Séminaire Le tournant Wittgenstein
vendredi
25
mars
2022
10h30 - 12h30
horaire Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, UFR de philosophie, 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e, escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo-EXeCO)

Séminaire Wittgenstein 2021-2022
Le tournant de Wittgenstein

Organisé par Christiane Chauviré, Bruno Ambroise, Pierre Fasula, Sandra Laugier

Le séminaire Wittgenstein est consacré depuis 2020 au retour sur le devant de la scène philosophique du XXIe siècle de la « philosophie du langage ordinaire », entendue non seulement comme l’étude de ses acteurs principaux (Wittgenstein, Austin, Anscombe, Strawson, Ryle, Cavell) mais aussi comme l’élaboration à partir de ces philosophes d’un paradigme alternatif en philosophie du langage et de la connaissance. La philosophie du langage ordinaire, longtemps négligée, réapparaît ainsi au premier plan de la philosophie et constitue une alternative critique et réaliste à la philosophie analytique et anglophone mainstream dans tous les domaines de la philosophie : épistémologie, philosophie du langage, philosophie morale et sociale…

Le séminaire sera consacré plus spécifiquement cette année à Wittgenstein et au tournant philosophique que constitue son œuvre, considérée dans ses étapes mais aussi sa continuité. L’occasion en est la présence de Wittgenstein comme auteur au programme de l’agrégation de philosophie. Les principales œuvres de Wittgenstein seront abordées dans des séances spécifiques, la première sur le Tractatus logico-philosophicus.

Renseignements et inscription : Pierre.Fasula@univ-paris1.fr

Présentation du passe sanitaire obligatoire pour tou.te.s à l’entrée de la salle pour assister aux séances

2 octobre 2021 – 10h30-12h30 – salle Lalande
David Zapero (Bonn Universität)
« Les formes du vrai : un thème dans les Recherches philosophiques »

9 octobre 2021 10h30-17h– salle Halbwachs
Journée « Lectures du Tractatus logico-philosophicus »
Avec Valérie Aucouturier (Université Saint-Louis ­– Bruxelles), Jean-Philippe Narboux (U. Bordeaux Montaigne), Gilad Nir (Friedrich Schiller Universität, Jena), Wim Vanrie (Ghent Univ.), Piergorgio Donatelli (Univ. La Sapienza)

6 novembre 2021 – 10h-13h – salle Lalande
« Du Tractatus à la seconde philosophie de Wittgenstein »
Avec Christiane Chauviré (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Emmanuel Halais (Université Picardie Jules Verne), Sandra Laugier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

4 décembre 2021 – 10h-13h – salle Lalande
Présentation de Wittgenstein’s Whewell’s Court Lectures : Cambridge, 1938–1941 (Volker Munz et Bernhard Ritter eds. Blackwell, 2017), avec Volker Munz (Universität Klagenfurt) et Bernhard Ritter (Schrödinger Fellow à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

8 janvier 2022 – 10h30-12h30 – salle Lalande
Christophe Al-Saleh (Université de Picardie Jules Verne)
« Wittgenstein et la question de l’ordre »

5 février 2022 – 10h30-12h30 – salle Lalande
Vincent Descombes (EHESS)
« Wittgenstein : l’idée d’une grammaire philosophique »

5 mars 2022 – 10h30-12h30 – salle Lalande
Layla Raïd (Université de Picardie Jules Verne)
« Les mots ont-ils un visage ? Signification, usage et physionomie
dans la philosophie du langage de Wittgenstein »

24-25 mars 2022
Workshop international « Wittgenstein and Gender »
Organisé par Mickaelle Provost (Paris 1) et Jasmin Trächtler (Bergen)

2 avril 2022 – 10h30-12h30 – salle Lalande
Maximilian de Gaynesford (University of Reading)
« How To Do Things With Attunement : On Poetry and Philosophy »
7 mai 2022 – 10h30-12h30 – salle Lalande
Chon Tejedor (Université de Valence)
« Bouclant le cercle : De la certitude et le retour du troisième Wittgenstein au Tractatus »

D’autres événements sont prévus en mai et juin, précisions à venir.

