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La philosophie dans l’Académie de Créteil
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NOTE D’ACCOMPAGNEMENT pour la préparation et la mise en œuvre des épreuves communes de contrôle continu (E3C) de l’enseignement de spécialité Humanités, Littérature et Philosophie – Classe de Première générale - Partie Philosophie

Voici un bref rappel des éléments principaux concernant les épreuves de l’enseignement de spécialité Humanités, Littérature et Philosophie pour l’année de première et la partie incombant à la discipline philosophie :

Le calendrier à retenir :
· Fin mars : les élèves de première ayant suivi la spécialité HLP doivent choisir s’ils continuent à suivre cet enseignement en terminale, ou s’ils y renoncent.
· Les élèves renonçant à cette spécialité doivent passer une épreuve de contrôle continu en fin de première, entre le 20 avril et mi-mai.

Les sujets des épreuves :
L’épreuve vise à évaluer la maîtrise par le candidat des attendus du programme de l’enseignement de spécialité « Humanités, littérature et philosophie » pour la classe de première, défini dans l’arrêté du 17 janvier 2019 paru au BOEN spécial n° 1 du 22 janvier 2019.
Les sujets des épreuves sont élaborés par des inspecteurs pédagogiques régionaux et des professeurs, sous la conduite de l’Inspection générale. Ils sont ensuite mis à disposition dans une Banque nationale de sujets. Pour cette seconde série d’épreuves communes de première, la Banque nationale de sujets devrait être disponible à partir du 1er mars 2020.

Rappel  : chaque sujet est composé de deux questions portant sur un texte relatif à l’un des thèmes du programme de première. L’une des questions, intitulée « question d’interprétation », appelle un travail portant sur la compréhension et l’analyse d’un enjeu majeur du texte. L’autre, appelée « question de réflexion à partir du texte », conduit le candidat à rédiger une réponse étayée à une question soulevée par le texte. Chacun de ces deux exercices relève tantôt d’une approche philosophique, tantôt d’une approche littéraire, selon ce qu’indique explicitement l’intitulé du sujet. Leur articulation répond au principe de coopération interdisciplinaire propre à cet enseignement de spécialité. L’ensemble des connaissances acquises est mobilisable à bon escient dans les deux parties de l’examen. Les deux questions donnent lieu à des développements d’ampleur comparable.

Dans chaque établissement, il appartient au chef d’établissement de choisir le sujet ou les sujetsparmi ceux disponibles dans la Banque nationale de sujets – qui sont proposés aux élèves. Pour ce faire, l’équipe pédagogique doit proposer au chef d’établissement plusieurs sujets, en s’assurant de leur parfaite adéquation avec l’enseignement reçu durant l’année. Il convient de choisir des sujets qui puissent effectivement être traités par les candidats, en fonction du contenu des enseignements qu’ils ont suivi durant l’année scolaire, ainsi que du rythme de leur progression. Il est possible de choisir, au sein d’un même établissement, le même sujet pour tous les groupes ou des sujets différents en fonction des groupes.

Exemples : les sujets 0

Durée des épreuves, coefficients, candidats concernés :

L’épreuve commune de contrôle continu de l’enseignement de spécialité Humanités, Littérature et philosophie, organisée dans chaque établissement scolaire, devra, autant que possible, se dérouler dans le cadre des emplois du temps ordinaires des élèves concernés. La durée de cette épreuve est de 2 heures.

Rappel : Dans le nouveau baccalauréat, 40 % de la note finale (dont 10 % pour les bulletins scolaires et 30 % pour les épreuves communes de contrôle continu) relève du contrôle continu, et 60 % dépend des épreuves finales. Les épreuves finales (60%) sont constituées par : les épreuves anticipées de français en première (oral : coefficient 5%, écrit : coefficient 5%), l’épreuve de philosophie de tronc commun (coefficient 8%), le grand oral (coefficient 10%), deux enseignements de spécialité (coefficient 16% pour chacune).

Le coefficient de l’épreuve commune de contrôle continu de la spécialité Humanité, Littérature et Philosophie suivie uniquement en classe de première est : 5%
. Le coefficient de l’épreuve finale que passeront les élèves qui auront continué de suivre l’enseignement de spécialité Humanité Littérature et Philosophie en classe terminale sera : 16%. La durée de cette épreuve sera de 4 heures.

