Liberté et détermination

Cette fiche construit des questionnements et des problématiques afin de mettre en oeuvre les ressources des bibliothèques. Rien ne vous empêche de les réorganiser autrement.

 INTRODUCTION

 

Questionnements.

  LIBERTÉ ETTERMINATION

Introduction

 Cours interactif sur LIBERTÉ ETTERMINATION

donné le 19 mars 2015 par Gaëtan DEMULIER,
Professeur en Classes Préparatoires au lycée Hoche, à Versailles


Visionner le cours de Gaëtan Demulier et dégager les problématiques. Entraînement oral à la prise de notes.

Première partie :
https://www.dailymotion.com/video/x2k9wpm
Deuxième partie :
https://www.dailymotion.com/video/x2k9ksh

 Textes de référence de la leçon : lectures et exercices

Textes en version PDF

André Gide (1869-1951)
TEXTE 1 : André Gide – Un exemple littéraire

TEXTE 2 : Descartes -

Méditations métaphysiques, 4e Méditation

« Je ne puis pas aussi me plaindre que Dieu ne m’a pas donné un libre-arbitre, ou une volonté assez ample et parfaite, puisqu’en effet je l’expérimente si vague et si étendue, qu’elle n’est renfermée dans aucunes bornes. Et ce qui me semble bien remarquable en cet endroit, est que, de toutes les autres choses qui sont en moi, il n’y en a aucune si parfaite et si étendue, que je ne reconnaisse bien qu’elle pourrait être encore plus grande et plus parfaite. Car par exemple, si je considère la faculté de concevoir qui est en moi, je trouve qu’elle est d’une fort petite étendue, et grandement limitée, et tout ensemble je me représente l’idée d’une autre faculté beaucoup plus ample, et même infinie ; et de cela seul que je puis me représenter son idée, je connais sans difficulté qu’elle appartient à la nature de Dieu. En même façon, si j’examine la mémoire, ou l’imagination, ou quelque autre puissance, je n’en trouve aucune qui ne soit en moi très petite et bornée, et qui en Dieu ne soit immense et infinie. Il n’y a que la seule volonté, que j’expérimente en moi être si grande, que je ne conçois point l’idée d’aucune autre plus ample et plus étendue : en sorte que c’est elle principalement qui me fait connaître que je porte l’image et la ressemblance de Dieu. Car, encore qu’elle soit incomparablement plus grande dans Dieu, que dans moi, soit à raison de la connaissance et de la puissance, qui s’y trouvant jointes la rendent plus ferme et plus efficace, soit à raison de l’objet, d’autant qu’elle se porte et s’étend infiniment à plus de choses ; elle ne me semble pas toutefois plus grande, si je la considère formellement et précisément en elle-même. Car elle consiste seulement en ce que nous pouvons faire une chose, ou ne la faire pas (c’est-à-dire affirmer ou nier, poursuivre ou fuir), ou plutôt seulement en ce que, pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l’entendement nous propose, nous agissons en telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne. Car, afin que je sois libre, il n’est pas nécessaire que je sois indifférent à choisir l’un ou l’autre des deux contraires ; mais plutôt, d’autant plus que je penche vers l’un, soit que je connaisse évidemment que le bien et le vrai s’y rencontrent, soit que Dieu dispose ainsi l’intérieur de ma pensée, d’autant plus librement j’en fais choix et je l’embrasse. Et certes la grâce divine et la connaissance naturelle, bien loin de diminuer ma liberté, l’augmentent plutôt, et la fortifient. De façon que cette indifférence que je sens, lorsque je ne suis point emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d’aucune raison, est le plus bas degré de la liberté, et fait plutôt paraître un défaut dans la connaissance, qu’une perfection dans la volonté ; car si je connaissais toujours clairement ce qui est vrai et ce qui est bon, je ne serais jamais en peine de délibérer quel jugement et quel choix je devrais faire ; et ainsi je serais entièrement libre, sans jamais être indifférent. »

Répondre aux questions suivantes. Elles suivent l’ordre du texte :

1° Lignes 1-2 : à quoi le « libre-arbitre » s’identifie-t-il dès la première phrase ?
2° Quelles sont les « choses qui sont en moi » dont parle Descartes à la ligne 4 ?
3° En quoi ma « faculté de concevoir » est-elle limitée ? A quoi Descartes la compare-t-il pour illustrer sa limitation ?
4° En va-t-il autrement de ma mémoire et de mon imagination ? Pourquoi ?
5° Y a-t-il une faculté plus étendue que la volonté ? Pourquoi ?
6° Quels sont les liens entre entendement et volonté ? Expliquez : « pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l’entendement nous propose, nous agissons en telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne ».
7° Pourquoi Descartes identifie l’indifférence au plus bas degré de la liberté ?
8° Quels liens Descartes établit-il entre connaissance et liberté ?

