La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Conférences, colloques, séminaires Juin 2018

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A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué

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JUIN 2018

Expositions

  • Mary Cassat
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    Alors que sa renommée était immense de son vivant et que son oeuvre est toujours très populaire aux États-Unis, Mary Cassatt (1844–1926) est aujourd’hui quelque peu oubliée en France, éclipsée par ses contemporains Claude Monet, Auguste Renoir ou encore Edgar Degas, son grand ami. Elle fut pourtant, elle aussi, l’une des figures de proue de l’impressionnisme et la seule artiste américaine à exposer avec ce groupe d’avant-garde.

  • Tintoret, la tragédie du libre-arbitre
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    L’exposition Tintoret : naissance d’un génie, qui se tient au Musée du Luxembourg jusqu’au 1er juillet 2018, revient sur la jeunesse du peintre Jacopo Robusti, dit Tintoret (1518-1594), entre 1530 et le début des années 1550. Il s’agit de montrer comment ce fils de teinturier a pu devenir, en quelques années, un artiste majeur de la scène vénitienne, se démarquant du Titien et de Véronèse : on voit ainsi émerger celui qui recevra des commandes prestigieuses de la part des familles patriciennes comme des églises et des confréries les plus importantes de Venise – avant de sombrer dans l’oubli.

Conférences, colloques, séminaires...

Lundi 11 juin 2018

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »
19h30- 21h30
Ce séminaire est organisé avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de la Maison Heinrich Heine. Il est ouvert à toute personne intéressée, sans inscription préalable.

Organisateurs : Élodie DJORDJEVIC, Jean-François KERVEGAN, Jamila MASCAT et Sabina TORTORELLA

lieu : Maison Heine

Rainer FORST (Goethe Universität, Francfort), « Noumenale Entfremdung. Rousseau, Kant und Marx über die Dialektik der Selbstbestimmung » [Attention : la séance se tiendra de 19h30 à 21h30, à la Maison H. Heine]
La conférence sera donnée en langue allemande et un dispositif de traduction simultanée est prévu pour cette séance.

Mercredi 13 et 14 juin 2018
Mercredi 13 juin 2018

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
​​Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

Colloque international "Hermann Heller, Franz L. Neumann, Otto Kirchheimer : Trois pensées réformatrices du droit" les 13 et 14 juin 2018 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Panthéon, salle 6).

Afin d’accéder au lieu, une inscription est demandée à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Organisation : Isabelle Aubert (Paris 1) et Céline Jouin (Caen)
en collaboration avec l’Institut Michel Villey

  • ARGUMENTAIRE

L’Allemagne de la République de Weimar et de l’après Seconde Guerre mondiale est le lieu d’une production théorique importante de la part de juristes de gauche dont l’objectif est de réformer le droit à des fins sociales et plus démocratiques. Cette manifestation scientifique s’intéressera à trois figures majeures : à Hermann Heller et – à ceux qui sont en partie héritiers de sa pensée – Franz Leopold Neumann et Otto Kirchheimer. Du fait de circonstances historiques et personnelles, les voix de ces auteurs ont été moins entendues en leur temps que celles d’autres juristes dans le champ juridique ; pourtant elles restent marquantes à bien des égards pour leurs théories de l’Etat de droit, leurs pensées constitutionnelles, leurs réflexions sur la fonction de la justice, leurs réflexions sur les droits sociaux. Sur le plan biographique, Heller meurt prématurément dans les années trente et Neumann et Kirchheimer passent la deuxième partie de leur vie en exil. D’un point de vue théorique, ces juristes de gauche ont toujours été au centre de débats importants ; mais la politique du national-socialisme n’a pas laissé de place aux adversaires de Carl Schmitt, et après-guerre, la notoriété de Hans Kelsen se fera au détriment aussi bien de Heller que des juristes de l’école de Francfort.

L’objectif des journées est de dégager l’actualité de ces pensées, que l’on qualifiera provisoirement de « critiques du droit » s’inspirant de Marx (les théoriciens critiques) ou au contraire s’en détachant (Heller), et dont la visée est d’orienter les développements du droit en direction d’une démocratie sociale et d’un Etat de droit plus assuré.

10h-10h30 Accueil des participants et mot d’introduction d’Isabelle Aubert et de Céline Jouin

Hermann Heller

Présidence : Olivier Beaud (Université Paris II Assas)

10h30-11h30 Marcus Llanque (Université d’Augsburg, Allemagne), Hermann Heller : In Search of a Left Republicanism.