N.B. : en classe de première, l’épreuve commune de contrôle continu de l’enseignement de spécialité Humanité, Littérature et Philosophie ne concerne que les élèves qui choisissent de ne pas poursuivre cet enseignement de spécialité en classe terminale. Seules les copies de ces candidats doivent donc faire l’objet d’une numérisation et d’une correction en ligne dans le cadre de l’examen.

Les corrections des copies :
Chacune des copies des candidats concernés est numérisée dans l’établissement d’origine, via l’application Santorin.
Les copies, anonymées, sont réparties de telle sorte qu’aucun professeur ne puisse corriger ses propres élèves : elles sont échangées entre les professeurs de philosophie du même établissement si plusieurs prennent en charge des groupes d’enseignement de spécialité HLP, ou avec un ou plusieurs professeurs de philosophie d’un autre établissement dans le cas où une répartition en interne n’est pas possible.
Les copies sont corrigées en ligne par les correcteurs, sur l’application Santorin (disponible par Imag’in)
.
N.B. : concernant la spécialité HLP, la copie sera divisée en deux : les deux questions composant le sujet font l’objet de corrections distinctes, l’une par un correcteur de français, l’autre par un correcteur de philosophie, qui corrigeront, chacun, la partie de la copie correspondant à l’exercice relevant de sa discipline, en fonction de l’orientation disciplinaire respective de chacune des deux questions posées. Chaque question est notée sur 10. La somme des deux notes constitue la note globale unique de l’épreuve. Les notes devront être enregistrées au plus tard le 3 juin 2020.
Après ce temps de correction se tiendront, du 9 au 10 juin 2020, des commissions académiques d’harmonisation, composées d’IA-IPR de Philosophie et de Lettres ainsi que de professeurs des deux disciplines, nommés par arrêté rectoral. Ces commissions auront pour tâche de s’assurer de la cohérence et de l’équité des notations entre sujets et entre établissements ; elles seront seules habilitées à modifier des notes, si cela s’avère nécessaire. Les notes définitives seront arrêtées par ces commissions.

Les attentes des épreuves :
La réponse à la question d’interprétation doit témoigner d’une compréhension précise du texte, d’une lecture rigoureuse et attentive aux notions principales et à l’argumentation. Quant à la question de réflexion, elle doit être l’occasion, pour le candidat, de mener un véritable travail de réflexion personnelle, qui s’appuie sur une claire compréhension de la question posée et une capacité à construire une argumentation pour tenter d’y répondre.
Mais ces deux exercices « ne déterminent nullement un format d’exposition formellement arrêté et figé qui ramènerait l’enseignement et l’évaluation à un contrôle de conformité à un modèle arbitraire ». Il est également précisé que «  le principe de l’évaluation est un principe essentiellement positif, ayant vocation à valoriser les éléments pertinents dans les productions
des élèves, en restant toujours ouvert à la variété des formes qu’elles peuvent prendre
 ».

À l’issue de la correction des épreuves, les copies originales sont restituées aux candidats
 ; il est dans leur intérêt que les commentaires et appréciations soient explicites, afin de les aider à progresser. En revanche, la note ne devra pas figurer sur la copie – mais dans la partie de l’application qui lui est dédiée.

Vous trouverez l’ensemble de ces recommandations ici : Attendus des épreuves.
Deux exemples de sujets commentés :
Sujet 0 numéro 2
Sujet 0 numéro 3
Nous restons à votre écoute pour toute précision complémentaire ou toute question.

Sophie Dreyfus et Éric le Coquil
IA-IPR de Philosophie


P.S. :

Comment s’y rendre ?

Ecole Normale Supérieure

La Sorbonne

Centre Léon Robin UMR 8061

Université Paris-Sorbonne

1, rue Victor Cousin

F-75230 Paris cedex 05

Accès

Les locaux du Centre Léon Robin se trouvent en Sorbonne, dans la salle F371, au deuxième étage de l’escalier E, F ou T, tous trois situés dans la galerie Richelieu.

