Journée d’étude : Le tournant linguistique
samedi
29
mai
2021
09h00 - 17h30

Université Paris 1 Panthéon‐Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne-EXeCO

Journée d’étude : Le « tournant linguistique »
Que veut dire se tourner vers le langage en philosophie ?

Contacts :
Iris Brouillaud (Iris.Brouillaud@univ-paris1.fr)
et Yiyang Bai (Yiyang.Bai@etu.univ-paris1.fr)
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Descriptif
L’expression « tournant linguistique », popularisée par l’anthologie The linguistic turn- recent essays in philosophical method publiée par Richard Rorty en 1967, désigne un virage méthodologique consistant à investir et privilégier l’analyse du langage pour élucider les questions philosophiques. La « philosophie du langage » née de ce tournant a constitué l’armature de la « philosophie analytique » entre les années 1920 et la fin des années 1970. Un intérêt renouvelé pour le langage a également caractérisé la « philosophie continentale » pendant cette période. Alors que les apports du « tournant linguistique » tendent à être rejetés ou négligés par certains courants de la philosophie contemporaine (la « philosophie de l’esprit », le « tournant ontologique », certains « nouveaux réalismes »…), plusieurs travaux témoignent au contraire de l’importance et la vitalité de son héritage : il s’agit de prendre au sérieux le rôle de médiation du langage dans notre rapport au monde et dans l’activité philosophique. Aussi c’est sous une forme interrogative que nous reviendrons sur l’expression même de « tournant linguistique » : que veut dire « se tourner vers le langage » en philosophie ?
Programme
- 9h15-9h30 : introduction générale (Yiyang Bai et Iris Brouillaud)
- 9h30- 10h30 : Pierre Wagner (Paris 1, IHPST)
Le langage comme méthode en philosophie
- 10h30-11h30 : Vincent Descombes (EHESS)
Le tournant grammatical de Wittgenstein
- 11h30-12h30 : Bruno Ambroise (CNRS-Paris 1, ISJPS)
La philosophie comme examen des pratiques : la phénoménologie linguistique de J.-L. Austin
- 12h30- 14h30 : Pause déjeuner
- 14h30-15h30 : Francis Wolff (ENS)
Le langage et le monde : dissoudre les questions ontologiques ou les résoudre ?
- 15h30- 16h30 : Jeanne-Marie Roux (chercheuse associée à l’Université de Lille)
Le tournant linguistique merleau-pontien est-il vraiment linguistique ?
- 16h30 -17h30 : Avner Baz (Tufts University)
On Discontinuity and Its Discontents : The Case for Ordinary Language Philosophy

Lien vers la page de l’événement

Séminaire Rencontres phénoménologiques
samedi
29
mai
2021
10h00 - 13h00
horaire Participer à la réunion Zoom : ID de réunion : 983 5085 5044 Code secret : 405643

MINAIRE RENCONTRES PHÉNOMÉNOLOGIQUES

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne (ISJPS)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
Composante Expérience et Connaissance (EXeCO)
Séminaire Rencontres phénoménologiques
Dragos DUICU donnera une conférence intitulée : « La structure fondamentale de toute expérience selon Patocka et le problème de la métaphore. » La séance se tiendra en visioconférence Zoom.

Organisateurs :
Charles BOBANT, Charles-André MANGENEY, Manfredi MORENO

Dragos DUICU est maître de conférences à la Faculté de Philosophie de l’Institut Catholique de Toulouse. Spécialiste de la phénoménologie patockienne, sur laquelle il a publié une importante monographie
(*Phénoménologie du mouvement : Patocka et l’héritage de la physique aristotélicienne*, Paris, Hermann, 2014), il est l’auteur d’articles portant sur la phénoménologie de la vie et de la nature.
Toutes les informations sur le séminaire sont disponibles sur le carnet de recherche de la composante EXeCO (https://execo.hypotheses.org/) ainsi que sur la page Facebook dédiée.

