La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Colloques, conférences, séminaires DECEMBRE 2018
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Samedi 1 décembre

Samedi 1 Décembre 2018

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.
En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.

Sébastien Gandon (Université Blaise Pascal)
« Wittgenstein ingénieur – Forme, logique, mécanisme »
Discutante : Juliet Floyd (Boston Université)

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr
PIERRE FASULA

CHERCHEUR ASSOCIÉ | INSTITUT DES SCIENCES JURIDIQUE ET PHILOSOPHIQUE DE LA SORBONNE
UNIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON SORBONNE

CHARGÉ DE COURS | UFR DES HUMANITÉS ET SCIENCES SOCIALES
UNIVERSITÉ DE CAEN

Mercredi 5 décembre 2018

Mercredi 5 DECEMBRE 2018

17h30-19h30
ENS Campus Jourdan Amphithéâtre, 48 Boulevard Jourdan

Séance dans le cadre du séminaire de la Chaire "Géopolitique du risque"

Géopolitique du risque : Technologies et incertitudes

Responsables : J. Peter Burgess & Sarah Perret (Ecole normale supérieure)

Dans le cadre de la réflexion autour de la géopolitisation du risque dans les sociétés contemporaines, ce séminaire s’intéressera à l’un des paradoxes marquants de la modernisation : l’augmentation de l’ « incertitude » due à la multiplication des solutions technologiques apportées aux problèmes humains. Comme le montre Ulrich Beck par son concept de « société du risque », la modernité ne consiste pas seulement à faire face à certains risques, mais à en générer sans cesse d’autres dont les conséquences peuvent être géopolitiques. Grâce à des chercheurs et des praticiens français et étrangers, le séminaire abordera et débattra des grands thèmes de la géopolitisation du risque, tels que l’instabilité financière, la santé publique, la cyber-insécurité, les incertitudes en relations internationales, les crises climatiques, les ambiguïtés du « Big Data », les troubles de la gouvernementalité algorithmique ou encore l’histoire inattendue de l’assurance commerciale.

INCERTITUDES DES BIOTECHNOLOGIES
Francis Chateauraynaud, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Antoine Messean, Institut National de Recherches Agricoles

Mercredi 12 DECEMBRE 2018

Mercredi 12 Décembre 2018

Centre Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

Le séminaire Marx au XXIe siècle, longtemps dirigé par Jean Salem récemment disparu, est désormais organisé dans le cadre du Laboratoire PHARE.

Séminaire coordonné par :
Rémy Herrera (CNRS), Laurent Jaffro (PHARE) et Jean Dellemotte (PHARE)

Mercredi 12 DECEMBRE 2018

17h30-19h30
ENS Campus Jourdan Amphithéâtre, 48 Boulevard Jourdan

Séance dans le cadre du séminaire de la Chaire "Géopolitique du risque"

Géopolitique du risque : Technologies et incertitudes

Responsables : J. Peter Burgess & Sarah Perret (Ecole normale supérieure)

Dans le cadre de la réflexion autour de la géopolitisation du risque dans les sociétés contemporaines, ce séminaire s’intéressera à l’un des paradoxes marquants de la modernisation : l’augmentation de l’ « incertitude » due à la multiplication des solutions technologiques apportées aux problèmes humains. Comme le montre Ulrich Beck par son concept de « société du risque », la modernité ne consiste pas seulement à faire face à certains risques, mais à en générer sans cesse d’autres dont les conséquences peuvent être géopolitiques. Grâce à des chercheurs et des praticiens français et étrangers, le séminaire abordera et débattra des grands thèmes de la géopolitisation du risque, tels que l’instabilité financière, la santé publique, la cyber-insécurité, les incertitudes en relations internationales, les crises climatiques, les ambiguïtés du « Big Data », les troubles de la gouvernementalité algorithmique ou encore l’histoire inattendue de l’assurance commerciale.

