La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Conférences, colloques, séminaires, de philosophie Février 2019

Suite au Plan Vigipirate, munissez-vous de votre pièce d’identité.
A noter : pour certains événements, il faut s’inscrire et se munir de l’invitation quand cela est indiqué

logo imprimer

FEVRIER 2019

Vendredi 1 Février 2019

Vendredi 1 Février 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • Les études juives : transferts disciplinaires et transferts culturels
    SALLE 235B, 29 RUE D’ULM

Carlotta Santini (Paris) : L’exégèse biblique face à l’instrument du mythe Dans Hebrew Myths (1963) Robert Graves et Raphael Patai introduisent leur tentative de définir un corpus de mythes hébreux de la façon suivante : « ’Mythes’ est un terme grec, mythologie est un concept grec et l’histoire mythologique se fonde sur des exemples grecs. Les chercheurs qui nient la présence de mythes dans la Bible sont, de quelque façon, justifiés ». L’exégèse biblique, protestante et juive, relève en Allemagne d’une tradition ancienne et aux racines profondes. Cette autonomie disciplinaire est une des raisons principales qui permettent de parler d’une contamination certaine entre les domaines des études de mythologie grecque et les études bibliques, mais non pas d’une assimilation entre eux. Si l’étude des textes anciens est guidée par des finalités historicoantiquaires, l’exégèse biblique n’est pas étrangère à la réflexion doctrinale et dogmatique. De plus, l’ancien préjugé de la Graecia Mendax mère des poètes, du mythe comme fable et invention puérile, qui a fortement pesé sur les débuts des études de mythologie classique, ne pouvait pas ne pas se manifester encore plus clairement dans le cas de l’application du concept de mythe aux textes sacrés de la tradition judéo-chrétienne. Malgré ces divergences, la mise en comparaison de ces deux traditions n’a rien d’anodin. Dans mon intervention je cherche à reconstruire certaines des étapes fondamentales de l’approche mythologique à la Bible et à la tradition judaïque entre XIX et XX siècle : de Martin Hermann à Johann Seidenstücker et Georg Bauer, de la tradition des études de Völkerpsychologie jusqu’à la renaissance des études mythologiques hébraïques en langue allemande au début du XX siècle (Hugo Winckler, Micha Joseph Bin Gorion, Benno Jacob). Le but de mon intervention est de montrer comment le modèle mythologique grec a été déterminant pour l’élaboration d’un système mythologique hébreux.

Cristiana Facchini (Bologne) : Jesus and the rise of the apocalyptic imagination :_ Jewish interpretations in Italy (1910s1930s)

Albeit the Wissenschaft des Judentums was launched in Germany at the onset of the 19th century, it had always been, since its very inception, a transnational scholarly enterprise that outreached many European countries. Recent scholarship has, indeed, stressed this transnational dimension, recovering correspondence networks, and focusing on other areas that were characterized by different political, philosophical, and religious cultures, such as England, France, Holland, Italy, or the composite Habsburg Empire.
In this contribution I will focus on Wissenschaftdes Judentums in Italy during the first three decades of the twentieth century, a period which witnessed the demise of the Liberal regime and the rise of Fascism. It is precisely during this period that the Catholic Church strengthen its own research projects on biblical and religious matters, clearly aiming to counter Protestant hegemony and avert the ‘Modernist crisis’ in its midst. In doing so, I will focus on research themes that were deeply controversial for Christians, Jews, and scholars who pledged as non-confessional : the historical Jesus and the rise of Christianity. As the ‘historical Jesus’ of the nineteenth century slowly faded away as an icon of liberal Protestantism, a number of new historical narratives arose, some of which emphasized the ‘eschatological’ dimension of his religious message. At the same time both the Religionsgeschichte Schule and the works of scholars such as Alfred Loisy reached Italy and were widely discussed among intellectuals of different religious and cultural backgrounds. My contribution aims to unearth Jewish interpretation of the ‘historical Jesus’, focusing both on the Italian and the international context. I will attempt to recover how this field of inquiry was organized in Italy and how Jewish scholars related to it, especially with regards to the apocalyptic / eschatological thesis. I will therefore analyse the works of authors such as Arnaldo Momigliano, Giorgio Levi della Vida, and the German Jewish rabbis/scholars who arrived at the beginning of the century. The interpretation of the historical Jesus crossed a number of subjects that were potentially dangerous and open to polemics, especially in regard to the relationship between Judaism and Christianity. The study of these religious themes unravelled in the midst of dramatic political changes, that under the increasing eye of the fascist regime, empowered the Church and the state and led, ultimately to the implementation of racial laws.