René DESCARTES (1596-1650)

Gottfried Wilhelm LEIBNIZ (1646-1716)
TEXTE 3 :LEIBNIZ

Texte

« Philalèthe. Je suis aussi pour cette détermination intelligible de la volonté par ce qui est dans la perception et dans l’entendement. Vouloir et agir conformément au dernier résultat d’un sincère examen, c’est plutôt une perfection qu’un défaut de notre nature. Et tant s’en faut que ce soit là ce qui étouffe ou abrège la liberté, que c’est ce qu’elle a de plus parfait et de plus avantageux. Et plus nous sommes éloignés de nous déterminer de cette manière, plus nous sommes près de la misère et de l’esclavage. En effet, si vous supposez dans l’esprit une parfaite et absolue indifférence qui ne puisse être déterminée par le dernier jugement qu’il fait du bien ou du mal, vous le mettrez dans un état très imparfait.
Théophile. Tout cela est fort à mon gré et fait voir que l’esprit n’a pas un pouvoir entier et direct d’arrêter toujours ses désirs, autrement il ne serait jamais déterminé, quelque examen qu’il pût faire et quelques bonnes raisons ou sentiments efficaces qu’il pût avoir, et il demeurerait toujours irrésolu et flotterait éternellement entre la crainte et l’espérance. Il faut donc qu’il soit enfin déterminé, et qu’ainsi il ne puisse s’opposer qu’indirectement à ses désirs, en se préparant par avance des armes qui les combattent au besoin, comme je viens de l’expliquer.
Philalèthe. Cependant un homme est en liberté de porter sa main sur la tête ou de la laisser en repos. Il est parfaitement indifférent à l’égard de l’une et de l’autre de ces choses, et ce serait une imperfection en lui si ce pouvoir lui manquait.
Théophile. À parler exactement, on n’est jamais indifférent à l’égard de deux partis : par exemple de tourner à la droite ou à la gauche ; car nous faisons l’un ou l’autre sans y penser, et c’est une marque qu’un concours de dispositions intérieures et d’impressions extérieures (quoique insensibles) nous détermine au parti que nous prenons. Cependant la prévalence est bien petite et c’est au besoin comme si nous étions indifférents à cet égard, puisque le moindre sujet sensible qui se présente à nous est capable de nous déterminer sans difficulté à l’un plutôt qu’à l’autre ; et quoiqu’il y ait un peu de peine à lever le bras pour porter la main sur sa tête, elle est si petite que nous la surmontons sans difficulté : autrement j’avoue que ce serait une grande imperfection, si l’homme y était moins indifférent et s’il lui manquait le pouvoir de se déterminer facilement à lever ou ne pas lever le bras.
Philalèthe. Mais ce ne serait, pas moins une grande imperfection, s’il avait la même indifférence en toutes les rencontres, comme lorsqu’il voudrait défendre sa tête ou ses yeux d’un coup dont il se verrait prêt d’être frappé, c’est-à-dire s’il lui était aussi aisé d’arrêter ce mouvement que les autres dont nous venons de parler et où il est presque indifférent ; car cela ferait qu’il n’y serait pas porté assez fortement ni assez promptement dans le besoin. Ainsi la détermination nous est utile et même bien souvent nécessaire ; et si nous étions peu déterminés en toute sorte de rencontres et comme insensibles aux raisons tirées de la perception du bien ou du mal, nous serions sans choix effectif : comme si nous étions déterminés par autre chose que par le dernier résultat, que nous avons formé dans notre esprit, selon que nous avons jugé du bien ou du mal d’une certaine action, nous ne serions point libres.
Théophile. Il n’y a rien de si vrai, et ceux qui cherchent une autre liberté ne savent point ce qu’ils demandent. »

