Du documental au documédial : un réalisme pour le 21 ème siècle Autour du travail de Maurizio Ferraris
samedi
12
juin
2021

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
UMR 8103 ISJPS
PhiCo-EXeCO
IRP CRNR
IUF
Lien d’inscription (OBLIGATOIRE) :
https://evento.univ-paris1.fr/survey/colloque-international-du-documental-au-documedial-032snc7z

En présence et en discussion avec Maurizio Ferraris
Depuis plus de 20 ans, Maurizio Ferraris développe une œuvre absolument originale qui a contribué à définir la figure d’un « Nouveau Réalisme » au tournant du XXIe siècle. Au moment même où sort en Italie sa nouvelle somme Documanità. Filosofia del Mondo Nuovo (Laterza, 2021), est parue la traduction en français par Sabine Plaud du livre majeur où il exposait en 2009 les fondements de son ontologie sociale, selon laquelle être, c’est être documenté : Documentalité (Ed. du Cerf, 2021). Depuis cette œuvre fondatrice, Maurizio Ferraris a poursuivi et radicalisé sa réflexion sur le statut déterminant de l’enregistrement en tant que producteur de réalité sociale (et, sans doute, de réalité en général). Selon cette grille d’analyse, il interprète internet comme un gigantesque dispositif d’enregistrement et la société numérique comme un système de « mobilisation totale » dans ce dispositif. Ainsi son enquête ontologique l’a conduit du documental au documédial.
Ce colloque sera l’occasion de discuter, avec l’auteur, de la nature de son réalisme, de l’ontologie sociale qui y joue un rôle central, même si non exclusif, de sa compréhension du sens et des usages du « document », ainsi que de sa vision de la société numérique en tant que fait social total de notre temps

Vendredi 11 juin 2021
- 9h : Sabine Plaud (Barcelone, Siris Academic)
Le style c’est l’homme : Maurizio Ferraris vu à travers l’expérience de la traduction
- 10h : Jens Rometsch (Université de Bonn)
À propos de la documentalité du mental
- 11h : Isabelle Pariente (Université Aix-Marseille)
Objection à deux objections possibles au réalisme de Maurizio Ferraris
- 14h : Pauline Nadrigny (Paris 1)
Sur l’enregistrement
- 15h : Pierre Steiner (UTC)
Engrammes et exogrammes. Situer l’esprit dans un monde de traces
- 16h : Pierre-Yves Quiviger (Paris 1)
Documentalité juridique : corpus, IA, rationalité jurisprudentielle

Samedi 12 juin
- 9h Jim Gabaret (Paris 1)
Pour dire le monde, laisser le monde se dire ? Le réalisme ontologique de Maurizio Ferraris
- 10h Frédéric Pouillaude (Université Aix-Marseille)
Documentalité sociale et art documentaire
- 11h Emmanuel Picavet (Paris 1)
Documentation, interprétation et conversation à travers le temps.
- 14h Cyril Crignon (ESA Nord-Pas-de-Calais Dunkerque-Tourcoing)
Des choses qui feignent d’être des personnes/des personnes qui ne sont plus si sûres d’en être : la quasi-subjectivité contagieuse des œuvres numériques de Fabien Zocco
- 15h Petar Bojanic (Université de Belgrade)
Le statut des actes documentaires dans Documentalité et Documanità
- 16h Célia Zolynski (Paris 1)
Economie de l’attention : quelle place (re)donner à l’utilisateur des services numériques ?

Aspects du réalisme
samedi
12
juin
2021
10h30 - 12h30
horaire Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Centre Sorbonne

UFR de philosophie 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
UMR 8103 ISJPS
PhiCo-EXeCO
LIA CRNR
Séminaire de recherche 2020-2021 organisé par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)