Séminaire Marx. Travaux en cours
vendredi
25
mars
2022
16h00 - 18h00
horaire Université Paris Nanterre (semestre 1) Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (semestre 2)

MINAIRE MARX - TRAVAUX EN COURS - 2021-2022

Date(s)
du 24 septembre 2021 au 10 juin 2022

Depuis quelques années, Marx fait l’objet d’un regain d’intérêt dans la recherche internationale et francophone, en contexte académique aussi bien que dans des cercles para-académiques et militants. Ces retours à Marx, quelles que soient leurs formes et orientations, se distinguent de la simple réaffirmation d’un marxisme figé. Les réexplorations et usages contemporains de Marx assument la nécessité de l’actualisation de sa pensée. Cela donne lieu à de nouveaux débats exégétiques (par exemple concernant l’eurocentrisme de la théorie marxienne) et à l’expérimentation de nouveaux usages des concepts, thèses et manières de penser marxiennes : la question écologique, ainsi que la mise en dialogue de la pensée de Marx avec les théories récentes de l’exploitation et de la domination (féminismes, théories de l’oppression raciale etc.) comptent ainsi parmi les chantiers caractéristiques des relectures contemporaines de Marx.

Ces retours à Marx prennent également la forme d’une prise au sérieux ou d’une redécouverte de dimensions du corpus marxien qui ou bien n’avaient pas retenu l’attention ou bien avaient été recouvertes par des interprétations que les progrès éditoriaux ou de nouvelles enquêtes philologiques ont rendues intenables. Ces nouvelles lectures partagent le plus souvent l’exigence d’un retour au texte difficile et infiniment riche de Marx dont il s’agit aussi de reconnaître les ambiguïtés.

Prenant acte de ces renouvellements, ce séminaire entend offrir un espace pour l’exposition et la discussion de travaux en cours sur et autour de Marx. Il nourrit une double ambition : 1/ Accueillir ces recherches dans toute la diversité des paradigmes interprétatifs et des styles méthodologiques qui les caractérisent : étude philologique, comparative, actualisation… 2/ Mettre en discussion la recherche en train de se faire : il s’agit de favoriser la présentation de travaux en cours d’élaboration ainsi que la mise à l’épreuve d’hypothèses de lecture, plutôt que la réexposition de travaux déjà publiés ou la défense de thèses déjà connues.

Programme

Semestre 1
Université Paris Nanterre

24 septembre : Frédéric Monferrand
L’organicisme de Marx

12 novembre : Kolja Lindner
Comment Marx s’est débarassé du Matérialisme Historique

19 novembre : Paul Guillibert
Marx et le travail du vivant

17 décembre : Ariane Mintz
Préhistoire et progrès : Adorno lecteur de Marx

Semestre 2
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

28 janvier : Daria Saburova
De l’histoire humaine de la nature à l’histoire naturelle de l’homme. Marx, Engels et la théorie de l’évolution

18 février : Louis Delcourt
Les dimensions politiques de l’idée de « science » chez Marx

25 mars : Cannelle Gignoux
Du concept de nature à l’écologie dans les Grundrisse

15 avril : Jean Quétier
Marx théoricien du parti

13 mai : Timothée Haug
Le naturalisme de Marx est-il écologique ?

10 juin : Jean-François Albin
Théories de l’impérialisme : fondements dans l’oeuvre de Marx et développements au sein de la Deuxième Internationale

Comité d’organisation du séminaire
Lena Ganz, Université Paris Nanterre, SOPHIAPOL
Emmanuel Renault, Université Paris Nanterre, SOPHIAPOL
Alix Bouffard, Université de Strasbourg, CREPHAC
Franck Fischbach, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HIPHIMO

Retrouvez toutes les informations utiles sur le site du séminaire.
Contacter les organisateurs : seminairemarxnanterreparis1@gmail.com

Repenser le nous en temps de pandémie
vendredi
25
mars
2022
16h30 - 18h30

Repenser le « nous » en temps de pandémie

Organisé et animé par Lucia Angelino et Marc Crépon, Archives Husserl de Paris
(UMR 8547, CNRS-ENS) - Marie Sklodowska Curie Actions “Enduring We”

