La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Meilleurs voeux 2018

Conférences, colloques, séminaires Juin 2018

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A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué

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JUIN 2018
Vendredi 1 juin 2018

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14 h – 17 h 30
Séminaire DescartesNouvelles recherches sur le cartésianisme et la philosophie moderne
organisé avec le concours
du CEPA (Philosophies Contemporaines, UMR 8103, Paris 1)
de Mathesis (La République des Savoirs, USR 3608, CNRS/ENS/Collège de France)
du Centre d’Études Cartésiennes (EA 3552, Paris-Sorbonne),
de l’IHRIM (UMR 5317, CNRS/ENS Lyon) ; du CRAL (CNRS/EHESS),
de l’Institut Universitaire de France
Responsables : Jean-Pascal ANFRAY (ENS-IUF-Mathesis), Frédéric DE BUZON (Strasbourg),
André CHARRAK (Paris 1-UMR 5317), Denis KAMBOUCHNER (Paris 1-UMR 8103),
Martine PECHARMAN (CRAL-CNRS/EHESS), Sophie ROUX (ENS-Mathesis)

Autour de l’ouvrage de Dan ARBIB : Descartes, la métaphysique et l’infini (PUF, 2016).

Interventions de Igor AGOSTINI (Lecce), Tamás PAVLOVITS (Szeged), Bruno PINCHARD (Lyon 3). Réponses de Dan ARBIB (ENS). Modérateur : Jean-Pascal ANFRAY.
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Vendredi 1 juin 2018

Séminaire : Nietzsche. Philosophie et philologie
11-13h

Comment lire Nietzsche ? Nietzsche était-il davantage philologue ou philosophe ? Existe-t-il des phases dans sa philologie ? Et dans sa philosophie ? Pouvons-nous repérer des stratifications stylistiques et conceptuelles dans son écriture ? Nietzsche disait-il la même chose à son public, à ses étudiants et à soi-même ? Quel est le rapport entre sa philologie et l’esthétique musicale wagnérienne ? Est-ce qu’à l’œuvre d’art de l’avenir correspond une philologie de l’avenir ? Et une philosophie de l’avenir aussi ?
Après avoir donné quelques réponses à ces questions en anticipant parfois sur les sujets des autres séances du séminaire, on illustrera ces relations entre philosophie et philologie chez Nietzsche par un exemple : la question du style. La préoccupation pour le style est une constante dans l’œuvre de Nietzsche. Qu’il s’agisse de l’élaboration de son propre style d’écriture, de la distinction entre prose et poésie, de la réflexion sur le meilleur style, ou encore de la comparaison entre le style écrit et le style oral, Nietzsche se nourrit de l’Antiquité, qui n’a jamais fait du style une pure question littéraire ni esthétique. Dès l’Antiquité, la question du style s’articule clairement à une problématique de la puissance, du pouvoir et de la contrainte, comme le constate Nietzsche dans ses cours sur la poésie antique tout autant que sur la rhétorique.

Christophe Corbier et Guillaume Métayer, Rythmique et métrique

École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, salle des actes

Lundi 4 juin 2018

Séminaire « L’idée russe face aux idées occidentales »
Organisation :
Stéphanie Roza, Igor Sokologorsky, Thomas Van Der Hallen

18h00-20h00,
centre Sorbonne, salle Halbwachs, (entrée par le17, rue de la Sorbonne, escalier C, 1er étage)

Alexandre Stroev : A la recherche d’un messie : Barbusse, Merejkovski, Robakidze

Le séminaire est organisé avec le soutien du CHSPM et du LabEx COMOD
L’entrée est libre, mais l’inscription est impérative par mail : igorsokologorsky@yahoo.fr

Jeudi 7 juin 2018

14h-18h
Centre Léon Robin
Ousia : essence ou substance ? L’héritage philosophique de l’antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

Sorbonne, Salle des Actes (rdc)

Fabienne Jourdan (CNRS/Univ. Paris-Sorbonne) : Qu’est-ce que l’ousia selon Numénius ? Une analyse du fragment 16 (des Places)

Alain Petit (Univ. de Clermont-Ferrand) : Ousia dans le néoplatonisme tardif

Lundi 11 juin 2018

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »
19h30- 21h30
Ce séminaire est organisé avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de la Maison Heinrich Heine. Il est ouvert à toute personne intéressée, sans inscription préalable.

