La philosophie dans l’Académie de Créteil
Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

Enseignement, formation, ressources, informations et réunions des professeurs de philosophie de l’Académie de Créteil.

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LANGRES 2018 L’ART

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Inscriptions Plan Académique de Formation

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Formation aux concours 2018-2019

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CAPES interne 2019

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Projet de programme philosophie ENS 2019

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Sujets baccalauréat 2018 : Métropole, Pondichéry, Liban, Amérique du Nord

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Agrégation externe de philosophie 2019

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La philosophie, marqueur de l’enseignement français par Paul Mathias Inspecteur général de l’Éducation nationale, doyen du groupe philosophie

"Exercer le métier de professeur de philosophie ne consiste pas à restituer des traditions [philosophiques attestées de l’Antiquité à l’époque contemporaine], mais à exploiter leur puissance de subversion : subversion des opinions reçues, des idées toutes faites, des convictions de la bien-pensance, subversion enfin des raccourcis auxquels on réduit, très souvent, les idées philosophiques elles-mêmes"


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Nature : ressources pour une notion transversale

Fiche réalisée par l’IAN de philosophie de l’académie de Créteil


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Surveillance du baccalauréat par les professeurs de philosophie

Chaque année avec le calendrier du baccalauréat, une note précise que les correcteurs de copies de philosophie sont dispensés de surveillance dès lors qu’ils ont reçu leurs copies.


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exercices du philo-labo.fr

Vous pouvez concevoir des exercices en vous inscrivant... ou/et utiliser ceux en ligne


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Préparation vidéos par EEE à l’agrégation interne de philosophie 2018

COURS DIFFUSÉS EN VISIOCONFÉRENCES INTERACTIVES
AVEC LA PARTICIPATION DES PROFESSEURS ET DE LEURS ÉLÈVES


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Programme 2019 CPGE Scientifiques

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Agrégation interne 2019. Programme

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Agrégation interne : sujets et rapports de jury. De 2003 à 2017

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Lien espace numérique privé, LAGORA pour les professeurs de philosophie

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ART

Analyses, recensions, exemples...


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Le numérique. Réflexions philosophiques

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Rapports des jurys - CAPES interne 2011-2017
  • Rapports de jury CAPES interne

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Rapports des jurys - CAPES externe 2004-2017

Thématiques

Autrui au cinéma
Droit, loi et justice au cinéma
Ethnocentrisme, racisme au cinéma
Hors champs et terreur : la question du réel et de la peur au cinéma
L’art au cinéma
L’inconscient au cinéma
La conscience au cinéma
La domination
La foi
La guerre au cinéma
La liberté au cinéma
La mort au cinéma
La nature au cinéma
La société au cinéma
La/les sciences au cinéma
Langage et cinéma
Le burlesque au cinéma
Le cinéma et l ’histoire
Le désir au cinéma
Le posthumanisme
Le thème de l’enfance au cinéma
Le totalitarisme
Le travail au cinéma
Mouvement et cinéma
Norme et monstre
Politique et pouvoir

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Amour et cinéma

Mademoiselle de Joncquières un film d’Emmanuel Mouret Dossier pédagogique Thèmes : Amour et morale Libertinage Rafiki un film de Wanuri Kahiu (...)

Article mis en ligne le 14 septembre 2018
Norme et monstre

Extrait de Freaks Dossier pédagogique Alien, la résurrection (humain - inhumain - animal Analyse du film

Article mis en ligne le 7 septembre 2018
Hors champs et terreur : la question du réel et de la peur au cinéma

Panic sur Florida Beach Joe Dante Synopsis États-Unis (1993) 1.Séquence le virtuel immanent au réel 2.Jouer avec la (...)

Article mis en ligne le 12 août 2018
La mort au cinéma

Adieu la vie, bonjour capitaine (4’06) MANKIEWICZ Joseph L. 1. Analyse de séquence Au soir de sa vie, Mrs Muir, fatiguée et quelque peu aigrie, (...)

Article mis en ligne le 12 août 2018
La domination

La Grande Illusion - J. Renoir - "Les maladies de classe"

Article mis en ligne le 9 août 2018
La foi

Des hommes et des Dieux Xavier Beauvois Alors qu’on venait de lui remettre le César du meilleur film de l’année, Xavier Beauvois a fait une (...)

Article mis en ligne le 8 août 2018
Le thème de l’enfance au cinéma

Le Miroir (دایرهآینه .Ayneh) Jafar Panahi Iran. 1997. 94 min. Couleurs. Version originale sous-titrée en français Interprétation Mina Mohammad Khani, (...)

Article mis en ligne le 8 août 2018
Le totalitarisme

1984 1984 de Michael Radford Dossier pédagogique de la Cinémathèque de Toulouse La novlangue Le rôle de la langue dans l’idéologie et le (...)

Article mis en ligne le 8 août 2018
Le burlesque au cinéma

Ressources de la Cinémathèque de Toulouse : les comédies déjantées Sommaire Introduction..................................................................

Article mis en ligne le 8 août 2018
Le posthumanisme

Quatrième numéro de ce rendez-vous mensuel qui a pour but d’analyser les représentations liées à un sujet de fond ou à l’actualité. En ce début d’année (...)

Article mis en ligne le 25 juin 2018

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EXPOSITIONS

Exposition Le livre grec et son écriture
Du 11 au 29 septembre 2018
Bibliothèque Ulm-LSH, salle historique

À partir d’un exceptionnel ensemble de manuscrits grecs prêtés par la Bibliothèque Mazarine, l’exposition, centrée sur le livre grec – manuscrit et imprimé – ainsi que son écriture, son annotation, sa circulation et son acculturation en Occident, couvre un spectre chronologique allant du XIIIe au XIXe siècle et propose un parcours menant le visiteur de Constantinople à Paris en passant par le Péloponnèse, la Crète et Venise.

