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Séminaire de recherche 2019-2020 coordonné par Jocelyn Benoist et Ronan de Calan Critique de l’ontologie sociale 3 Grandeur et misère des objets sociaux

samedi
29
février
2020
14h30 - 16h30
horaire Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Centre Sorbonne 17 rue de la Sorbonne Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

UMR 8103 ISJPS PhiCo-EXeCO
Séminaire de recherche 2019-2020 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)

Critique de l’ontologie sociale (III) : Grandeur et misère des « objets sociaux »

Au tournant du siècle ont fleuri en philosophie des approches entendant, d’une façon ou d’une autre, analyser l’être social en termes d’« objets sociaux ». Cette réhabilitation de la catégorie de l’objet, sur ce terrain, n’est pas sans soulever des questions. S’il est intéressant, et important, de relever le rôle joué, dans l’être social, par certains objets, constituant comme tels des opérateurs ou enjeux de socialité, toute réduction de l’être social lui-même à quelque chose qui serait de l’ordre de l’objet ou s’instancierait sans reste dans des objets, paraît éminemment contestable. On a pu croire atteindre, via une telle analytique en termes d’objets, la voie d’une objectivité retrouvée du social. Cependant, outre le fait qu’il n’est pas sûr que le social relève de part en part et de droit du régime de l’objectivité, il ne l’est pas plus que, raisonner tout uniment en termes d’objets, faisant tourner la planche à billets des entités, offre la meilleure garantie d’une telle objectivité, dont il faudrait interroger les conditions en partant des discours mêmes qui ont pu, disciplinairement, se vouer à la connaissance de la réalité sociale – et non des « objets sociaux ».

  • Isabelle Kalinowski (ENS-CNRS) :
    Max Weber et le statut de l’objet
    La théorie du charisme de Max Weber et les théologies protestantes allemandes du christianisme primitif

La théorie du charisme de Weber s’est construite dans un dialogue avec des antécédents théologiques protestants qui, à partir de la première moitié du XIXe siècle (Albrecht Ritschl) puis surtout dans le dernier quart du XIXe siècle (Adolf von Harnack et son disciple Karl Holl, ou encore Rudolf Sohm), s’interrogent sur la possibilité de concevoir le christianisme "primitif" comme une modalité d’organisation sociale alternative à la structure hiérarchique et verticale de l’Eglise catholique. L’idée de la constitution de groupes "charismatiques" chez les premiers chrétiens permet d’entrevoir un mode de subordination distinct de la "fides implicita" théorisée par les scolastiques. Il s’agira ici de décrire les contours de ce débat et les raisons pour lesquelles Weber en a mis en exergue la portée sociologique.


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr