La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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Analyses sur l’humanisme et les humanités
Influences des techniques et technologies
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  • Encyclopédie de l’humanisme méditerranéen
    Loin d’être né avec la Renaissance et d’être l’apanage de la seule Europe, l’humanisme, saisi dans sa double dimension de savoir philologique et de posture philosophique, traverse toutes les cultures de l’espace méditerranéen, depuis ses origines dans l’Antiquité grecque jusqu’à ses efflorescences dans l’Italie du Quattrocento, et au-delà. Ce postulat – explicité dans l’introduction générale – est à l’origine de l’Encyclopédie de l’humanisme méditerranéen. Celle-ci a pour ambition de décliner les diverses modalités qu’a revêtues cet humanisme en contexte grec, chrétien tant patristique que oriental et latin, arabo-islamique, juif, etc. Elle offre, sous la responsabilité d’un comité de rédaction, un ensemble d’articles conséquents, traitant des notions, thèmes, représentations, concepts qui irriguent les textes produits par ces différentes cultures. Elle n’est donc pas un simple dictionnaire encyclopédique avec des entrées onomastiques multiples, comme il s’en présente en grand nombre, mais une véritable somme qui donne toute sa signification et sa cohérence à l’humanisme méditerranéen, en l’inscrivant dans l’histoire, en soulignant les convergences, sans pour autant taire les divergences.
Directeur de publication : Houari Touati
 
Comité éditorial :
 
Françoise Micheau, professeur émérite à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne
Filippo Ronconi, maître de conférences à l’EHESS (Paris)
John Tolan, professeur à l’université de Nantes
Houari Touati, directeur d’études à l’EHESS (Paris)
Emilie Villey, chargée de recherche au CNRS (Paris)

  • CRUCIFIXIONS
    Juste Lipse François Rosso (trad.)
    Éditeur : ARLÉA

En 1592, Lipse glorifie la Contre-Réforme. Mais s’il condamne le paganisme en s’appuyant sur Augustin comme sur Sénèque, c’est pour justifier la mission éducatrice des Indiens par les Jésuites.


Posthumanisme

  • Devenir cyborg ? Mésologie et transhumanisme par Ludovic Duhem, philosophe, artiste Ecole Supérieure d’Art et de Design (ESAD)
    Date : 01/09/2017
    Lieu : CCIC Cerisy
    Durée : 46:41
    Cette communication a été enregistrée dans le cadre du colloque intitulé "La mésologie, un autre paradigme pour l’anthropocène ? (autour d’Augustin Berque)" qui s’est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 30 août au 6 septembre 2017, sous la direction de Marie AUGENDRE, Jean-Pierre LLORED et Yann NUSSAUME (Avec la participation d’Augustin BERQUE).

Présentation du colloque

L’anthropocène met en cause le paradigme qui a guidé la modernité. C’est l’occasion d’en définir un autre. L’objet de ce colloque fut de s’interroger sur le milieu où l’anthropocène prendrait racine ; c’est de proposer, avec la mésologie, la définition d’un autre paradigme que celui de la modernité, en rupture radicale avec le dualisme mécaniciste. En effet, pour la mésologie, l’être humain n’est pas seul à être un sujet : tous les vivants le sont à des degrés divers. Tous habitent et élaborent les milieux qui leur sont spécifiques. Considéré à travers ce prisme, l’environnement devient l’interrelation complexe des mondes propres à tous ces sujets, pour chacun desquels la réalité n’est jamais un donné universel, mais un milieu singulier. Loin d’être un simple objet prédéterminé, ce milieu ne cesse de se construire corrélativement à ces sujets eux-mêmes.

Ludovic Duhem, philosophe et artiste, est responsable de la recherche à l’ESAD Orléans et Valenciennes.

Résumé de la communication

Avec la convergence des technologies NBIC, notre époque accomplit une transformation radicale des conditions de notre existence. Notre environnement, notre corps, notre esprit, sont pris dans un "devenir cyborg". Initiée par la modernité, cette "cyborgisation" est la mise en question de la fin de l’homme, c’est-à-dire de la limite, de la destination et de la finitude que l’on assigne traditionnellement à ce qu’il est et à ce qu’il fait. Pour comprendre un tel enjeu, il semble décisif d’interroger le "transhumanisme", au-delà de la mythologie du progrès et de l’idéologie de la performance qu’il incarne. Or, la mésologie permet justement de dépasser l’alternative entre humanisme et technicisme, humanisme et naturalisme, et de considérer le transhumanisme comme l’exigence d’un humanisme non anthropocentrique ; à condition toutefois de repenser la machine, dans sa relation à l’homme et à la nature, en s’appuyant sur la technologie de Simondon.

  • Posthumanisme, Humanité(s), humanisme(s)... Jean-Yves Goffi démêle le sac de noeuds des idées et des projets qui placent l’homme en leur centre.
    Entretien avec Jean-Yves Goffi

La fin du XXe siècle semblait avoir mis l’humanisme du côté des concepts vides. Pour autant il reparaît depuis une décennie, sous diverses formes – humanités numériques, post-humanisme... – dont la diversité des emplois exprime tout à la fois une fascination pour le mot et une multiplicité de significations en contradiction.

Le propos de JFB relève d’un art difficile qu’il pratique avec brio : celui de l’intervention philosophique. Il s’empare de trois débats « connus » du grand public par des sondages où chacun est sommé de donner son avis sur une question dont il a plus ou moins entendu parler. Ces questions sont aussi agitées dans le monde universitaire où des publications savantes et des revues académiques leur sont consacrées. Elles concernent le genre, les droits de l’animal et l’euthanasie. De tels débats, selon JFB, ont une tout autre portée que celle que leur attribuent leurs protagonistes et, à plus forte raison, l’homme du commun : les études de genre débouchent sur la négation du corps ; l’éthique animale, sur l’oubli de l’homme ; la bioéthique et son enthousiasme pour l’euthanasie, sur la banalisation de la mort.