Elle s’attache à faire apparaître les différentes facettes du livre grec étudié non seulement en tant que support d’un texte qu’il transmet altéré ou amendé, mais encore en tant qu’objet matériel fruit de techniques et compétences, porteur d’indices permettant de reconstituer certains pans méconnus de l’histoire culturelle, et objet de possession, voire de collection, faisant l’objet d’une circulation.
Exposition organisée avec la participation de la Bibliothèque Mazarin
Dans le cadre du IXe colloque international de paléographie grecque (voir p. 1)

Commissariat scientifique :

Brigitte Mondrain, directrice d’études à l’EPHE (PSL, SAPRAT)
Morgane Cariou, chargée de recherche au CNRS (UMR 8546 – AOrOc)
Emeline Marquis, chargée de recherche au CNRS (UMR 8546 – AOrOc)


Jeudi 27 septembre 2018

Jeudi 27 septembre 2018

17h-19h
Salle Cavaillès Rue D’Ulm
Conférence :
« As Plain as the Nose on Your Face : Ignorance, Doubt and Uncertainty in the Brain Sciences » par Stuart Firestein (Département de biologie, Columbia University).

Conférence organisée par le CAPHÉS (Centre d’Archives en Philosophie, Histoire et Édition des Sciences)

Stuart Firestein est directeur du Laboratoire de neurosciences de l’olfaction et professeur au département de biologie de l’université Columbia. Il mène depuis une quinzaine d’années, en plus de ses propres activités de recherche, un séminaire dans lequel il interroge des scientifiques de premier plan sur les inconnues intéressantes de leur domaine, bref sur ce qu’ils « ignorent » mais aimeraient savoir.

Pour cette séance, nous lui avons demandé de se prêter lui-même à l’exercice, qui devrait donc lui permettre à la fois d’éclairer un champ parfois méconnu, l’étude de l’olfaction, et de présenter des hypothèses développées dans ses deux derniers livres, qui portent de manière plus générale sur la recherche scientifique (Ignorance, How it drives Science, Oxford University Press, 2012, et Failure, Why Science is So Successful, Oxford University Press, 2015).

La conférence sera suivie d’un dialogue avec Alain Fuchs, Président de l’université Paris Sciences Lettres, et d’un échange avec la salle.

Inscription souhaitée ici

Contact : mathias.girel@ens.fr CAPHES CNRS-ENS

Jeudi 27 septembre 2018

Jeudi 27 et Vendredi 28 septembre 2018 Colloque Sur le politique

Des miroirs aux princes aux princes dans le miroir
From mirrors to princes to princes in the mirror
De l’éducation religieuse des monarques à la laïcisation du pouvoir en Europe
From the religious education of monarchs to the secularisation of power in Europe

Argumentaire

Les « Miroirs aux princes » (Specula Principum) qui se développent en Europe au IXe siècle sont des traités destinés aux monarques ou futurs monarques. Ils contiennent des principes moraux et décrivent les vertus nécessaires au bon gouvernement selon Dieu. Parmi les plus connus, ceux de Jonas d’Orléans (Le métier de roi, 831), Les enseignements de saint Louis à son fils (v. 1267-1270), Le chemin de longue étude de Christine de Pizan (1403), jalonnent le Moyen Âge, idéalisant un Prince parfait.

Au moment de la Renaissance en Europe occidentale, un basculement de la morale religieuse à la morale politique s’est traduit par une laïcisation du pouvoir. Le prince (1513) de Machiavel vante la raison d’Etat et la conservation du pouvoir au mépris – s’il le faut – des préceptes moraux et religieux. Celui d’Erasme, dans L’éducation du prince ou l’art de gouverner (1516), est, à l’inverse, un conseil à Charles Quint de gouverner dans l’intérêt de tous. La question des qualités requises par le bon roi s’est effacée au profit des règles d’organisation, voire de limitations, du pouvoir.

Les périodes suivantes – des Lumières en passant par les Révolutions – n’ont fait que confirmer ces changements. En transformant les monarchies traditionnelles par des régimes démocratiques, la partie vertueuse du métier de roi a été occultée au profit des urnes et de la réglementation institutionnelle dans le rapport gouvernant / gouvernés. Pourtant, les monarchies constitutionnelles maintenues en Europe occidentale se fondent toujours sur des principes moraux mis en scène (Bagehot, 1867), des vertus religieuses, voire, pour certaines encore, sur le sacre, ce qui renvoie à la question de la sacralisation / désacralisation du prince dans un régime séculier et du rapport au religieux dans le bon gouvernement.

Le genre littéraire des Miroirs aux Princes couvre une variété diversifiée de textes (Jonsson, 2006) destinés à l’éducation des princes en vue de leur gouvernement. La longue histoire des monarchies européennes et la place politique qu’elles occupent toujours, invitent à se pencher sur cette éducation des monarques qui est l’objet de ce colloque pluridisciplinaire (ouvert aux historiens, aux historiens du droit, aux juristes, aux civilisationnistes et aux littéraires). Il a pour objet de considérer les Miroirs aux Princes en Europe à partir de leur développement sous les Carolingiens jusqu’à nos jours afin de réfléchir tant au contenu des Miroirs, leurs évolutions dans le temps et au gré des courants idéologiques, que leur impact sur l’exercice du pouvoir politique par les princes. Ces œuvres, variées, sont-elles une image idéalisée du monarque vers lequel celui-ci doit tendre ; un traité politique, rationnel, de bon gouvernement ; ou encore un reflet – presque narcissique – du prince, sorte de panégyrique ?

Se posent alors des questions sur la place de la morale, de la raison, du religieux et du politique dans ces œuvres, sur la laïcisation des Miroirs et avec elle sur la laïcisation du pouvoir. Cette laïcisation suppose-t-elle la disparition ou le recul des vertus religieuses et de la morale des princes ?

Une autre problématique est celle de l’éducation des futurs monarques : dans quelle mesure ces derniers se revendiquent-ils – où se libèrent-ils - des Miroirs de leur jeunesse ? Cette éducation engendre-t-elle la déférence due aux princes vertueux et/ou oblige-t-elle les princes à mener une politique vertueuse ? Les monarques vertueux peuvent-t-ils aussi devenir le miroir vers lequel des gouvernants tendent ou dans lesquels ils se mirent ?