Samedi 2 Février 2019

Samedi 2 Février 2019

Séminaire Wittgenstein 2018-2019 : formes logiques et formes de vie

Organisé par Christiane Chauviré, Pierre Fasula et Sandra Laugier
10h30-12h30
Lieu : Sorbonne, Université Paris 1, UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1erétage, droite, salle Lalande

Le séminaire porte depuis 2015 sur le concept de forme de vie qui se situe aujourd’hui au confluent de la philosophie de Wittgenstein et de la Théorie critique, du biopolitique, du pragmatisme et de l’anthropologie de la vie. Il s’agit d’explorer l’intrication du social (sens horizontal) et du biologique (sens vertical) dans les forms of life, et l’intégration de formes vitales (Lifeforms) dans les formes ordinaires du langage et de la vie.
En 2018-2019, le séminaire sera consacré à la relation entre formes logiques et formes de vie. Cela peut être compris comme une manière de replacer les premières dans les secondes, mais aussi d’évaluer le rôle des formes logiques et de raisonnement dans la forme de vie humaine.

Michel Le Du (Université Aix-Marseille)
« Qu’est-ce qu’une action logique ? »

Renseignements et inscriptions : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Jeudi 7 février 2019

Jeudi 7 Février 2019

L’héritage philosophique de l’Antiquité à l’époque tardo-antique et médiévale
Séminaire dirigé par Anca Vasiliu

Ousia : essence ou substance ?

14h30-18h30, Sorbonne Université, Maison de la recherche, salle D040 (rdc)

  • Francesco Aronadio (Univ. Roma 2 Tor Vergata) : Neither substance nor essence : Plato’s ousia
  • Pauliina Remes (Univ. d’Uppsala) : Ousia thematic in Plotinus
Jeudi 7 Février 2019

20h-22h
Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
Archives Husserl, CNRS, Ecole normale supérieure
RESTE

Reste. Ce qui est encore présent. Ce qui n’est pas perdu, jeté, abandonné, détruit, malgré la destruction, l’abandon, le rejet, la perte. Reste. Ce qu’il reste de l’enfance, ce qu’il reste après la mort, ceux qui restent, encore, ce qui survit, subsiste, persiste, demeure, ce qui hante, résiste, encore. Reste. Ce qui excède la soustraction : la différence, le fragment, le reliquat, la relique. Reste. Le vestige, la ruine, le débris, le détritus, la cendre, le cadavre. Reste. Ne meurt pas, n’y reste pas, reste : demande, prière. Reste. Encore. N’en restons pas là, il reste à dire, il reste à faire.
Si l’étymologie lie reste à la stabilité et à l’arrêt, la fertilité de ce seul mot reste nous invite plutôt à le lire comme la trace d’un geste, comme un tracé qui aura toujours déjà commencé et n’aura encore jamais été achevé. C’est ce tracé qui orientera notre travail cette année.

Pour l’année 2018-19, ce séminaire se tiendra à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Salle Beckett, de 20 à 22 h, les jeudis

Mercredi 13 Février 2019

Mercredi 13 Février 2019

Centre Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre

Le séminaire Marx au XXIe siècle, longtemps dirigé par Jean Salem récemment disparu, est désormais organisé dans le cadre du Laboratoire PHARE.

