Séminaire de recherche Le soin au regard des philosophies et de l’anthropologie
jeudi
28
mai
2020
15h00 - 17h00
horaire ENS – rue d’Ulm – 75005 Paris

Séminaire « Le soin au regard des philosophies » (2019-2020)
Détails de l’événement
Cet événement se déroule du 10 octobre 2019 jusqu’au 28 mai 2020.

Lieu : ENS Paris Ve
Équipe(s) : CIEPFC
Séminaire de recherche
« Le soin au regard des philosophies et de l’anthropologie »

organisé par Martin Dumont (postdoctorant Translitterae, République des savoirs),
avec la collaboration de Frédéric Keck (Laboratoire d’Anthropologie Sociale CNRS).

Présentation : L’objet de ce séminaire sera d’abord d’examiner comment les philosophies, dans leur diversité à travers l’histoire de la philosophie, peuvent participer à éclairer les questions les plus urgentes du soin, aujourd’hui. Et cela de manière parfois étonnante, tant certaines d’entre elles peuvent de prime abord sembler éloignées de ces questions – le but étant de montrer qu’on peut fréquemment les y retrouver au contraire. Il s’agira donc de proposer de nouvelles pistes de lecture des grandes philosophies, au fil du soin – celui-ci n’étant pas entendu seulement dans son sens strictement médical pourtant central. Il s’agira par là de discerner l’apport possible de ces philosophies : en ce qu’elles traitent directement du soin ou d’un de ses thèmes ; mais aussi en ce qu’elles offrent un angle pertinent pour des questions du soin qu’elles n’abordent pas nécessairement explicitement. Le but sera alors aussi de pouvoir esquisser une typologie des philosophies, en faisant ressortir ce qu’on gagne – et éventuellement perd – quant au soin en adoptant leur perspective. Enfin, une part importante du séminaire sera consacrée, en collaboration avec Frédéric Keck (Laboratoire d’Anthropologie Sociale / Collège de France), aux travaux récents que l’anthropologie a consacrés au soin – et particulièrement, le soin de et à partir des « non humains » – animaux, robots, objets…

Programme

23 janvier 2020, Salle Paul Langevin (29, rue d’Ulm, 75005 Paris)
Michel Malherbe (Université Nantes) Qui est l’auteur du soin ? A partir de Hobbes.

6 février 2020, salle Dussane (45 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Julien Rabachou ( CAPhi), Soin et cosmopolitisme.

13 février 2020, salle Dussane (45 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Frédéric Worms (ENS), Eléments pour une histoire de la philosophie au fil du soin

5 mars 2020, salle Jaurès (24, rue Lhomond, 75005 Paris)
David Jousset (Brest) : Le soin comme souci de la coexistence. A partir de Heidegger, Binswanger et Maldiney.

12 mars 2020, salle Dussane (45 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Margaux Dubar (Lyon III) : Homo addictus. Dépendance et chute : Pascal et Malebranche sur le terrain.

19 mars 2020, salle Dussane (45 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Julie Henry (ENS Lyon) : L’éthique en santé vue depuis les pratiques professionnelles : l’apport de l’anthropologie philosophique de Spinoza.

3 avril 2020 – attention séance le vendredi, salle Cavaillès, (45 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Marie Gaille (CNRS SPHERE) : Comment revendiquer un soin plus humain sans sombrer dans la morale des bons sentiments ? Les ressources de la pensée du care.

23 avril 2020, salle Dussane, (45 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Frédéric Keck (LAS) et Charles Stépanoff (LAS) Pouvoir cynégétique, pouvoir pastoral : techniques de soin des animaux et relations de pouvoir entre humains.

7 mai 2020, salle de Conférences, (46 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Les non humains soignants. Jérôme Michalon (CNRS Triangle) : Prendre au sérieux l’anthropologie du care. La montée en personnalité des animaux de soin ; et Joffrey Becker (LAS) Les mécaniques du soin, ethnographie des relations humains-robots.

28 mai 2020, salle de Conférences, (46 rue d’Ulm, 75005 Paris)
Tiziana Beltrame (Centre A. Koyré) et Yael Kreplak (CEMS / CERLIS) : Le soin à l’oeuvre : pratiques de soin des conservateurs de musées

Le soin au regard des philosophies et de l’anthropologie
jeudi
28
mai
2020
15h00 - 17h00
horaire ENS, 29 et 45 rue d’Ulm 75005

Le soin au regard des philosophies et de l’anthropologie

Séminaire organisé par Martin Dumont (postdoctorant Translitterae, République des savoirs),
avec la collaboration de Frédéric Keck (Laboratoire d’Anthropologie Sociale CNRS).

L’objet de ce séminaire sera d’abord d’examiner comment les philosophies, dans leur diversité à travers l’histoire de la philosophie, peuvent participer à éclairer les questions les plus urgentes du soin, aujourd’hui.

Il s’agira donc de proposer de nouvelles pistes de lecture des grandes philosophies, au fil du soin – celui-ci n’étant pas entendu seulement dans son sens strictement médical pourtant central. Il s’agira par là de discerner l’apport possible de ces philosophies : en ce qu’elles traitent directement du soin ou d’un de ses thèmes ; mais aussi en ce qu’elles offrent un angle pertinent pour des questions du soin qu’elles n’abordent pas nécessairement explicitement. Le but sera alors aussi de pouvoir esquisser une typologie des philosophies, en faisant ressortir ce qu’on gagne – et éventuellement perd – quant au soin en adoptant leur perspective.

