La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Conférences, Séminaires, colloques, Expositions - Septembre 2018

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EXPOSITIONS

Exposition Le livre grec et son écriture
Du 11 au 29 septembre 2018
Bibliothèque Ulm-LSH, salle historique

À partir d’un exceptionnel ensemble de manuscrits grecs prêtés par la Bibliothèque Mazarine, l’exposition, centrée sur le livre grec – manuscrit et imprimé – ainsi que son écriture, son annotation, sa circulation et son acculturation en Occident, couvre un spectre chronologique allant du XIIIe au XIXe siècle et propose un parcours menant le visiteur de Constantinople à Paris en passant par le Péloponnèse, la Crète et Venise.

Elle s’attache à faire apparaître les différentes facettes du livre grec étudié non seulement en tant que support d’un texte qu’il transmet altéré ou amendé, mais encore en tant qu’objet matériel fruit de techniques et compétences, porteur d’indices permettant de reconstituer certains pans méconnus de l’histoire culturelle, et objet de possession, voire de collection, faisant l’objet d’une circulation.
Exposition organisée avec la participation de la Bibliothèque Mazarin
Dans le cadre du IXe colloque international de paléographie grecque (voir p. 1)

Commissariat scientifique :

Brigitte Mondrain, directrice d’études à l’EPHE (PSL, SAPRAT)
Morgane Cariou, chargée de recherche au CNRS (UMR 8546 – AOrOc)
Emeline Marquis, chargée de recherche au CNRS (UMR 8546 – AOrOc)


Jeudi 27 septembre 2018

Jeudi 27 septembre 2018

17h-19h
Salle Cavaillès Rue D’Ulm
Conférence :
« As Plain as the Nose on Your Face : Ignorance, Doubt and Uncertainty in the Brain Sciences » par Stuart Firestein (Département de biologie, Columbia University).

Conférence organisée par le CAPHÉS (Centre d’Archives en Philosophie, Histoire et Édition des Sciences)

Stuart Firestein est directeur du Laboratoire de neurosciences de l’olfaction et professeur au département de biologie de l’université Columbia. Il mène depuis une quinzaine d’années, en plus de ses propres activités de recherche, un séminaire dans lequel il interroge des scientifiques de premier plan sur les inconnues intéressantes de leur domaine, bref sur ce qu’ils « ignorent » mais aimeraient savoir.

Pour cette séance, nous lui avons demandé de se prêter lui-même à l’exercice, qui devrait donc lui permettre à la fois d’éclairer un champ parfois méconnu, l’étude de l’olfaction, et de présenter des hypothèses développées dans ses deux derniers livres, qui portent de manière plus générale sur la recherche scientifique (Ignorance, How it drives Science, Oxford University Press, 2012, et Failure, Why Science is So Successful, Oxford University Press, 2015).

La conférence sera suivie d’un dialogue avec Alain Fuchs, Président de l’université Paris Sciences Lettres, et d’un échange avec la salle.

Inscription souhaitée ici

Contact : mathias.girel@ens.fr CAPHES CNRS-ENS

Jeudi 27 septembre 2018

Jeudi 27 et Vendredi 28 septembre 2018 Colloque Sur le politique

Des miroirs aux princes aux princes dans le miroir
From mirrors to princes to princes in the mirror
De l’éducation religieuse des monarques à la laïcisation du pouvoir en Europe
From the religious education of monarchs to the secularisation of power in Europe

Argumentaire

Les « Miroirs aux princes » (Specula Principum) qui se développent en Europe au IXe siècle sont des traités destinés aux monarques ou futurs monarques. Ils contiennent des principes moraux et décrivent les vertus nécessaires au bon gouvernement selon Dieu. Parmi les plus connus, ceux de Jonas d’Orléans (Le métier de roi, 831), Les enseignements de saint Louis à son fils (v. 1267-1270), Le chemin de longue étude de Christine de Pizan (1403), jalonnent le Moyen Âge, idéalisant un Prince parfait.

Au moment de la Renaissance en Europe occidentale, un basculement de la morale religieuse à la morale politique s’est traduit par une laïcisation du pouvoir. Le prince (1513) de Machiavel vante la raison d’Etat et la conservation du pouvoir au mépris – s’il le faut – des préceptes moraux et religieux. Celui d’Erasme, dans L’éducation du prince ou l’art de gouverner (1516), est, à l’inverse, un conseil à Charles Quint de gouverner dans l’intérêt de tous. La question des qualités requises par le bon roi s’est effacée au profit des règles d’organisation, voire de limitations, du pouvoir.

