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Philosophie Académie de Créteil
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LA JUSTICE. BIBLIOGRAPHIE

Problématiques de la justice par les textes

Corpus de textes

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PLATON corpus
RAWLS CORPUS

Le sentiment de justice

  • Justice et indignation : de l’affectif à visée morale
    Indignation et pitié. Rousseau Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.
    Rousseau : amour de soi et origine de la justice

    Etude de deux textes par Patrick Cerruti : « Amour de soi et justice » : Émile Livre IV, Édition Garnier Flammarion, p.278
    « De la nature des lois et du principe de la justice civile », Bibliothèque Pléiade, Tome III, p.328
    Télécharger les explications sur M@gistère

L’indignation

  • Le bouc émissaire. René Girard, La violence et le sacré
  • Vengeance et procès
    Les Euménides
  • Justice et réparation. Permanence du sentiment d’injustice.
    Le premier texte philosophique connu, celui d’Anaximandre, donne de la justice cette définition : « Là d’où il y génération, en cela aussi il y a destruction, selon ce qui doit être. Car ils se rendent justice et réparation, les uns aux autres, de leur mutuelle injustice, selon le décret du temps. »
    Le problème c’est que la justice demeure ainsi dans le sentiment. On se demandera s’il peut en être autrement. Le paradoxe de la justice c’est son incapacité à se débarrasser du sentiment de l’injustice. Cela donne naissance au ressentiment.
    Lire de Cynthia Fleury Ci-gît l’amer p. 92 et sq Gallimard, 2020

Punition et châtiment

  • Leçon : Punir CERPHI ENS-Lyon
  • Platon, Protagoras, 323d-324c.
  • Hobbes, Léviathan, II, 28 (ed. Sirey).
  • Rousseau, Contrat Social, II, V (ed. GF).
  • Beccaria, Des délits et des peines, (ed. GF).
  • Foucault, Surveiller et punir, NRF, Gallimard.

Accès aux textes et audio sur M@gistère
1. Aristote, Éthique à Nicomaque, 11 (1136a - 1136b), Examen de diverses apories relatives à la justice
2. Leibniz, Essais de Théodicée, §§ 73-74
Punir est une nécessité. Se situe au niveau de l’ordre qu’elle institue. La punition crée un effet de consonnance. Admiration qu’on peut retirer à la contemplation de l’ordre, peu importe ses effets. Leibniz se situe à un niveau métaphysique, pas au coeur d’une philosophie pratique.
3.Michel Foucault, Surveiller et punir, « illégalismes et délinquance », Gallimard 1975
"... Mais peut-être faut-il retourner le problème et se demander à quoi sert l’échec de la prison..."
Accès à l’audio sur Magistère par Berengere Hurand.

Le pardon et la justice Interview Paul Ricoeur

Egalité et juste distribution.

Difficulté à trouver la juste distribution ou proportion. Egalité géométrique/égalité arithmétique.

  • Aristote, Justice commutative et justice distributive. Ethique à Nicomaque V
  • Egalité dans la distribution des pouvoirs et dans la ferveur à participer au gouvernement : Machiavel, Spinoza, Rousseau
  • Egalité des droits : Locke, Constant, Mill

Hobbes : l’injuste ou l’insensé

Hobbes. Th. Hobbes, Léviathan. Traité de la matière, de la forme et du pouvoir de la république ecclésiastique et civile, trad. Fr. Tricaud, Paris, Sirey, 1983, p. 143, trad. mod. Par PH. Folliot, Philotra :
 De cette loi de nature par laquelle nous sommes obligés de transmettre à autrui des droits qui, s’ils sont conservés, empêchent la paix du genre humain, il s’ensuit une autre, qui est celle-ci : que les hommes exécutent les conventions qu’ils ont faites ; sans quoi, les conventions sont faites en vain et ne sont que des paroles vides ; et le droit de tous les hommes sur toutes choses demeurant, nous sommes toujours dans l’état de guerre. Et c’est en cette loi de nature que consiste la source et l’origine de la justice."
La justice repose sur des lois de nature :

La monnaie et sa valeur pédagogique lien (Platon et Aristote)