11h30-12h30 Olivier Jouanjan (Université Paris II Assas), Théorie de l’Etat et droit constitutionnel chez Hermann Heller.

Présidence : Marie Goupy (Institut Catholique de Paris)

14h-15h Renaud Baumert (Université Cergy-Pontoise), Hermann Heller face au fascisme.

15h-16h Nathalie Le Bouëdec (Université de Bourgogne), De l’État de droit à l’État de droit social : critique et transformation de l’État de droit chez Hermann Heller.

Franz L. Neumann

Présidence : Isabelle Aubert (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

16h15-17h15 William Scheuerman (Indiana University, Etats-Unis), Democracy’s Crisis : What a Forgotten Frankfurter Can Teach Us.

Jeudi 14 juin 2018

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
​​Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

Colloque international "Hermann Heller, Franz L. Neumann, Otto Kirchheimer : Trois pensées réformatrices du droit" les 13 et 14 juin 2018 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Panthéon, salle 6).

Afin d’accéder au lieu, une inscription est demandée à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Organisation : Isabelle Aubert (Paris 1) et Céline Jouin (Caen)
en collaboration avec l’Institut Michel Villey

ARGUMENTAIRE

L’Allemagne de la République de Weimar et de l’après Seconde Guerre mondiale est le lieu d’une production théorique importante de la part de juristes de gauche dont l’objectif est de réformer le droit à des fins sociales et plus démocratiques. Cette manifestation scientifique s’intéressera à trois figures majeures : à Hermann Heller et – à ceux qui sont en partie héritiers de sa pensée – Franz Leopold Neumann et Otto Kirchheimer. Du fait de circonstances historiques et personnelles, les voix de ces auteurs ont été moins entendues en leur temps que celles d’autres juristes dans le champ juridique ; pourtant elles restent marquantes à bien des égards pour leurs théories de l’Etat de droit, leurs pensées constitutionnelles, leurs réflexions sur la fonction de la justice, leurs réflexions sur les droits sociaux. Sur le plan biographique, Heller meurt prématurément dans les années trente et Neumann et Kirchheimer passent la deuxième partie de leur vie en exil. D’un point de vue théorique, ces juristes de gauche ont toujours été au centre de débats importants ; mais la politique du national-socialisme n’a pas laissé de place aux adversaires de Carl Schmitt, et après-guerre, la notoriété de Hans Kelsen se fera au détriment aussi bien de Heller que des juristes de l’école de Francfort.

L’objectif des journées est de dégager l’actualité de ces pensées, que l’on qualifiera provisoirement de « critiques du droit » s’inspirant de Marx (les théoriciens critiques) ou au contraire s’en détachant (Heller), et dont la visée est d’orienter les développements du droit en direction d’une démocratie sociale et d’un Etat de droit plus assuré.

Franz L. Neumann et Otto Kirchheimer

Présidence : Céline Jouin (Université Caen-Normandie)

9h00-10h Andreas Niederberger (Université de Duisburg-Essen, Allemagne), Otto Kirchheimer and Franz L. Neumann on Law’s Resilience.

Présidence Jean-François Kervégan (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

10h15-11h15 Augustin Simard (Université de Montréal, Canada), « La force d’inertie des formes juridiques… », Otto Kirchheimer et la critique du droit.

12h15-13h15 Mathias Lemke (Université de Lübeck, Allemagne), L’état d’exception chez Heller, Kirchheimer, Neumann.

Jeudi 14 juin 2018

14h30-18h30
GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations.
CAUSES, PASSIONS, ACTIONS

Dir. C. VIano
Voir le carnet de recherche du GDRI sur hypotheses.org
Les séances ont lieu dans la Salle des Actes de l’Université Paris-Sorbonne

14 juin 14h30-18h30
Giulia SISSA (UCLA/CNRS) :Pour l’amour d’un homme. La colère érotique dans le théâtre d’Euripide

Maria Michela SASSI (Pisa) :Le jeu des émotions dans l’action tragique : l’exemple de Médée

Jeudi 14 juin 2018

17h-19h
Séminaire « Philosophies du sens »
ENS Ulm - UMR 8547- Transferts culturels
Université Paris Nanterre- Laboratoire IRePh - EA 373
Organisation et contact : Christian Berner- Charlotte Morel
christian.berner@parisnanterre.fr/ charlotte.morel@ens.fr