Les périodes suivantes – des Lumières en passant par les Révolutions – n’ont fait que confirmer ces changements. En transformant les monarchies traditionnelles par des régimes démocratiques, la partie vertueuse du métier de roi a été occultée au profit des urnes et de la réglementation institutionnelle dans le rapport gouvernant / gouvernés. Pourtant, les monarchies constitutionnelles maintenues en Europe occidentale se fondent toujours sur des principes moraux mis en scène (Bagehot, 1867), des vertus religieuses, voire, pour certaines encore, sur le sacre, ce qui renvoie à la question de la sacralisation / désacralisation du prince dans un régime séculier et du rapport au religieux dans le bon gouvernement.

Le genre littéraire des Miroirs aux Princes couvre une variété diversifiée de textes (Jonsson, 2006) destinés à l’éducation des princes en vue de leur gouvernement. La longue histoire des monarchies européennes et la place politique qu’elles occupent toujours, invitent à se pencher sur cette éducation des monarques qui est l’objet de ce colloque pluridisciplinaire (ouvert aux historiens, aux historiens du droit, aux juristes, aux civilisationnistes et aux littéraires). Il a pour objet de considérer les Miroirs aux Princes en Europe à partir de leur développement sous les Carolingiens jusqu’à nos jours afin de réfléchir tant au contenu des Miroirs, leurs évolutions dans le temps et au gré des courants idéologiques, que leur impact sur l’exercice du pouvoir politique par les princes. Ces œuvres, variées, sont-elles une image idéalisée du monarque vers lequel celui-ci doit tendre ; un traité politique, rationnel, de bon gouvernement ; ou encore un reflet – presque narcissique – du prince, sorte de panégyrique ?

Se posent alors des questions sur la place de la morale, de la raison, du religieux et du politique dans ces œuvres, sur la laïcisation des Miroirs et avec elle sur la laïcisation du pouvoir. Cette laïcisation suppose-t-elle la disparition ou le recul des vertus religieuses et de la morale des princes ?

Une autre problématique est celle de l’éducation des futurs monarques : dans quelle mesure ces derniers se revendiquent-ils – où se libèrent-ils - des Miroirs de leur jeunesse ? Cette éducation engendre-t-elle la déférence due aux princes vertueux et/ou oblige-t-elle les princes à mener une politique vertueuse ? Les monarques vertueux peuvent-t-ils aussi devenir le miroir vers lequel des gouvernants tendent ou dans lesquels ils se mirent ?

Axes thématiques
Ce colloque se propose d’aborder ces divers axes à l’occasion de trois demi-journées d’études prévues par tranches chronologiques et thématiques :

La première thématique s’intéressera au Moyen Âge pour examiner les divers contenus des Miroirs, la place qu’y tiennent la morale tirée de l’histoire, la morale religieuse et/ou la morale politique. Il s’agira aussi de confronter le miroir à la réalité en examinant les actions des monarques par le biais de la législation, par exemple.

La seconde thématique vise à identifier les impacts de la Renaissance, de l’Humanisme et des Lumières sur les Miroirs aux princes. Comment ces périodes ont-elles modifié l’éducation des monarques et leur compréhension du « métier de roi » ? Est-ce que le pouvoir se laïcise sous l’influence de l’évolution des Miroirs ? Quelle part reste-t-il à la morale et à la religion ?

La troisième thématique concerne les Révolutions et la mise en place des régimes démocratiques. Ces changements n’aboutissent-ils pas à la perte complète des vertus morales, voire religieuses, des monarques contemporains ? Ou au contraire à une nouvelle revendication d’une éthique en politique ? Les Miroirs aux Princes – ou ce qu’ils sont devenus – ont-ils / doivent-ils avoir toujours un sens de nos jours dans l’éducation des monarques ?

LIEUX

Salle des conférences Simone Veil, rdc, Chênes I - Université de Cergy-Pontoise, 33 bd du port, 95011 CERGY-PONTOISE (RER A, arrêt Cergy-Préfecture)
Cergy-Pontoise, France (95)

CONTACTS

Valérie MENES-REDORAT
courriel : valerie [dot] menes [at] u-cergy [dot] fr
Catherine MARSHALL
courriel : catherie [dot] marshall [at] u-cergy [dot] fr

Jeudi 27 septembre 2018

Après-midi (14h30-18h30)

14h30-15h : Accueil des participants – café

15h : Introduction : Valérie Ménès-Redorat (Maître de conférences en histoire du droit, université de Cergy-Pontoise), « Histoire et genre des Miroirs »

Les Miroirs aux Princes du Moyen Age à la Renaissance :

Vraie ou fausse rupture du genre ?