Axes thématiques
Ce colloque se propose d’aborder ces divers axes à l’occasion de trois demi-journées d’études prévues par tranches chronologiques et thématiques :

La première thématique s’intéressera au Moyen Âge pour examiner les divers contenus des Miroirs, la place qu’y tiennent la morale tirée de l’histoire, la morale religieuse et/ou la morale politique. Il s’agira aussi de confronter le miroir à la réalité en examinant les actions des monarques par le biais de la législation, par exemple.

La seconde thématique vise à identifier les impacts de la Renaissance, de l’Humanisme et des Lumières sur les Miroirs aux princes. Comment ces périodes ont-elles modifié l’éducation des monarques et leur compréhension du « métier de roi » ? Est-ce que le pouvoir se laïcise sous l’influence de l’évolution des Miroirs ? Quelle part reste-t-il à la morale et à la religion ?

La troisième thématique concerne les Révolutions et la mise en place des régimes démocratiques. Ces changements n’aboutissent-ils pas à la perte complète des vertus morales, voire religieuses, des monarques contemporains ? Ou au contraire à une nouvelle revendication d’une éthique en politique ? Les Miroirs aux Princes – ou ce qu’ils sont devenus – ont-ils / doivent-ils avoir toujours un sens de nos jours dans l’éducation des monarques ?

LIEUX

Salle des conférences Simone Veil, rdc, Chênes I - Université de Cergy-Pontoise, 33 bd du port, 95011 CERGY-PONTOISE (RER A, arrêt Cergy-Préfecture)
Cergy-Pontoise, France (95)

CONTACTS

Valérie MENES-REDORAT
courriel : valerie [dot] menes [at] u-cergy [dot] fr
Catherine MARSHALL
courriel : catherie [dot] marshall [at] u-cergy [dot] fr

Jeudi 27 septembre 2018

Après-midi (14h30-18h30)

14h30-15h : Accueil des participants – café

15h : Introduction : Valérie Ménès-Redorat (Maître de conférences en histoire du droit, université de Cergy-Pontoise), « Histoire et genre des Miroirs »

Les Miroirs aux Princes du Moyen Age à la Renaissance :

Vraie ou fausse rupture du genre ?

Présidente de séance : Valérie MENES-REDORAT

15h30-16h : Camille BATAILLE, (Docteure en histoire médiévale, université de Cergy-Pontoise) : « Les révélations de Brigitte de Suède »

16h-16h30 : Olivier BERTRAND (Professeur de linguistique historique et lexicographie médiévale, université de Cergy-Pontoise), « Traducteurs des Miroirs de Charles V »

16h30-17h : Valérie TOUREILLE, (Professeur d’Histoire du Moyen Âge, université de Cergy-Pontoise), « Le livre de policie de Christine de Pizan »

17h-17h30 : Discussion – café

17h30-18h : Xavier GENDRE (Doctorant en histoire moderne et en philosophie politique, universités de Fribourg (CH) et Paris Descartes-Sorbonne), « Les miroirs des princes au reflet des idées politiques de leur temps (XVIe-XVIIe siècles) »

18h-18h30 : Renaud MALAVIALLE (Maître de conférences en civilisation espagnole, Sorbonne université), « Identité et altérité dans le De rege et regis institutione de Juan de Mariana : une laïcisation jésuitique de la formation du prince ? »

18h-18h30 : Questions

LIEUX

Salle des conférences Simone Veil, rdc, Chênes I - Université de Cergy-Pontoise, 33 bd du port, 95011 CERGY-PONTOISE (RER A, arrêt Cergy-Préfecture)
Cergy-Pontoise, France (95)

CONTACTS

Valérie MENES-REDORAT
courriel : valerie [dot] menes [at] u-cergy [dot] fr
Catherine MARSHALL
courriel : catherie [dot] marshall [at] u-cergy [dot] fr

Vendredi 28 septembre 2018

Vendredi 28 septembre 2018

PASSIONS RHÉTORIQUES, PASSIONS POLITIQUES
Journée d’étude associée au séminaire Gramata « Le désir »

14h00-17h30
Laboratoire Sphère, Université Paris Diderot, Bâtiment Condorcet,
4 rue Elsa Morante, 75013 Paris, Salle Valentin, 454A.

  • Annick JAULIN (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) : « Une persuasion sans passion (ou presque) »
  • Pierre BALMOND (Université Paris-Est Créteil) : « Le pathos rhétorique aristotélicien : dans et hors de la cause ? »
  • David KONSTAN (New York University) : « Les émotions esthétiques chez Aristote »
  • Pia CAMPEGGIANI (IEA) : « Affective responses to normative significance in Aristotle’s ethics »
    Organisation et contact :
    Olivier Renaut (orenaut@parisnanterre.fr),
    Christelle Veillard (cveillard@parisnanterre.fr),
    Pierre-Marie Morel (pierre-marie.morel@univ-paris1.fr)
Vendredi 28 septembre 2018

Conférence Barry Smith -organisée avec l’IJN
Responsable (s)
KISTLER Maximilian
CASATI Roberto - directeur de Recherche au CNRS-EHESS
11:00 to 13:00
IHPST - Salle de conférence

Conférence Barry Smith (university at Buffalo, New York) : sur l’ontologie et les ontologies

Vendredi 28 septembre 2018

Suite du colloque sur Le politique

Matin (9h30-12h30)
Quand les Miroirs deviennent le reflet du prince (XVII-XVIIIe siècles) :

  • Traités d’éducation ou de propagande politique ?

Présidente de séance : Catherine MARSHALL

9h30-10h : Pascale MORMICHE (PRAG en histoire moderne, université de Cergy-Pontoise), « Comment transposer l’institution du prince à l’usage de Gustave de Suède (1756) dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ? »

10h-10h30 : Marie-Bénédicte RAHON-DOS SANTOS (Doctorante en histoire du droit, Paris Descartes), « Jean Doujat et son ouvrage Éloge des personnes illustres de l’Ancien Testament pour donner quelque teinture à l’histoire sacrée, à l’usage de Monseigneur le duc de Bourgogne (1688) »

10h30-11h : Discussion - café

11h-11h30 : Ryan Patrick HANLEY (Professeur de sciences politiques, Marquette University, USA), « Fénelon et le genre des Miroirs aux Princes »

11h30-12h : Blaise BACHOFEN (Maitre de conférences en philosophie du droit, université de Cergy-Pontoise), « Le ‘Législateur’ selon Rousseau : le Prince à l’envers ? »

12h-12h20 : Questions

12h30-14h : Déjeuner sur la passerelle

Vendredi 28 septembre
Après midi (14h- 17h)
Permanence ou disparition des Miroirs aux Princes (XIX-XXIe siècles) :

  • Comment éduquer le prince contemporain ?