  • Olivier Agard (Université Paris IV) Rudolf Eucken : le sens et la valeur de la vie
    NANTERRE L Salle des Conseils

Rudolf Eucken est aujourd’hui une figure oubliée de l’histoire de la philosophie allemande. Il eut pourtant de son vivant une audience considérable en Allemagne et dans le monde, et reste le seul philosophe allemand à avoir obtenu le prix Nobel (en 1908). A la confluence de la philosophie de la vie et du néokantisme, il tente dans sa philosophie de répondre au défi de la modernité, sur laquelle il jette un regard de Kulturkritiker, analysant ses pathologies (« culture du travail », « nivellement », « technicisme », relativisme). Au sein même de ce monde mobile et en crise perpétuelle, Eucken veut pourtant fonder la perspective d’un horizon de sens et de valeur, par le biais d’une « noologie » qui lit la réalité historique comme un produit dynamique de la « vie de l’esprit » (« Geistesleben »). A défaut d’être d’une grande rigueur systématique, la philosophie de Eucken est particulièrement révélatrice de ce que Frédéric Worms a décrit comme le « moment 1900 » en philosophie.

Jeudi 14 juin 2018

Séminaire International et Interdisciplinaire de Recherches Spinozistes
18H-20H

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, Salle J004

Toni NEGRI « Quelques réflexions sur la peur chez Spinoza »

« 
Le spinozisme est-il une philosophie qui permet de penser les arts ? A priori tout semble indiquer une réponse négative : des textes avares sur la question, l’absence d’esthétique proprement dite. Pourtant s’il y a une philosophie qui a fasciné artistes, poètes et écrivains c’est bien celle de Spinoza. N’ont pas manqué non plus des tentatives de développer une « esthétique » spinoziste. Comment comprendre un tel contraste ? Alors que l’évolution des arts au XXe siècle invite à nous débarrasser de la question de la beauté, relu aujourd’hui le spinozisme permet peut-être une approche et une compréhension des arts par-delà l’esthétique et les différentes théories que la philosophie a voulu en faire. Cette conférence entend dégager quelques éléments de réflexion dans ce sens. LV. »

La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’université de Vincennes. Spinoza était pour Deleuze « le Christ des philosophes ». Badiou, dans des entretiens récents, déclare s’approcher toujours plus d’une vision spinozienne de la subjectivation et des affects de joie, dont il compte faire la matière du troisième volume de L’Être et l’Événement. La confrontation des thèses de Foucault et de Spinoza est maintenant de mieux en mieux instruite. La réflexion de Rancière sur les « mécomptes » démocratiques, ou les analyses de Lyotard (par exemple dans Pourquoi philosopher ?) croisent, rencontrent, discutent, les thèses de Spinoza. L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’université de Paris 8, est de montrer comment la philosophie de Spinoza continue à offrir une ressource de pensée dans tous les champs du savoir, de la pratique et de la création.

Université Paris 8, Salle J004.

Jeudi 14 juin et vendredi 15 juin 2018
Jeudi 14 juin 2018

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

Colloque international « Approches phénoménologiques du genre et de la race : penser les oppressions et les résistances » Organisé avec le soutien de l’Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’Ecole Doctorale 280.
9h-18h
lieu : Université Paris Panthéon Sorbonne Centre Sorbonne.


L’entrée sur le site requiert cependant une inscription préalable à l’adresse suivante : Philo-Recherche@univ-paris1. fr


Programme

JEUDI 14 JUIN (17 rue de la Sorbonne, Salle Cavaillès)

9h00 : Accueil des participant.e.s

9h15 : Introduction générale du colloque, Marie Garrau (Université Paris 1, ISJPS), Mickaëlle Provost (Université Paris 1, ISJPS)

Session 1 - 9h30-12h30 : La phénoménologie comme outil d’analyse de l’oppression.