Présidente de séance : Valérie MENES-REDORAT

15h30-16h : Camille BATAILLE, (Docteure en histoire médiévale, université de Cergy-Pontoise) : « Les révélations de Brigitte de Suède »

16h-16h30 : Olivier BERTRAND (Professeur de linguistique historique et lexicographie médiévale, université de Cergy-Pontoise), « Traducteurs des Miroirs de Charles V »

16h30-17h : Valérie TOUREILLE, (Professeur d’Histoire du Moyen Âge, université de Cergy-Pontoise), « Le livre de policie de Christine de Pizan »

17h-17h30 : Discussion – café

17h30-18h : Xavier GENDRE (Doctorant en histoire moderne et en philosophie politique, universités de Fribourg (CH) et Paris Descartes-Sorbonne), « Les miroirs des princes au reflet des idées politiques de leur temps (XVIe-XVIIe siècles) »

18h-18h30 : Renaud MALAVIALLE (Maître de conférences en civilisation espagnole, Sorbonne université), « Identité et altérité dans le De rege et regis institutione de Juan de Mariana : une laïcisation jésuitique de la formation du prince ? »

18h-18h30 : Questions

LIEUX

Salle des conférences Simone Veil, rdc, Chênes I - Université de Cergy-Pontoise, 33 bd du port, 95011 CERGY-PONTOISE (RER A, arrêt Cergy-Préfecture)
Cergy-Pontoise, France (95)

CONTACTS

Valérie MENES-REDORAT
courriel : valerie [dot] menes [at] u-cergy [dot] fr
Catherine MARSHALL
courriel : catherie [dot] marshall [at] u-cergy [dot] fr

Vendredi 28 septembre 2018

Vendredi 28 septembre 2018

PASSIONS RHÉTORIQUES, PASSIONS POLITIQUES
Journée d’étude associée au séminaire Gramata « Le désir »

14h00-17h30
Laboratoire Sphère, Université Paris Diderot, Bâtiment Condorcet,
4 rue Elsa Morante, 75013 Paris, Salle Valentin, 454A.

  • Annick JAULIN (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) : « Une persuasion sans passion (ou presque) »
  • Pierre BALMOND (Université Paris-Est Créteil) : « Le pathos rhétorique aristotélicien : dans et hors de la cause ? »
  • David KONSTAN (New York University) : « Les émotions esthétiques chez Aristote »
  • Pia CAMPEGGIANI (IEA) : « Affective responses to normative significance in Aristotle’s ethics »
    Organisation et contact :
    Olivier Renaut (orenaut@parisnanterre.fr),
    Christelle Veillard (cveillard@parisnanterre.fr),
    Pierre-Marie Morel (pierre-marie.morel@univ-paris1.fr)
Vendredi 28 septembre 2018

Conférence Barry Smith -organisée avec l’IJN
Responsable (s)
KISTLER Maximilian
CASATI Roberto - directeur de Recherche au CNRS-EHESS
11:00 to 13:00
IHPST - Salle de conférence

Conférence Barry Smith (university at Buffalo, New York) : sur l’ontologie et les ontologies

Vendredi 28 septembre 2018

Suite du colloque sur Le politique

Matin (9h30-12h30)
Quand les Miroirs deviennent le reflet du prince (XVII-XVIIIe siècles) :

  • Traités d’éducation ou de propagande politique ?

Présidente de séance : Catherine MARSHALL

9h30-10h : Pascale MORMICHE (PRAG en histoire moderne, université de Cergy-Pontoise), « Comment transposer l’institution du prince à l’usage de Gustave de Suède (1756) dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ? »

10h-10h30 : Marie-Bénédicte RAHON-DOS SANTOS (Doctorante en histoire du droit, Paris Descartes), « Jean Doujat et son ouvrage Éloge des personnes illustres de l’Ancien Testament pour donner quelque teinture à l’histoire sacrée, à l’usage de Monseigneur le duc de Bourgogne (1688) »

10h30-11h : Discussion - café

11h-11h30 : Ryan Patrick HANLEY (Professeur de sciences politiques, Marquette University, USA), « Fénelon et le genre des Miroirs aux Princes »

11h30-12h : Blaise BACHOFEN (Maitre de conférences en philosophie du droit, université de Cergy-Pontoise), « Le ‘Législateur’ selon Rousseau : le Prince à l’envers ? »

12h-12h20 : Questions

12h30-14h : Déjeuner sur la passerelle

Vendredi 28 septembre
Après midi (14h- 17h)
Permanence ou disparition des Miroirs aux Princes (XIX-XXIe siècles) :

  • Comment éduquer le prince contemporain ?