Présidente de séance : Catherine MARSHALL

14h-14h30 : Kondylenia BELITSOU, (Docteure en histoire, université Paris Diderot) « Charles Rollin (1661-1741) : De l’éducation des Princes aux élites du XIXe siècle »

14h30-15h : Guillaume BACOT (Professeur de droit public, université de Cergy-Pontoise), « L’enquête sur la monarchie, miroir sans tain. Du reflet idéal à la réalité positive »

15h30-16h : Eduardo NOLLA (Professeur de sciences politiques, Fundación Ortega y Gasset - Gregorio Marañón, Madrid, Espagne), « Educating prince Algorithm »

16h-16h30 : Questions

16h30 : Discours de clôture : Bernard BOURDIN (Professeur en philosophie politique, Institut Catholique de Paris), « La question de la sécularisation de l’éducation des princes »

A partir de 17h : Cocktail de clôture – discussion

LIEUX

Salle des conférences Simone Veil, rdc, Chênes I - Université de Cergy-Pontoise, 33 bd du port, 95011 CERGY-PONTOISE (RER A, arrêt Cergy-Préfecture)
Cergy-Pontoise, France (95)

CONTACTS

Valérie MENES-REDORAT
courriel : valerie [dot] menes [at] u-cergy [dot] fr
Catherine MARSHALL
courriel : catherie [dot] marshall [at] u-cergy [dot] fr

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (UMR8103)
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)

Samedi 29 septembre 2018

Samedi 29 septembre 2018


Séminaire de recherche 2018-2019 coordonné par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)
Critique de l’ontologie sociale (II)

La question de la réalité sociale joue un rôle privilégié dans le renouveau actuel du motif réaliste. Certains soutiennent que l’originalité du « nouveau réalisme », irréductible au réalisme généralement naturaliste qui a pu, dans la période précédente, s’opposer aux différentes formes d’antiréalisme post-moderne, résiderait dans la prise en compte non plus de la seule réalité naturelle mais de celle de la société. Tout le problème paraît alors que la mise en exergue de la réalité de ladite réalité sociale ne conduise pas, d’une façon ou d’une autre, à la désocialisation de cette même réalité. Aussi le « nouveau réalisme » se distinguerait-il par le respect qu’il témoignerait à la spécificité de l’être du social.

La difficulté est cependant que, bien souvent, dès lors, cette spécificité semble revêtir des traits étrangement similaires à ceux de ce constructivisme même que la thèse réaliste avait pour vocation première de dénoncer. On ne compte plus, de la part des néo-réalistes proclamés, les tentatives de « constructions de la réalité sociale », l’idéal analytique de (re)construction théorique de cette réalité finissant souvent par prendre la signification substantielle suivant laquelle, en un sens ou un autre, ce serait cette réalité elle-même qui se construirait.

Le premier objectif de nos travaux sera de remettre en question cette idée selon laquelle le social, que cela soit en un sens épistémologique ou métaphysique, pourrait faire l’objet d’une « construction ». Nous soutiendrons qu’essayer de « construire » le social, c’est, du point de vue théorique, se condamner à le manquer. A la logique de la « construction », il faut substituer celle de l’analyse et de la critique, qui, plutôt que de prétendre fabriquer théoriquement le social, le prend pour point de départ ainsi que les discours voués à sa connaissance (et non à sa construction) : ceux des sciences sociales. D’autre part, du point de vue ontologique, nous mettrons en doute que le social puisse être pensé en aucune façon comme étant lui-même une « construction » – ce qui ne veut pas dire qu’il n’appartienne pas à l’être du social que des « constructions », en des sens à préciser, y soient possibles.

Cette démarche critique nous conduira cependant et surtout, au-delà du rejet de ce mythe de la construction, à remettre en question les limites de principe du programme même d’une « ontologie sociale ». Celle-ci paraît, constitutivement, condamnée à osciller entre réification et constructivisme. C’est que, sans doute, la question est mal posée. A la perspective ontologique qui prétend circonscrire a priori l’être du social et finit toujours par lui donner alternativement trop ou trop peu d’être, on opposera l’enquête socio-logique qui reconnaît dans la société l’espace dans lequel est posée, conflictuellement, la question des mesures de l’être.


Lieu :
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre Sorbonne
17 rue de la Sorbonne
Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

Horaire : 10h30-12h30

Régis Ponsard (Université de Reims / EHESS, Centre d’études des normes juridiques Yan Thomas) :

Mètres et mesures du droit : contributions de l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit à l’élaboration d’une analyse scientifiquement et juridiquement critique de la réalité juridique.

Les systèmes juridiques existent ; et il existe une alternative. Une alternative aux différentes manières jusque-là utilisées pour les étudier. Les normes dispositionnelles comme jurisprudentielles qui les composent sont analysables de façon scientifiquement critique. Mais cela implique d’élaborer des normes d’analyse, c’est-à-dire un cadre d’analyse juridique du droit— un « système de mesures » — qui soit le plus possible scientifiquement autonome, et de distinguer tout en les articulant au sein d’une même dynamique de connaissance, des niveaux d’analyse différents de la réalité juridique ainsi étudiée, et jusque-là non associés et encore moins articulés d’une façon qui respectent les méthodologies et règles de connaissance constitutives propres à chacun d’entre eux. C’est une partie de ce que propose l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit.