INCERTITUDE DE LA SANTÉ GLOBALE
Auriane Guilbaud, Université de Paris 8
Sylvie Briand, World Health Organisation

Jeudi 13 décembre 2018

Jeudi 13 décembre 2018

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

SÉMINAIRE NoSoPhi ‘Normes, Sociétés, Philosophies’

Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
UMR 8103 – CNRS Paris 1 Panthéon Sorbonne

http://nosophi.univ-paris1.fr/groupes/SeminaireNosophi.htm

Organisé par Philippe Crignon et Yann Schmitt

Emanuela CEVA (Université de Pavie)
What is the Opposite of Political Corruption ? A Public Accountability-Based View
Répondant : François BOUCHER (Université de Montréal)
Salle 11 Centre Panthéon


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : . Pour tout renseignement, yannschmitt@me.com

jEUDI 13 Décembre 2018

20h-22h
Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
Archives Husserl, CNRS, Ecole normale supérieure
RESTE

Reste. Ce qui est encore présent. Ce qui n’est pas perdu, jeté, abandonné, détruit, malgré la destruction, l’abandon, le rejet, la perte. Reste. Ce qu’il reste de l’enfance, ce qu’il reste après la mort, ceux qui restent, encore, ce qui survit, subsiste, persiste, demeure, ce qui hante, résiste, encore. Reste. Ce qui excède la soustraction : la différence, le fragment, le reliquat, la relique. Reste. Le vestige, la ruine, le débris, le détritus, la cendre, le cadavre. Reste. Ne meurt pas, n’y reste pas, reste : demande, prière. Reste. Encore. N’en restons pas là, il reste à dire, il reste à faire.
Si l’étymologie lie reste à la stabilité et à l’arrêt, la fertilité de ce seul mot reste nous invite plutôt à le lire comme la trace d’un geste, comme un tracé qui aura toujours déjà commencé et n’aura encore jamais été achevé. C’est ce tracé qui orientera notre travail cette année.

Pour l’année 2018-19, ce séminaire se tiendra à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Salle Beckett, de 20 à 22 h, les jeudis

Du jeudi 13 au samedi 15 décembre 2018

Du paysage quotidien à l’espace poétique
Le sanctuaire dans la poésie gréco-latine jusqu’au IIe s. ap. J.-C.
Colloque international
Espaces sacrés antiques

Université Paris-Sorbonne

Organisation :

E. Buchet (EDITTA)
P.-A. Caltot (EDITTA)
J. Rohman (AOrOc)
Colloque organisé par l’Université Paris-Sorbonne (EDITTA, EA 1491) et l’École normale supérieure (UMR 8546 CNRS/ENS – AOrOc) avec le soutien du Labex TransferS

Ces dernières années, de nombreux projets et ouvrages ont été consacrés aux lieux de culte des mondes grec et romain. Outre les grands programmes archéologiques consacrés à tel ou tel sanctuaire, on pense notamment aux actes des colloques intitulés Les bois sacrés ou Sacra Nominis Latini, qui recensent les dernières recherches sur les lieux de culte du Latium, ou encore au projet Fana Templa Delubra, dirigé par John Scheid, qui a pour but d’établir un corpus des sanctuaires italiens et des sources, archéologiques et littéraires qui s’y rapportent. Ces diverses études mettent en relief l’importance archéologique et historique de ces sanctuaires et permettent de mesurer leur place dans le paysage quotidien des Grecs et des Romains.

Au cours du colloque à venir, nous nous proposons d’étudier comment leur place dans l’imaginaire collectif se reflète dans les textes poétiques.

On se demandera donc comment les poètes appréhendent ces espaces sacrés en Grèce et à Rome. Il s’agira ainsi de réfléchir à la définition et à l’image que le discours poétique donne des différents types de sanctuaires – en particulier, temple (temenos, templum, fanum, aedes), autel (ara), aire sacrale, bois sacré (nemus, lucus)... – dans l’esthétique et le style propres aux différents genres poétiques de l’Antiquité, en particulier l’épopée, la tragédie, la comédie, l’hymne, la satire ou l’élégie. La mobilisation d’un type de sanctuaire dans un genre poétique ou les liens esthétiques entre formes architecturales et poétiques pourront ainsi être interrogés avec profit.