Contact
Lucia Angelino à lucia.angelino[at]ens.psl.eu
PROGRAMME DESANCES
Vendredi 19 novembre 2021
salle Evariste Gallois, immeuble Rataud, 45 rue d’ULM, de 16h30 à 18h30
Introduction au séminaire et séance d’ouverture
Intervenante : Lucia Angelino (Archives Husserl-Pays Germaniques-UMR 8547 CNRS-ENS-PSL)

Vendredi 17 décembre 2021
salle Evariste Gallois, immeuble Rataud, 45 rue d’ULM, de 16h30 à 18h30
Nous sommes des animaux. Zoonoses et pandémie
Intervenant : Frédéric Keck (CNRS, Laboratoire d’Anthropologie Sociale)

Vendredi 21 janvier 2022
salle de conférences, 46, rue d’ULM, de 16h30 à 18h30
Titre à préciser
Intervenant : Michaël Foessel (École polytechnique)

Vendredi 18 février 2022
salle Evariste Gallois, immeuble Rataud, 45 rue d’ULM, de 17h00 à 19h00
Titre à préciser
Intervenante : Natalie Depraz (Université de Rouen)

Vendredi 25 mars 2022
salle Evariste Gallois, immeuble Rataud, 45 rue d’ULM, de 17h00 à 19h00
L’expérience incertaine du Nous
Intervenant : Laurent Perreau (Université de Franche-Comté)

Vendredi 22 avril 2022
salle de conférences, 46, rue d’ULM, de 16h30 à 18h30
Présence, absence et inscription
Intervenante : Dorothée Legrand (CNRS, ENS-PSL)

Vendredi 20 mai 2022
salle de conférences, 46, rue d’ULM, de 16h00 à 18h00
Le nous écologique : penser ensemble l’appartenance et la responsabilité
Intervenant : Jean-Philippe Pierron (Université de Bourgogne)

À PROPOS DUMINAIRE "REPENSER LE « NOUS » EN TEMPS DE PANDÉMIE"
Au centre de ce séminaire il y a l’idée que la pandémie en appelle à une réflexion sur le “nous” capable de se situer à une échelle planétaire, c’est-à-dire de théoriser la relation d’interdépendance qui nous unit en une seule humanité.

Nous voudrions accorder une attention particulière non seulement au fait qu’il est tout à fait réaliste de parler aujourd’hui de l’humanité comme unité première de survie, mais aussi au fait que les individus qui en font partie n’en ont pris qu’une conscience vague et très limitée.

Il semble bien en effet que l’on ne voie pas très clairement encore le fait, pourtant frappant, que nous nous trouvons actuellement dans une situation où c’est l’humanité tout entière qui l’emporte en tant que “nous”. À cet égard, l’une des particularités de la situation actuelle est, entre autres choses que, l’image du “nous” de la plupart des individus – leur identification à des groupes restreints – est en retard sur la réalité du réseau d’interdépendances que la pandémie nous a révélée.

Ce décalage produit un conflit, voire une tension, que l’on a pu constater plus particulièrement entre la première et la deuxième vague de l’épidémie. D’un côté, un soudain réveil des solidarités et une tendance marquée vers la constitution d’unités d’intégration supranationales. D’un autre, une tendance au repli identitaire et communautaire, un renfermement des uns contre les autres et une fixation des identités collectives sur les égoïsmes nationaux, autrement dit sur des “nous” nationaux, étatiques et territorialisés, qui ironiquement sont devenus une cause majeure de division, d’inégalités et de conflits.
Ce conflit spécifique, par ailleurs bien connu dans les crises engendrées par des menaces globales, soulève une question en vérité philosophique.

Lorsque les frontières des états ne suffisent plus à régler la constitution d’un ‘monde commun’, quel “nous” permettra-t-il de fonder des références communes et, par là même une solidarité à l’échelle planétaire ? Qu’est-ce que cela signifie sentir, agir et penser en tant que “nous” (i.e., en tant que membre de la communauté mondiale) au beau milieu d’une crise mondiale ?