Quels sont ces niveaux ? Quels instruments de mesure opératoires propose-t-elle pour mener ces différents types d’enquêtes et répondre à chacune des questions propres à ses différents niveaux ? Quels types de dimensions de la réalité (souvent cachées) ces questions posées à chacun de ces niveaux permettent-elles de mettre à jour ? Comment l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit articule-t-elle les apports de ces différents types d’enseignements sur le droit étudié, autrement dit, de ces différentes manières de saisir, de mesurer la réalité juridique ? Comment l’Analyse juridique pluridimensionnelle du droit se situe-t-elle par rapport aux cadres d’analyse juridique aujourd’hui utilisés spécialement en France, et transmis à travers la formation dispensée aux juristes ?

Il s’agira notamment d’exposer les raisons d’être et les fondements épistémologiques de cette Analyse juridique pluridimensionnelle du droit, ainsi que ces types d’apports à l’analyse de la réalité juridique, au moyen de différentes illustrations tirées de l’étude de cas. En quoi est-elle une analyse ? Comment est-elle, par exemple, une pensée de l’écart (qui peut être nul)entre les normes juridiques qui devaient être respectées dans le cadre d’une production normative ou d’un comportement, et les comportements et normes effectivement produits, entre ce que les normes d’un système juridique affirment d’elles-mêmes ou de ce système — y compris indirectement — et ce qu’il est, ce qu’elles sont, entre l’idéal institutionnel affiché (« une république laïque, démocratique et sociale (…) » (article 1 de la Constitution du 4 octobre 1958)) et la réalité de la chose juridique effectivement réalisée, etc.

On montrera ainsi qu’il est possible, plus généralement, de réconcilier le sens profond, le geste inaugural de l’entreprise de construction d’une science du droit digne de ce nom déployée en son temps, et dans des contextes spécifiques, par Hans Kelsen, et les enseignements et développements les plus contemporains des sciences humaines et sociales, et cela, dans une même dynamique scientifique réalisant la voie propre de la science du droit, sa véritable autonomie (à rebours de son autarcie). Une telle autonomie serait de nature à lui permettre de véritablement faire entendre sa voix et de jouer son rôle au sein du concert des sciences humaines et sociales. Cela de manière, à mieux disposer des moyens d’identifier et de comprendre réellement ce que les hommes font au droit, comme ce que le droit fait aux hommes, et peut-être aussi, au sein d’une démarche hypothético - déductive, à imaginer plus efficacement le droit de demain.

En raison des mesures de sécurité en vigueur, toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d’étudiant d’une institution ancrée en Sorbonne doit s’inscrire plusieurs jours à l’avance à l’adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

P.S. :

Comment s’y rendre ?

Ecole Normale Supérieure

La Sorbonne

Centre Léon Robin UMR 8061

Université Paris-Sorbonne

1, rue Victor Cousin

F-75230 Paris cedex 05

Accès

Les locaux du Centre Léon Robin se trouvent en Sorbonne, dans la salle F371, au deuxième étage de l’escalier E, F ou T, tous trois situés dans la galerie Richelieu.

RER B : station Luxembourg ; Métro 10, 4 : stations Cluny-la-Sorbonne, Saint Michel

Université Paris VIII

Université Paris Est

Les oeuvres des auteurs au programme de terminale

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50

Marx

Oeuvres, études, recensions

Article mis en ligne le 14 janvier 2017
Wittgenstein

Oeuvres Ludwig Wittgenstein (trad. G. G. Granger), Tractatus logico-philosophicus, Gallimard, 2001, 121 p. (ISBN 978-2-07-075864-7) « Tractatus (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Vico

Oratio inauguralis VI (1707) Vita di Giovambattista Vico scritta da se medesimo. Texte italien de l’autobiographie de Vico, écrite en 1725 et (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Tocqueville

Les "classiques des sciences sociales", sur le site de l’UQAC (Université du Québec à Chicoutimi) offrent en téléchargement (formats Word, PDF et RTF) (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Thomas d’Aquin

Mise à jour : 29 décembre 2017 Les œuvres complètes de Thomas d’Aquin en français sont téléchargeables dans le site PROJET DOCTEUR ANGÉLIQUE Œuvres (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Spinoza

A. Oeuvres Opera, édition Gebhardt, 1925 (format PDF) Traité de la réforme de l’entendement Il est possible de télécharger les œuvres de Spinoza (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Sextus Empiricus

A. Oeuvres Hypotyposes pyrrhoniennes, texte grec et traduction française de Huart (Amsterdam, 1725). Contre les professeurs (Adversus (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Sénèque

Oeuvres en ligne, études

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Schopenhauer

Le Monde comme volonté et comme représentation, traduction A. Burdeau, Paris, 1888

Article mis en ligne le 17 janvier 2015
Sartre

Les Mots texte intégral Dossier BNF sur Sartre Jean-Paul Sartre : "Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets" (...)

Article mis en ligne le 17 janvier 2015

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Plan Académique de Formation

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Inscriptions Plan Académique de Formation

Inscription individuelle : "Personnels de l’académie de Créteil" Pour vous inscrire ou consulter votre suivi de formation, une même (...)

Article mis en ligne le 19 juin 2018
Programme Plan Académique de Formation 2018-2019

PROGRAMME S’INSCRIRE SUR GAIA APPROFONDISSEMENT DE NOTIONS AU PROGRAMME PHL0201 L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner : interpréter (...)

Article mis en ligne le 19 juin 2018
PAF 2013-2014

PHL01 Questionnement à partir de notions du programme 1.PHL0101 La matière et lʼesprit (code : 13A0240468) 17 et 18/03/2014 Lycée Delacroix, (...)

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PAF 2014-2015

Nous vous rappelons que la date limite d’inscription aux stages de philosophie proposés pour l’année scolaire 2014-2015 est fixée au 19 septembre (...)

Article mis en ligne le 20 août 2017
PAF 2012-2013

Le programme des stages pour l’année 2012-2013 est consultable depuis le 27 juin sur le site http://caform.ac-creteil.fr Les inscriptions se (...)

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PAF 2010-2011

La perception, fécondité d’une question (PHL0101) : 30 novembre 2010, 17 janvier , 7 mars et 4 avril 2011. Les séances auront lieu au lycée Delacroix (...)

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PAF 2011-2012

Les inscriptions sont ouvertes du 24 mai au 14 juin 2011 Stages proposés cette année : PHL0101 - Questionnement à partir d’une notion du programme (...)

