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Philosophie Académie de Créteil
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Séminaire Physiologies médicales et philosophiques
vendredi
27
janvier
2023
10h00 - 12h00
horaire zoom

Séminaire Physiologies médicales et philosophiques (Ve s. AEC-Ve s. EC)

organisé par Catherine Darbo-Peschanski (CNRS, Centre Léon Robin), Julien Devinant (Université de Lille), Alessia Guardasole (CNRS, Orient & Méditerranée), Giulia Scalas (Centre Léon Robin)

Programme 2022-2023 : Physiologies hellénistique et romaine

18 novembre (10h–12h) :

Jean-Baptiste Gourinat (Centre Léon Robin) : Remarques sur les racines philosophiques de l’épistémologie de Galien

- 16 décembre (10h-12h) :
Sandro Passavanti (University of Southern Denmark) : Entheastika : du mauvais usage du dérèglement dans l’Antiquité classique

  • 27 janvier 2023 (10h-12h) :

Thomas Auffret (Centre Léon Robin) : La physiologie géométrique du Timée

Second semestre : actualisation à venir

Le séminaire se déroulera en visioconférence par Zoom (lien de connexion sur demande) : contacter catherine.darbo[à]sorbonne-universite.fr ; julien.devinant[à]univ-lille.fr ; alessia.guardasole[à]cnrs.fr ; giulia.scalas[à]outlook.fr.

Les temps de la pandémie
vendredi
27
janvier
2023
12h30 - 14h00
horaire Salle Émile Borel (ex U203), ENS, 29 rue d’Ulm, 75005

Le séminaire « Les temps de la pandémie » examine quelques-unes des questions de sciences, de politique et de politique des sciences qui ont été posées à l’occasion de la pandémie.

Ce séminaire, qui est organisé pour la deuxième année, examine quelques-unes des questions de sciences, de politique et de politique des sciences qui ont été posées à l’occasion de la pandémie. Le prisme choisi est celui du temps : un certain nombre de ces questions, intrinsèquement classiques, ont en effet reçu une inflexion temporelle spécifique dans le cadre de la pandémie, qu’il s’agisse de l’urgence des décisions politiques ou médicales, de la longue durée en matière d’épidémiologie, de l’accélération des sciences et des techniques, ou encore de l’articulation du temps personnel et du temps social en période de confinement. Le séminaire est ouvert en termes de disciplines, puisqu’il donne la parole successivement à des praticiens hospitaliers, des épidémiologistes et des virologues, des historiens, sociologues et philosophes des sciences, des écrivains, des historiens de la littérature ou des anthropologues…

PROGRAMME DESANCES
09 septembre 2022
Dans le cadre de la nuit de l’ENS, exceptionnellement Salle d’histoire de 00h00 à 01h00
Elisabeth Russo, Agathe Vieillard-Baron, Déborah Lévy-Bertherat, Géraldine Chouard et Charlotte Caillat, « Écriture de soi et incertitude : journaux de confinement »

28 octobre 2022
Élisabeth Russo, « Écriture et pandémie : le temps de la recherche »
(répondant : Déborah Lévy-Bertherat)

25 novembre 2022
Philippe Ravaud (Hôtel-Dieu, APHP), « Construire la preuve scientifique en période de crise »
(répondant : Martin Dumont)

9 décembre 2022
Pierrine Didier (EPIA INRAE / VetAgro Sup) et Laurent Gonthier, « Pandémie et écriture de soi : les journaux de confinement » (répondant : Élisabeth Russo)

27 janvier 2023
Manon Berriche (Medialab), « Les transformations numériques de l’espace public et leur impact en temps de crise sanitaire »
(répondant : Mathias Girel)

24 février 2023
Henri Bergeron (CSO), « Organisation et expertise au temps du Covid »
(répondant : Mathias Girel)

24 mars 2023
Aurore Armand (République des savoirs), « Sens et problèmes de la chronicisation de l’urgence » (répondant : Jean-Marc Mouillie)

21 avril 2023
François Crémieux (AP-HM), « Réorganiser l’hôpital en temps de pandémie : entre urgence et temps long »
(répondant : Martin Dumont)

25 mai 2023
Daniel Benamouzig (CSO), séance à confirmer
(répondant : Florent Guénard)

Organisation
La République des savoirs (ENS-CNRS-Collège de France) en collaboration avec Lettres, Idées, Savoirs (université de Paris-Est-Créteil)