Séminaire coordonné par :
Rémy Herrera (CNRS), Laurent Jaffro (PHARE) et Jean Dellemotte (PHARE)

Jeudi 14 février 2019

Jeudi 14 février 2019

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

MINAIRE NoSoPhi ‘Normes, Sociétés, Philosophies’

Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne
Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne
UMR 8103 – CNRS Paris 1 Panthéon Sorbonne

Salle D622 Centre Sorbonne, 16h – 18h
http://nosophi.univ-paris1.fr/groupes/SeminaireNosophi.htm

Organisé par Philippe Crignon et Yann Schmitt

Marcos NOBRE (Université de Campinas)
Hegel et la Théorie Critique : vers une nouvelle lecture de la Phénoménologie de l’esprit
Répondant : Jean-François KERVEGAN (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : . Pour tout renseignement, yannschmitt@me.com

Vendredi 15 février 2019

Vendredi 15 février 2019

Le séminaire Transferts culturels se poursuit cette année 2018-2019 avec la présentation de chantiers récents ou en cours dans le domaine de l’histoire transnationale (histoire culturelle et histoire des sciences et des savoirs) Les séances sont ouvertes aux collègues et étudiants intéressés. Attention, les salles varient selon les séances, comme précisé dans le programme.

L’entrée est libre : il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour assister aux séances, sauf dans l’optique d’une validation.
Les séances ont lieu en français, allemand ou anglais.

Lieu et horaires :
Le vendredi de 9h30 à 12h30, alternativement au 29, au 45 et au 46 rue d’Ulm. Attention aux variations ! voir programme ci-dessous. NB. L’accès au 29 rue d’Ulm se fait par le 24 rue Lhomond.
Pour l’année 2018-2019 les dates sont les suivantes :
5 octobre • 12 octobre • 9 novembre • 30 novembre • 14 décembre • 12 janvier • 1 février •
15 février • 15 mars • 29 mars • 12 avril • 10 mai • 24 mai

Contact : michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr

Philosophie européenne, philosophie africaine : quelles relations ?

  • La construction transnationale des sciences préhistoriques
    Salle de conférence, 46 rue d’Ulm

Claude Blanckaert (Paris) : Nommer le "préhistorique" au XIXe s. Linguistique et transferts lexicaux

Selon une thèse admise, la nomination des sciences humaines est un élément régulateur et identitaire. Les mots qui les désignent participent d’un processus complexe de certification, d’agréments, de choix collectifs. Ils favorisent la stabilisation des paradigmes et, en définissant ainsi son territoire, la discipline se fait connaître et surtout reconnaître. L’histoire de la préhistoire, « science dans l’enfance » comme on le dit vers 1860, obéit idéalement à ce canon. Néanmoins, le terme est jugé « vague », « élastique ». En effet, la préhistoire est d’emblée une science-carrefour, d’une démarche éclectique, revendiquant longtemps les grilles d’analyse du géologue et du linguiste, l’évolutionnisme des ethnographes et le goût patrimonial des antiquaires d’ancienne facture. La caractéristique traversière de la préhistoire est communément oubliée aujourd’hui. Les historiens ont recadré leurs études sur ses seules assises « archéologiques » en oubliant (ou en censurant le fait) que le mot préhistoire, facteur présumé de consensus, fut d’abord contesté. Le terme se diffuse dans les langues européennes dès les années 1840. Cependant, chaque science constituée réclamant son objet pour dû, et comme relevant en propre de sa juridiction, on lui opposa au XIXe siècle d’autres dénominations rivales qui n’étaient nullement équivalentes : archéo-géologie, ethnographie comparée, paléontologie linguistique, palethnologie, anthropologie primitive, palaetaphia… Le problème identitaire reste donc posé durant ces décennies de fondation. La lexicographie est un bon indicateur de toutes ces dissensions. Elle nous montre qu’une science, pour s’installer, doit remanier à son avantage le cadastre des connaissances, bousculer des frontières admises et justifier en externe son droit à l’existence.