Présidence : Magali Bessone (Université Paris 1, ISJPS)

9h30-10h15 : Manon Garcia (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Edmond J. Safra Centre Postdoctoral Fellow, Harvard University) : « La phénoménologie comme outil pour une analyse bottom-updu pouvoir »

10h15-11h : Marie Garrau (Université Paris 1, ISJPS) : « De l’expérience vécue à l’analyse des structures de pouvoir : réflexions sur l’autonomie de l’approche phénoménologique à partir d’Iris Marion Young »

Pause

11h15-12h : Nancy Bauer (Tufts University) : « #metoo : ‘Epistemic Injustice’ and the Sexual Harassment Tipping-Point »

12h-12h45 : Elsa Dorlin (Université Paris 8 –LabTop-CRESSPA) : « Bad care : expérience vécue de la domination et souci de soi ».

Pause déjeuner

Session 2 – 14h30-17h : Politiques du visible et de l’invisible.

Présidence : Mickaëlle Provost (Université Paris 1, ISJPS)

14h30-15h15 : Hourya Benthouami (Université Toulouse 2 Le Mirail) : « Se tenir à l’arrière de soi : la phénoménologie de la honte chez F. Fanon et S. de Beauvoir »

15h15-16h : Eraldo Santos (Université Paris 1, ISJPS) : « ‘Les gens ne voient que mon environnement, eux-mêmes, ou des fantasmes de leur imagination’ : Réflexions sur Homme Invisible de Ralph Ellison. »

Pause

16h15-17h : Magali Bessone (Université Paris 1, ISJPS) : « Voir, faire voir, apprendre à voir : quand la race ne se voit pas. »

Vendredi 15 juin 2018

Cliquez sur ce lien pour l’inscription obligatoire
Séminaire : Peut-on parler de « guerre première » ?

17h30 à l’École militaire 5, place Joffre Amphithéâtre Moore

Séminaire organisé par le groupe de travail : « La guerre, le temps etl’espace. Systèmes de pensée et expériences »

Avec les interventions de :
* Marylène Patou-Mathis (CNRS) : « Une préhistoire violente : mythe ou
réalité ? »
* Bruno Maureille (Université Bordeaux 1-PACEA) : « Agressivité
interindividuelle humaine. Que nous apprennent les vestiges osseux des vieux
fossiles humains ? »

Présentation de la séance :
La séance propose d’aborder frontalement la question de l’origine de la guerre comme phénomène social. Sans philosophie de l’histoire dûment constituée, la philosophie l’a traitée de manière théorique dans le cadre d’une réflexion sur les institutions, par exemple liée à une anthropologie dite politique. Le séminaire se propose de confronter la théorie à l’expérience, et de multiplier les points de vue en sciences humaines et sociales. C’est pourquoi il invite deux historiens au fait de la paléoanthropologie. Ce sera l’occasion de leur poser les deux questions intriquées de l’origine et de la définition de la guerre. À partir de quand, c’est-à-dire selon quelle définition, peut-on parler de guerre entre les hommes ? Celle-ci, dans un temps reculé qui n’a pas produit de « discours sur », correspond-elle au concept moderne que nous continuons d’utiliser ?
La plongée dans des violences anciennes ne nous permet-elle pas d’enrichir notre conception de l’affrontement violent systématique entre les hommes, en dehors d’une entité constituée ? Enfin quel sens pourrait-on donner à l’hypothèse d’une naturalité de la guerre ? Bruno Maureille se propose de présenter quelques cas de violences interindividuelles durant les périodes paléolithiques. Marylène Patou-Mathis, à partir de cas plus récents (Néolithique et âge des métaux), proposera une réflexion sur les causes de l’apparition des conflits et
l’imaginaire sur la violence dans la préhistoire.

Présentation du séminaire :

Peut-on se contenter de considérer la guerre comme un simple objet d’études, alors que les implications anthropologiques se répercutent immédiatement sur le champ politique ? On se réfère au néologisme des « arts premiers », qui ne résout que partiellement la question des différences culturelles, des sociétés chaudes et froides selon Lévi-Strauss, des peuples présumés sans ou avec histoire, pour tenter de lever l’hypothèque qui pèse sur l’anthropologie et l’ethnographie depuis leur naissance. À cet égard la philosophie et les sciences sociales permettent de reformuler les enjeux que les sciences en général et l’anthropologie en particulier rencontrent en élisant la guerre pour objet d’investigation. Y a-t-il une définition présupposée et sous-jacente aux recherches en paléoanthropologie qui
découvrent une ancienneté du phénomène belliqueux, aux recherches sur les mythes fondateurs qui racontent la naissance de la société, aux traditions philosophiques qui inventent un état de nature pour délimiter le politique ? Le discours sur la guerre est bien souvent simplificateur, notamment en termes de cultures et de religions. On envisagera par hypothèse une primitivité de la guerre, pour tenter de savoir si elle est le témoignage, voire la preuve, que les hommes, par la violence, font société. Y aurait-il une primitivité du politique qui nous est masquée par des siècles
d’élaboration institutionnelle ?