RER B : station Luxembourg ; Métro 10, 4 : stations Cluny-la-Sorbonne, Saint Michel

Université Paris VIII

Université Paris Est


 

Table des matières

LA RHETORIQUE

Barbara Cassin, L’archipel des idées, lu par Maryse EMEL

Alain Seguy-Duclot, Platon, Belin 2014, lu par Sidonie Dastillung

Jean-François Mattéi, Pythagore et les pythagoriciens, P.U.F. 2017, lu par Julien Barbei

Santiago Espinosa, L’Impensé, Belles Lettres 2019, lu par Jordan l’Hostis le Hir

Régis Courtray (dir.), Regard et représentation dans l’Antiquité, P.U.M. 2013, lu par Catherine Rezaei

Dimitri El Murr (dir.), La Mesure du savoir, Vrin 2013, lu par Catherine Rezaei

Barbara Cassin, L’archipel des idées, lu par Maryse Emel

Barbara Cassin, L’archipel des idées, Revues / Collections : L’archipel des idées Editions de la Maison des sciences de l’homme. 

A lire Barbara Cassin, il est clair que l’héritage
des sophistes, c’est la performance créatrice des mots, qu’elle ne cesse de mettre en œuvre dans ce livre. Il ne s’agit pas pour elle de penser dans le cadre des Catégories d’Aristote, mais plutôt à partir du Traité du non-être de Gorgias. Le langage n’est pas là pour parler de ou parler à…il s’agit de parler pour parler, et ainsi créer des performances discursives au sens austinien, redevable on le voit à la sophistique. Philosophe ? Elle se réclame plutôt de l’antiphilosophie. Cette négation, est désir de décloisonnement.

 « Mais quand on me dira : « tu parles en tant que philosophe », je répondrai : « non, je parle en tant que femme ». [….] C’est ma manière de refuser une assignation d’essence : je n’accepte qu’une assignation de résistance. » 

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Alain Seguy-Duclot, Platon, Belin 2014, lu par Sidonie Dastillung

Alain Seguy-Duclot, Platon. L’Invention de la philosophie, collection Le Chemin des philosophes, Belin, octobre 2014 (288 pages). Lu par Sidonie Dastillung.

Déjà reconnu pour ces travaux portant sur la philosophie platonicienne, notamment pour les commentaires qu’il a produits de deux dialogues, le Parménide, Le Parménide ou le Jeu des hypothèses (1998), et celui du ThéétèteDialogue sur le Théétète de Platon (2008), Alain Séguy-Duclot, professeur chercheur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, propose cette fois dans Platon, l’Invention de la Philosophie une appréciation beaucoup plus globale de l’œuvre de Platon.

Même si l’ouvrage propose dans sa troisième partie un commentaire détaillé du Gorgias, il s’agit de comprendre la philosophie platonicienne dans sa logique de constitution, dans l’objectif de déterminer sa portée pour l’avenir de la philosophie. N’adoptant pas une approche purement historique, Alain Séguy-Duclot nomme « invention » de la philosophie par Platon, non pas la naissance du discours philosophique mais son désir de confrontation permanente à ce qui s’oppose à lui.

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Jean-François Mattéi, Pythagore et les pythagoriciens, P.U.F. 2017, lu par Julien Barbei

 

Jean-François Mattéi, Pythagore et les pythagoriciens, Presses Universitaires de France / Humensis, Que sais-je ?, Paris, 2017, 5e édition - la 1re datant de 1993 (127 p.), lu par Julien Barbei.


Le livre est fidèle à la vocation de la collection qui l’accueille (Que sais-je ?), dont la ligne éditoriale est de recourir aux meilleurs spécialistes sur les sujets les plus divers et offrir ainsi au (grand) public cultivé des synthèses à la fois érudites et abordables. En l’espèce, c’est Jean François Mattéi, spécialiste de philosophie grecque et ancien élève de Pierre Aubenque, qui couche son érudition sur le papier.

 

 
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Santiago Espinosa, L’Impensé, Belles Lettres 2019, lu par Jordan l’Hostis le Hir

Santiago Espinosa, L’Impensé. Inactualité de Parménide, « Encre marine », Les Belles Lettres, avril 2019 (123 pages). Lu par Jordan l’Hostis le Hir.

 

J’ouvre les yeux et des choses apparaissent, voilà tout.