Organisateurs : Élodie DJORDJEVIC, Jean-François KERVEGAN, Jamila MASCAT et Sabina TORTORELLA

lieu : Maison Heine

Rainer FORST (Goethe Universität, Francfort), « Noumenale Entfremdung. Rousseau, Kant und Marx über die Dialektik der Selbstbestimmung » [Attention : la séance se tiendra de 19h30 à 21h30, à la Maison H. Heine]
La conférence sera donnée en langue allemande et un dispositif de traduction simultanée est prévu pour cette séance.

Jeudi 14 juin 2018

14h30-18h30
GDRI : AITIA/AITIAI - Le lien causal dans le monde antique : origines, formes, transformations.
CAUSES, PASSIONS, ACTIONS

Dir. C. VIano
Voir le carnet de recherche du GDRI sur hypotheses.org
Les séances ont lieu dans la Salle des Actes de l’Université Paris-Sorbonne

14 juin 14h30-18h30
Giulia SISSA (UCLA/CNRS) :Pour l’amour d’un homme. La colère érotique dans le théâtre d’Euripide

Maria Michela SASSI (Pisa) :Le jeu des émotions dans l’action tragique : l’exemple de Médée

Jeudi 14 juin 2018

17h-19h
Séminaire « Philosophies du sens »
ENS Ulm - UMR 8547- Transferts culturels
Université Paris Nanterre- Laboratoire IRePh - EA 373
Organisation et contact : Christian Berner- Charlotte Morel
christian.berner@parisnanterre.fr/ charlotte.morel@ens.fr

- Olivier Agard (Université Paris IV) Rudolf Eucken : le sens et la valeur de la vie
NANTERRE L Salle des Conseils

Jeudi 14 juin 2018

Séminaire International et Interdisciplinaire de Recherches Spinozistes
18H-20H

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, Salle J004

Toni NEGRI « Quelques réflexions sur la peur chez Spinoza »

« 
Le spinozisme est-il une philosophie qui permet de penser les arts ? A priori tout semble indiquer une réponse négative : des textes avares sur la question, l’absence d’esthétique proprement dite. Pourtant s’il y a une philosophie qui a fasciné artistes, poètes et écrivains c’est bien celle de Spinoza. N’ont pas manqué non plus des tentatives de développer une « esthétique » spinoziste. Comment comprendre un tel contraste ? Alors que l’évolution des arts au XXe siècle invite à nous débarrasser de la question de la beauté, relu aujourd’hui le spinozisme permet peut-être une approche et une compréhension des arts par-delà l’esthétique et les différentes théories que la philosophie a voulu en faire. Cette conférence entend dégager quelques éléments de réflexion dans ce sens. LV. »

La figure de Spinoza a été présente dès l’origine de la création de l’université de Vincennes. Spinoza était pour Deleuze « le Christ des philosophes ». Badiou, dans des entretiens récents, déclare s’approcher toujours plus d’une vision spinozienne de la subjectivation et des affects de joie, dont il compte faire la matière du troisième volume de L’Être et l’Événement. La confrontation des thèses de Foucault et de Spinoza est maintenant de mieux en mieux instruite. La réflexion de Rancière sur les « mécomptes » démocratiques, ou les analyses de Lyotard (par exemple dans Pourquoi philosopher ?) croisent, rencontrent, discutent, les thèses de Spinoza. L’ambition du Séminaire, conformément à l’orientation contemporaine et internationale de l’université de Paris 8, est de montrer comment la philosophie de Spinoza continue à offrir une ressource de pensée dans tous les champs du savoir, de la pratique et de la création.

Université Paris 8, Salle J004.

Samedi 16 juin 2018

10h-13h
Dans le cadre de l’axe environnement de l’Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne)
Séminaire : Démocratie et écologie

Le Grenelle de l’environnement c’était il y a déjà 10 ans, en 2007. À l’époque représentants de l’Etat, syndicalistes, entreprises, élus locaux et ONG environnementales avaient noué un dialogue inédit sur les manières de réaliser la transition écologique en y incluant des objectifs économiques et sociaux (emplois, lutte contre les inégalités, développement des territoires). Ce « moment Grenelle » est parfois évoqué avec nostalgie comme une sorte de parenthèse enchantée … dont les résultats se font encore attendre. Car si l’importance de lier démocratie et écologie est reconnue – on ne change pas une société par décret, et les initiatives citoyennes en faveur de l’écologie se multiplient-, leurs relations ne sont pas pacifiées. En 2016, l’organisation d’un référendum sur la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes dont les conditions étaient pour le moins insatisfaisantes, a été l’occasion d’opposer choix démocratique et préservation de la biodiversité.