Enfin, une part importante du séminaire sera consacrée, en collaboration avec Frédéric Keck (Laboratoire d’Anthropologie Sociale / Collège de France), aux travaux récents que l’anthropologie a consacrés au soin – et particulièrement, le soin de et à partir des « non humains » - animaux, robots, objets…

- 5 mars : David Jousset (Brest) : Le soin comme souci de la coexistence. A partir de Heidegger, Binswanger et Maldiney. Salle Jaurès (29 rue d’Ulm).

- 12 mars : Margaux Dubar (Lyon III) : Homo addictus. Dépendance et chute : Pascal et Malebranche sur le terrain. Salle Dussane.

- 19 mars : Julie Henry (ENS Lyon) : L’éthique en santé vue depuis les pratiques professionnelles : l’apport de l’anthropologie philosophique de Spinoza. Salle Dussane.

- 3 avril (vendredi exceptionnellement) : Marie Gaille (CNRS SPHERE) : Comment revendiquer un soin plus humain sans sombrer dans la morale des bons sentiments ? Les ressources de la pensée du care. Salle Cavailles.

- 23 avril. Frédéric Keck (LAS) et Charles Stépanoff (LAS) Pouvoir cynégétique, pouvoir pastoral : techniques de soin des animaux et relations de pouvoir entre humains. Salle Dussane.

- 7 mai : Les non humains soignants. Jérôme Michalon (CNRS Triangle) : Prendre au sérieux l’anthropologie du care. La montée en personnalité des animaux de soin ; et Joffrey Becker (LAS) Les mécaniques du soin, ethnographie des relations humains-robots. Salle Conférence.

- 28 mai. Tiziana Beltrame (Centre A. Koyré) et Yael Kreplak (CEMS / CERLIS) : Le soin à l’oeuvre : pratiques de soin des conservateurs de musées. Salle Conférence.

Séminaire Raison(s) Pratique(s)
jeudi
28
mai
2020
17h00 - 19h00
horaire Sauf indication contraire, les séances ont désormais lieu le jeudi dans la salle de lecture de NoSoPhi (Sorbonne, escalier K, 2e étage, salle G 615 bis).

Ce séminaire est organisé avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de la Maison Heinrich Heine. Il est ouvert à toute personne intéressée, sans inscription préalable. (Organisateurs : Élodie DJORDJEVIC, Jean-François KERVEGAN, Jamila MASCAT et Sabina TORTORELLA)

Le séminaire est ouvert à tous, mais une inscription préalable auprès de : Philo-Recherche@univ-paris1.fr est obligatoire.
Pour toute information complémentaire, il est possible d’écrire aux organisateurs à cette adresse.

- Mercredi 29 avril 2020 : Isabelle AUBERT (Université Paris 1) : « Rationalité et solidarité dans la Théorie critique »

- Jeudi 28 mai 2020 : Zdravko KOBE (Université de Ljubljana) : « L’État de Hegel en tant qu’institution épistémique : conséquences politiques du changement structurel du savoir »

- Jeudi 4 juin 2020 : Louis CARRÉ (Université de Namur) : « La "seconde nature" comme concept critique »

Figures de l’altération
jeudi
28
mai
2020
18h31 - 20h30
horaire USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

CIPH

Laura CREMONESI
Figures de l’altération (I). La transfiguration

Inscription obligatoire au lien ci-dessous
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

Mer 26 fév, Jeu 12 mars, Jeu 26 mars, Jeu 23 avr, Jeu 30 avr, Jeu 28 mai, Jeu 4 juin

La philosophie contemporaine s’est souvent interrogée sur la capacité de la pensée philosophique d’offrir une description du réel qui soit en même temps une pratique critique de transformation. Dans un passage des Minima moralia, Th. Adorno souligne la nécessité et la contemporaine impossibilité d’accomplir cette tâche : établir des « perspectives dans lesquelles le monde soit déplacé, étranger, révélant ses fissures et ses crevasses » est ce qu’il y a de plus urgent, mais aussi de plus difficile, parce que ça requiert un point de vu soustrait « au cercle magique de l’existence ». La philosophie se trouve en effet prise dans une « machine », un dispositif de savoir et de pouvoir dont l’existence est presque invisible, puisqu’il produit l’horizon qui délimite la philosophie elle-même et organise ses catégories conceptuelles. Comment, donc, acquérir la perspective nécessaire à voir, décrire et critiquer
cet horizon ?
Une des voies possibles est celle qui conduit la philosophie à faire recours à des figures de pensée provenant d’autres domaines et expériences, comme celle, esthétique, de l’altération.
Cela lui permet de se situer aux limites du dispositif et de gagner donc la distance nécessaire à offrir une description altérante du réel, dans laquelle le dispositif apparaîtra « déplacé, étranger », altéré : capté dans son être présent et dans son actualisation possible.
Trois figures de l’altération semblent être particulièrement fécondes pour produire cette description altérante : la transfiguration, l’estrangement et le dépaysement. Cette année, le séminaire analysera la transfiguration, à partir des considérations de M. Foucault sur Baudelaire et sur son illustration du travail transfigurant du peintre C. Guys, capable de capturer la réalité de son temps et, simultanément, d’en faire surgir l’altérité possible.
Le séminaire explorera les potentialités critiques de cette figure et montrera comment elle peut permettre à la pensée philosophique d’accomplir la tâche, impossible et nécessaire, d’établir des perspectives déplaçantes sur elle même et sur l’existant.