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PAF 2009-2010

Stages proposés cette année : Les théories de l’évolution (PHL0301), 19 et 20 novembre 2009. Intervenants : Gilles BARROUX, enseignant de (...)

Article mis en ligne le 20 août 2017
Plan Académique de Formation 2017/2018

Plan académique de formation 2017-2018 1. Les Journées Universitaires de l’UPEC : La bioéthique, éthique de la santé et de l’environnement PHL0301 LA (...)

Article mis en ligne le 17 juin 2017
PAF 2016-2017

Prochainement : ................................................................................................................ Mercredi 29 mars (...)

Article mis en ligne le 11 novembre 2016

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LANGRES 2018 L’ART

Programme Langres 2018

Du 4 au 6 octobre 2018

Lien pour s’inscrire en ligne

OUVERTURE DU PLAN NATIONAL DE FORMATION

04/10/2018 - A 14h Salle Jean Favre
52200 LANGRES
Problématique par Frank Burbage
Les Rencontres Philosophiques de Langres qui accueillent le plan national de formation organisé sous l’autorité de la Direction générale de l’enseignement scolaire du ministère de l’éducation nationale, sont, pour leur huitième édition, consacrées à l’art.
On ne saurait vivre dans un monde sans art. Et l’on sait que parmi les grandes violences qui peuvent être faites aux formes humaines d’habitation de la Terre, il y a la destruction ou l’interdiction des arts et des pratiques qui leur sont associées. Or cette évidence de l’art et de notre besoin d’art, celle de son universelle humanité, recouvre, non seulement une très grande variété d’oeuvres et de visées artistiques, mais aussi une multitude d’équivoques. On peut aimer l’art pour lui-même et pour ces motifs que l’on dit parfois esthétiques, comme s’il appelait de notre part la suspension ou même la retraite qui sied à la vie devenant ou redevenant contemplative. On peut l’aimer pour ses effets, pour cette augmentation de puissance, de gaieté et de pensée mêlées, qu’il introduit dans notre vie individuelle ou collective. Mais qu’aime-t-on au juste alors dans l’art, et en quel sens de ces termes ? Que les oeuvres de l’art puissent constituer autant de mondes à part, se suffisant presque à eux-mêmes et s’offrant à nos rêveries, et qu’elles soient tout autant au principe d’une ouverture constamment renouvelée sur la réalité d’un monde que nous croyons connaître et dont nous nous étonnons sans cesse, cela exprime aussi bien la complexité de l’art et son irréductible pluralité, que la difficulté que nous avons à penser la part d’expérience, de sens comme de non-sens, que nous lui devons.
Sont explorées cette année les tensions constitutives d’un art dont la philosophie a souvent cherché à délimiter tant la réalité que la vérité, au risque de le voir échapper aux formes et aux figures de la rationalité ainsi escomptée.
Une série de huit conférences – chacune suivie d’un échange avec le public – et de quatre séminaires réunit spécialistes, chercheurs, professeurs de philosophie par ailleurs responsables de formation dans leurs académies respectives et le grand public.

LE SYMBOLISME, UNE PHILOSOPHIE « INCLUSE ET LATENTE » ?

04/10/2018 - A 18h Cinéma New Vox
52200 LANGRES
GPS : 47.861852,5.332897
Le symbolisme français, à l’unité si difficile à déterminer, s’est voulu un mouvement artistique au confluent des arts (peinture, littérature, musique) d’une part, de l’art, de la critique et de la philosophie d’autre part. La conférence visera à comprendre les différentes modalités par lesquelles les artistes symbolistes de la fin du XIXe siècle ont mis en oeuvre un art philosophique ou philosophant à partir d’une critique de la philosophie et d’une relève de celle-ci au niveau artistique. Au creux de ce paradoxe, le néoplatonisme et l’hégélianisme jouent un rôle très important. Il reviendra à Mallarmé de les utiliser en affirmant, par l’ironie la plus mordante : « […] nul vestige d’une philosophie, l’éthique ou la métaphysique ne transparaîtra ; j’ajoute qu’il la faut, incluse et latente. »

Pierre-Henry Frangne est professeur de philosophie de l’art et d’esthétique à l’université Rennes 2. Il est directeur de l’école doctorale Arts, Lettres, Langues de l’Université Bretagne Loire et du collège doctoral de Rennes. Il co-dirige avec Roger Pouivet la collection Aesthetica des Presses Universitaires de Rennes. Il a publié ou dirigé une vingtaine de livres sur Mallarmé, le symbolisme, la musique, le cinéma, le paysage photographique, les arts contemporains

LES MYSTERES DE L’ART

04/10/2018 - A 15h Salle Jean Favre
52200 LANGRES
Conférence inaugurale par Frank Burbage, Inspecteur général de l’éducation nationale, Doyen du groupe de philosophie.
Platon prête à Socrate, dans ce moment important de l’Apologie où se joue la définition même de la sagesse, cette idée que les productions artistiques – celles des poètes en particulier – ne procèdent pas d’un savoir, mais plutôt d’une disposition naturelle ou d’une inspiration divine. L’acte poétique, dans ses ressorts constitutifs comme dans les effets qu’il induit, se voit ainsi enveloppé d’une espèce de mystère, qu’il s’agit à la fois de laisser subsister (car on peut jouir des belles compositions comme de simples effets) et de percer, pour assigner aux choses de l’art la place qui leur revient au sein d’un monde savamment ordonné.
Or il y a, sur ce point, non seulement discussion, mais bien dispute : parce que les formes, les lieux et les temps de l’art sont variés, et surtout parce que la définition même de l’art transforme l’idée qu’on peut se faire de la raison, des puissances et des vertus qui lui sont traditionnellement associées. On accordera sans difficulté que l’art est un fait de culture ou de civilisation – à quoi l’humanité elle-même devient reconnaissable. Et un tenace amour de l’art y apparaît dans sa nécessité. À quelle forme ou manière de rationalité faut-il dès lors faire appel pour comprendre ce qui se joue dans cet « amour de l’art » ?