La tentation de construire un conflit de légitimité entre démocratie et écologie est bien réelle. Les positions de Donald Trump en sont l’exemple le plus évident. Lorsqu’un Président américain élu après l’accord de Paris remet en cause l’engagement des Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique est-il en droit de le faire ? Il n’y a pas de réponse simple. Des États américains, des entreprises, des ONG se mobilisent contre les positions de Trump, créant un mouvement inédit par son ampleur. Que celui-ci n’incarne pas à lui seul la position américaine est devenu clair.

Les enjeux écologiques illustrent combien les fonctionnements démocratiques ne se résument pas au calendrier des élections. Aucune solution simple ne se dégage spontanément pour dépasser cette difficulté. Si les objectifs de réduction de l’empreinte écologique conditionnent l’avenir des sociétés, ne faudrait-il pas aboutir à une forme de sanctuarisation, exonérant l’écologie du processus électoral et de ses incertitudes ? Mais les politiques écologiques ne devraient-elles pas au contraire être soumises à un impératif démocratique, dès lors que leur mise en œuvre implique une rupture des habitudes de consommer, de produire, d’établir les priorités ? Et comment expliquer que, si les questions écologiques sont vitales et largement partagées, elles ne déclenchent pas d’enthousiasme particulier chez les citoyens lorsqu’il s’agit d’élire leurs représentants ? Peut-on changer cet état de fait ? Les analyses convergent pour montrer que les comportements humains doivent évoluer drastiquement dans les vingt années à venir pour contenir le réchauffement climatique autour de deux degrés, et limiter les pertes de biodiversité. Que sans rupture, l’humanité vivra une explosion des inégalités, des migrations, des catastrophes. Et que ce sont d’abord les plus vulnérables qui seront touchés. Or, si tous les partis politiques se sont félicités des conclusions de la Cop 21, où sont les décisions décisives prises pour les appliquer ?

Cette forme d’inertie institutionnelle contraste avec un foisonnement d’initiatives citoyennes locales qui sont autant d’exemples d’innovations écologiques. Intégrant les enjeux relatifs à la biodiversité ou au climat à des enjeux sociaux, elles illustrent concrètement qu’un changement est possible. Qu’elles concernent les façons de se déplacer, d’habiter, de préserver la nature, de produire sans polluer et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, elles dérivent généralement de formes de démocratie participative, intègrent la volonté de lutter contre les inégalités sociales et soulèvent la question des communs. Elles constituent ainsi un potentiel de réflexion critique important concernant le mode de fonctionnement de notre société et initient des dynamiques de changement sur lesquelles pourraient s’appuyer les stratégies régionales et nationales. Mais le développement de ces projets alternatifs (parfois très aboutis) se heurte directement aux procédures administratives classiques, à la logique de certains corps d’Etat et à des intérêts économiques puissants. Tout se passe comme si, alors qu’elle inspire de nombreuses initiatives citoyennes et de nombreuses luttes, l’écologie ne parvenait guère à s’incarner dans le champ politique des démocraties représentatives – et en particulier de la nôtre : en témoignent les difficultés d’un parti comme E.E.L.V.

Que l’écologie échappe à un champ politique dont les citoyens s’éloignent (comme en témoigne l’augmentation constante des abstentions), peut être une bonne nouvelle. Ne peut-on considérer l’écologie comme une question qui pourrait être fondamentale pour redonner un souffle aux institutions démocratiques ? Encore faudrait-il en imaginer les modalités. Comment traduire ces expériences dans le fonctionnement des institutions de notre démocratie représentative ? Cette question demeure ouverte et le séminaire a tout autant pour objectif de la traiter que d’examiner les raisons de la difficile intégration des objectifs d’une transition écologique dans la politique française, qui tiennent autant aux pesanteurs administratives qu’à la difficulté de transformer profondément les façons de consommer et de produire, ainsi qu’à une temporalité politique et économique qui ne fait aucune place au long terme, et aux habitudes de pensée qui en découlent.

Expertise, science et intelligence collective : Denis Couvet Marie-Hélène Parizeau

Sorbonne, salle Nosophi (G615, Sorbonne, escalier K, 14 rue Cujas).


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