Responsables : Ninon Grangé, Audrey Hérisson

Vendredi 15 juin 2018

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

Colloque international « Approches phénoménologiques du genre et de la race : penser les oppressions et les résistances »
Organisé avec le soutien de l’Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de l’Ecole Doctorale 280.
Lieu : 17 rue de la Sorbonne, Salle Perroy
de 9hà 18h


L’entrée sur le site requiert cependant une inscription préalable à l’adresse suivante : Philo-Recherche@univ-paris1. fr


Programme

9h-9h15 : accueil des participant.e.s

Session 3 - 9h15-12h30 : La méthode phénoménologique transformée par l’analyse du sexisme et du racisme.

Présidence : Jocelyn Benoist (Université Paris 1, ISJPS)

9h15-10h : Marion Bernard (Archives Husserl) : « Phénoménologie descriptive, phénoménologie critique ? ».

10h-10h45 : Matthieu Renault (Université Paris 8, LabTop-CRESSPA) : « Double conscience et condition raciale : Hegel ou Husserl »

Pause

11h-11h45 : Camille Froidevaux-Metterie (Université de Reims) : « Penser le corps vécu des femmes : féminisme et génitalité »

11h45-12h30 : Alexandre Féron (Université Paris 1, CHSPM) : « Du Deuxième sexeau Saint-Genet : repenser l’aliénation et l’oppression »

Pause déjeuner

Session 4 - 14h-17h15 : Phénoménologies des résistances : agentivité et éthiques de soi.

Présidence : Marie Garrau (Université Paris 1, ISJPS)

14h-14h45 : Lewis Gordon (University of Connecticut) : « Seductive Fallacies and Forms of Invisibility : a Phenomenological Portrait of Dehumanization in Euromodernity »

14h45-15h30 : Mickaëlle Provost (Université Paris 1, ISJPS) : « Percevoir l’insupportable : penser une phénoménologie des résistances »

Pause

15h45-16h30 : Linda Martín Alcoff (City University of New York) : « Norming sexual practices »

16h30-17h15 : Mona Gérardin-Laverge (Université Paris 1, ISJPS) : « Pratiques discursives de luttes : de la critique vécue à la transformation de soi »

Vendredi 15 et Samedi 16 juin 2018
Vendredi 15 juin 2018

Colloque international Perlocutoire !

Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Organisé par Sandra Laugier et Daniele Lorenzini

Salle 1 Centre Panthéon, 12 place du Panthéon, 75005 Paris

9h30 – Accueil et introduction : Sandra Laugier(ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Daniele Lorenzini(Centre Prospéro, Université Saint-Louis – Bruxelles)
9h45 – Ouverture:Barbara Cassin(Centre Léon Robin, Sorbonne Université)

10h15 – Bruno Ambroise(CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne) :L’illocutoire et le perlocutoire : enjeux et limites d’une distinction fondatrice
11h –Judith Revel(Sophiapol, Université Paris Nanterre) : Diogène versus Bartleby : la vie comme perlocutoire

11h45 – Pause

12h – Daniele Lorenzini (Centre Prospéro, Université Saint-Louis – Bruxelles) :Le perlocutoire et la vulnérabilité du langage ordinaire

12h45 – Déjeuner

14h30-16h30 – Panels
Panel 1 :Frontières(animé par Layla Raïd)
Stina Bäckström(Södertörn University, Stockholm) : A Dogma of Speech-Act Theory
Jeanne-Marie Roux(Centre Prospéro, Université Saint-Louis – Bruxelles) : Garder le perlocutoire dans le langage
Jeremy Wanderer(University of Massachusetts, Boston) : Perlocution and Its Significance
Gautier Anselin(Institut Jean Nicod, EHESS/ENS) : Primat du perlocutoire sur l’illocutoire : les limites du conventionnalisme