Vendredi 14 Décembre 2018

Vendredi 14 Décembre 2018

Colloque : L’Écriture du "Je" dans la langue de l’exil

Du 14 DÉCEMBRE 2018 - 16 DÉCEMBRE 2018
Salle Cavaillès, salle Celan, 45 rue d’Ulm 75005

Colloque organisé par Isabelle Grell-Borgomano (ITEM) et Jean-Michel Devésa (Université de Limoges)

Interroger « l’écriture translingue de soi » (Alain Ausoni) est devenu indispensable dans un monde de plus en plus multiculturel, par choix, mais le plus souvent par nécessité.

Le colloque souhaite approcher cette question par une résolution double :

Laisser la parole à des écrivains actifs, vivants, afin d’échanger concrètement autour de leur création dans la langue de leur pays d’adoption, et prendre plus de recul avec des chercheurs spécialistes d’autres auteurs translingues dont la langue de l’enfance aura dû se mêler à la langue de la pensée (engagée). Nous nous attellerons donc à une re- ou déconstruction de l’idée de la langue comme propriété, mais à penser LA langue comme siège de l’individualité. Pour les premiers, vous partagerez ici la réflexion d‘auteurs nord-africains tels Abdellah Taïa (Maroc), qui a dû quitter son pays pour « délit » d’homosexualité et qui s’engage aujourd’hui ouvertement, en langue française, pour plus de lucidité dans sa terre d’origine, ou la dramaturge et auteure Darina al Joundi (Liban), ainsi que l’écrivaine et scénariste turque Emine Sevgi Özdamar qui ont fui leur terre et leur langue pour mieux la rendre, haut et fort, dans leurs ouvrages respectifs rédigés de manière translingue, donc « étrangifiée », ce qui signifie en mélangeant la langue, les sensations linguistiques et interhumaines de l’enfance avec la langue libératrice de la terre choisie. Ce qu’ils vivent dans l’acte de création est ce qu’on nomme le code-switching qui désigne une alternance de deux voire plusieurs langues au sein d’un seul ouvrage.

D’autres écrivains sud-africains tels Beata Umubyeyi-Mairesse et Mukasonga (à travers une spécialiste) évoquent la nécessité de parler pour redonner parole à leurs familles rwandaises. Les auteurs africains de la diaspora Sami Tchak et Théo Ananissoh ouvriront un dialogue sur le (non)choix de changer sa langue maternelle en langue quasi universelle, le français.
Beaucoup d’auteurs de générations différentes et d’ailleurs distingués par la par des prix, ont choisi l’Allemagne comme pays d’accueil, tels la japonaise Yoko Tawada (invitée au Salon du livre de Paris), la vietnamienne Linda Lê, Emine Sevgi Özdamar (Turquie), Dagtekin Seymus (Kurdistan), et, avant eux historiquement, traqués pour cause de leur judéité, l’auteur tellement vivant George-Arthur Goldschmidt (Allemagne-France) et Raymond Federmann, décédé il y a peu de temps et qui avait élu les Etats-Unis pour écrire l’indisible. S’ajoutent plus récemment l’auteure et traductrice de Peter Handke, Elfriede Jelinek et alii, Anne Weber qui, elle, comme Goldschmidt et Tawada, s’autotraduit.
D’autres auteurs préfèrent parler de cette nécessité d’écrire la vie à travers d’autres voix, vivant quotidiennement leur diglossie, que la leur, avec lesquels il y a parfois identification, tels Sarah Chiche qui évoque ici sa fascination pour la faille dans l’écriture de la langue du JE de Pessoa, Claire Legendre (Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, lauréate de la Fondation Hachette Jean-Luc Lagardère) avec Fernando Arrabal et Linda Lê s’interrogera à propos de Norman Manea et déconstruisent ainsi l’idée du monolinguisme comme base pour écrire vrai.