Séminaire Philosophie et Psychanalyse
samedi
29
mai
2021
10h30 - 12h30
horaire Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e
Escalier C, 1er étage, droite, salle Lalande

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

« Le symptôme »
Organisé par Ronan de Calan et Mathieu Frèrejouan (Université Paris 1, ISJPS, EXeCO)

Le séminaire « Philosophie et Psychanalyse » a été animé au sein de l’Université Paris 1, de 2008 à 2018, par Guy-Félix Duportail. Ce dernier partait du constat que la philosophie, de tradition continentale comme analytique, pense aujourd’hui pouvoir faire l’économie de la psychanalyse. C’est en réponse à cette absence que le séminaire a permis, chaque année, de renouer le dialogue entre philosophie et psychanalyse.
Ce constat nous souhaitons à la fois l’étendre, et le recentrer, autour du champ émergeant de la philosophie de la psychiatrie et de la psychopathologie. On a vu en effet se développer, ces dernières années, un intérêt croissant des philosophes pour le domaine de la santé mentale, sous l’impulsion d’un renouvellement de la psychiatrie phénoménologique mais aussi de l’intégration de la psychopathologie au sein de la philosophie analytique. Si l’on ne peut que se réjouir de ce renouveau, on notera néanmoins l’absence de la psychanalyse que les philosophes de la psychiatrie ne se donnent parfois même plus la peine de réfuter.
C’est pourtant oublier que l’œuvre de Freud, au-delà de la révolution théorique qu’elle a constitué pour la tradition philosophique, a aussi contribué à redéfinir en profondeur les contours de la clinique des maladies mentales. Cet oubli amène alors bien souvent les philosophes à répéter, sans le savoir, des questions déjà anciennes pour la psychanalyse : Doit-on faire preuve d’empathie à l’égard du patient ? Est-il possible de comprendre ce que nous dit le sujet psychotique ? Peut-on affranchir la maladie mentale du modèle médical ? Si l’on aurait certes tort de croire que la psychanalyse possède toutes les réponses à ces questions, il ne serait pas moins erroné et naïf de faire l’économie de la manière originale dont elles les a investies et travaillées.
Pour réfléchir aux possibles apports de la psychanalyse à la philosophie de la psychiatrie nous commencerons par nous pencher, cette année, sur la notion de « symptôme ». Si le symptôme traverse l’ensemble de la philosophie de la psychiatrie il est rarement interrogé pour lui-même et, lorsqu’il l’est, c’est seulement comme articulation à un trouble sous-jacent dont il serait le signe ou la manifestation. On ne saurait sous-estimer, à cet égard, l’apport de la psychanalyse qui en repensant le symptôme non seulement comme un indice, mais encore comme un compromis, en réinvente le sens et le replace au cœur de la clinique. L’ambition du séminaire ce semestre sera donc de montrer la place centrale qu’occupe la notion de symptôme au sein de la philosophie contemporaine, de mettre en lumière les apports de la psychanalyse à ces réflexions en cours, mais aussi d’interroger en retour les raisons de son absence au sein d’une partie des débats actuels.

Programme 2021 « Le symptôme »
- Samedi 30 janvier – 10h30-12h30 – salle Lalande
Alain Ehrenberg (CNRSCERMES3)
" D’Œdipe à Narcisse : symptômes et normativités"
- Samedi 27 février – 10h30-12h30 – salle Lalande
Sarah Troubé (Université Côte d’Azur, LIRCES)
« Jouissances et violences du symptôme : la philosophie de la psychiatrie face à la pulsion de mort »
- Samedi 27 mars – 10h30-12h30 – salle Lalande
Dorothée Legrand (CNRS-ENS)
« Tentative de guérison »
- Samedi 24 avril – 10h30-12h30 – salle Lalande
Journée d’étude autour de L’éclipse du symptôme de Steeves Demazeux
- Samedi 29 mai – 10h30-12h30 – salle Halbwachs
Pierre-Henri Castel (CNRS-EHESS, LIER)
« Quelques éléments pour une histoire conceptuelle de la notion de symptôme en psychanalyse, depuis Freud »
- Samedi 26 juin – 10h30-12h30 – salle Lalande
Samuel Lézé (ENS-Lyon – IHRIM)
« Les appuis conventionnels du délire »