Panel 2 :Passions(animé par Daniele Lorenzini)
Élise Domenach(IAO, ENS Lyon) : L’apport du cinéma à une pensée cavellienne du perlocutoire
Sandra Laugier(ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Perlocutoire et lois de l’expressivité
Yves Érard(Université de Lausanne) : Les énoncés passionnés de Cavell : une expression entre Austin et Wittgenstein
Olivia Poiatti(ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Le perlocutoire en psychanalyse : du discours de l’Autre à l’assomption du désir

16h30 – Pause

16h45 – Irène Rosier-Catach(HTL, Université Paris Diderot - EPHE) : Quelques analyses médiévales sur le blasphème pour réfléchir à la distinction entre illocutoire et perlocutoire
17h30– Mark Richard(Harvard University) etNancy Bauer(Tufts University) : Hate Speech in the Total Speech Situation

Samedi 16 juin 2018

Colloque international Perlocutoire !

Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Organisé par Sandra Laugier et Daniele Lorenzini

Salle 1
Centre Panthéon, 12 place du Panthéon, 75005 Paris

9h30 – Accueil
9h45 –Philippe Sabot(STL, Université de Lille) : Des mots qui blessent
10h30 – Layla Raïd(CURAPP-ESS, Université de Picardie Jules Verne) : La provocation : une analyse en termes perlocutoires (Cavell, Emerson)

11h15 Pause

11h30 – Paul Standish(University College London) : The Apple’s Increment

12h30 – Déjeuner

14h-16h – Panels
Panel 3 :Autorités (animé par Bruno Ambroise)
Gilles Gauthier(Université Laval, Québec) :Effet perlocutoire et finalité extra-illocutoire sociale des actes de discours
Blandine Le Foll(SPH, Université Bordeaux Montaigne) : Quand le déni d’autorité fait échouer l’illocutoire : fonctions du perlocutoire dans les rapports de pouvoir
Christian Walter(FMSH) : Les modèles mathématiques de risque : un acte de parole pour la finance
Thomas Boccon-Gibod(Pacte, Université Grenoble Alpes) : Parler d’autorité

Panel 4 :Expressions (animé par Jocelyn Benoist)
Mona Gérardin-Laverge(ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : Penser l’acte de parole insurrectionnel depuis ses effets perlocutoires
Sabina V. Bremner (Columbia University) : “When You Know You Can’t Be Wrong” : The Normative Attachments of Claims to Knowledge
Raphaël Ehrsam(Sorbonne Université) :Violences verbales, actes perlocutoires et stratégies critiques selon Butler
Raoul Moati(The University of Chicago) : Subir les mots : Sartre à la rencontre du perlocutoire

16h – Pause

16h15 – Jocelyn Benoist(ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) :
Y a-t-il des actes perlocutoires ? Et, dans l’affirmative, comment les individuer ?
17h – Richard Moran(Harvard University) : Illocution, Perlocution, and the Role of Self-Consciousness

17h45 – Discussion et conclusions

Samedi 16 juin 2018

Séminaire "Présocratiques"
10h-13h
Maria Michela Sassi (Pise), « Ethos anthropoi daimon : le personnage tragique et le divin »

lieu : Bibliothèque Léon Robin
Université Paris Sorbonne - escalier E, 2ème étage 1 rue Victor Cousin 75005 Paris

Samedi 16 juin 2018

10h-13h
Dans le cadre de l’axe environnement de l’Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne)
Séminaire : Démocratie et écologie

Le Grenelle de l’environnement c’était il y a déjà 10 ans, en 2007. À l’époque représentants de l’Etat, syndicalistes, entreprises, élus locaux et ONG environnementales avaient noué un dialogue inédit sur les manières de réaliser la transition écologique en y incluant des objectifs économiques et sociaux (emplois, lutte contre les inégalités, développement des territoires). Ce « moment Grenelle » est parfois évoqué avec nostalgie comme une sorte de parenthèse enchantée … dont les résultats se font encore attendre. Car si l’importance de lier démocratie et écologie est reconnue – on ne change pas une société par décret, et les initiatives citoyennes en faveur de l’écologie se multiplient-, leurs relations ne sont pas pacifiées. En 2016, l’organisation d’un référendum sur la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes dont les conditions étaient pour le moins insatisfaisantes, a été l’occasion d’opposer choix démocratique et préservation de la biodiversité.