LES SEMINAIRES

Du 05/10/2018 au 06/10/2018 - Vendredi 5 oct. de 8h45 à 10h30 et de 16h30 à 18h - Samedi 6 oct. de 8h45 à 10h30
LANGRES

Articulés aux perspectives critiques esquissées par les conférences ainsi qu’aux enjeux et aux modalités de leur élaboration didactique, les séminaires sont l’occasion, pour les stagiaires, d’un travail effectivement collégial tout au long de ces rencontres philosophiques. Leur présentation doit permettre à chacun d’appréhender l’ensemble des problématiques traitées et d’éclairer le choix du séminaire suivi lors de ces Rencontres.

Hôtel de Ville :
A : MICHEL HOUELLEBECQ, L’ART ET LA PHILOSOPHIE
B : UNE APPROCHE PHILOSOPHIQUE DE L’ANNEAU DU NIBELUNG DE WAGNER : ARTS, MYTHE ET PHILOSOPHIE DANS LA SECONDE MODERNITE

Salle Jean Favre :
C : LE PAYSAGE HORS DE SON CADRE
D : LA MINORITE DE L’ART : UNE QUESTION DE RYTHMES

Les séminaires sont ouverts au public en auditeur libre uniquement sur inscription préalable

EBLOUIR LES DIEUX ET LES HOMMES, LES MULTIPLES VIES ET MORTS DES STATUETTES SUMERIENNES

05/10/2018 - A 14h30 Théâtre Municipal Michel Humbert - LANGRES
Depuis leur découverte dans les années 30 en Syrie et Irak, les statuettes d’orants mésopotamiens n’ont cessé de fasciner. A l’aube de l’histoire, tout un peuple s’est mis en scène au travers d’oeuvres sculptées et inscrites chargées d’un immense pouvoir. Nous nous proposons de voir comment ces oeuvres ont vécu plusieurs vies, au coeur de pratiques qui mêlaient respect et outrage, jusqu’à jouer un rôle au coeur des passions les plus contemporaines.

Pascal Butterlin est professeur d’archéologie du Proche-Orient ancien à l’université Paris 1. Il dirige la mission archéologique française de Mari, en Syrie.

KANT, CRITIQUE DE LA FACULTE DE JUGER, DIALECTIQUE DE LA FACULTE DE JUGER ESTHETIQUE

05/10/2018 - A 11h Théâtre Municipal Michel Humbert - LANGRES
L’ANTINOMIE ET SA SOLUTION

On se propose d’explorer l’antinomie de la faculté de juger esthétique et sa solution. L’intérêt de cet examen réside dans l’explicitation qu’il permet du § 59 sur « la beauté comme symbole de la moralité », paragraphe qui achève la déduction des jugements de goût. On voudrait essayer de préciser comment la raison qui, pour Kant, ne peut pas comprendre le fondement de son usage pratique en tant que raison pure, trouve dans l’altérité de la sensibilité une présentation indirecte de ce qui, en cet usage constitutif, le rend possible : la liberté transcendantale. Il n’y a pas, pour autant, d’ « affinité intérieure » (§ 42) entre beauté et moralité. Le fondement de leur mise en relation nous échappe. Mais cette mise en relation, vécue à l’occasion de la contemplation de la belle nature ou de l’oeuvre d’art, fait en quelque sorte du sentiment esthétique pur un « sentiment de la liberté » (La fin de toutes choses).

Jean-Pierre Füssler a été professeur de Première Supérieure au Lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg et au Lycée Lakanal de Sceaux. Il a publié Les idées éthiques, sociales et politiques de Paracelse et leurs fondements (Presses Universitaires de Strasbourg, 1983). Il a réalisé les traductions, présentations, introductions, notes et bibliographies de la Critique de la raison pratique (en 2003) et de La religion comprise dans les limites de la seule raison d’Emmanuel Kant (publication en cours) pour les éditions GF-Flammarion.

LA PHILOSOPHIE DE L’ARCHITECTURE

05/10/2018 - A 14h30 Cinéma New Vox - LANGRES

L’architecture est pour nous paradoxale, elle est ce qui nous est le plus familier et ce qui nous est le plus étranger, en étant à la fois omniprésente dans nos vies quotidiennes et très peu présente dans notre environnement culturel. Si certains philosophes se sont intéressés à l’architecture, ils ne l’ont souvent pas considérée pour elle-même, mais pour certaines de ses causes ou effets. Nous adresserons les questions suivantes : comment les philosophes abordent l’architecture ? Qu’est-ce que devrait recouvrir une philosophie de l’architecture ? Et en retour, que pourrait apporter l’architecture à la philosophie ?

Hervé Gaff est diplômé architecte D.P.L.G. et docteur en philosophie. Il a pratiqué l’architecture pendant 10 ans et enseigne la philosophie à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy et dans le cadre du Master Epistémologie et philosophie de l’Université de Lorraine. Il a publié en 2007 l’ouvrage Qu’est-ce qu’une oeuvre architecturale ? aux éditions Vrin et a participé ces dernières années à deux colloques internationaux sur l’esthétique, Pouvoirs de l’architecture (Nice, 2015) et Epistemology of Aesthetics (Nancy, 2017)

THEATRE EXPERIMENTAL ET DEMOCRATIE : LECTURES DE WALTER BENJAMIN

05/10/2018 - A 11h Cinéma New Vox - LANGRES
Dans les premières années de la révolution russe, Asja Lacis expérimente avec des enfants désocialisés une pratique éducative du théâtre.
Cette expérience devient un programme lorsqu’elle rédige avec Walter Benjamin le texte sur le théâtre d’enfants prolétarien. Benjamin est doublement concerné par ce projet : depuis ses années de jeunesse il réfléchit à une réforme radicale de l’éducation et, inséparablement, il ne cesse d’explorer la portée politique du théâtre, d’abord baroque, puis épique.
Dans un tel théâtre expérimental, l’enfant est considéré comme un « collectif », au même titre que les habitants de Paris, mais non au sens que prend « collectif » dans l’habitat soviétique. Théâtre de gestes, improvisés, travaillés, cités, il évoque bien sûr le théâtre de Brecht, mais aussi le théâtre d’Oklahoma de Kafka, « qui emploie tout le monde ». Espace démocratique ? En tout cas d’abord intellectuel, physique et sans concession, à l’opposé du kitsch cinématographique... et de l’idée d’un art populaire. La conférence mettra en relation les études de Benjamin consacrées à Brecht, Kafka, et ses réflexions sur le théâtre liées aux projets de réformes éducatives.