Pour certains réalistes, le réalisme consiste à rappeler que le monde existe ; pour d’autres, aujourd’hui, à le nier farouchement. Au-delà de ces divergences spectaculaires, qui nourrissent le débat contemporain, le sens qu’il y a à se référer au réel en philosophie réclame à être élucidé. Trop souvent, la question se voit réduite à sa dimension épistémique. Or, si la notion de connaissance demeure évidemment centrale là où est mise en question notre capacité à accorder un sens au réel, il n’est pas sûr que ce dernier puisse se voir défini exclusivement en référence à elle. L’idée de réel paraît indissociable d’un certain nombre d’épreuves et de pratiques : de ce qu’on fait, ou essaie de faire, de ce réel et des différentes façons qu’on a d’en assumer la charge ou, au contraire, de se le dissimuler. Le séminaire explorera ces différentes dimensions d’expérience et d’élaboration du réel.
PROGRAMME
Samedi 24 octobre (en visioconférence) Markus Gabriel (Université de Bonn) : Sur l’essence et l’existence des prétendus « objets fictifs »
Samedi 28 novembre (en visioconférence) Frédéric Pouillaude (Université Aix-Marseille, LESA) : « M. et Mme Térieur ont deux fils ». A propos des œuvres documentaires et de Représentations factuelles.
Samedi 12 décembre (en visioconférence) Maurizio Ferraris (Université de Turin) : Hystérèse
Samedi 16 janvier (Sorbonne, Salle Lalande) Carole Maigné (Université de Lausanne) : Modernisme, opticalité et planéité : la leçon de Greenberg
Samedi 13 février (Sorbonne, Salle Lalande) Pierre-Henri Castel (CNRS-EHESS, LIER) : Imago agens, affect, mémoire, et critique de la figuration-représentation. Quelques remarques à partir de la notion de « chimère » chez Carlo Severi
Samedi 13 mars (Sorbonne, Salle Lalande) Pierre Steiner (UTC) : Toucher sans viser. Technique, pensée et intentionnalité
Samedi 10 avril (Sorbonne, Salle Lalande) Patricia Limido (Paris 7) Roman Ingarden, réalisme et esthétique
Samedi 22 mai (Salle indiquée ultérieurement) Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJSPS PhiCo-EXeCO) Dimensions du réel
Vendredi 11 et Samedi 12 juin Colloque autour de Documentalité de Maurizio Ferraris

Critique des ontologies sociales
samedi
12
juin
2021
14h30 - 16h30
horaire Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Séminaire de recherche 2020-2021 coordonné par Jocelyn Benoist et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique des ontologies sociales : Le réel comme ce qui doit être interprété et le réel comme ce qui doit être changé
A la fin du XXe siècle, un certain nombre d’« ontologies sociales » se sont fait fort d’établir que le social, dans son genre, était réel. La supposée rigueur analytique des moyens déployés ne doit pas masquer l’énormité de la question. Le point de vue réaliste consisterait, en fait, probablement plutôt à s’interroger sur les conditions réelles qui peuvent expliquer qu’une telle question ait pu être posée, et entendue comme sensée. Cette question, en tant que symptôme, ne doit bien sûr pas en cacher une autre : celle du sens du concept de « réel », en tant qu’ancré lui-même dans la réalité sociale, et de la difficulté qu’il y a vivre, expérimenter, subir et prendre en charge l’intrinsèque mais en elle-même problématique socialité de la réalité
En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : <Philo-Recherche@univ-paris1.fr
Samedi 12 décembre : Guillaume Lambey (Paris 1, PhiCo EXeCO) : Le Capital de Marx, ou la folie des grandeurs
Samedi 16 janvier : Céline Bessière (Université Paris-Dauphine, IRISSO) et Sibylle Gollac (CNRS, CRESPPA) : Le genre du capital
Samedi 13 février : Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS PhiCo EXeCO) : Remarques sur la socialité du principe de
Samedi 13 mars : Camille Chamois (Paris 10) : La division du travail perceptif : autour de quelques problèmes d’anthropologie sociale
Samedi 10 avril : Lotte Buch Segal (Edimbourg) : The Responsibility of a Concept. The Problem of Attention and Analysis in two, at least, Different Approaches to Reality.
Samedi 22 mai : Etienne Balibar (Paris 10) : Point de vue du travail, point de vue du capital : comment reprendre la critique de l’économie politique ?
Vendredi 11 et Samedi 12 juin : Colloque autour de Documentalité de Maurizio Ferraris