Répondez aux questions suivantes en justifiant à chaque fois votre réponse

I. Première réplique de Philalèthe et première réplique de Théophile :

1. Comment la détermination est-elle ici caractérisée ?

2. En ce sens, contredit-elle la liberté ?

3. Quelles critiques Philalèthe adresse-t-il, au contraire, à l’idée d’une liberté indéterminée ?

4. Quelles sont les conséquences de cette définition de la liberté sur le pouvoir de l’esprit par rapport à ses désirs ?

II. Deuxième réplique de Philalèthe et deuxième réplique de Théophile :

5. Cependant, certains des choix que nous avons à faire ne peuvent-ils pas nous être indifférents ? Expliquez pourquoi, d’après ce passage du texte ?

III. Troisième réplique de Philalèthe et troisième réplique de Théophile :

6. D’après Philalèthe pourrait-on généraliser la quasi indifférence de certains de nos choix à la totalité de ceux que nous avons à faire ? Pourquoi ?
7. Quelle différence feriez-vous entre détermination « utile » et détermination « nécessaire » ?
8. En quel sens, d’après les six dernières lignes du texte, la détermination est-elle dès lors la condition de la liberté ?

Exercices de synthèse et de rédaction :
9. En vous appuyant sur vos réponses aux questions précédentes, dégagez le thème de ce texte, formulez le problème qu’il soulève ainsi que la thèse principale qui s’y trouve soutenue.
10. En vous appuyant sur vos réponses à la question 9., rédigez une introduction pour l’explication de ce texte.

 Un exemple tiré d’une référence cinématographique : Bienvenue à Gattaca

Andrew Niccol, Bienvenue à Gattaca (1997) – Extrait :

L’histoire se déroule dans un futur proche. La science a vaincu les secrets de la génétique. On peut dès la conception d’un enfant, le protéger de toute maladie et orienter son devenir.
- dossier CNDP

- Des ressources sur l’ Académie de Nancy-Metz

- Questions :

1. Dans cet extrait, quel rôle joue la détermination dans la vie de Vincent ? Diriez-vous qu’il s’agit d’une détermination ou d’un déterminisme ?

2. Quelles sont, d’après cet extrait, les conséquences morales et sociales du déterminisme ?

3. Le déterminisme est-il ici l’œuvre de la nature ou d’un choix délibéré ? En conséquence, rend-il toute liberté de choix impossible ?

- D’autres extraits :

1. Scène le cheveu
2. Gattaca « Comment arrives-tu à faire tout ça Vincent ? »
Séquencier

 Exercices pour s’entraîner :

texte

« Qu’on prenne un acte volontaire, par exemple un mensonge pernicieux, par lequel homme a introduit un certain désordre dans la société, dont on recherche d’abord les raisons déterminantes, qui lui ont donné naissance, pour juger ensuite comment il peut lui être imputé avec toutes ses conséquences. Sous le premier point de vue, on pénètre le caractère empirique de cet homme jusque dans ses sources, que l’on recherche dans la mauvaise éducation, dans les mauvaises fréquentations, en partie aussi dans la méchanceté d’un naturel insensible à la honte, qu’on attribue en partie à la légèreté et à l’inconsidération, sans négliger les circonstances tout à fait occasionnelles qui ont pu influer. Dans tout cela, on procède comme on le fait, en général, dans la recherche de la série des causes déterminantes d’un effet naturel donné.
 Or, bien que l’on croie que l’action soit déterminée par-là, on n’en blâme pas moins l’auteur, et cela, non pas à cause de son mauvais naturel, non pas à cause des circonstances qui ont influé sur lui, et non pas même à cause de sa conduite passée car on suppose qu’on peut laisser tout à fait de côté ce qu’a été cette conduite et regarder la série écoulée des conditions comme non avenue, et cette action comme entièrement inconditionnée par rapport à l’état antérieur, comme si l’auteur commençait absolument avec elle une série de conséquences. Ce blâme se fonde sur une loi de la raison où l’on regarde celle-ci comme une cause qui a pu et a dû déterminer autrement la conduite de l’homme, indépendamment de toutes les conditions empiriques nommées. Et on n’envisage pas la causalité de la raison, pour ainsi dire, simplement comme concomitante, mais au contraire, comme complète en soi, quand bien même les mobiles sensibles ne seraient pas du tout en sa faveur et qu’ils lui seraient tout à fait contraires ; l’action est attribuée au caractère intelligible de l’auteur : il est entièrement coupable à l’instant où il ment ; par conséquent, malgré toutes les conditions empiriques de l’action, la raison était pleinement libre, et cet acte doit être attribué entièrement à sa négligence. »

Kant, Critique de la raison pure, (1781), p. 405 :

Dissertation : Peut-on forcer quelqu’un à être libre ?
Question préparatoires : préparer le devoir au brouillon
1. En vue d’analyser le sujet, définissez les différents termes qui composent celui-ci.