Programme

VENDREDI 14 DÉCEMBRE, APRÈS-MIDI : 14.30 – 18.00
SALLE CELAN
« Perspectives théoriques et critiques appliquées » (Modération : Isabelle Grell-Borgomano)

14.30-14.45 Ouverture : Isabelle Grell et Jean-Michel Devésa
14.45-15.15 Alain Ausoni (ENS-Paris, France/Université de Lausanne, Suisse), « Je après d’autres : affiliations littéraires et dialogues d’exilé·e·s dans les mémoires d’outre-langue »
15.15-15.45 Faure Alexandre (Doctorant, Université de Rennes 2, France), « Les Langues de l’exil : écriture du reste »

Pause

16.00-16.30 Dagtekin Seyhmus (Écrivain, Kurdistan-France), « Comme on changerait de monture en cours de route »
16.30-17.00 Sarah Chiche (Écrivain, psychanalyste, Paris), « ‘Je ne suis rien’. Exil de soi et hantises dans le livre de l’intranquilité de Fernando Pessoa »
17.00-17.30 Darina al Joundi (Écrivaine, dramaturge, actrice, Liban-Paris), « Prisonnière de l’exil »
17.30-18.00 Discussion

Samedi 15 Décembre 2018

Samedi 15 Décembre 2018

Colloque : L’Écriture du "Je" dans la langue de l’exil

Du 14 DÉCEMBRE 2018 - 16 DÉCEMBRE 2018
Salle Cavaillès, salle Celan, 45 rue d’Ulm 75005

Colloque organisé par Isabelle Grell-Borgomano (ITEM) et Jean-Michel Devésa (Université de Limoges)

Interroger « l’écriture translingue de soi » (Alain Ausoni) est devenu indispensable dans un monde de plus en plus multiculturel, par choix, mais le plus souvent par nécessité.

Le colloque souhaite approcher cette question par une résolution double :

Laisser la parole à des écrivains actifs, vivants, afin d’échanger concrètement autour de leur création dans la langue de leur pays d’adoption, et prendre plus de recul avec des chercheurs spécialistes d’autres auteurs translingues dont la langue de l’enfance aura dû se mêler à la langue de la pensée (engagée). Nous nous attellerons donc à une re- ou déconstruction de l’idée de la langue comme propriété, mais à penser LA langue comme siège de l’individualité. Pour les premiers, vous partagerez ici la réflexion d‘auteurs nord-africains tels Abdellah Taïa (Maroc), qui a dû quitter son pays pour « délit » d’homosexualité et qui s’engage aujourd’hui ouvertement, en langue française, pour plus de lucidité dans sa terre d’origine, ou la dramaturge et auteure Darina al Joundi (Liban), ainsi que l’écrivaine et scénariste turque Emine Sevgi Özdamar qui ont fui leur terre et leur langue pour mieux la rendre, haut et fort, dans leurs ouvrages respectifs rédigés de manière translingue, donc « étrangifiée », ce qui signifie en mélangeant la langue, les sensations linguistiques et interhumaines de l’enfance avec la langue libératrice de la terre choisie. Ce qu’ils vivent dans l’acte de création est ce qu’on nomme le code-switching qui désigne une alternance de deux voire plusieurs langues au sein d’un seul ouvrage.

D’autres écrivains sud-africains tels Beata Umubyeyi-Mairesse et Mukasonga (à travers une spécialiste) évoquent la nécessité de parler pour redonner parole à leurs familles rwandaises. Les auteurs africains de la diaspora Sami Tchak et Théo Ananissoh ouvriront un dialogue sur le (non)choix de changer sa langue maternelle en langue quasi universelle, le français.
Beaucoup d’auteurs de générations différentes et d’ailleurs distingués par la par des prix, ont choisi l’Allemagne comme pays d’accueil, tels la japonaise Yoko Tawada (invitée au Salon du livre de Paris), la vietnamienne Linda Lê, Emine Sevgi Özdamar (Turquie), Dagtekin Seymus (Kurdistan), et, avant eux historiquement, traqués pour cause de leur judéité, l’auteur tellement vivant George-Arthur Goldschmidt (Allemagne-France) et Raymond Federmann, décédé il y a peu de temps et qui avait élu les Etats-Unis pour écrire l’indisible. S’ajoutent plus récemment l’auteure et traductrice de Peter Handke, Elfriede Jelinek et alii, Anne Weber qui, elle, comme Goldschmidt et Tawada, s’autotraduit.
D’autres auteurs préfèrent parler de cette nécessité d’écrire la vie à travers d’autres voix, vivant quotidiennement leur diglossie, que la leur, avec lesquels il y a parfois identification, tels Sarah Chiche qui évoque ici sa fascination pour la faille dans l’écriture de la langue du JE de Pessoa, Claire Legendre (Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, lauréate de la Fondation Hachette Jean-Luc Lagardère) avec Fernando Arrabal et Linda Lê s’interrogera à propos de Norman Manea et déconstruisent ainsi l’idée du monolinguisme comme base pour écrire vrai.

