La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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raison
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La raison

Tolérance et rationalité par Pierre Wagner, mai 2013, Collège de France
La tolérance au sens carnapien du terme soulève plusieurs questions que Jacques Bouveresse a récemment discutées : admet-elle l’arbitraire et l’irrationalité dans le domaine de la praxis ? Conduit-elle, par ailleurs, à une forme d’indifférence ou à la disparition, par élimination pure et simple, de certaines questions et controverses philosophiques ?
Métaphysique du rationalisme, rationalité de la métaphysique par François Clementz, Aix-Marseille Université, mai 2013, Collège de France
Aujourd’hui, et alors même qu’occupent provisoirement le devant de la scène - en-dehors du champ de la philosophie comme, hélas, dans son sein - diverses formes d’irrationalisme plus ou moins bien déguisés sous divers atours, la question se pose avec d’autant plus d’acuité des rapports entre ce qu’il faut regarder dorénavant comme une sorte de programme collectif visant à une rédéfinition de la "raison", elle-même en accord avec l’évolution scientifique de cette notion et l’examen aussi bien de ses présupposés que de de ses enjeux métaphysiques.
La diversité du domaine des raisons par Pascal Engel, mai 2013, Collège de France
Les raisons d’agir et les raisons de croire semblent fondamentalement diverses. Mais ne reposent-elles pas sur les mêmes structures ? Kant soutenait que ce n’est toujours qu’une seule et même raison qui, soit au point de vue théorique soit au point de vue pratique, juge d’après des principes a priori (KPV, V, 121). Voire.
Après avoir examiné quelques tentatives d’unification contemporaines, je soutiendrai que les normes épistémiques qui gouvernent le domaine des raisons théoriques ne sont pas les mêmes que celles qui gouvernent celui des raisons pratiques.
Y a-t-il un rationalisme à la française ? Vuillemin, Granger, Bouveresse par Jean-Marie Chevalier, Collège de France, 28 mai 2013
Le rationalisme "à la française" a des parfums de positivisme suranné, ou tendrait du moins à évoquer davantage les noms de Lachelier, Fouillée ou Renouvier que de philosophes contemporains. Raison, rationalisme et rationalité sont pourtant des notions revendiquées dans une certaine mesure par des penseurs aussi divers que Jules Vuillemin, Gilles Granger et Jacques Bouveresse. Leurs œuvres correspondent à des usages de la philosophie fort différents : tandis que Vuillemin évalue chaque système par sa force interne, Granger comprend la philosophie comme connaissance, et Bouveresse comme critique et thérapie. L’appel à la raison suffit-il à donner cohérence et unité à ces approches ? Le rationalisme français est-il autre chose qu’une fiction obsidionale ?

L’irrationalisation de la religion par Roger Pouivet, Université de Lorraine
28 mai 2013, Collège de France
Comme la science, la religion a été l’objet, dans la théologie du xxe siècle et dans la phénoménologie religieuse, d’une interprétation irrationaliste, tendant, comme dans le cas de la science, à rejeter toute tentative de justification et d’objectivation, au profit d’un relativisme et d’un « expérientialisme » débridés. (En France, Lévinas, Ricœur et Marion ont été les représentants de ce mouvement de fond.) Ce mouvement a également prétendu se débarrasser ainsi de la critique rationaliste de la religion, en l’écartant au nom d’un dépassement de la raison (et de la « saturation » des phénomènes). Cette problématique sera abordée en reprenant les discussions des deux livres que Jacques Bouveresse lui a consacrés : Peut-on ne pas croire ? et Que faire de la religion ?

Conférence de Jean-Louis POIRIER, Inspecteur Général de Philosophie, sur Raison et religion
Projet Europe, Éducation, École 2014
Il semble évident, à première vue, que la religion et la raison s’opposent. Il en résulte que l’on aborde la question de leurs rapports soit à travers le problème d’une réconciliation de la religion et de la raison, soit —ce qui revient au même — à travers l’histoire de leur combat, qu’il s’agisse de l’asservissement de la raison au service de la religion, ou, inversement, du combat visant à l’anéantissement définitif des religions.
On tentera de clarifier les choses, non seulement en précisant et en distinguant les notions (il y a beaucoup de religions, et la raison peut se comprendre en bien des sens !), mais aussi en tentant de prendre du recul par rapport à des approches trop engagées dans le conflit, quitte, en compliquant les choses, à en renouveler la description et, sans doute même, à soulever de nouveaux problèmes et à poser de nouvelles questions.

Rationalité et sensibilité par Claudine Tiercelin, 29 mai 2013, Collège de France
On oppose souvent raison et sensibilité, mais c’est le plus souvent au prix d’une distorsion et de l’une et de l’autre, ainsi que le dénoncent des auteurs comme Musil, Kraus ou Wittgenstein, mais aussi les pragmatistes classiques, au premier rang desquels James ou Peirce. Sans doute n’est-ce pas un hasard si ces philosophes occupent une place aussi importante dans l’œuvre de Bouveresse dont le rationalisme a, entre autres caractéristiques majeures, celle de se manifester par une attention aiguë à la mathématisation de l’esprit (mais sûrement pas de l’âme), et par une tout aussi nécessaire sensibilité au vrai. On s’appuiera sur ce rationalisme pour montrer en quoi il peut constituer aujourd’hui les bases d’un modèle pour la reconstruction indispensable de la raison.

La reconstruction de la raison - Ouverture
Claudine Tiercelin
27 mai 2013 09:00 09:15 Colloque
Collège de France

Les idées métaphilosophiques de Musil. Entre philosophie traditionnelle, naturalisme et essayisme
Catrin Misselhorn Universität Stuttgart
27 mai 2013 11:30 12:30 Colloque
Collège de France

Lichtenberg ou les Lumières inquiètes
Christian Bonnet Université Paris I Panthéon-Sorbonne
27 mai 2013 14:00 15:00 Colloque
Collège de France

De la sottise, du pharisaïsme et de l’intérêt
Kevin Mulligan Université de Genève
27 mai 2013 15:00 16:00 Colloque
Collège de France

Un décisionnisme épistémologique est-il possible ?
Stéphane ChauvierUniversité Paris-Sorbonne
28 mai 2013 10:15 11:15 Colloque
Collège de France

La Raison Philosophie - Pierre-François MOREAU - La philo par les mots - 8mn - Canal-U - 2007


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