Chris Manias (Londres) : Negotiating Authority in Vertebrate Palaeontology, 1870-1930

In the late-nineteenth and early-twentieth century, vertebrate palaeontology became an extremely significant science across the world, with museum-based experts studying and defining the life of the past and presenting it to public audiences through a range of displays and media. However, rather than develop as a single approach, vertebrate palaeontology was a field which mixed various disciplines and scientific practices. Reconstructing extinct organisms, landscapes, environments and lineages depended on a variety of techniques, ranging from stratigraphic geology, comparative anatomy, evolutionary biology and natural history, and also other forms of expertise, with field excavation, art, sculpture and preparation all combining to attempt to understand, reconstruct and display the life of the past. This ensured that palaeontology became a meeting ground science between practitioners from a range of different backgrounds with different forms of expertise, who sometimes interacted collaboratively, and sometimes tensely. This paper will look at some of the ways that scientists, technicians, artists and writers involved in palaeontological research attempted to combine and relate different forms of expertise, and negotiated their authority.

Vendredi 15 février 2019

14h30-17h30

Cycle de conférences Léon-Robin : la question de l’âme chez Platon et dans la tradition platonicienne II

Univ. Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, salle D116
Gabriele Cornelli (Universidade de Brasília) : "Separation of body and soul in Plato’s Phaedo : an unprecedented ontological Operation in the Affinity Argument"

Répondant : Victor Gysembergh (Centre Léon Robin)

Samedi 16 février 2019

Samedi 16 Février 2019


Séminaire « Les dieux chez les penseurs présocratiques » organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée

Le séminaire « Présocratiques » est organisé par Rossella Saetta Cottone et Gérard Journée. Il accueille de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) et des chercheurs confirmés souhaitant présenter et discuter leurs travaux en cours (thèses, travaux post-doctoraux, édition de fragments et de témoignages, articles, monographies) sur les penseurs de la Grèce antique qui ont précédé les systématisations de Platon et d’Aristote. Séance mensuelle, avec un ou deux intervenants. Les présentations, d’une heure environ (des séances plus longues sont admises), sont suivies d’une discussion de 30 à 45 minutes. Des matériaux préparatoires fournis par les intervenants (hand-out, textes complémentaires) sont envoyés aux participants une dizaine de jours à l’avance.

Pour la deuxième année de suite, le séminaire « présocratiques » du Centre Léon Robin sera consacré au thème « Les dieux chez les penseurs présocratiques ». Nous allons poursuivre l’enquête sur les principales questions soulevées par l’étude de la religiosité chez les penseurs grecs de l’époque archaïque et classique. Plus en détail, il s’agira d’étudier les formes particulières que prend, chez ces philoso­phes, la réflexion sur la religion poly­théiste traditionnelle, à savoir : la critique « rationa­liste » des mythes sur les dieux et des croyances admises (par ex. chez Xéno­phane et différemment chez Protagoras ou chez Euripide) ; le développement de prati­ques savantes d’interprétation des textes poétiques sur les dieux comme la lecture allégorique (cf. le Papyrus de Derveni) ; l’élaboration de nouvelles théologies natu­ralistes qui prennent pour objet des élé­ments de la nature ou du kosmos (par exem­ple, chez Empédocle) ; la revalorisation et le réinvestissement de divinités secondaires dans la religion traditionnelle, comme les daimones (notamment chez Empédocle et chez Socrate) ; l’orphisme.


Sauf indication contraire, les séances ont lieu dans la bibliothèque Léon Robin
Université Paris Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, escalier E, 2e étage, de 10h00 à 13h00

Pour de plus amples informations sur l’organisation du séminaire, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes : rossella.sc@free.fr, g.journee@placita.org

  • Gabriele Cornelli (Brasilia), « Early Pythagoreans on Religion : immortal Soul, moral Lifestyle and philosophical Koinonia »

Lundi 18 février 2019

Lundi 18 février 2019

Séminaire « Philosophies allemandes » – 2018-2019

18h00 à 20h00
Paul Rateau (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : « Leibniz et la langue allemande. »

UFR de Philosophie - D007
17, rue de la Sorbonne
75231 Paris Cedex 05

Tél. : (33) 01 40 46 27 93
hiphimo-sorbonne@univ-paris1.fr

Les séances ont lieu à l’UFR de philosophie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (17, rue de la Sorbonne, escalier C, 1erétage), en salle Halbwachs au premier semestre et en salle Cavaillès au second.