Peut-on élargir le Nous à l’humanité tout entière, dans un souci de justice et d’égalité, « où l’égalité de tous est portée par mon inégalité, par le surplus de mes devoirs sur mes droits » (Levinas, Autrement qu’être ou au-delà de l’essence, p. 248) ? Sommes-nous à même de penser l’épreuve d’un Nous coextensif à l’humanité tout entière, et d’en définir aussi bien l’origine que les conditions de possibilité ? Comment la pensée peut-elle échapper à la chute dans la mythologie, lorsqu’il s’agit de décrire la genèse d’un “nous” coextensif à la pluralité de tous ? Est-ce qu’il s’agit d’une expérience vraie, pensable ? Un tel “nous” inclusif au sein duquel « ce n’est pas simplement à nos semblables que s’entend le même respect pour tout un chacun, mais à la personne de l’autre ou des autres dans leur altérité », (Jürgen Habermas, L’intégration Républicaine, p. 5), serait-elle une pure fiction, une mythologie collective, ou bien le « début de percée vers un niveau d’intégration » (Norbert Elias, La société des individus, p. 217) plus vaste et rigoureuse de l’humanité tout entière, que l’on peut prévoir de loin ? Comment passe-t-on d’un “nous” exclusif, ou électif qui inclut plusieurs, tout en établissant qu’il en exclut d’autres à un “nous” inclusif et solidaire qui ne cesse d’éteindre ses frontières ? Sommes-nous à même de penser l’épreuve d’un Nous coextensif à la pluralité de tous, « malgré leur antagonisme et le différend qui le sépare » (Jan Patocka, Essais hérétiques, p. 205) ?

Puisqu’un tel Nous suppose « un retournement du je en ‘comme les autres’, dont il importe de se soucier » (Levinas, Autrement qu’être ou au-delà de l’essence, p. 250), le dénouement de cette question en suscite une seconde qui porte sur la question dite de la dimension morale (justice, solidarité) du lien social : quelle est la nature du lien qui m’unit aussi bien aux « proches » qu’aux « lointains » (Levinas, Autrement qu’être p. 200), indépendamment de leur appartenance nationale ou ethnique et de leur identité collective en général ? Quelles formes de la conscience morale et de la relation aux « autres » pourraient-elles fonder le sentiment d’être ‘citoyen du monde’, au-delà des nations, sans être rivé à l’une d’elles ? À quelles sources morales, psychologiques, pulsionnelles, les hommes puisent-ils ce qui le rassemble et ce qui les identifie, indépendamment de leur appartenance à tel ou tel groupe de l’humanité ? Parmi l’éventail des relations possibles, pourquoi la relation entre frères s’impose-t- elle comme modèle du lien social, en dépit de son ambivalence fondamentale ?

Le dénouement de ces questions, liées les unes aux autres, devra permettre, in fine, de relancer la question du rapport entre l’identité du “je” et l’identité du “nous”, en temps de pandémie, et par extension, en temps de crise mondiale : quel Je pour quel Nous ? Quel Nous pour protéger sans dominer chaque Je ? Comment, sur le plan politique, l’articulation entre le je et le nous peut-elle prendre forme ? Comment, par exemple protéger les intérêts d’un pays, d’une nation, et même d’un continent, dans la perspective de favoriser en même temps une coopération à l’échelle mondiale ?
En prenant ces questions pour fil conducteur le séminaire s’attache à interroger l’idéal d’un “nous” à l’échelle planétaire, et, cela à travers plusieurs approches disciplinaires, dont la phénoménologie, la sociologie, la psychanalyse, la psychologie sociale, l’anthropologie et la théorie politique.
Ouvert au public sur inscription (indispensable) auprès de Lucia Angelino à lucia.angelino[at]ens.psl.eu, en précisant de la date de la séance à laquelle vous souhaitez vous inscrire.

Conformément aux consignes gouvernementales, accès à l’événement sur présentation d’un passe sanitaire.