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Ethnocentrisme, racisme au cinéma
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Le film trace leur vie quotidienne, du lundi au week-end, chaque journée s’achevant par une pause narrative où Jean Rouch, en réalisateur omniscient, s’exprime, rappelle les faits ou projette ceux qui vont arriver. Rouch montre le dur quotidien des trois jeunes Nigériens Tarzan, Eddy Constantine et Robinson en quête de travail à Treichville. Chaque matin, les trois héros se rendent au port, dans l’espoir de se voir attribuer quelques maigres francs pour salaire. Ils ne trouvent que des petits emplois mal payés comme dockers, journaliers, ou manœuvres, et oublient leur ennuis le soir en allant dans les bars d’Abidjan se saouler et danser avec les jolies filles du faubourg, comme Dorothy Lamour. Leur rapport au travail et aux loisirs de la vie urbaine se traduit par les mythologies du cinéma de consommation populaire tel qu’il était distribué en Afrique coloniale. On perçoit abusivement la présence du Blanc, du colonisateur qui a de l’argent, la puissance matérielle. Il s’agit d’un des rares films qui montre explicitement la situation coloniale en Afrique, à Abidjan. Mais la dureté du quotidien côtoie une philosophie de vie plutôt joyeuse : Moi un noir est un film ludique, jubilatoire, plein d’humour de par les commentaires des héros, des aléas de la vie.

Résumé

Moi, un Noir est avant tout le portrait d’un groupe de jeunes nigériens qui ont quitté leur terre pour venir chercher du travail en Côte d’Ivoire, à Treichville, faubourg d’Abidjan, capitale économique littorale de la Côte d’Ivoire. Ces jeunes gens sont Oumarou Ganda (alias Edward G. Robinson), Petit Touré (Eddie Constantine), Alassane Maiga (Tarzan), Amadou Demba (Élite), Seydou Guede/ (Facteur), et Karidyo Daoudou (Petit Jules). Ils ont tous choisi un pseudonyme destiné à leur forger une personnalité idéale comme le montre le nom du héros et narrateur de ce film, Oumarou Ganda. « Nous vous montrerons ce que c’est la vie de Treichville, ce que c’est que Treichville en personne. ».

"Makwayela", Jean Rouch (1977)




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