord les plus vulnérables qui seront touchés. Or, si tous les partis politiques se sont félicités des conclusions de la Cop 21, où sont les décisions décisives prises pour les appliquer ?

Cette forme d’inertie institutionnelle contraste avec un foisonnement d’initiatives citoyennes locales qui sont autant d’exemples d’innovations écologiques. Intégrant les enjeux relatifs à la biodiversité ou au climat à des enjeux sociaux, elles illustrent concrètement qu’un changement est possible. Qu’elles concernent les façons de se déplacer, d’habiter, de préserver la nature, de produire sans polluer et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, elles dérivent généralement de formes de démocratie participative, intègrent la volonté de lutter contre les inégalités sociales et soulèvent la question des communs. Elles constituent ainsi un potentiel de réflexion critique important concernant le mode de fonctionnement de notre société et initient des dynamiques de changement sur lesquelles pourraient s’appuyer les stratégies régionales et nationales. Mais le développement de ces projets alternatifs (parfois très aboutis) se heurte directement aux procédures administratives classiques, à la logique de certains corps d’Etat et à des intérêts économiques puissants. Tout se passe comme si, alors qu’elle inspire de nombreuses initiatives citoyennes et de nombreuses luttes, l’écologie ne parvenait guère à s’incarner dans le champ politique des démocraties représentatives – et en particulier de la nôtre : en témoignent les difficultés d’un parti comme E.E.L.V.

Que l’écologie échappe à un champ politique dont les citoyens s’éloignent (comme en témoigne l’augmentation constante des abstentions), peut être une bonne nouvelle. Ne peut-on considérer l’écologie comme une question qui pourrait être fondamentale pour redonner un souffle aux institutions démocratiques ? Encore faudrait-il en imaginer les modalités. Comment traduire ces expériences dans le fonctionnement des institutions de notre démocratie représentative ? Cette question demeure ouverte et le séminaire a tout autant pour objectif de la traiter que d’examiner les raisons de la difficile intégration des objectifs d’une transition écologique dans la politique française, qui tiennent autant aux pesanteurs administratives qu’à la difficulté de transformer profondément les façons de consommer et de produire, ainsi qu’à une temporalité politique et économique qui ne fait aucune place au long terme, et aux habitudes de pensée qui en découlent.

Territoires : Michel Badré Patrick Brauzec Sandra Moatti

Sorbonne, salle Nosophi (G615, Sorbonne, escalier K, 14 rue Cujas).

Jeudi 24 mai 2018

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
15h-17h
SÉMINAIRE NoSoPhi ‘Normes, Sociétés, Philosophies’

Organisé par Isabelle Aubert, Magali Bessone, Marie Garrau, Sophie Guérard de Latou

Salle de formation, Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne

Jo Wolff (Université d’Oxford / University College London)
Beyond Poverty
Répondante : Magali Bessone (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Samedi 26 mai 2018

14h30-16h30
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

Séminaire de recherche 2017-2018 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique de l’ontologie sociale

La question de la réalité sociale joue un rôle privilégié dans le
renouveau actuel du motif réaliste. Certains soutiennent que l’originalité du « nouveau réalisme », irréductible au réalisme généralement naturaliste qui a pu, dans la période précédente, s’opposer aux différentes formes d’antiréalisme post-moderne, résiderait dans la prise en compte non plus de la seule réalité naturelle mais de celle de la société. Tout le problème paraît alors que la mise en exergue de la réalité de ladite réalité sociale ne conduise pas, d’une façon ou d’une autre, à la désocialisation de cette même réalité. Aussi le « nouveau réalisme » se distinguerait-il par le respect qu’il témoignerait à la spécificité de l’être du social.
La difficulté est cependant que, bien souvent, dès lors, cette spécificité semble revêtir des traits étrangement similaires à ceux de ce constructivisme même que la thèse réaliste avait pour vocation première de dénoncer. On ne compte plus, de la part des néo-réalistes proclamés, les tentatives de « constructions de la réalité sociale », l’idéal analytique de (re)construction théorique de cette réalité finissant souvent par prendre la signification substantielle suivant laquelle, en un sens ou un autre, ce serait cette réalité elle-même qui se construirait.
Le premier objectif de nos travaux sera de remettre en question cette idée selon laquelle le social, que cela soit en un sens épistémologique ou métaphysique, pourrait faire l’objet d’une « construction ». Nous soutiendrons qu’essayer de « construire » le social, c’est, du point de vue théorique, se condamner à le manquer. A la logique de la « construction », il faut substituer celle de l’analyse et de la critique, qui, plutôt que de prétendre fabriquer théoriquement le social, le prend pour point de départ ainsi que les discours voués à sa connaissance (et non à sa construction) : ceux des sciences sociales. D’autre part, du point de vue ontologique, nous mettrons en doute que le social puisse être pensé en aucune façon comme étant lui-même une « construction » – ce qui ne veut pas dire
qu’il n’appartienne pas à l’être du social que des « constructions », en des sens à préciser, y soient possibles.
Cette démarche critique nous conduira cependant et surtout, au-delà du rejet de ce mythe de la construction, à remettre en question les limites de principe du programme même d’une « ontologie sociale ». Celle-ci paraît, constitutivement, condamnée à osciller entre réification et constructivisme. C’est que, sans doute, la question est mal posée. A la perspective ontologique qui prétend circonscrire a priori l’être du social et finit toujours par lui donner alternativement trop ou trop peu d’être, on opposera l’enquête socio-logique qui reconnaît dans la société l’espace dans lequel est posée, conflictuellement, la question des mesures de l’être.

Lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Régis Ponsard (Université de Reims) :
Mètres et mesures du droit : contributions de l’analyse juridique pluridimensionnelle du droit à l’élaboration d’une analyse scientifiquement et juridiquement critique de la réalité juridique

Samedi 26 mai 2018

10h30-12h30

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
UMR 8103 (ISJPS-PhiCo)
UMR 7219 (SPHERE-GRAMATA)
Séminaire de recherche 2017-2018 coordonné par
Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Véronique Decaix
(Paris 1, Gramata) Intentionalité et réalité (II) :
L’intentionnel et le réel

Cette deuxième année de séminaire, après la précédente portant sur la logique et la métaphysique de l’intentionalité, sera consacrée à la logique et à la métaphysique de l’intentionnel. On interrogera, cette année, l’être de « l’intentionnel », en tant que corrélat supposé de l’intentionalité. Y a-t-il de « l’intentionnel » ? Dans l’affirmative, en quel sens y en a-t-il ? Celui-ci relève-t-il d’un traitement ontologique, logique, grammatical ? Si, en un sens ou en un autre, il y a de l’intentionnel, comment y en a-t-il : par rapport à quoi et sous quelles conditions ? dans quel rapport ou non avec le réel ? Ce thème sera abordé de façon à la fois historique et systématique, suivant des allers et retours dans le temps long de l’histoire de la philosophie jusqu’aux débats les plus contemporains, et en
l’instanciant dans différents champs réels.

- Tim Crane (Central European University, Budapest) :
Causation or ‘Magic’. How is the Object of a Thought Determined ?

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Lundi 28 mai 2018

Séminaire « L’idée russe face aux idées occidentales »
Organisation :
Stéphanie Roza, Igor Sokologorsky, Thomas Van Der Hallen

18h00-20h00,
centre Sorbonne, salle Halbwachs, (entrée par le17, rue de la Sorbonne, escalier C, 1er étage)

Sergueï Popov : L’influence de l’art occidental sur l’art contemporain russe

Le séminaire est organisé avec le soutien du CHSPM et du LabEx COMOD
L’entrée est libre, mais l’inscription est impérative par mail : igorsokologorsky@yahoo.fr

Jeudi 31 mai 2018

LES VITALSMES. HISTOIRE D’UNE EQUIVOQUE ?
Cycle de journées d’étude

L’UMR 8547 Pays Germaniques, l’UMR 5317 IHRIM et le PHIER de Clermont-Ferrand organisent conjointement une manifestation de type « colloque tournant » ou mise en réseau de quatre journées d’études individualisées thématiquement, à Paris, Clermont-Ferrand et Lyon.

Comment l’« étiquette » « vitalisme » fonctionne-t-elle dans des contextes historiques entièrement différents, dotés de paradigmes métaphysiques et épistémologiques tout aussi différents et même parfois inconciliables ? Qu’est-ce qui la fait « résister » malgré cela ? Etant donné que le terme de vitalisme, quoique créé à l’époque moderne, a été exporté depuis en direction de l’Antiquité (Aristote, Hippocrate), nous réunirons des intervenants aussi bien pour cette période que pour celle de la Renaissance, de la période moderne, puis contemporaine avec le néo-vitalisme. Les thématiques directrices sont transversales – de façon que chacune des journées fasse dialoguer entre elles les différentes époques.

Organisation et contact : Charlotte Morel, CNRS, UMR 8547 charlotte.morel@ens.fr
Alain Petit, Université Clermont Auvergne, PHIER apetit65@yahoo.fr

Journée 4 – Quels anti-vitalismes ? :

École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, salle 235 A

Le caractère parfois insaisissable du terme de vitalisme lorsqu’il migre d’une époque à une autre apparaît corrélatif du fait que les positions qui se déterminent comme ses « opposées » sont diverses : mécanisme, matérialisme, physicalisme, nominalisme ; il faut aussi envisager les rapports à l’animisme, qui peut être soit exclu ou inclus dans le vitalisme lui-même selon l’extension du concept. L’objectif est de se demander quelles sont les intersections respectives de ces différentes oppositions : qu’est- ce que le débat « vitalisme vs. X » garde de commun avec le débat « vitalisme vs. Y »...? Qu’est-ce qui rend logiques les glissements observés d’une époque à l’autre ? Qu’est-ce qui se trouve éventuellement occulté ?

Jeudi 31 mai 2018

14h30-18h30
GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations.
CAUSES, PASSIONS, ACTIONS

Dir. C. VIano
Voir le carnet de recherche du GDRI sur hypotheses.org
Les séances ont lieu dans la Salle des Actes de l’Université Paris-Sorbonne

Carlo NATALI (Venezia Ca’ Foscari) :Les causes de la naissance et de la fin d’une amitié selon Aristote


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18-01-2018 : PAF La bioéthique
19-01-2018 : PAF La bioéthique


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