Jeudi 21 Février 2019

Jeudi 21 Février 2019

Centre Léon Robin
Séminaire Aitia / Pathos - La doctrine aristotélicienne des émotions

CAUSES, PASSIONS, ACTIONS (II)
14h30-18h30 (Maison de la Recherche, salle D040)

Maddalena BONELLI (Bergamo) : Causes péripatéticiennes

Jeudi 21 Février 2019

17h-19h, Salle de lecture de NoSoPhi (Sorbonne, escalier K, 2e étage, salle G 615 bis).

Le séminaire est ouvert à tous, mais une inscription préalable auprès de : Philo-Recherche@univ-paris1.fr est obligatoire.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

Séminaire « Raison(s) pratique(s) »

Organisé par Élodie Djordjevic, Jean-François Kervégan, Jamila Mascat et Sabina Tortorella,
avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103)


Rainer FORST (Goethe Universität, Francfort), « Noumenale Entfremdung. Rousseau, Kant und Marx über die Dialektik der Selbstbestimmung »

Argumentaire

Le vocabulaire de la norme et de la normativité connaît aujourd’hui une faveur croissante. Plus avant, par delà le simple usage de termes d’ailleurs susceptibles de recevoir des acceptions fort distinctes, les enjeux et interrogations soulevés par la normativité, son statut, la manière dont il faut la comprendre et dont elle peut s’effectuer, sont massivement présents, notamment dans le champ académique et les différentes disciplines qui le composent, notamment dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences humaines et sociales.

Dans ce contexte, certains auteurs de la philosophie classique allemande ont fait l’objet d’un intérêt renouvelé et l’on connaît, à cet égard, la fortune de la philosophie habermassienne, dans la reprise et les transformations qu’elle opère avec la pensée kantienne. De même, l’idéalisme allemand a connu, à partir de la fin des années 1970, une certaine renaissance dans le cadre du projet de la Rehabilitierung der praktischen Philosophie. Depuis plusieurs décennies, la fécondité de la pensée hégélienne a été mise en lumière, notamment s’agissant des enjeux soulevés par les questions attenantes à la normativité pratique. Grâce aux travaux de L. Siep et d’A. Honneth – et d’A. Kojève avant eux –, le thème de la reconnaissance s’est ainsi imposé au cœur des débats contemporains en philosophies politique, sociale et du droit, inaugurant à l’échelle internationale une voie de réflexion riche et fructueuse (Ch. Taylor, J. Habermas, A. Honneth, N. Fraser, P. Markell, F. Neuhouser, E. Renault, F. Fischbach, J.-Ph. Deranty). Longtemps rejetée par la philosophie dite “analytique”, la philosophie hégélienne – et singulièrement sa “philosophie pratique” – est en outre désormais régulièrement convoquée par des auteurs issus de cette tradition comme une pensée d’intérêt pour penser le droit, les rapports sociaux, le monde social et la normativité qui y est à l’œuvre. Ainsi a-t-on pu parler d’un « Hegel Revival » (P. Redding) qui a notamment conduit à déceler une théorie de l’« agentivité » (agency) chez le philosophe sans doute le plus connu de l’idéalisme allemand, duquel on propose d’ailleurs volontiers des lectures « pragmatistes » (R. Pippin, T. Pinkard). S’il s’agit là d’usages, comme d’ailleurs de méthodes d’interprétation et de lecture, très différents, il semble toutefois que ces divers recours soulignent la fécondité que la contemporanéité reconnaît à la philosophie de Kant et des auteurs de l’idéalisme allemand pour penser des objets qui n’étaient pas toujours immédiatement les leurs, par delà, donc, le travail exégétique ou historique qui peut être fait sur ces pensées.