Cycle de conférences Léon Robin : Platon et Aristote : de l’héritage à l’harmonisation
vendredi
27
janvier
2023
14h30 - 16h30
horaire plusieurs lieux
  • vendredi 28 octobre, amphithéâtre Pasquier (site Cordeliers)
    Thomas Auffret (Sorbonne Université, Centre Léon Robin) : « Aristote, Platon et la ligne géométrique : autour du Peri tagathou, fr. 3 Ross »

Répondant : Alain Petit (Université de Clermont Auvergne)

  • vendredi 25 novembre, amphithéâtre Roussy (site Cordeliers)
    Adrien Lecerf (CNRS, Centre Léon Robin) : « Empsychia. Boèthos et Porphyre »

Répondant : Alberto Kobec (KU Leuven)

  • vendredi 16 décembre, amphithéâtre Roussy (site Cordeliers)
    Anne Sheppard (Royal Holloway, University of London) : « The effect of tragedy on the emotions : Plato, Aristotle and the Neoplatonists »

Répondant : François Renaud (Université de Moncton)

  • vendredi 27 janvier 2023, Maison de la Recherche, salle D323
    Myrto Hatzimichali (Homerton College, Université de Cambridge) : « Utrique Platonis ubertate completi : Antiochus on the common ground between Academy and Peripatos »

Répondant : Georgia Tsouni (Université de Crète)

  • vendredi 24 février, Maison de la Recherche, salle D323
    David Lefebvre (Sorbonne Université, Centre Léon Robin) : Titre à préciser

Répondant : Justin Winzenrieth (Sorbonne Université, Centre Léon Robin)

  • vendredi 24 mars, Maison de la Recherche, salle D323
    Gwenaëlle Aubry (CNRS, Centre Jean Pépin, ENS) : « Harmonisation, hiérarchisation, ou neutralisation ? Proclus et la théorie aristotélicienne du premier moteur immobile »

Répondant :

  • vendredi 21 avril, Maison de la Recherche, salle D323
    Gerd Van Riel (KU Leuven) : « Proclus sur le Timée : la matérialité du texte et la nouvelle édition »

Répondant : Pantelis Golitsis (Université Aristote, Thessalonique)

  • vendredi 26 mai, Maison de la Recherche, salle D323
    Christoph Helmig (Université de Cologne) : « Simplicius on mathematical entities »

Répondant : Mareike Hauer (KU Leuven)

Séminaire « Race et Culture : Questionnements philosophiques »
vendredi
27
janvier
2023
16h00 - 18h00

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)

Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

La première séance du séminaire « Race et Culture : Questionnements philosophiques » aura lieu le vendredi 25 novembre, de 16h à 18h, en ligne.

Jean-Godefroy Bidima (Tulane University) donnera une conférence intitulée « Itinéraires d’un philosophe allemand en temps d’Apartheid : les critiques de Gerhard A. Rauche (1920-2003) ».

Le séminaire est ouvert à tous, après inscription préalable à l’adresse suivante :
https://evento.univ-paris1.fr/survey/seminaire-race-et-cu...-rajbc4lh

Le programme annuel et l’argument du séminaire sont disponibles sur la page web du séminaire : : https://nosophi.hypotheses.org/vie-scientifique/seminaire-race-et-culture-questionnements-philosophiques

https://philosophie.pantheonsorbonne.fr/evenements/race-et-culture-questionnements-philosophiques-1


Programme

Organisatrices : Magali BESSONE (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sophie GUÉRARD DE LATOUR (ENS Lyon) et Jamila MASCAT (Utrecht Univ.)

En 2022-2023, les séances se tiendront le vendredi de 16h à 18h essentiellement à distance sauf indication contraire.

L’inscription est obligatoire selon les indications précisées pour chaque séance.

  • 25 novembre
    Jean-Godefroy Bidima (Tulane University) :
    « Itinéraires d’un philosophe allemand en temps d’Apartheid : les critiques de Gerhard A. Rauche (1920-2003) »
  • 9 décembre
    Elsa Dorlin (Université de Toulouse) :
    « Race contre classe »
  • 27 janvier - séance hybride
    En présence, salle de la BIS, Centre Sorbonne 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
    Léora Auslander (Chicago University) :
    « Une nouvelle conceptualisation des études de race : le Département de “Race, Diaspora, and Indigeneity” à l’Université de Chicago »
  • 3 février
    Ernest-Marie Mbonda (Université catholique d’Afrique centrale) :
    « L’afrocentricité est-elle un “racisme antiraciste” ? »
  • 24 mars
    Mickaella Perina (University of Massachusetts) :
    TBA
  • 7 avril
    Mickaelle Provost (Dalhousie University) :
    « Anna Julia Cooper, W. E. B Du Bois et l’existentialisme noir »
  • 26 mai - séance hybride
    En présence, salle 13 Centre Lourcine, 1 rue de la Glacière 75013 Paris
    Souleymane Bachir Diagne (Columbia University) :
    « Tribus, races, humanisme »