Présidente de séance : Catherine MARSHALL

14h-14h30 : Kondylenia BELITSOU, (Docteure en histoire, université Paris Diderot) « Charles Rollin (1661-1741) : De l’éducation des Princes aux élites du XIXe siècle »

14h30-15h : Guillaume BACOT (Professeur de droit public, université de Cergy-Pontoise), « L’enquête sur la monarchie, miroir sans tain. Du reflet idéal à la réalité positive »

15h30-16h : Eduardo NOLLA (Professeur de sciences politiques, Fundación Ortega y Gasset - Gregorio Marañón, Madrid, Espagne), « Educating prince Algorithm »

16h-16h30 : Questions

16h30 : Discours de clôture : Bernard BOURDIN (Professeur en philosophie politique, Institut Catholique de Paris), « La question de la sécularisation de l’éducation des princes »

A partir de 17h : Cocktail de clôture – discussion

LIEUX

Salle des conférences Simone Veil, rdc, Chênes I - Université de Cergy-Pontoise, 33 bd du port, 95011 CERGY-PONTOISE (RER A, arrêt Cergy-Préfecture)
Cergy-Pontoise, France (95)

CONTACTS

Valérie MENES-REDORAT
courriel : valerie [dot] menes [at] u-cergy [dot] fr
Catherine MARSHALL
courriel : catherie [dot] marshall [at] u-cergy [dot] fr

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

Samedi 29 septembre 2018

Samedi 29 septembre 2018


Séminaire de recherche 2018-2019 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique de l’ontologie sociale (II)

La question de la réalité sociale joue un rôle privilégié dans le renouveau actuel du motif réaliste. Certains soutiennent que l’originalité du « nouveau réalisme », irréductible au réalisme généralement naturaliste qui a pu, dans la période précédente, s’opposer aux différentes formes d’antiréalisme post-moderne, résiderait dans la prise en compte non plus de la seule réalité naturelle mais de celle de la société. Tout le problème paraît alors que la mise en exergue de la réalité de ladite réalité sociale ne conduise pas, d’une façon ou d’une autre, à la désocialisation de cette même réalité. Aussi le « nouveau réalisme » se distinguerait-il par le respect qu’il témoignerait à la spécificité de l’être du social.

La difficulté est cependant que, bien souvent, dès lors, cette spécificité semble revêtir des traits étrangement similaires à ceux de ce constructivisme même que la thèse réaliste avait pour vocation première de dénoncer. On ne compte plus, de la part des néo-réalistes proclamés, les tentatives de « constructions de la réalité sociale », l’idéal analytique de (re)construction théorique de cette réalité finissant souvent par prendre la signification substantielle suivant laquelle, en un sens ou un autre, ce serait cette réalité elle-même qui se construirait.

Le premier objectif de nos travaux sera de remettre en question cette idée selon laquelle le social, que cela soit en un sens épistémologique ou métaphysique, pourrait faire l’objet d’une « construction ». Nous soutiendrons qu’essayer de « construire » le social, c’est, du point de vue théorique, se condamner à le manquer. A la logique de la « construction », il faut substituer celle de l’analyse et de la critique, qui, plutôt que de prétendre fabriquer théoriquement le social, le prend pour point de départ ainsi que les discours voués à sa connaissance (et non à sa construction) : ceux des sciences sociales. D’autre part, du point de vue ontologique, nous mettrons en doute que le social puisse être pensé en aucune façon comme étant lui-même une « construction » – ce qui ne veut pas dire qu’il n’appartienne pas à l’être du social que des « constructions », en des sens à préciser, y soient possibles.