Toutefois, ces recours à certains aspects de la philosophie pratique kantienne et/ou des philosophes de l’idéalisme allemand ne vont la plupart du temps pas sans une certaine renonciation – voire un abandon et un rejet radicaux – de la conception de la raison qui semble pourtant au cœur de ces pensées et, peut-être, du tournant philosophique qu’elles constituent : celle d’une raison qui, comprise comme faculté de l’universel, a fondamentalement une vocation pratique. Si l’on peut en effet tenir que l’idée d’un primat de la raison pratique est l’un des traits qui caractérise les pensées qui, assumant le tournant critique kantien, peuvent être regroupées sous le nom d’« idéalisme allemand », c’est précisément les thèses les plus fortes sur la raison et la rationalité qui semblent être mises de côté par beaucoup des « réactualisations » contemporaines qui en sont faites, soit que la raison alors mobilisée soit jugée métaphysiquement trop « lourde », soit que l’histoire du dernier siècle ait conduit à la remise en cause d’un certain optimisme ou d’une certaine idée du progrès attachés à la conception de la raison liée à l’Aufklärung. C’est ainsi à un scepticisme de la raison que semble conduire dans son mouvement le tournant post-métaphysique, de telle sorte encore qu’on a pu dire de la raison moderne qu’elle connaissait une véritable « crise ». De cette « crise », il s’agit de mesurer les conséquences s’agissant de la pratique elle-même comme de sa saisie rationnelle. Se confronter à cette crise, est-ce nécessairement renoncer à la raison en un sens plein, c’est-à-dire une raison qui ne soit précisément pas réductible aux raisons (de l’agent) sur lesquelles semble essentiellement se concentrer, notamment, la philosophie contemporaine de l’action ? La crise de la raison moderne doit-elle conduire à reléguer la saisie de la pratique et la position de sa critique à de simples raisons, toujours ultimement particulières ? Autrement dit conduit-elle à renoncer, en matière pratique, à l’exigence de l’universel : de renoncer à quelque chose comme une raison pratique à la faveur de simples raisons ? Serions-nous alors acculés à l’alternative dont les deux branches seraient constituées, s’agissant des normes, au fait de les reléguer à l’irrationnel ou bien de les faire dépendre d’un simple espace logique des raisons ?

Mais s’il est vrai que la crise est ce qui doit conduire à « revenir aux questions elles-mêmes et requiert de nous des réponses » (H. Arendt), ne faut-il pas plutôt voir en celle que connaîtrait la raison une invitation à reprendre les investigations sur cette raison elle-même et sur la conception que, dans son lien intime avec la pratique, les penseurs de l’idéalisme allemand ont pu en proposer ? En effet, en rejetant, sans plus de procès, la conception de la raison telle que la détermine, à la suite de Kant, l’idéalisme allemand et à laquelle semblent au moins pour part liées ses thèses pratiques les plus fortes, ne renonce-t-on pas par là même à ce qui en constitue peut-être la grande fécondité pour notre contemporanéité, dans la mesure où de cette raison procèderait à la fois les moyens de la critique, de l’action et de transformation du réel ? Ne peut-on plus sans absurdité se revendiquer, pour paraphraser et en renversant Gramsci, de l’optimisme de la raison pratique ?

Tels sont certains des enjeux et questions que le séminaire « Raison(s) pratique(s) » souhaiterait aborder, en faisant dialoguer des traditions possiblement distinctes, mais qui semblent toutefois animées par des problèmes et des enjeux sans doute moins éloignés qu’ils ne peuvent d’abord paraître.

Samedi 23 février 2019

Samedi 23 Février 2019


Séminaire de recherche 2018-2019 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique de l’ontologie sociale (II)

La question de la réalité sociale joue un rôle privilégié dans le renouveau actuel du motif réaliste. Certains soutiennent que l’originalité du « nouveau réalisme », irréductible au réalisme généralement naturaliste qui a pu, dans la période précédente, s’opposer aux différentes formes d’antiréalisme post-moderne, résiderait dans la prise en compte non plus de la seule réalité naturelle mais de celle de la société. Tout le problème paraît alors que la mise en exergue de la réalité de ladite réalité sociale ne conduise pas, d’une façon ou d’une autre, à la désocialisation de cette même réalité. Aussi le « nouveau réalisme » se distinguerait-il par le respect qu’il témoignerait à la spécificité de l’être du social.