2. En quoi la question posée est-elle étonnante ? Pourquoi ne peut-on pas facilement répondre « oui » ou « non » à cette question ?

3. Tentez de rédiger une première formulation du problème à résoudre qui pourrait diriger votre devoir.

4. Quels sont les différents arguments que vous pouvez donner pour tenter de répondre à ce problème ? Détaillez chaque argument. Illustrez-le, éventuellement, par un ou deux exemples. Accompagnez-le, si possible, d’une référence philosophique, choisies parmi les textes travaillés ci-dessus dans la leçon ou parmi les lectures complémentaires ci-dessous, ou encore dans la bibliographie complémentaire ci-après. Commencez par écrire ces différents arguments dans n’importe quel ordre, comme ils vous viennent en tête.

5. Étape suivante : vous devez maintenant tenter de construire les grandes lignes d’un raisonnement rigoureux, en inscrivant ces arguments dans un ordre cohérent, logique. Le problème que vous avez formulé vous donne peut-être une indication des grandes thèses en présence, autour desquelles vous pourriez les organiser.

6. Vous devez maintenant affiner la construction de ce raisonnement : construisez des sous-parties distinctes et des transitions entre chacune des grandes parties de votre raisonnement. Cela vous donne le plan de votre devoir.

7. Vous pouvez maintenant rédiger une introduction, en reprenant, en son centre, votre problème initial. N’hésitez pas à améliorer et à préciser ce problème par rapport à sa version première.

8. Il ne vous reste plus qu’à rédiger l’ensemble de votre devoir, en suivant rigoureusement l’ordre posé dans votre plan, au brouillon.

Repères au programme à utiliser :
Obligation/contrainte
Possible/nécessaire/contingent
Légal/légitime


Bibliographie complémentaire :

KANT E., Qu’est-ce que les Lumières ?
Voir également dans la présente fiche : lectures complémentaires, TEXTE 5.

LA BOËTIE Etienne de, Discours de la servitude volontaire 

ROUSSEAU J.-J., Du contrat social, I, 4 

ROUSSEAU J.-J., Du contrat social, I, 7 

SARTRE J.-P., L’existentialisme est un humanisme 

SARTRE, J.-P., L’Être et le Néant, IV, 1, § III, pp. 612-615 

 Lectures complémentaires

Baruch SPINOZA (1632-1677)

Spinoza, Traité théologico-politique, XVI, §§ 9 à11

On pense que l’esclave est celui qui agit par commandement, et l’homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cependant, cela n’est pas absolument vrai, car en réalité être captif de son plaisir et incapable de voir ou faire quelque chose qui nous soit vraiment utile, c’est le pire esclavage ; et la liberté n’est qu’à celui qui, de son entier consentement, vit sous la seule conduite de la raison. Quant à l’action par commandement, c’est-à-dire à l’obéissance, elle ôte bien en quelque manière la liberté ; elle ne fait pas cependant sur le champ un esclave, c’est le but de l’action qui le fait. Si le but de l’action n’est pas l’utilité de l’agent lui-même, mais de celui qui commande, alors l’agent est un esclave, inutile à lui-même. Au contraire, dans un État et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout le peuple, non de celui qui commande, celui qui obéit en tout au souverain ne doit pas être dit esclave, inutile en tout à lui-même, mais sujet. Ainsi, cet État est le plus libre, dont les lois sont fondées en droite raison, car dans cet État, chacun, dès qu’il le veut, peut être libre, c’est-à-dire vivre de son entier consentement sous la conduite de la raison.

Questions :

1) Dégagez l’idée directrice et les articulations du texte.

2) Expliquez :

a) « être captif de son plaisir (…) est le pire esclavage »

b) « esclave »

c) « sujet » Attention à toujours expliquer le sens par rapport au texte.

