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Philosophie Académie de Créteil
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Séminaire Rencontres phénoménologiques
samedi
25
mars
2023
10h00 - 12h00
horaire SORBONNE

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne (ISJPS, UMR 8103)
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
Composante Expérience et Connaissance (EXeCO)

La prochaine séance du séminaire « Rencontres phénoménologiques » aura lieu le
samedi 8 octobre 2022 (10h-12h) en Sorbonne, salle D 617.
Nous recevrons Mariana Larison, qui proposera une communication intitulée : « Programme d’une phénoménologie de l’institution »

Mariana Larison est actuellement professeur à la chaire de gnoséologie de la Faculté de philosophie et des lettres de l’Université de Buenos Aires (UBA) et dans les chaires de gnoséologie et de philosophie spéciale à l’Universidad Nacional de General Sarmiento (UNGS). Elle est également chercheuse au Conseil National de la Recherche Scientifique de l’Argentine (CONICET), où elle travaille actuellement sur la phénoménologie de l’institution. En 2012, elle a traduit et édité en espagnol La institución. Resúmenes de curso en el Collège de France 1954-1955 de Merleau-Ponty et a publié en 2016 L’Être en forme. Dialectique et phénoménologie dans la dernière philosophie de Merleau-Ponty aux éditions Mimésis, dans la collection « L’œil et l’esprit ».

« Peu d’ouvrages, parmi les nombreuses productions sur Merleau-Ponty, éclairent à ce point notre compréhension de cet auteur, en démêlant les fils qui convergent vers l’ontologie de cette ‘‘dernière période’’, dont l’unité se trouve par-là même et pour la première fois fondée. Discrètement érudit, clair et profond, le livre de Mariana Larison [L’Être en forme. Dialectique et phénoménologie dans la dernière philosophie de Merleau-Ponty, Paris, Mimésis, coll. « L’œil et l’esprit », 2016] évite toute facilité et tout mimétisme, ne considère rien comme allant de soi et sert ainsi la pensée de Merleau-Ponty en ce qu’elle a de plus puissant. Pour cette raison il se recommande comme une référence pour qui s’intéresse à l’œuvre de Merleau-Ponty et, au-delà, à la philosophie française du siècle dernier » (extrait de la préface de Renaud Barbaras).

Programme :

  • 8 octobre 2022 : Mariana LARISON (CONICET / UBA / UNGS) – « Programme d’une phénoménologie de l’institution »
  • 28 janvier 2023 : Laurent LAVAUD (École Normale Supérieure de Lyon) – « Levinas, Derrida, Marion, interprètes de l’au-delà de l’être »
  • 11 février : Philippe CABESTAN (Lycée Janson de Sailly) – « L’énigme du transsexualisme »
  • 11 mars : Inga RÖMER (Université Grenoble Alpes) – « Le texte de la phénoménologie »
  • 25 mars : Natalie DEPRAZ (Université de Rouen)
  • 13 mai : Claudia SERBAN (Université Toulouse Jean Jaurès)

En raison des mesures de sécurité, les personnes intéressées ne disposant ni d’une carte d’étudiant, ni d’une carte professionnelle doivent impérativement s’inscrire à l’adresse philo-recherche@univ-paris1.fr.

Toutes les informations autour du séminaire sont sur le carnet de recherche de la composante EXeCO : https://execo.hypotheses.org.

Renaud Barbaras, Charles Bobant, Charles-André Mangeney

LAALITÉ DE LA FICTION (II)
samedi
25
mars
2023
10h30 - 12h30

Séminaire de recherche 2022-2023 organisé par
 Jocelyn Benoist
(Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO, IUF)

La philosophie aime chercher, du côté de la fiction, des suggestions de réponses à des questions ontologiques, ou en tout cas fait de la fiction un champ d’application privilégié de ses propres décisions ontologiques, que celles-ci prennent la voie de la libéralité ou au contraire de la parcimonie. En posant la question en termes directement ontologiques, elle néglige souvent de prendre le temps de considérer les modalités propres des discours fictionnels ou des dispositifs et procédés fictionnalisants en général. Le séminaire focalisera l’interrogation sur des expériences et des phénomènes fictionnels effectifs, selon différents sens possibles du mot « fiction ».

La discussion, qui nouera un dialogue entre littéraires et philosophes, tout en explorant de façon ouverte les sens de la « fiction », en littérature aussi bien qu’hors littérature, tournera en premier lieu autour de la question du ou des partages possibles entre ce qui relève ou non de la fiction, et de sa valeur et ses usages en tant que modalité discursive (ou extra-discursive ?) susceptible de construire, dans la réalité et avec des moyens réels, des rapports spécifiques à la réalité.

  • Première séance : samedi 29 octobre 2022
    André Charrak (Paris 1, PhiCo EXeCO)

Le format des fictions

Il est de fait que l’approche des fictions, en philosophie, a fixé ses critères au plan d’une analyse des unités linguistiques (phrases, propositions, énoncés). Le défaut manifeste de telles démarches est avant tout de n’atteindre qu’un tout petit nombre des fictions effectivement produites – et peut-être aucune, sinon par des allusions qui souvent ne valent qu’en fonction des compétences encyclopédiques du lecteur (celui-ci sachant que tel personnage mentionné dans la théorie est un personnage de roman, par exemple). L’analyse d’un corpus avéré, qu’on empruntera en l’occurrence aux textes philosophiques, nous a conduit à identifier le format caractéristique des fictions au plan des discours – au sens fort où ceux-ci ne sont pas réputés isomorphes aux unités élémentaires. Cette approche ne revendique pas une généralité sans reste et elle s’inscrit dans une typologie des fictions qui, en dernier lieu, permet de reprendre la question du rapport entre récit et philosophie.

INSCRIPTION : cliquer ici

PROGRAMME

29 octobre 2022
André Charrak (Paris 1, PhiCo EXeCO)
Le format des fictions

26 novembre 2022
François Recanati (Collège de France) :
Fiction et simulation

Les personnages de fiction n’existent pas, mais cela n’empêche pas d’en parler ou d’y penser. Cela signifie-t-il qu’on peut faire référence à quelque chose qui n’existe pas ? Pas forcément : on peut maintenir que la référence implique l’existence, et rendre compte du discours fictionnel en soutenant que l’acte de référence y est tout autant fictif que l’entité qu’il vise. Le discours métafictionnel, cependant, se prête à un autre type d’analyse, également compatible avec l’idée que la référence implique l’existence. Selon cette analyse, les personnages de fiction ne sont pas seulement des entités fictives dont on fait comme si elles existaient : ce sont aussi, en tant que créations culturelles, des choses qui existent réellement, et auxquelles on peut légitimement faire référence.

INSCRIPTION : cliquer ici

17 décembre 2022
Carola Barbero (Université de Turin) :
Anatomie de la littérature

28 janvier 2023
Anne Teulade (Université Rennes 2) :
La fiction pour scénariser le réel, le réel pour modéliser la fiction : le cas Cervantès

25 février 2023
Elise Domenach (ENS de Lyon) :
Écofictions cinématographiques : un paradigme Fukushima ?

25 mars 2023
Layla Raïd (Université de Picardie Jules Verne) :
Fiction et grammaire

22 avril 2023
Pierre Fasula (PhiCo EXeCO) :
Les pratiques de la fiction

27 mai 2023
Lionel Naccache (CHU Pitié Salpêtrière, ICM) :
« Neuroscience-Fictions » : neuropsychologie et neurosciences de nos contenus conscients