La bienveillance universelle

La désobéissance civile

Extrait du § 56

Désobéissance civile et objection de conscience

« J’ai distingué la désobéissance civile de l’objection de conscience, mais il me reste encore à expliquer cette dernière notion. II faut reconnaître que séparer ainsi ces deux idées revient à proposer une définition de la désobéissance civile plus étroite que celle qui est traditionnelle ; en effet, on a coutume de se la représenter dans un sens plus large, comme étant une forme quelconque de désobéissance à la loi pour des raisons de conscience, à la condition toutefois qu’elle ne soit pas cachée et qu’elle n’implique pas l’usage de la force. L’essai de Thoreau, bien que discutable, est caractéristique de cette signification. L’utilité d’un sens plus étroit apparaîtra, je pense, une fois examinée la définition de l’objection de conscience.
L’objection de conscience est le fait de ne pas obéir à une injonction légale plus ou moins directe ou à un ordre administratif. C’est un refus, car nous recevons un ordre et, étant donné la nature de la situation, les autorités savent si nous leur obéissons ou non. Un exemple typique est celui des premiers chrétiens qui refusaient d’accomplir certains actes de piété prescrits par l’État païen, ou celui des Témoins de Jéhovah qui refusent de saluer le drapeau. D’autres exemples sont le refus d’un pacifiste de servir dans les forces armées ou celui d’un soldat d’obéir à un ordre qui, selon lui, s’oppose manifestement à la loi morale en tant qu’elle s’applique à la guerre. Ou bien encore, l’exemple de Thoreau du refus de payer un impôt parce que, ainsi, on contribuerait à une grave injustice à l’égard de quelqu’un d’autre. Notre refus est supposé connu des autorités même si, dans certains cas, nous pourrions souhaiter le cacher. Quand il peut être dissimulé, il faudrait parler non pas d’objection de conscience, mais de dérobade pour des raisons de conscience. Des infractions cachées à la loi concernant un esclave en fuite en sont des exemples. Il y a de nombreuses différences entre l’objection de conscience (ou la dérobade pour des raisons de conscience) et la désobéissance civile. Tout d’abord, l’objection de conscience n’est pas une forme d’appel au sens de la justice de la majorité. Il va de soi que de tels actes ne sont généralement pas secrets ou dissimulés, car les cacher est, de toute façon, souvent impossible. Simplement, on refuse d’obéir à un ordre ou de se soumettre à une injonction légale pour des raisons de conscience. Les convictions de la majorité ne sont pas invoquées à l’appui de ce refus et, en ce sens, il ne s’agit pas d’un acte sur le forum public. L’objecteur de conscience reconnaît qu’il n’y a peut-être pas de base pour arriver à un accord mutuel ; il ne recherche pas d’occasions de désobéissance pour faire connaître sa cause. Bien plutôt, il attend et espère que la désobéissance ne sera même pas nécessaire. Il est moins optimiste que celui qui choisit la désobéissance civile et il ne compte guère sur des changements dans les lois ou les politiques suivies. La situation, peut-être, ne lui laisse pas le temps de présenter son point de vue ou bien, comme je l’ai déjà dit, il n’y a guère d’espoir que la majorité comprenne ses revendications.
L’objection de conscience n’est pas nécessairement basée sur des principes politiques ; elle peut être fondée sur des principes religieux ou d’une autre sorte qui diffèrent de l’ordre constitutionnel. La désobéissance civile, elle, est un appel à une conception de la justice communément acceptée alors que l’objection de conscience peut avoir d’autres motifs. Ainsi, supposons que les premiers chrétiens aient justifié leur refus d’obéir aux coutumes religieuses de l’Empire, non en se référant à la justice, mais seulement parce qu’elles étaient contraires à leurs convictions religieuses ; leur argumentation dans ce cas ne serait pas politique, pas plus que ne le sont les conceptions d’un pacifiste, en supposant que les guerres défensives, du moins, soient reconnues par la conception de John Rawls, Théorie de la justice, §.56 La définition de l’objection de conscience, tr. fr. Catherine Audard, Paris, Seuil, 1987, p. 408-409.


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