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La représentation
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La crise de la représentation politique est un thème récurrent depuis de nombreuses années. Et nous voulons montrer que, philosophiquement parlant, c’est Jean-Jacques Rousseau qui, dans le Contrat social, l’a pensée comme le mal politique de notre modernité. En effet, en suivant la grille de lecture proposée par Jacques Derrida dans De la grammatologie, la démocratie représentative en tant que « supplément » de la démocratie directe impossible, ne peut que dénaturer cette dernière, c’est-à-dire tendre à dessaisir le peuple de sa souveraineté. Et si ce mal est inhérent à la démocratie représentative des « peuples modernes », cela montre que Rousseau ne peut pas être nostalgique de la démocratie directe antique comme on le dit d’habitude mais le penseur lucide de notre temps.

Le problème de la représentation du passé ne commence pas avec l’histoire mais avec la mémoire qui a le privilège de la reconnaissance intuitive et directe des images gardées de l’impression en nous de la marque du passé, avec toutes les difficultés liées à la fiabilité relative de la mémoire. Le problème chemine à travers tous les stades de l’opération historiographique : témoignage et archive, — explication/compréhension — , représentation narrative et rhétorique au niveau du texte final de l’historien. Entre la mémoire et l’histoire, l’ordre de priorité reste indécidable.


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