Programme

SAMEDI MATIN : 9.30 – 12.45
SALLE CAVAILLÈS
« Voix (croisées) africaines » (Modération : Lori Saint-Martin)
9.30-10.00 Beata Umubyeyi-Mairesse (Écrivaine, Rwanda-France) : « Comprendre le je, dire le nous : élaboration d’un récit singulier entre français et kinyarwanda »
10.00-10.30 Marie-Claude Hubert (Université de Lorraine, France), « Mukasonga, (se) réfléchir dans l’histoire »
10.30-11.00 Karen Ferreira-Meyers (University of Eswatini), « L’Autofiction historique de Vamba Sherif : réécriture en langue étrangère »
Pause

« Se perdre ou se trouver dans la langue de l’A/autre » (Modération : Jean-Michel Devésa)
11.15-11.45 Lori Saint-Martin (Écrivaine, Université du Québec à Montréal, Québec), « Ma Vie entre les langues »
11.45-12.15 Table ronde : Les Écrivains africains de la diaspora et leur(s) langues : Sami Tchak (Togo) et Théo Ananissoh (Togo)
12.15-12.45 Discussion

SAMEDI APRÈS-MIDI : 14.30 – 18.15
SALLE CAVAILLÈS
« Se dire en terre(s) d’islam » (Modération : Sylvain Bureau)
14.30-15.00 Arnaud Genon (Écrivain et critique, Allemagne), « De la langue du pouvoir au pouvoir de la langue : les différents ‘je’ d’Abdellah Taïa »
15.00-15.30 Abdellah Taïa (Écrivain, scénariste, Maroc-Paris), « Manger ou ne pas manger, écrire ou ne pas écrire »
15.30-16.00 Fadoua Roh (Doctorante, Université de Paris IV-Sorbonne), « L’Œuvre d’Abdellatif Laabi ou le moi ‘exilé’ marocain »

Pause

« La Difficulté d’être translingue » (Modération : Arnaud Genon)
16.15-16.45 Sylvain Bureau (Université fédérale du Paraná – Brésil), « L’« Écrivivance » de Conceição Evaristo ou l’autofiction contemporaine des femmes brésiliennes »
16.45-17.15 M’Raim Malika (Université Ibn Khaldoun, Tiaret, Algérie), « Écriture et mise en scène du ‘je’ chez la romancière Assia Djebar »

17.15-17.45 Houdu Lucie (Doctorante, Paris 3) : « Un Je toujours entre deux langues : Tony Harrison et l’écriture poétique de l’exil »
17.45-18.15 Discussion

Dimanche 16 Juin 2018

Dimanche 16 Décembre 2018

Colloque : L’Écriture du "Je" dans la langue de l’exil

Du 14 DÉCEMBRE 2018 - 16 DÉCEMBRE 2018
Salle Cavaillès, salle Celan, 45 rue d’Ulm 75005

Colloque organisé par Isabelle Grell-Borgomano (ITEM) et Jean-Michel Devésa (Université de Limoges)

Interroger « l’écriture translingue de soi » (Alain Ausoni) est devenu indispensable dans un monde de plus en plus multiculturel, par choix, mais le plus souvent par nécessité.

Le colloque souhaite approcher cette question par une résolution double :

Laisser la parole à des écrivains actifs, vivants, afin d’échanger concrètement autour de leur création dans la langue de leur pays d’adoption, et prendre plus de recul avec des chercheurs spécialistes d’autres auteurs translingues dont la langue de l’enfance aura dû se mêler à la langue de la pensée (engagée). Nous nous attellerons donc à une re- ou déconstruction de l’idée de la langue comme propriété, mais à penser LA langue comme siège de l’individualité. Pour les premiers, vous partagerez ici la réflexion d‘auteurs nord-africains tels Abdellah Taïa (Maroc), qui a dû quitter son pays pour « délit » d’homosexualité et qui s’engage aujourd’hui ouvertement, en langue française, pour plus de lucidité dans sa terre d’origine, ou la dramaturge et auteure Darina al Joundi (Liban), ainsi que l’écrivaine et scénariste turque Emine Sevgi Özdamar qui ont fui leur terre et leur langue pour mieux la rendre, haut et fort, dans leurs ouvrages respectifs rédigés de manière translingue, donc « étrangifiée », ce qui signifie en mélangeant la langue, les sensations linguistiques et interhumaines de l’enfance avec la langue libératrice de la terre choisie. Ce qu’ils vivent dans l’acte de création est ce qu’on nomme le code-switching qui désigne une alternance de deux voire plusieurs langues au sein d’un seul ouvrage.

D’autres écrivains sud-africains tels Beata Umubyeyi-Mairesse et Mukasonga (à travers une spécialiste) évoquent la nécessité de parler pour redonner parole à leurs familles rwandaises. Les auteurs africains de la diaspora Sami Tchak et Théo Ananissoh ouvriront un dialogue sur le (non)choix de changer sa langue maternelle en langue quasi universelle, le français.
Beaucoup d’auteurs de générations différentes et d’ailleurs distingués par la par des prix, ont choisi l’Allemagne comme pays d’accueil, tels la japonaise Yoko Tawada (invitée au Salon du livre de Paris), la vietnamienne Linda Lê, Emine Sevgi Özdamar (Turquie), Dagtekin Seymus (Kurdistan), et, avant eux historiquement, traqués pour cause de leur judéité, l’auteur tellement vivant George-Arthur Goldschmidt (Allemagne-France) et Raymond Federmann, décédé il y a peu de temps et qui avait élu les Etats-Unis pour écrire l’indisible. S’ajoutent plus récemment l’auteure et traductrice de Peter Handke, Elfriede Jelinek et alii, Anne Weber qui, elle, comme Goldschmidt et Tawada, s’autotraduit.
D’autres auteurs préfèrent parler de cette nécessité d’écrire la vie à travers d’autres voix, vivant quotidiennement leur diglossie, que la leur, avec lesquels il y a parfois identification, tels Sarah Chiche qui évoque ici sa fascination pour la faille dans l’écriture de la langue du JE de Pessoa, Claire Legendre (Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis, lauréate de la Fondation Hachette Jean-Luc Lagardère) avec Fernando Arrabal et Linda Lê s’interrogera à propos de Norman Manea et déconstruisent ainsi l’idée du monolinguisme comme base pour écrire vrai.

Programme

DIMANCHE MATIN : 9.30 – 12.45
SALLE CAVAILLÈS
« Du choix de la langue du pays d’accueil » (Modération : Nurit Levy)
9.30-10.00 Claire Olivier (Doctorante, Université de Limoges, France), « Agota Kristof et les ‘langues ennemies’ »
10.00-10.30 Dirk Weissmann (Université de Toulouse - Jean Jaurès, France), « La Langue de l’Europe, c’est le plurilinguisme — Yoko Tawada et l’identité européenne »
10.30-11.00 Entretien d’Isabelle Grell avec l’auteur Anne Weber