L’Impensé est l’ouvrage récemment publié par Santiago Espinosa. À l’appui de fragments connus du Poème de Parménide, il y soutient l’idée que l’être est tout ce qui existe, jamais ce qui fait que les choses sont, et que le non-être n’existe pas.

Comment comprendre alors que l’on soit porté à considérer le réel comme insuffisant, et incapable de nous satisfaire ? Qu’est-ce qui nous conduit à penser que ce qui est n’est pas tout ce qui est ? Et pourquoi cette autre réalité aurait-elle plus de valeur que ce qui existe ? La position défendue est que le problème de la vérité nous détourne de la réalité immédiate. C’est en cherchant la vérité que la philosophie s’est – depuis Platon, et jusque dans son histoire récente – interrogée sur ce qui est vraiment réel, plutôt que sur ce qui existe. Et ce premier refus du réel au nom de la vérité s’est accompagné d’un deuxième refus, plus grave : le non-être, ne pouvant pas n’être rien, est. L’impensé, qui donne son titre à l’ouvrage, est ce néant déguisé en être, en pensée de quelque chose, là où il n’y a rien. De même que ce qui est est, ce qui n’est pas n’est pas. Le non-être n’est pas seulement faux ni mal pensé, mais il est impensé.

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Régis Courtray (dir.), Regard et représentation dans l’Antiquité, P.U.M. 2013, lu par Catherine Rezaei

Regard et représentation dans l’Antiquité, sous la direction de Régis Courtray, Pallas, N° 92, 2013 (329 pages).

Ce volume de la revue d’études antiques Pallas présente des textes réunis par Régis Courtray, suite à une journée d’étude et un séminaire organisés à l’Université Toulouse II-Le Mirail. L’ambition du recueil est de rendre compte de la manière dont les Anciens définissent le phénomène de la vision puis, sur ce fondement, d’interroger les représentations du regard, du monde, de l’intelligible, de l’intelligence en quête de savoir qu’ils formulent.

Les axes de recherche sont très variés, intégrant des perspectives philosophiques, littéraires, anthropologiques, historiques et esthétiques. Le cadre temporel et géographique très large, de l’Egypte et la Grèce archaïque aux débuts de l’ère chrétienne, nous permet d’accéder à une compréhension nuancée des enjeux soulevés par la question de la représentation pour les Anciens et des manifestations de leur perception de la réalité.

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Dimitri El Murr (dir.), La Mesure du savoir, Vrin 2013, lu par Catherine Rezaei

Dimitri El Murr (dir.), La Mesure du savoir : études sur le Théétète de Platon, collection Tradition de la Pensée Classique, Vrin, août 2013 (432 pages). Lu par Catherine Rezaei.

 Un ouvrage riche et stimulant, qui invite à une relecture personnelle et active du Théétète.

 Le Théétète de Platon traite à première vue la question : « Qu’est-ce que la connaissance ? » ; il examine successivement trois définitions que propose le jeune Théétète, avant que Socrate ne conclue sur un constat d’échec. L’ouvrage dirigé par Dimitri El Murr bat en brèche cette apparente simplicité. La première partie, intitulée « Commentaires », propose des lectures analytiques des différents épisodes du dialogue, mais surtout en interroge la dimension aporétique, pour l’expliquer ou la relativiser, selon des perspectives variées, voire contradictoires. La deuxième partie, nommée « Prolongements », traite de manière historique et comparative des interprétations et retentissements de la lecture du Théétète, depuis l’Antiquité jusqu’à Montaigne.

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P.S. :

Fiche présentant des recensions écrites dans L’Oeil de Minerve par plusieurs enseignants.
Si vous souhaitez participer à ce travail collectif, envoyez votre recension à Jeanne Szpirglas (jeanne.szpirglas@ac-versailles.fr) IA/IPR de l’Académie de Versailles, initiatrice de la revue en ligne. Vous trouverez sur celle-ci toutes les informations utiles à votre contribution.
Ce premier numéro se consacre à des œuvres abordant la rhétorique.
Si vous ne trouvez pas la recension que vous cherchez sur le site L’Oeil de Minerve, et qu’il n’y est pas répertorié sur les propositions d’ouvrages à recenser, notez votre proposition d’ouvrage ici.

Maryse EMEL
JANVIER 2020

Document collaboratif permettant d’accéder à la liste des ouvrages

Votre proposition :