La tentation de construire un conflit de légitimité entre démocratie et écologie est bien réelle. Les positions de Donald Trump en sont l’exemple le plus évident. Lorsqu’un Président américain élu après l’accord de Paris remet en cause l’engagement des Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique est-il en droit de le faire ? Il n’y a pas de réponse simple. Des États américains, des entreprises, des ONG se mobilisent contre les positions de Trump, créant un mouvement inédit par son ampleur. Que celui-ci n’incarne pas à lui seul la position américaine est devenu clair.

Les enjeux écologiques illustrent combien les fonctionnements démocratiques ne se résument pas au calendrier des élections. Aucune solution simple ne se dégage spontanément pour dépasser cette difficulté. Si les objectifs de réduction de l’empreinte écologique conditionnent l’avenir des sociétés, ne faudrait-il pas aboutir à une forme de sanctuarisation, exonérant l’écologie du processus électoral et de ses incertitudes ? Mais les politiques écologiques ne devraient-elles pas au contraire être soumises à un impératif démocratique, dès lors que leur mise en œuvre implique une rupture des habitudes de consommer, de produire, d’établir les priorités ? Et comment expliquer que, si les questions écologiques sont vitales et largement partagées, elles ne déclenchent pas d’enthousiasme particulier chez les citoyens lorsqu’il s’agit d’élire leurs représentants ? Peut-on changer cet état de fait ? Les analyses convergent pour montrer que les comportements humains doivent évoluer drastiquement dans les vingt années à venir pour contenir le réchauffement climatique autour de deux degrés, et limiter les pertes de biodiversité. Que sans rupture, l’humanité vivra une explosion des inégalités, des migrations, des catastrophes. Et que ce sont d’abord les plus vulnérables qui seront touchés. Or, si tous les partis politiques se sont félicités des conclusions de la Cop 21, où sont les décisions décisives prises pour les appliquer ?

Cette forme d’inertie institutionnelle contraste avec un foisonnement d’initiatives citoyennes locales qui sont autant d’exemples d’innovations écologiques. Intégrant les enjeux relatifs à la biodiversité ou au climat à des enjeux sociaux, elles illustrent concrètement qu’un changement est possible. Qu’elles concernent les façons de se déplacer, d’habiter, de préserver la nature, de produire sans polluer et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, elles dérivent généralement de formes de démocratie participative, intègrent la volonté de lutter contre les inégalités sociales et soulèvent la question des communs. Elles constituent ainsi un potentiel de réflexion critique important concernant le mode de fonctionnement de notre société et initient des dynamiques de changement sur lesquelles pourraient s’appuyer les stratégies régionales et nationales. Mais le développement de ces projets alternatifs (parfois très aboutis) se heurte directement aux procédures administratives classiques, à la logique de certains corps d’Etat et à des intérêts économiques puissants. Tout se passe comme si, alors qu’elle inspire de nombreuses initiatives citoyennes et de nombreuses luttes, l’écologie ne parvenait guère à s’incarner dans le champ politique des démocraties représentatives – et en particulier de la nôtre : en témoignent les difficultés d’un parti comme E.E.L.V.

Que l’écologie échappe à un champ politique dont les citoyens s’éloignent (comme en témoigne l’augmentation constante des abstentions), peut être une bonne nouvelle. Ne peut-on considérer l’écologie comme une question qui pourrait être fondamentale pour redonner un souffle aux institutions démocratiques ? Encore faudrait-il en imaginer les modalités. Comment traduire ces expériences dans le fonctionnement des institutions de notre démocratie représentative ? Cette question demeure ouverte et le séminaire a tout autant pour objectif de la traiter que d’examiner les raisons de la difficile intégration des objectifs d’une transition écologique dans la politique française, qui tiennent autant aux pesanteurs administratives qu’à la difficulté de transformer profondément les façons de consommer et de produire, ainsi qu’à une temporalité politique et économique qui ne fait aucune place au long terme, et aux habitudes de pensée qui en découlent.

Expertise, science et intelligence collective : Denis Couvet Marie-Hélène Parizeau

Sorbonne, salle Nosophi (G615, Sorbonne, escalier K, 14 rue Cujas).

Vendredi 22 juin 2018

Séminaire « Ars combinatoria »
15h-17h

Marco Matteoli (Scuola Normale Superiore Pisa), La combinatoire chez Giordano Bruno

ENS – 29 rue d’Ulm – 75005 Paris
Salle 235B (2ème étage, gauche)


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