Pause

11.15-11.45 Martina Wagner-Egelhaaf (Université de Münster, Allemagne) : « Autofiction et multilinguisme chez Emine Sevgi Özdamar »
« Fuir l’horreur pour la dire et l’écrire » (Modération : Dirk Weissmann)
11.45-12.15 Nurit Lévy (Université de Lille, France), « Raymond Federman dans l’entre deux langues. Étude de La Voix dans le débarras/The Voice in the Closet »
12.15-12.45 Georges-Arthur Goldschmidt (Écrivain, Allemagne-France)

DIMANCHE APRÈS-MIDI : 14.30 – 17.45
SALLE CAVAILLÈS
« Le Fil assumé ou dénié de l’exil » (Modération : Romuald Fonkoua)
14.30-15.00 Rania Fathy (Université du Caire, Egypte), « La Trilogie de Gulpérie Efflatoun Addalla : l’exil de la langue ? »
15.00-15.30 Nathalie Segeral (University of Hawaï, États-Unis), « Exil, langue maternelle et (non-)maternité dans Une Autobiographie allemande de Cécile Wajsbrot et Hélène Cixous »
15.30-16.00 Linda Lê (Écrivaine, Vietnam-Paris), « Hors Je. À propos de Norman Manea »

Pause

« De l’exil, des langues et de leurs poétiques » (Modération : Karen Ferreira-Meyers)
16.15-16.45 Romuald Fonkoua (Université de Paris IV - Sorbonne), « De la langue comme pré-texte : petite histoire d’un faux malentendu francophone »
16.45-17.15 Claire Legendre (Université de Montréal, Québec), « La Poétique de l’exil dans l’œuvre autofictionnelle de Fernando Arrabal »
17.15-17.45 Discussions

Lundi 17 décembre 2018

Lundi 17 décembre 2018


Séminaire de Francis Wolff - Quelques aspects de la philosophie en train de se faire

PROGRAMME DU PREMIER SEMESTRE 2018-2019
Toutes les séances ont lieu à l’École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, de 17h à 19h, salle dussane.

Mercredi 19 DECEMBRE 2018

Mercredi 19 DECEMBRE 2018

17h30-19h30
ENS Campus Jourdan Amphithéâtre, 48 Boulevard Jourdan

Séance dans le cadre du séminaire de la Chaire "Géopolitique du risque"

Géopolitique du risque : Technologies et incertitudes

Responsables : J. Peter Burgess & Sarah Perret (Ecole normale supérieure)

Dans le cadre de la réflexion autour de la géopolitisation du risque dans les sociétés contemporaines, ce séminaire s’intéressera à l’un des paradoxes marquants de la modernisation : l’augmentation de l’ « incertitude » due à la multiplication des solutions technologiques apportées aux problèmes humains. Comme le montre Ulrich Beck par son concept de « société du risque », la modernité ne consiste pas seulement à faire face à certains risques, mais à en générer sans cesse d’autres dont les conséquences peuvent être géopolitiques. Grâce à des chercheurs et des praticiens français et étrangers, le séminaire abordera et débattra des grands thèmes de la géopolitisation du risque, tels que l’instabilité financière, la santé publique, la cyber-insécurité, les incertitudes en relations internationales, les crises climatiques, les ambiguïtés du « Big Data », les troubles de la gouvernementalité algorithmique ou encore l’histoire inattendue de l’assurance commerciale.

ETHIQUE DE L’INCERTITUDE
Alexei Grinbaum, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)
Françoise Roure, Ministère de l’économie et des finances

P.S. :

Comment s’y rendre ?

Ecole Normale Supérieure

La Sorbonne

Centre Léon Robin UMR 8061

Université Paris-Sorbonne

1, rue Victor Cousin

F-75230 Paris cedex 05

Accès

Les locaux du Centre Léon Robin se trouvent en Sorbonne, dans la salle F371, au deuxième étage de l’escalier E, F ou T, tous trois situés dans la galerie Richelieu.

RER B : station Luxembourg ; Métro 10, 4 : stations Cluny-la-Sorbonne, Saint Michel

Université Paris VIII

Université Paris Est


Calendrier

septembre 2018 :

août 2018 | octobre 2018

Évènements à venir


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