3) Obéir aux lois, est-ce être libre ?
a) Pourquoi cette question se pose-t-elle ?
b) Quelle réponse immédiate vient à l’esprit ? Quelles objections pouvez-vous faire à cette première réponse ?
c) A partir de ces idées, expliquez le problème qui se pose : formulez une problématique.
d) Proposez deux ou trois grands arguments pour répondre à ce problème. Ces arguments pourraient constituer les différentes parties d’un développement. Expliquez chacun de ces arguments en une dizaine de lignes à chaque fois (vous pouvez compléter ces arguments par des exemples et/ou des références).

Emmanuel KANT (1724-1804)

KANT, Réponse à la question : Qu’est-ce que les Lumières ?

Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité, dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son propre entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable, puisque la cause en réside, non dans un défaut de l’entendement, mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières.
La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchis depuis longtemps d’une direction étrangère, restent cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit si facile à d’autres de se poser en tuteurs des premiers. Il est si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur, qui me tienne lieu de conscience, un médecin, qui décide pour moi de mon régime, etc…, je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux.

Questions :

1. Comment Kant définit-il le terme « minorité » ?

2. Comment comprenez-vous, ici, le terme « entendement » ?

3. Quelles sont les causes de la « minorité » ?

4. Kant donne ici trois exemples. Lesquels ? Expliquez-les.

5. Comment pouvez-vous résumer la thèse du texte ?

 APPROFONDIR ET PROLONGER

 Leçons et conférences :


- Deuxièmes Rencontres philosophiques de Langres Les Rencontres philosophiques de Langres, initiées par le Ministère de l’Éducation Nationale, se sont tenues les 21, 22 et 23 septembre 2012. Les actes de cette seconde édition dédiée au thème de « La liberté » sont en ligne.

L’essaim des libertés, Paul Mathias, inspecteur général de l’éducation nationale, doyen du groupe de philosophie 

Liberté et religion, Rémi Braque, philosophe, spécialiste de la philosophie arabe à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et de philosophie des religions européennes à l’université de Munich 

Liberté et découverte de soi, Pierre Guenancia, professeur d’histoire de la philosophie moderne à l’université de Bourgogne 

Liberté et déterminisme, Cyrille Michon, professeur de philosophie à l’université de Nantes, directeur du Centre atlantique de philosophie

Liberté et création artistique, Jacqueline Lichtenstein, professeure d’esthétique et de philosophie de l’art à l’université Paris 1-Sorbonne

Liberté et libéralismes, Catherine Audard, professeure agrégée de philosophie, spécialiste de philosophie morale et politique, London School of Economics

Souveraineté populaire, liberté civile, expertise politique, Jean-François Surrateau, professeur en première supérieure au lycée Henri IV de Paris

L’ordre public comme limite à la liberté, Olivier Cayla, directeur d’étude à l’École des Hautes études en sciences sociales

La liberté de la volonté est-elle illusoire ? Joëlle Proust, directrice d’étude à l’École des Hautes études en sciences sociales

Conférence de clôture par Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française, professeur à l’université Paris-Sorbonne, président du conseil scientifique des Rencontres philosophiquesRESSOURCES

L’essaim des libertés, Paul Mathias, inspecteur général de l’éducation nationale, doyen du groupe de philosophie 

Liberté et religion, Rémi Braque, philosophe, spécialiste de la philosophie arabe à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et de philosophie des religions européennes à l’université de Munich 

Liberté et découverte de soi, Pierre Guenancia, professeur d’histoire de la philosophie moderne à l’université de Bourgogne 

Liberté et déterminisme, Cyrille Michon, professeur de philosophie à l’université de Nantes, directeur du Centre atlantique de philosophie

Liberté et création artistique, Jacqueline Lichtenstein, professeure d’esthétique et de philosophie de l’art à l’université Paris 1-Sorbonne

Liberté et libéralismes, Catherine Audard, professeure agrégée de philosophie, spécialiste de philosophie morale et politique, London School of Economics

Souveraineté populaire, liberté civile, expertise politique, Jean-François Surrateau, professeur en première supérieure au lycée Henri IV de Paris

L’ordre public comme limite à la liberté, Olivier Cayla, directeur d’étude à l’École des Hautes études en sciences sociales

La liberté de la volonté est-elle illusoire ? Joëlle Proust, directrice d’étude à l’École des Hautes études en sciences sociales