23 juin - séance hybride
Ens, Lyon
« Empires et impérialismes »

Yann Allard-Tremblay (McGill University) : « Consolation et Réconciliation : une voie depuis la blanchité vers l’humanité »

Mohamed Amer Meziane (Brown University) : « La race, le ciel et la terre. L’impérialité coloniale entre spectralité et dissémination »

Ann Stoler (New School) : « Le travail de la philosophie : sur le terrain impérial »

Séminaire Raison(s) Pratique(s)
vendredi
27
janvier
2023
17h00 - 19h00
horaire salle de formation de la Bibliothèque Interuniversitaire de La Sorbonne (17 rue de La Sorbonne, galerie Sorbon)

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR 8103, CNRS-Paris 1)

Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne

  • jeudi 17 novembre 2022, de 17h à 19h, dans la salle de formation de la Bibliothèque Interuniversitaire de La Sorbonne (17 rue de La Sorbonne, galerie Sorbon).

Jean-Fabien Spitz (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) donnera une conférence intitulée « A propos de La république ? Quelles valeurs ? Quelques remarques sur le droit de propriété dans le contexte de la philosophie politique républicaine ».

  • Jeudi 8 décembre
    Francesco Mancuso (Université de Salerne) : « ‘Jouer’ avec Carl Schmitt : Johan Huizinga critique du ‘politique’ »
  • Jeudi 12 janvier
    Géraldine Muhlmann (Université Paris 2 Panthéon-Assas) : « L’Imposture du théologico-politique »
  • Vendredi 27 janvier
    Benno Zabel (Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität, Bonn) : « Droit et violence »
  • Jeudi 30 mars ou jeudi 20 avril
    Christoph Menke (Goethe-Universität) : « Negativity and Affirmation. The Dialectic of Liberation »
  • Jeudi 11 mai
    Gabrielle Radica (Université de Lille) : « Les personnes et les biens dans la famille »
  • Jeudi 15 juin
    Christophe Bouton (Université Bordeaux-Montaigne) : « Le Jugement de l’Histoire après Hegel. Significations et usages politiques d’un topos au XXe siècle »
Argumentaire
Le vocabulaire de la norme et de la normativité connaît aujourd’hui une faveur croissante. Plus avant, par delà le simple usage de termes d’ailleurs susceptibles de recevoir des acceptions fort distinctes, les enjeux et interrogations soulevés par la normativité, son statut, la manière dont il faut la comprendre et dont elle peut s’effectuer, sont massivement présents, notamment dans le champ académique et les différentes disciplines qui le composent, notamment dans les domaines du droit, de la philosophie, des sciences humaines et sociales.
Dans ce contexte, certains auteurs de la philosophie classique allemande ont fait l’objet d’un intérêt renouvelé et l’on connaît, à cet égard, la fortune de la philosophie habermassienne, dans la reprise et les transformations qu’elle opère avec la pensée kantienne. De même, l’idéalisme allemand a connu, à partir de la fin des années 1970, une certaine renaissance dans le cadre du projet de la Rehabilitierung der praktischen Philosophie. Depuis plusieurs décennies, la fécondité de la pensée hégélienne a été mise en lumière, notamment s’agissant des enjeux soulevés par les questions attenantes à la normativité pratique. Grâce aux travaux de L. Siep et d’A. Honneth – et d’A. Kojève avant eux –, le thème de la reconnaissance s’est ainsi imposé au cœur des débats contemporains en philosophies politique, sociale et du droit, inaugurant à l’échelle internationale une voie de réflexion riche et fructueuse (Ch. Taylor, J. Habermas, A. Honneth, N. Fraser, P. Markell, F. Neuhouser, E. Renault, F. Fischbach, J.-Ph. Deranty). Longtemps rejetée par la philosophie dite “analytique”, la philosophie hégélienne – et singulièrement sa “philosophie pratique” – est en outre désormais régulièrement convoquée par des auteurs issus de cette tradition comme une pensée d’intérêt pour penser le droit, les rapports sociaux, le monde social et la normativité qui y est à l’œuvre. Ainsi a-t-on pu parler d’un « Hegel Revival » (P. Redding) qui a notamment conduit à déceler une théorie de l’« agentivité » (agency) chez le philosophe sans doute le plus connu de l’idéalisme allemand, duquel on propose d’ailleurs volontiers des lectures « pragmatistes » (R. Pippin, T. Pinkard). S’il s’agit là d’usages, comme d’ailleurs de méthodes d’interprétation et de lecture, très différents, il semble toutefois que ces divers recours soulignent la fécondité que la contemporanéité reconnaît à la philosophie de Kant et des auteurs de l’idéalisme allemand pour penser des objets qui n’étaient pas toujours immédiatement les leurs, par delà, donc, le travail exégétique ou historique qui peut être fait sur ces pensées.