Cette démarche critique nous conduira cependant et surtout, au-delà du rejet de ce mythe de la construction, à remettre en question les limites de principe du programme même d’une « ontologie sociale ». Celle-ci paraît, constitutivement, condamnée à osciller entre réification et constructivisme. C’est que, sans doute, la question est mal posée. A la perspective ontologique qui prétend circonscrire a priori l’être du social et finit toujours par lui donner alternativement trop ou trop peu d’être, on opposera l’enquête socio-logique qui reconnaît dans la société l’espace dans lequel est posée, conflictuellement, la question des mesures de l’être.


Lieu :
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Horaire : 10h30-12h30

Régis Ponsard (Université de Reims / EHESS, Centre d’études des normes juridiques Yan Thomas) :

Mètres et mesures du droit : contributions de l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit à l’élaboration d’une analyse scientifiquement et juridiquement critique de la réalité juridique.

Les systèmes juridiques existent ; et il existe une alternative. Une alternative aux différentes manières jusque-là utilisées pour les étudier. Les normes dispositionnelles comme jurisprudentielles qui les composent sont analysables de façon scientifiquement critique. Mais cela implique d’élaborer des normes d’analyse, c’est-à-dire un cadre d’analyse juridique du droit— un « système de mesures » — qui soit le plus possible scientifiquement autonome, et de distinguer tout en les articulant au sein d’une même dynamique de connaissance, des niveaux d’analyse différents de la réalité juridique ainsi étudiée, et jusque-là non associés et encore moins articulés d’une façon qui respectent les méthodologies et règles de connaissance constitutives propres à chacun d’entre eux. C’est une partie de ce que propose l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit.

Quels sont ces niveaux ? Quels instruments de mesure opératoires propose-t-elle pour mener ces différents types d’enquêtes et répondre à chacune des questions propres à ses différents niveaux ? Quels types de dimensions de la réalité (souvent cachées) ces questions posées à chacun de ces niveaux permettent-elles de mettre à jour ? Comment l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit articule-t-elle les apports de ces différents types d’enseignements sur le droit étudié, autrement dit, de ces différentes manières de saisir, de mesurer la réalité juridique ? Comment l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit se situe-t-elle par rapport aux cadres d’analyse juridique aujourd’hui utilisés spécialement en France, et transmis à travers la formation dispensée aux juristes ?

Il s’agira notamment d’exposer les raisons d’être et les fondements épistémologiques de cette Analyse juridique pluridimensionnelle du droit, ainsi que ces types d’apports à l’analyse de la réalité juridique, au moyen de différentes illustrations tirées de l’étude de cas. En quoi est-elle une analyse ? Comment est-elle, par exemple, une pensée de l’écart (qui peut être nul)entre les normes juridiques qui devaient être respectées dans le cadre d’une production normative ou d’un comportement, et les comportements et normes effectivement produits, entre ce que les normes d’un système juridique affirment d’elles-mêmes ou de ce système — y compris indirectement — et ce qu’il est, ce qu’elles sont, entre l’idéal institutionnel affiché (« une république laïque, démocratique et sociale (…) » (article 1 de la Constitution du 4 octobre 1958)) et la réalité de la chose juridique effectivement réalisée, etc.

On montrera ainsi qu’il est possible, plus généralement, de réconcilier le sens profond, le geste inaugural de l’entreprise de construction d’une science du droit digne de ce nom déployée en son temps, et dans des contextes spécifiques, par Hans Kelsen, et les enseignements et développements les plus contemporains des sciences humaines et sociales, et cela, dans une même dynamique scientifique réalisant la voie propre de la science du droit, sa véritable autonomie (à rebours de son autarcie). Une telle autonomie serait de nature à lui permettre de véritablement faire entendre sa voix et de jouer son rôle au sein du concert des sciences humaines et sociales. Cela de manière, à mieux disposer des moyens d’identifier et de comprendre réellement ce que les hommes font au droit, comme ce que le droit fait aux hommes, et peut-être aussi, au sein d’une démarche hypothético - déductive, à imaginer plus efficacement le droit de demain.

En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

P.S. :

Comment s’y rendre ?

Ecole Normale Supérieure

La Sorbonne

Centre Léon Robin UMR 8061

Université Paris-Sorbonne

1, rue Victor Cousin

F-75230 Paris cedex 05

Accès

Les locaux du Centre Léon Robin se trouvent en Sorbonne, dans la salle F371, au deuxième étage de l’escalier E, F ou T, tous trois situés dans la galerie Richelieu.

RER B : station Luxembourg ; Métro 10, 4 : stations Cluny-la-Sorbonne, Saint Michel

Université Paris VIII

Université Paris Est


Téléchargements Fichier à télécharger :
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