Véronique Fabbri est IA-IPR de philosophie (académie de Montpellier). Ancienne directrice de programme au Collège International de philosophie (Théâtres du corps, une philosophie pour la danse), elle a consacré plusieurs livres à la danse Danse et philosophie, L’Harmattan 2007 ; Paul Valéry, le poème et la danse, Hermann 2009 ainsi qu’un livre à Walter Benjamin L’enfance de la ville, Hermann, 2013.

LE REGARD DE L’ARTISTE ET LA PERCEPTION ENFANTINE

05/10/2018 - A 18h30 Théâtre Municipal Michel Humbert - LANGRES

APPROCHES CRITIQUES D’UN LIEU COMMUN DE L’ESTHETIQUE

L’assimilation du regard artistique à la perception enfantine est un des lieux communs de la sensibilité esthétique, que l’on peut retrouver, selon différentes modalités, chez Baudelaire (« le génie n’est que l’enfance retrouvée à volonté »), Picasso, ou encore Matisse (« il faut regarder toute sa vie avec des yeux d’enfant ») : l’artiste, tel l’enfant qui s’étonne de tout, serait ainsi capable d’une forme de naïveté perceptive première, recevant le monde de manière directe et vive, d’un oeil pur et non formaté par le savoir. C’est l’histoire de ce cliché, mais aussi les débats proprement philosophiques qu’il porte en lui, que nous souhaitons interroger : quel idéal perceptif vise cette injonction à une forme de régression ? Quel type de savoir l’innocence du regard cherche-t-elle à suspendre ? Et peut-on apprendre à voir innocemment ? Nous analyserons les débats théoriques qui entourent le thème de « l’oeil innocent », depuis Les Éléments du dessin (1856) de John Ruskin, reliant une approche empirique de la perception à la pratique de l’exercice, jusqu’aux perspectives critiques portées sur la possibilité d’une déconstruction du regard, chez Ernst Gombrich et Nelson Goodman notamment.

Sarah Troche est maître de conférences en esthétique et philosophie de l’art à l’Université de laboratoire Savoirs, Textes, Langage où elle dirige la thématique Invention et pratiques dans les arts et la littérature. Ses recherches portent sur les rapports entre pratiques artistiques et mémoire, principalement dans le champ des arts plastiques et de la musique. Elle est l’auteur d’un livre intitulé Le hasard comme méthode, Figures de l’aléa dans l’art du XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, coll. Aesthetica, 2015.

NELSON GOODMAN OU LA REORIENTATION DE L’ESTHETIQUE

05/10/2018 - A 18h30 Cinéma New Vox
52200 LANGRES
GPS : 47.861852,5.332897
L’art, dans la tradition esthétique, a souvent été compris dans sa relation au « goût », au « sentiment », ou à « l’expérience esthétique » d’un sujet. Ceci semble le rendre étranger par principe au domaine de la connaissance rationnelle et objective. L’un des intérêts de la pensée de Nelson Goodman est qu’elle a constamment cherché à défaire cette partition traditionnelle entre l’art et la science, l’émotion et la raison, l’affectif et le cognitif. Ce faisant, Goodman défend que l’art participe pleinement de la formation de la connaissance et de la compréhension du réel.
Faisant fi des débats classiques en esthétique, Goodman cherche à proposer une théorie de l’art comprise comme théorie du fonctionnement symbolique des oeuvres, c’est-à-dire, de la façon dont elles disent ou montrent quelque chose du monde. Pour savoir ce que sont les oeuvres d’art, selon Goodman, il faut tout d’abord se demander ce qu’elles font, et comment elles le font. Le coeur de cette analyse, qu’il s’agira d’expliquer, est que les oeuvres d’art peuvent être comprises comme des complexes de symboles qui réfèrent au sein de systèmes symboliques, par lesquels nous appréhendons le réel. Dans la lignée des travaux menés par Jean-Pierre Cometti, Roger Pouivet et Jacques Morizot, nous vérifierons que toute l’originalité de Goodman est de ramener l’esthétique à l’épistémologie, c’est-à-dire, de montrer que l’art figure une partie authentique de la théorie de la connaissance.

Alexandre Declos, agrégé et docteur en philosophie, est maître-assistant du Professeur Claudine Tiercelin au Collège de France. Il est l’auteur d’une thèse consacrée à La métaphysique de Nelson Goodman. Ses recherches portent sur la métaphysique analytique contemporaine, la philosophie de la connaissance, et l’esthétique analytique.

L’AVENIR DE L’ART

06/10/2018 - A 11h Théâtre Municipal Michel Humbert
52200 LANGRES

Par Paul Mathias, Inspecteur général de l’éducation nationale, groupe de philosophie.
L’histoire de l’art est une histoire de consolidations successives et, à l’intérieur de ces consolidations, de variations pratiques et thématiques. Les beaux-arts et l’esthétique qui les a nourris ont de longue date fixé les frontières des pratiques artistiques, projeté un horizon des goûts et ouvert les possibles de l’art.
Si l’art moderne fut, au siècle dernier, une manière d’alerte en même temps que de découverte, dans l’espace des arts : déconstruction de l’espace pictural ou de l’harmonie musicale, par exemple ; l’art dit « contemporain » semble rendre incertaine l’idée même d’une continuité des possibles et illisible l’avenir de l’art.
En enquêtant sur le foisonnement de l’art dit « contemporain » – dont l’expression, dans l’unité même de « l’art », est problématique – on s’efforcera de faire émerger les lieux conceptuels et pratiques d’un avenir dont les traductions esthétiques pourraient avoir rompu avec les héritages du passé, autant sur le plan des ouvrages que sur celui du discours qui les porte.
À toute force sans passé, l’art peut-il désormais prétendre à un avenir ? À moins que cet avenir ne passe justement par une rupture radicale et consommée avec toute son histoire ?

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