La difficulté est cependant que, bien souvent, dès lors, cette spécificité semble revêtir des traits étrangement similaires à ceux de ce constructivisme même que la thèse réaliste avait pour vocation première de dénoncer. On ne compte plus, de la part des néo-réalistes proclamés, les tentatives de « constructions de la réalité sociale », l’idéal analytique de (re)construction théorique de cette réalité finissant souvent par prendre la signification substantielle suivant laquelle, en un sens ou un autre, ce serait cette réalité elle-même qui se construirait.

Le premier objectif de nos travaux sera de remettre en question cette idée selon laquelle le social, que cela soit en un sens épistémologique ou métaphysique, pourrait faire l’objet d’une « construction ». Nous soutiendrons qu’essayer de « construire » le social, c’est, du point de vue théorique, se condamner à le manquer. A la logique de la « construction », il faut substituer celle de l’analyse et de la critique, qui, plutôt que de prétendre fabriquer théoriquement le social, le prend pour point de départ ainsi que les discours voués à sa connaissance (et non à sa construction) : ceux des sciences sociales. D’autre part, du point de vue ontologique, nous mettrons en doute que le social puisse être pensé en aucune façon comme étant lui-même une « construction » – ce qui ne veut pas dire qu’il n’appartienne pas à l’être du social que des « constructions », en des sens à préciser, y soient possibles.

Cette démarche critique nous conduira cependant et surtout, au-delà du rejet de ce mythe de la construction, à remettre en question les limites de principe du programme même d’une « ontologie sociale ». Celle-ci paraît, constitutivement, condamnée à osciller entre réification et constructivisme. C’est que, sans doute, la question est mal posée. A la perspective ontologique qui prétend circonscrire a priori l’être du social et finit toujours par lui donner alternativement trop ou trop peu d’être, on opposera l’enquête socio-logique qui reconnaît dans la société l’espace dans lequel est posée, conflictuellement, la question des mesures de l’être.


Lieu :
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Horaire : 10h30-12h30

Bruno Karsenti (EHESS) :
Possibilité d’une sociologie marxiste. A‌lthusser et mai 68


En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Lundi 25 février 2019

Lundi 25 février 2019

La philosophie et ses autres
18h30-20h30
Salle Cavaillès

Organisateurs :
Vincent LEGEAY, Christian BONNET, Paul RATEAU

Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne.

OBJECTIFS DUMINAIRE COMMUN :
Le Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne regroupe des chercheurs qui ont en commun de tous pratiquer l’histoire de la philosophie, mais sur des sujets suffisamment variés pour que la question des méthodes mises en œuvre pour faire de l’histoire de la philosophie mérite d’être posée. L’objectif du séminaire est de créer la possibilité de ce questionnement, en organisant la rencontre, parfois inédite, de deux objets de recherche. Chaque séance comprendra deux interventions de trente minutes : celle d’un doctorant et celle d’un chercheur confirmé. La présence d’un « modérateur » est destinée à permettre d’engager une réflexion, avec l’aide des participants, sur les différentes manières dont un historien de la philosophie peut saisir ses objets et les constituer. En produisant des articulations théoriques entre des objets parfois thématiquement, mais également historiquement distincts, il s’agit d’éclairer l’histoire de la philosophie au travers de ses pratiques.

  • Christian Bonnet : Littérature et philosophie : le cas Musil.
  • Anca Mihalache : La littérature et le droit de tout dire
P.S. :

Comment s’y rendre ?

Ecole Normale Supérieure

La Sorbonne

Centre Léon Robin UMR 8061

Université Paris-Sorbonne

1, rue Victor Cousin

F-75230 Paris cedex 05

Accès

Les locaux du Centre Léon Robin se trouvent en Sorbonne, dans la salle F371, au deuxième étage de l’escalier E, F ou T, tous trois situés dans la galerie Richelieu.

RER B : station Luxembourg ; Métro 10, 4 : stations Cluny-la-Sorbonne, Saint Michel

Université Paris VIII

Université Paris Est




pucePlan du site puceContact puceEspace rédacteurs pucesquelette

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2008-2018 © La philosophie dans l’Académie de Créteil - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.87.89
Version Escal-V4 disponible pour SPIP3.2