Séminaire Raison(s) Pratique(s)
jeudi
04
juin
2020
17h00 - 19h00
horaire Sauf indication contraire, les séances ont désormais lieu le jeudi dans la salle de lecture de NoSoPhi (Sorbonne, escalier K, 2e étage, salle G 615 bis).

Ce séminaire est organisé avec le soutien de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103) et de la Maison Heinrich Heine. Il est ouvert à toute personne intéressée, sans inscription préalable. (Organisateurs : Élodie DJORDJEVIC, Jean-François KERVEGAN, Jamila MASCAT et Sabina TORTORELLA)

Le séminaire est ouvert à tous, mais une inscription préalable auprès de : Philo-Recherche@univ-paris1.fr est obligatoire.
Pour toute information complémentaire, il est possible d’écrire aux organisateurs à cette adresse.

  • Mercredi 29 avril 2020 : Isabelle AUBERT (Université Paris 1) : « Rationalité et solidarité dans la Théorie critique »
  • Jeudi 28 mai 2020 : Zdravko KOBE (Université de Ljubljana) : « L’État de Hegel en tant qu’institution épistémique : conséquences politiques du changement structurel du savoir »
  • Jeudi 4 juin 2020 : Louis CARRÉ (Université de Namur) : « La "seconde nature" comme concept critique »
Figures de l’altération
jeudi
04
juin
2020
18h31 - 20h30
horaire USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris

CIPH

Laura CREMONESI
Figures de l’altération (I). La transfiguration

Inscription obligatoire au lien ci-dessous
https://form.jotformeu.com/CIPhFormulaires/inscriptions_usic

Mer 26 fév, Jeu 12 mars, Jeu 26 mars, Jeu 23 avr, Jeu 30 avr, Jeu 28 mai, Jeu 4 juin

La philosophie contemporaine s’est souvent interrogée sur la capacité de la pensée philosophique d’offrir une description du réel qui soit en même temps une pratique critique de transformation. Dans un passage des Minima moralia, Th. Adorno souligne la nécessité et la contemporaine impossibilité d’accomplir cette tâche : établir des « perspectives dans lesquelles le monde soit déplacé, étranger, révélant ses fissures et ses crevasses » est ce qu’il y a de plus urgent, mais aussi de plus difficile, parce que ça requiert un point de vu soustrait « au cercle magique de l’existence ». La philosophie se trouve en effet prise dans une « machine », un dispositif de savoir et de pouvoir dont l’existence est presque invisible, puisqu’il produit l’horizon qui délimite la philosophie elle-même et organise ses catégories conceptuelles. Comment, donc, acquérir la perspective nécessaire à voir, décrire et critiquer
cet horizon ?
Une des voies possibles est celle qui conduit la philosophie à faire recours à des figures de pensée provenant d’autres domaines et expériences, comme celle, esthétique, de l’altération.
Cela lui permet de se situer aux limites du dispositif et de gagner donc la distance nécessaire à offrir une description altérante du réel, dans laquelle le dispositif apparaîtra « déplacé, étranger », altéré : capté dans son être présent et dans son actualisation possible.
Trois figures de l’altération semblent être particulièrement fécondes pour produire cette description altérante : la transfiguration, l’estrangement et le dépaysement. Cette année, le séminaire analysera la transfiguration, à partir des considérations de M. Foucault sur Baudelaire et sur son illustration du travail transfigurant du peintre C. Guys, capable de capturer la réalité de son temps et, simultanément, d’en faire surgir l’altérité possible.
Le séminaire explorera les potentialités critiques de cette figure et montrera comment elle peut permettre à la pensée philosophique d’accomplir la tâche, impossible et nécessaire, d’établir des perspectives déplaçantes sur elle même et sur l’existant.

Articulations Philosophie et Psychanalyse Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
jeudi
04
juin
2020
20h00 - 22h00
horaire Salle Weil Ecole Normale Supérieure 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

Articulations Philosophie et Psychanalyse
Séminaire de recherche organisé et animé par Dorothée Legrand
Archives Husserl, CNRS, Ecole normale supérieure,
Paris Sciences et Lettres Research University
dorothee . legrand [at] ens . fr
https:// sites.google.com/site/dorotheelegrand/home
L’INDIFFÉRENT ET L’OBSTINÉ :
TRAVERSER LA MER, LA MORT, LES MOTS
« VOUS, qui émergerez du flot / Où nous avons sombré / Pensez / Quand vous
parlez de nos faiblesses / Au sombre temps aussi / Dont vous êtes saufs »
(Bertold Brecht)
Nous avons la « sensation […] de ne pas avoir échappé à la mort, mais de l’avoir
traversée. D’avoir été, plutôt, traversé par elle [...] Nous ne sommes pas des
rescapés, mais des revenants »
(Jorge Semprun)
« Mort phénoménale [...] Etat de choses impensable »
(Donald Winnicott)
« scène toujours répétée du récit fait et jamais écouté »
(Primo Levi)
« Un dire enterré […] devient […] un mort sans sépulture. Ce fantôme inconnu
revient alors depuis l’inconscient et exerce sa hantise »
(Nicolas Abraham et Maria Torok)
« La disparition est pire que la mort […]
Comment allions nous continuer ? »
(Leib Rochman)
« Au milieu de tant de pertes ne demeura que ceci : la langue. […]
Mais elle dut alors traverser son propre manque de réponses […].
Elle traversa »
(Paul Celan)
« Et ce que l’on avait pu se dire à soi-même, venait d’acquérir une force
considérable pour avoir été crié à voix haute, pour tous »
« J’ai le sentiment […] d’être un nouveau vivant »
(Robert Antelme)
« Hypothèse à vérifier : tout témoignage responsable engage une expérience
poétique de la langue »
(Jacques Derrida)

Séminaire 2019-2020

06 février
12 mars
23 avril
14 mai
04 juin
20-22h