En douze questions, douze travaux d’Hercule, Jean-Michel Besnier et Laurent Alexandre s’efforcent de faire dialoguer la philosophie et la médecine sur le transhumanisme. Mais le dialogue est-il seulement possible, lorsqu’il oppose finalement deux visions du monde, qui semblent vouées à s’affronter sans parvenir à aucun compromis ? Respectivement philosophe spécialiste des nouvelles technologies pour le premier, médecin, pour le second, leur désaccord est là. Plutôt que de le nier, ils l’exposent sur la place publique, tels ces orateurs de la Grèce Antique, donnant leurs arguments au service de la démocratie. Ils argumentent en réhabilitant le conflit et en faisant de l’opposition assumée l’un des outils d’une « démocratie agonistique » au sein de laquelle le pluralisme trouve une forme d’expression. Des définitions accompagnent leurs propos, afin d’inclure le lecteur et ne pas transformer le débat en querelle de spécialistes ou en joute oratoire. Ce « nous » qui s’esquisse relève non pas d’une addition de points de vue, mais de leur combinaison conflictuelle, nous libérant de l’illusion d’une vérité consensuelle.

« Misère du politique », pourrait-on dire en lisant ce livre consacré à la possibilité de l’humanisme. Francis Wolff, d’un ton assez vif, s’attache ici à mesurer les enjeux des nouvelles positions individualistes que sont les trans- ou post-humanisme et l’animalisme, qui, en se séparant de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ont renoncé aussi bien à un « nous » rassemblant l’humanité qu’à l’idée même de « l’homme ». Paradoxalement, les remises en cause des conceptions traditionnelles de l’homme et la fin de la distinction homme-animal donnent naissance, au pire à un repli communautaire, et dans tous les cas à un culte des différences.


Délibérer

MELLOS, Koula (dir.) ; SAVIDAN, Patrick (dir.).Pluralisme et délibération : Enjeux en philosophie politique contemporaine. Nouvelle édition [en ligne]. Ottawa : Les Presses de l’Université d’Ottawa | University of Ottawa Press, 1999 (généré le 11 décembre 2017). ISBN : 9782760326880.

ARGUMENTATION ET DISCOURS POLITIQUE Simone Bonnafous, Pierre Chiron, Dominique Ducard, et al.
ED PUR


Propagande et fake news

La manipulation de masse à l’ère numérique par David Colon, Professeur agrégé d’histoire Sciences-po, centre d’histoire
Structures de recherche associées à la MRSH : CERREV, ERLIS
Date : 08/03/2019
Lieu : Amphi MRSH Caen
Durée : 55:20

Cette conférence-débat public a été enregistrée lors d’un séminaire organisé par les équipes ERLIS, le CERREV et l’association Démosthène dans le cadre du projet interdisciplinaire PandHeMic.

« Fake news », « infox », ou « post-vérité », le monde contemporain ne cesse d’être confronté aux enjeux de l’information de masse. On croyait la propagande disparue avec les régimes totalitaires du XXe siècle mais, à l’ère de la révolution numérique et des réseaux sociaux, elle est plus présente et plus efficace que jamais. Chaque jour apporte ainsi son lot de désinformation, de manipulation, de rumeurs, et de théories du complot. Loin de se résumer à la sphère politique et à la « fabrique du consentement », la propagande imprègne aujourd’hui tous les aspects de notre vie en société, les spécialistes du marketing, du storytelling ou théoriciens du nudge s’efforçant d’influencer nos choix et comportements.

Enseignant et chercheur à Sciences Po Paris, David Colon est l’auteur de Propagande : la manipulation de masse dans le monde contemporain (Belin, janvier 2019).

Dans cette conférence, David Colon expose les fondements et les techniques de la propagande à l’ère numérique, en montrant comment les propagandistes tirent profit du Big data et des progrès des sciences cognitives pour perfectionner leurs techniques de persuasion, d’influence ou de manipulation.

De l’écriture à la numérisation

Cette communication où Michel Laguës présente l’ouvrage L’invention de la mémoire (CNRS éditions, 2017) , co-écrit avec Denis Beaudouin et Georges Chapoutier, a été enregistrée lors de la 3e édition de la Semaine de la mémoire, qui s’est déroulée du 17 au 21 septembre 2018.

Pérenniser la mémoire est certainement l’une des plus grandes aventures d’Homo sapiens. En complément de l’évolution biologique fort lente des capacités cérébrales – dont il a particulièrement bénéficié – il lui faut inventer. D’abord dessiner et peindre, puis construire des écritures, avec des symboles et des règles. Sur des tablettes d’argile, de bois, de feuilles, de papyrus, de soie, de parchemin, de papier… Puis, l’aventure s’emballe. La machine mesure, des automates enregistrent, mieux et bien plus vite que la main ne peut écrire. Enfin la machine, encore, convertit toute information en nombres. Désormais la mémoire se blottit au cœur des atomes et s’évapore dans les nuages. Elle est traitée, se transforme et se communique instantanément dans le monde entier. Un être humain peut disposer du savoir de l’humanité dans la paume de sa main. Une telle accélération (hyper)-exponentielle de la croissance des techniques nous promet des transformations radicales du monde au cœur du XXIe siècle. Cet ouvrage propose ainsi une fresque continue depuis le génome, registre de notre personne et de notre espèce, jusqu’aux promesses et aux risques des Big Data.


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