Toutefois, ces recours à certains aspects de la philosophie pratique kantienne et/ou des philosophes de l’idéalisme allemand ne vont la plupart du temps pas sans une certaine renonciation – voire un abandon et un rejet radicaux – de la conception de la raison qui semble pourtant au cœur de ces pensées et, peut-être, du tournant philosophique qu’elles constituent : celle d’une raison qui, comprise comme faculté de l’universel, a fondamentalement une vocation pratique. Si l’on peut en effet tenir que l’idée d’un primat de la raison pratique est l’un des traits qui caractérise les pensées qui, assumant le tournant critique kantien, peuvent être regroupées sous le nom d’« idéalisme allemand », c’est précisément les thèses les plus fortes sur la raison et la rationalité qui semblent être mises de côté par beaucoup des « réactualisations » contemporaines qui en sont faites, soit que la raison alors mobilisée soit jugée métaphysiquement trop « lourde », soit que l’histoire du dernier siècle ait conduit à la remise en cause d’un certain optimisme ou d’une certaine idée du progrès attachés à la conception de la raison liée à l’Aufklärung. C’est ainsi à un scepticisme de la raison que semble conduire dans son mouvement le tournant post-métaphysique, de telle sorte encore qu’on a pu dire de la raison moderne qu’elle connaissait une véritable « crise ». De cette « crise », il s’agit de mesurer les conséquences s’agissant de la pratique elle-même comme de sa saisie rationnelle. Se confronter à cette crise, est-ce nécessairement renoncer à la raison en un sens plein, c’est-à-dire une raison qui ne soit précisément pas réductible aux raisons (de l’agent) sur lesquelles semble essentiellement se concentrer, notamment, la philosophie contemporaine de l’action ? La crise de la raison moderne doit-elle conduire à reléguer la saisie de la pratique et la position de sa critique à de simples raisons, toujours ultimement particulières ? Autrement dit conduit-elle à renoncer, en matière pratique, à l’exigence de l’universel : de renoncer à quelque chose comme une raison pratique à la faveur de simples raisons ? Serions-nous alors acculés à l’alternative dont les deux branches seraient constituées, s’agissant des normes, au fait de les reléguer à l’irrationnel ou bien de les faire dépendre d’un simple espace logique des raisons ?
Mais s’il est vrai que la crise est ce qui doit conduire à « revenir aux questions elles-mêmes et requiert de nous des réponses » (H. Arendt), ne faut-il pas plutôt voir en celle que connaîtrait la raison une invitation à reprendre les investigations sur cette raison elle-même et sur la conception que, dans son lien intime avec la pratique, les penseurs de l’idéalisme allemand ont pu en proposer ? En effet, en rejetant, sans plus de procès, la conception de la raison telle que la détermine, à la suite de Kant, l’idéalisme allemand et à laquelle semblent au moins pour part liées ses thèses pratiques les plus fortes, ne renonce-t-on pas par là même à ce qui en constitue peut-être la grande fécondité pour notre contemporanéité, dans la mesure où de cette raison procèderait à la fois les moyens de la critique, de l’action et de transformation du réel ? Ne peut-on plus sans absurdité se revendiquer, pour paraphraser et en renversant Gramsci, de l’optimisme de la raison pratique ?
Tels sont certains des enjeux et questions que le séminaire « Raison(s) pratique(s) » souhaiterait aborder, en faisant dialoguer des traditions possiblement distinctes, mais qui semblent toutefois animées par des problèmes et des enjeux sans doute moins éloignés qu’ils ne peuvent d’abord paraître.

Le séminaire est ouvert à tous, après inscription préalable à l’adresse suivante :

https://evento.univ-paris1.fr/survey/seminaire-raison-s-p%E2%80%A6-oyjy279k

Il est possible d’assister au séminaire sur zoom en s’inscrivant ici :

https://evento.univ-paris1.fr/survey/seminaire-raison-s-p…-9yvk5vur

Le programme annuel et l’argumentaire du séminaire sont disponibles sur les pages web du séminaire :

https://nosophi.hypotheses.org/vie-scientifique/seminaire-raisons-pratiques

https://isjps.pantheonsorbonne.fr/evenements/raisons-pratiques-1

Organisation : Élodie Djordjevic, Jean-François Kervégan, Jamila Mascat et Sabina Tortorella