Conférence de clôture par Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française, professeur à l’université Paris-Sorbonne, président du conseil scientifique des Rencontres philosophiquesRESSOURCES

L’essaim des libertés, Paul Mathias, inspecteur général de l’éducation nationale, doyen du groupe de philosophie 

Liberté et religion, Rémi Braque, philosophe, spécialiste de la philosophie arabe à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et de philosophie des religions européennes à l’université de Munich 

Liberté et découverte de soi, Pierre Guenancia, professeur d’histoire de la philosophie moderne à l’université de Bourgogne 

Liberté et déterminisme, Cyrille Michon, professeur de philosophie à l’université de Nantes, directeur du Centre atlantique de philosophie

Liberté et création artistique, Jacqueline Lichtenstein, professeure d’esthétique et de philosophie de l’art à l’université Paris 1-Sorbonne

Liberté et libéralismes, Catherine Audard, professeure agrégée de philosophie, spécialiste de philosophie morale et politique, London School of Economics

Souveraineté populaire, liberté civile, expertise politique, Jean-François Surrateau, professeur en première supérieure au lycée Henri IV de Paris

L’ordre public comme limite à la liberté, Olivier Cayla, directeur d’étude à l’École des Hautes études en sciences sociales

La liberté de la volonté est-elle illusoire ? Joëlle Proust, directrice d’étude à l’École des Hautes études en sciences sociales

Conférence de clôture par Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française, professeur à l’université Paris-Sorbonne, président du conseil scientifique des Rencontres philosophiquesRESSOURCES

Conférence de clôture par Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française, professeur à l’université Paris-Sorbonne, président du conseil scientifique des Rencontres philosophiquesRESSOURCES

Conférence de clôture par Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française, professeur à l’université Paris-Sorbonne, président du conseil scientifique des Rencontres philosophiquesRESSOURCES

 Sur la liberté morale :

Le texte :
http://lyc-sevres.ac-versailles.fr/eee.14-15.docs/Kant_le_ciel_etoile_maes_d.pdf
L’explication :
Didier MAES, Explication d’un extrait de la Critique de la Raison pure d’Emmanuel Kant

Une leçon sur la liberté à destination des élèves de séries technologiques :
Format PDF :
https://philosophie.ac-versailles.fr/IMG/pdf/enseigner_la_philosophie_en_series_tech_nologiques.pdf
Format LibreOffice :
https://philosophie.ac-versailles.fr/IMG/docx/enseigner_la_philosophie_en_classe_de_terminale_technologique_version_def-2.docx

Texte 4 : Spinoza, Traité théologico-politique (lecture guidée par des questions)
Texte 5 : Kant, Réponse à la question ; qu’est-ce que les Lumières ? (lecture guidée par des questions)

 LE BON USAGE DU LIBRE ARBITRE


- Conférence sur LE BON USAGE DU LIBRE ARBITRE donnée le 20 janvier 2015 par Jean-Louis POIRIER, Inspecteur Général de Philosophie,
dans le cadre des Soirées Philo organiséesau Sel, à Sèvres

Première partie

Deuxième partie

 LE DESTIN DE LA LIBERTE

- Le cours de Christine COSTE sur LE DESTIN DE LA LIBERTÉ, diffusé en visioconférence 16 avril 2015,
est désormais disponible en différé sur le canal Dailymotion du Projet Europe, Éducation, École

Première partie

Deuxième partie

 La conférence sur la question : Que signifie « choisir sa vie » ?

donnée par Philippe TOUCHET au Sel, à Sèvres, le 18 novembre 2014 est à votre disposition en vidéo et en accès libre surle canal Dailymotion du Projet Europe, Éducation, École

  La liberté d’expression et les discours de haine Charles Girard 13/10/2014

Conférence donnée par Charles Girard dans le cadre des Lundis de la philosophie. « Les »discours de haine" devraient-ils être punis par le droit ? Les propos racistes, homophobes ou encore sexistes fréquemment regroupés sous ce terme créen...

 « Libre arbitre et déterminisme »

Cyrille Michon, professeur de philosophie à l’Université de Nantes et directeur du Centre Atlantique de Philosophie, spécialite de la métaphysique, de la philosophie de la religion et de philosophie médiévale, Cyrille Michon travaille particulièrement sur le libre-arbitre, la responsabilité morale et théologie philosophique.